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Si la divinité des nounous existe, qu’elle me fasse un signe et qu’elle m’explique si elle m’en veut personnellement pour me mettre à l’épreuve trois fois de suite.

Tu sais la poisse qui est la mienne concernant la santé des assistances maternelles qui ont gardé mes enfants jusqu’à présent si tu lis ce blog depuis un petit moment. Ai-je un flux qui attire les plus fragiles ou mes enfants sont-ils si terribles qu’ils les épuisent? le résultat est le même.

Il y a eu d’abord le cas nounou number one, opérée de la thyroïde, arrêtée plus d’un mois. Nous avions remué ciel et terre pour obtenir une place d’urgence en crèche faute d’autre solution de garde. Il y a eut ensuite le cas nounou dérangée (remember, celle qui considérait les cacas de ma fille comme des cadeaux du ciel) qui, au bout de trois mois, nous a appris qu’elle devait subir une opération de l’œsophage.

La nounou actuelle, celle qui s’occupe de mes enfants depuis septembre, je l’aime beaucoup, elle correspond vraiment à ce que j’attends d’une personne qui passe plus de temps avec mes chères têtes blondes que moi. A-t-elle voulu que mon capital sympathie baisse un peu ou que je rappelle subitement pourquoi j’ai toujours préféré les crèches comme mode de garde, quelque soit l’âge de l’enfant? toujours est-il qu’elle m’apprend qu’elle va se faire opérer fin mai et va être arrêtée au minimum deux semaines.

Le plan orsec est donc lancé :, appel à l’aide des mamies  ( pas à deux pas de chez nous mais qui vont bien nous dépanner  et incantations pour que la nounou soit requinquée et en forme à l’issue des 15 jours.

D’abord l’ordinateur qui tombe en panne, ensuite la nounou ..quel est l’imbécile qui a écrit jamais deux sans trois?

Tout a commencé quand il a fallu trouver un moyen de garde pour mon fils, 2 mois et demi après sa naissance, et que toute promesse de place en crèche s’envolait. Après avoir essuyé un nombre impressionnant de refus téléphoniques car nous, parents, ne finissions pas assez tôt le soir (17h30), travaillions le mercredi, n’avions pas toutes les vacances scolaires, une nounou prononça le mot « oui ». Elle était ravie de garder un tout petit  bébé et un garçon en plus, elle qui avait deux filles. Mais très vite, elle déchanta : notre fils demandait beaucoup (trop) les bras, ne dormait pas quand elle le voulait…et ses cernes de se creuser, et ses récriminations d’augmenter. Chaque soir, nous redoutions cette phrase qui n’était jamais de bon augure et qui commençait par « il faut que je vous dise quelque chose… ». Les mois passaient et l’assistance maternelle était de plus en plus épuisée, jusqu’au jour où elle nous annonça qu’elle allait se faire opérer pour un problème de thyroïde et qu’elle allait être en arrêt maladie pour minimum un mois.

L’histoire se répéta à la naissance de Miss Zen (entre temps, le chérubin obtint une place en crèche après un an à déposer des dossiers) et cette fois nous tombâmes sur super nounou, mais pas vraiment super dans le sens où on l’entend habituellement. Super Nounou ne supportait pas que les enfants fassent du bruit, circulent dans l’appartement, s’assoient sur le canapé. Elle savait tout sur les enfants et moi rien du tout et je repartais systématiquement de chez elle avec mon lot de conseils-reproches sur comment habiller ma fille, comment lui masser le ventre, comment lui préparer ses purées, etc. Si j’étais une maman en dessous de tout, Miss Zen  elle lui, je cite, cassait les oreilles avec ses cris et ses pleurs à chaque poussée dentaire. Super Nounou commença à dépérir, à nous informer de divers rdv médicaux qui se terminèrent par une hospitalisation pour problème d’œsophage.

Le masochisme ayant ses limites, le contrat avec Super Nounou s’arrêta et le parcours du combattant pour trouver un mode de garde recommença. Coup de bol, le seul et unique coup de fil passé pendant l’été, période de disette question nourrices, fut le bon : une véritable perle était au bout du combiné et en comparaison avec mes expériences passées, je le devinais tout de suite.

Mais voilà qu’il y a peu, cette dernière me raconte qu’elle souffre de vertiges nocturnes qui la mettent totalement à plat le jour qui suit.

Dois-je en conclure que mes enfants épuisent systématiquement les nounous? si tu as une belle-mère que tu souhaites neutraliser, ça peut se négocier…

Edit : suite aux premiers commentaires, je voulais quand même préciser que l’assistance maternelle qui s’occupe actuellement de mes enfants est VRAIMENT une perle et que ce billet n’est pas une descente en flammes de la profession…c’est juste un enchaînement de coïncidences qui m’a interpelé )

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