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Je dois te confesser quelque chose pourtant nous ne sommes pas jeudi : je ne suis pas certaine que Miss Zen mérite toujours son surnom..Miss opposition lui irait mieux en ce moment.

Dès le matin à son réveil, je lui demande de ma voix la plus douce possible de maman « ça va, tu as bien dormi ma poupée » et elle me répond…non !

Je cherche, je guette, j’écoute, je suis à l’affut de chacun de ses mots mais je n’ai jamais entendu le terme « oui » franchir la barrière de ses lèvres.

Parfois ses « non » ne signifient même pas cela, elle les prononcent juste pour le plaisir on dirait. Il parait que les enfants en bas âge font souvent écho aux discours des adultes : en clair plus le non revient dans tes phrases, plus la chair de ta chair risque de le répéter. A l’époque du chérubin, je m’étais entraînée aux périphrases, exercice consistant à détourner l’interdit en le positivant :

 » tu peux dessiner sur cette feuille, sur le cahier mais pas sur les murs plutôt que NON PAS ÇA pas la tapisserie ! « 

Si elle se contentait de petits non à chacune de mes questions, je pourrais encore croire qu’elle a un caractère facile mais à mes refus, elle réagit en se cabrant ou en s’aplatissant au sol, en se tordant dans tous les sens…j’ai le souvenir récent d’une virée au supermarché qui a tourné au cauchemar.

Pense-t-elle que maintenant que son frère s’est bien calmé, elle se doit de prendre la relève sous prétexte que je risquerais de trouver la vie un peu trop fade sinon?

Et toi, enfant tu étais sage comme une image ou parfois capricieuse(x)?

Edit : sur Fais toi la belle, je te livre mon arme fatale contre le mal de transport des enfants dans le train !

Je voudrais dissiper un malentendu récent : en écrivant le billet 1, 2 enfants c’est pareil, même pas vrai, je n’avais pas du tout l’intention de prôner la politique de l’enfant unique.  En réalité on devrait pouvoir s’affranchir des normes : un enfant, une famille nombreuse ou pas du tout d’enfant, chacun devrait mener sa barque comme il l’entend quelque que soit les discours, les recommandations, et les modèles environnants.

Je n’exprimais aucun regret par rapport à la naissance de ma fille ni aucune nostalgie quant à l’époque où nous n’étions que 3. Je soulignais juste le chamboulement organisationnel occasionné par cette seconde naissance et le constat selon lequel j’avais tracé une croix sur certaines choses (peut-être de manière temporaire) comme il faut, je crois, faire le deuil de certains repères ou habitudes quand on décide de lancer un couple dans l’extraordinaire aventure de la parentalité.

Si tu te poses mille questions, si le papa freine des 4 fers, si la situation semble avoir atteint un point d’équilibre formidable à 3 mais que l’envie de remettre le couvert te chatouille le bas-ventre, voici quelques raisons qui te convaincront peut-être de sauter le pas :

– avoir un autre enfant c’est répartir la pression qu’on leur met consciemment ou pas sur les épaules

– quand leur père et moi  nous serons vieux et insupportables, nos enfants pourront se téléphoner pour se plaindre de nous

– si la venue au monde de sa sœur n’a pas été forcément synonyme de joie immédiate pour le chérubin détrôné de son siège, il est aujourd’hui son plus grand défenseur…qu’un enfant s’approche trop de la poussette, que le papa ou moi grondions Miss Zen  et  c’est touche pas à ma sister !

– vu leur 3 ans d’écart, ils jouent ensemble, ils font les pitres ensemble…et toi pendant ce temps, tu quittes tes habits de gentil organisateur

– le grand est un moteur pour le second…bon ok elle ne marche TOUJOURS pas mais elle colle des gommettes depuis pas mal de temps, elle l’imite en train de dessiner, jouer à la dinette, parler, chanter..

– les discours sur le partage se retrouvent confrontés à la réalité quotidienne : ils se chamaillent, veulent souvent la même chose mais peu à peu prêter devient plus systématique et surtout quand j’achète quelque chose pour le grand, il me demande toujours si j’ai pensé à sa sœur

– un second enfant c’est l’invention après le book-crossing,  du game-crossing : les jouets ont une seconde vie et même l’aîné les redécouvre !

– les voir se câliner et s’embrasser ça me met par terre à chaque fois

– on parle souvent de régression de l’aîné à l’arrivée d’un nouveau-né…sur le long terme j’ai plutôt constaté que cela avait aidé mon fils à grandir

– même si ma fille ne supporte ni les barrettes dans les cheveux, ni les chapeaux sur la tête, je prends un plaisir fou à l’habiller (attention je ne garantis pas le sexe de l’enfant en cas de seconde grossesse)

Et toi, quelle expérience as-tu des relations fraternelles?

Edit : le point de vue de Virginie B., 3 sinon rien !

On a tous des histoires de doudou à raconter : comment on l’a choisi, combien on en a reçu à la naissance de notre enfant, comment on a su que ce serait celui-là et personne d’autre, comment il a résisté ou pas au temps. Parfois on s’est retrouvé dans des situations folles pour récupérer un doudou..j’ai lu un jour qu’un papa avait sauté d’un train qui démarrait pour récupérer une peluche oubliée sur un quai.

Aujourd’hui je te propose de participer au concours « Jamais sans mon doudou » jusqu’au 29 mars minuit en postant sur la plateforme une photo de ton enfant avec son doudou en nous racontant un peu son histoire.

A gagner : une séance photo maman-enfant et 5 albums doudous !

Tu peux aussi voter pour ma photo, une avec mon fils et son double-doudou, la peluche chat (portée disparue aujourd’hui) et le nana, petit bout de tissu rose provenant d’un bas de pyjama que j’avais sacrifié pour son sommeil.

A vos doudous !

Un jour, je m’amuserai à compter le nombre de fois dans une semaine où je range la chambre de mon fils de fond en comble…pendant l’école et pendant les vacances parce que dans ces cas là, la cadence s’accélère.

On est en désaccord sur la méthode à adopter avec l’homme : lui il prône le moindre effort d’attendre la fin de la journée, quand la pièce est sans dessus dessous comme si un troupeau d’éléphants  était passé par là. Moi je range au fur et à mesure des dégâts par petites touches avant que l’ampleur de la tâche ne me décourage totalement.

Parfois je me demande si le jeu ne consiste pas pour mon fils à tout sortir et recouvrir le moindre centimètre carré de la surface au sol.  Au cas où je connaitrais un grand moment d’ennui, il transporte régulièrement la moitié de ses jouets, instruments de musique, chaise, peluches, etc dans la salle à manger. C’est un perpétuel déménagement à la maison.

Avec l’arrivée d’un second enfant, le rangement d’une chambre se corse en difficulté. Il faut que ce soit accessible pour l’un mais parfois hors de portée de l’autre histoire que les accessoires playmobil ou la pâte à modeler ne se retrouvent pas dans la bouche du plus jeune.

Bien-sûr le principal intéressé est mis à contribution : je remplis les boîtes, il redécouvre l’existence de Monsieur Patate…je refais le lit transformé en cabane, il tombe sur un livre qu’il avait oublié. Bref il joue …je ne vais quand même pas m’en plaindre?

Côté rangement, quel est ton mode d’emploi?

Peut-être que plus tard il sera trader (horreur) ou huissier (malheur), mais pour l’heure le chérubin est à fond dans sa carrière de chanteur. Visionnage de spectacles musicaux pour enfant, apprentissage des chansons et des chorégraphies, réglage des costumes et des décors, répétition devant sa sœur, quasiment pas un seul jour sans que nous n’ayons le droit à un show de son cru.

Le week-end dernier, il a eu l’occasion d’élargir son public lors du premier spectacle de l’association avec laquelle il suit des cours d’éveil musical tous les mercredis. Tout de suite, j’ai eu en tête les nombreuses séquences des téléfilms américains de M6 dans lesquelles des parents se retrouvent dans une salle plongée dans le noir, caméra au poing, essuyant une larmichette ou articulant exagérant pour éviter le trou de mémoire à leur progéniture.

La réalité fut légèrement différente puisque nous avions rendez-vous dans un immense gymnase, qu’il n’y avait ni coulisses, ni rideau rouge, ni scène à proprement parler et qu’en guise de chaises, nous étions assis sur des gradins.

Alors que le premier numéro (du cirque) entrait en action, j’observais mon artiste en herbe, assis juste à côté de moi et déguisé en cow-boy pour l’occasion. Il semblait absorbé par ce qu’il voyait et encourageait les acrobates en applaudissant avec force à chaque difficulté.

Puis vint son tour : du groupe d’enfants qu’ils formaient habituellement, ils n’étaient que 5 aujourd’hui à être venus…la troupe se transformait de manière inattendue en solo. Concentré comme si sa vie en dépendait, il ne répondait pas aux pitreries de son camarade debout à sa gauche. Je devinais son trac à la façon de passer sa main sur son nez, tic qu’il reproduit dans certaines situations.

La sono était mauvaise, l’orchestre réduit à une guitare que l’on entendait à peine et la coach vocal, mamie Suzanne, avait du mal à savoir devant quelle petite bouche placer le micro.

Miss Zen, installée sur mes genoux, envoyait des signes à son frère, comme une groupie à Justin Bieber avant qu’il ne coupe sa mèche de cheveux. Les parents non concernés par cette partie du spectacle circulaient bruyamment…j’avais des envies de meurtre !

Heureusement que personne ne prenait de photos du public car avec l’homme on souriait comme des beignets.

Le chérubin salua comme un professionnel et vint nous rejoindre, ravi. Il fut rémunéré en gâteau au chocolat et dragibus et se dit prêt à un autre tour de chant.

Et toi, enfant tu chantais ou dansais devant ta glace?

Un soir, il y a quelques jours, en arrivant à la maison, je fais les poches de ma fille et m’aperçoit que sa tétine n’y est point. Pas grave, me dis-je, je passerai tout à l’heure à la pharmacie. La nounou m’appelle pour me signaler qu’elle a gardé par mégarde l’objet de son affection et me propose même de passer le déposer à la maison. Je décline son offre et envoie l’homme acheter une sucette de remplacement sans plus de précision.

Il se trouve  fort dépourvu devant le choix pléthorique et ne sachant plus qui du caoutchouc ou du silicone a la préférence de sa progéniture, il lui propose, de retour à la maison, les deux. La siliconée est une spéciale prématurée et bien qu’adorable avec son petit cœur rose pâle, elle est recalée immédiatement. Quand à la caoutchoutée elle daigne la goûter deux secondes avant de la recracher d’un air écœuré et de s’écrier, avec dans l’accent un je ne sais pas de Linda de Suza : « ma toutoute, ma toutoute ».

Sentant la mauvaise nuit se profiler à l’horizon, j’implore l’homme de retourner à la pharmacie (qui se trouve heureusement en bas de l’immeuble mais dans laquelle il est difficile de faire un séjour exprès étant donné qu’elle est un des lieux privilégiés des petits vieux du quartier qui viennent y faire l’inventaire journalier de leurs maladies et malheurs). Cette fois, je l’envoie au front avec une consigne précise : une sucette pour les plus de 4 mois en silicone et qui s’allume la nuit. Le descriptif ressemble mot à mot à celle laissée chez la nourrice, j’y crois encore.

A la pharmacie, c’est le branle-bas de combat, la gérante est appelée en renfort et là le verdict tombe « rupture de stock ». C’est donc une sucette à mille lieux de celle choyée et reconnue que l’homme tend à sa fille. D’entrée de jeu, elle le regarde avec un air méfiant, style  » si tu crois que tu vas m’avoir avec des succédanés de sucette » puis elle saisit l’objet et le soupèse avec mépris (si j’avais pu prendre une photo à ce moment là !). On dirait qu’elle vérifie la couleur et la forme, elle l’inspecte sous toutes les coutures puis finalement la met dans sa bouche….5 secondes.

Epilogue : à force de lui affirmer que cette sucette était formidable, extraordinaire, elle a fini par l’accepter avant d’aller au lit mais le lendemain matin, quand la nounou lui a tendu sa VRAIE sucette, elle s’est dressée dans sa poussette en poussant un cri du cœur « ma toutoute, ma toutoute »!

Et toi, t’arrive-t-il d’être psychorigide? dans quel domaine?

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