job Archives - Chroniques d'une Chocoladdict
Tag

job

Browsing

Jeudi, j’ai ôté le badge et la clef de mon bureau de mon trousseau, j’ai mis dans un sac les quelques affaires personnelles que j’avais amenées 1 an et demi plus tôt (un porte crayon, un mug et une boîte de thé en sachets) et à 18h j’ai quitté un boulot pour lequel  j’ai toujours eu l’impression gluante d’être victime d’une erreur de casting.

Pour mon pot de départ, je ne suis pas arrivée déguisée en canard comme dans la pub pour le loto, je ne suis pas montée non plus sur les tables en chantant « au revoir président« . Mon discours s’en est tenu à des remerciements gênés et plus courts que pendant la cérémonie des césars. Être la reine du bal relève pour moi plus du calvaire que du plaisir. 40 paires d’yeux braquées sur mes mains déballant les cadeaux ça m’a donné un petit aperçu de ce que serait une journée de mariage..jamais !

Difficile d’être vraiment légère, même si j’ai l’impression de m’être débarrassée d’un seul coup d’un gros poids que je traînais derrière moi,  je ne pars avec un matelas de billets mais avec un congé sans soldes. Quand on a un loyer à payer, deux enfants petits, des frais de garde et j’en passe, ce n’est pas vraiment un détail.

Ni mes tableaux excel, ni mes budgets, ni mes statistiques, ni mes factures ne me manqueront mais il me restera de ces 18 mois, des rencontres, des liens qui se tissent, des personnes que j’ai apprécié parce qu’on partageait des centres d’intérêt ou parce qu’elles ont su communiquer des petits bouts de leur passion extra-professionnelle.

En anglais, démission se traduit par le mot résignation et même si dans mon cas il ne s’agit pas d’une démission, je ne me sens pas résignée aujourd’hui mais au contraire pleine d’espoir dans ce qui m’attend demain.

Et toi, comment as-tu vécu tes départs professionnels? avec ou sans regrets?

Edit : désolée si j’ai fait des fausses joies à certains avec mon titre…moi aussi j’aimerais bien )

Attention le titre de ce billet ressemble à une question de l’école des fans, tu peux même la lire en imitant feu Jacques Martin mais je ne vais pas te parler de l’émission ou t’annoncer que mon fils a été sélectionné pour passer sur Guilli.

Non je voulais juste te faire partager les réponses farfelues du fiston quand on lui demande quel est le métier de son papa (qui n’est pas d’une simplicité affolante à expliquer comme bien des professions j’imagine).

A la visite médicale de l’école, il a donc répondu sans hésiter que son père construisait des maisons.…très drôle quand tu connais le couple de piètres bricoleurs que nous formons, tout justes capables d’accrocher un tableau au mur et encore viens à la maison je te montrerai tout ce qui est en attente de.., en suspens parce que dans ces cas là, bien entendu on a toujours mieux à faire (un peu comme le sport ).

La seconde fois qu’on lui a posé récemment la même question, il a hésité plus longuement  puis a finalement  dit « il découpe des papiers et il fait des tirages au sort! » et là j’avoue que j’ai vraiment pouffé….le fou de jeux-concours démasqué ! payer pour gagner des cadeaux le comble !

Faut croire que la réalité est nettement moins rigolote….

Et toi, tu sais expliquer en quoi consiste ton métier à tes enfants? à des amis? (ben oui parfois j’avoue que moi aussi face à certaines professions je reste perplexe mais hoche la tête d’un air entendu)

(Edit 1 : l’homme travaille dans le social. )

Non mais qu’est-ce qu’il lui prend à celle-là de nous balancer du Chimène Badi dès 8h du matin?

En plus, je ne viens pas vraiment du Sud : née à Paris, j’ai pas mal déménagé enfant et posé mes valises à Montélimar en CM1 jusqu’à ma terminale. J’en ai gardé un très léger accent (mes « o » ressemblent à des « a »), un plaisir inconditionnel pour les barbecues et pour les repas en terrasse ou dehors, un frémissement devant les champs de lavande,les paysages de la drôme provençale et le champ des cigales (ça fait cliché, je n’y peux rien), une aversion pour la pluie et le froid.

Et si je vous dis Montélimar, vous pensez à quoi? comment ça à rien?) au nougat bien-sûr ! le vrai, celui fait avec un pourcentage maximum d’amendes et de pistache, pas les saletés qu’on vend sur les aires d’autoroute ou dans les fêtes foraines par pitié. Alors si un jour d’aventure, vous passiez par Montélimar et que vous aviez une envie irrésistible de nougat, étant donné que les enseignes fleurissent, allez chez Arnaud Soubeyran, adresse testée et approuvée par votre serviteur.

Etudiante, j’y ai travaillé  comme guide-vendeuse, faisant des visites aux touristes dans cette usine pour leur montrer la fabrication, encore artisanale ici (de plus en plus rare, il faut bien le souligner) en français et en anglais. Ensuite les gens se baffraient comme des goinfres dégustaient quelques spécialités de la maison et en général en boutique ils ne repartaient pas les mains vides.

Depuis le magasin s’est agrandi, il propose un salon de thé fort agréable avec une cheminée :


et un musée du nougat, peut-être un peu folklorique dans le côté reconstitution (j’ai toujours un peu peur de tomber dans le « c’était mieux avant! ») mais qui permettront aux plus curieux de jeter un œil dans les coulisses et pour les enfants de pénétrer dans une ruche géante :


Si vous n’êtes pas trop fauchés (va falloir se calmer sur les prix quand même, messieurs les propriétaires de l’enseigne) ou si vous êtes d’incurables gourmands, vous ne saurez plus où donner de la tête dans la boutique mais au niveau qualité croyez-moi ici c’est le nec plus ultra en matière de nougat.

A tout hasard, sachez qu’ils ont une boutique en ligne

Pin It