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Je souffre d’une pathologie dont je ne connais pas le nom : je n’aime pas la répétition.

Je n’ai jamais lu deux fois le même livre même si c’est un chef d’œuvre car je pense à tous ceux que je n’ai pas encore lus, classiques ou sélection dans les nouveautés annuelles et je me dis que déjà je n’aurais pas assez d’une vie pour en connaitre le cinquième.

Je prépare rarement deux fois le même dessert. Dans ma belle-famille, on me moque gentiment à ce propos « attention, dégustez-le bien ce gâteau, elle ne le refera pas de sitôt ». Par contre si jamais le goût que j’attendais n’est pas au rendez-vous, je suis prête à remettre mon tablier.

Je n’aime pas revenir en vacances au même endroit (peut-être que si j’avais eu une maison de famille, les choses auraient été différentes). Là encore je pense forcément à tous ses endroits que je n’ai pas encore vu,s découverts…et que la terre est grande !

Je ne suis pas fidèle à un parfum même si j’opte souvent pour la même note dominante.

Je ne retourne pas voir deux fois le même film au cinéma…cela souffre tout de même quelques exceptions quand j’étais plus jeune : les bronzés, le père Noël est une ordure, la boum et j’en oublie sûrement.

Je n’ai pas d’habitude dans un restaurant précisément. Si j’ai adoré, je vérifie que la carte a changé …mais à Lyon, les tables sont si nombreuses que je préfère tester un nouvel endroit.

J’ai tout de même un petit carnet d’adresses de mes boutiques préférées.

J’accueille les inattendus avec excitation mais ne suis volage ni en amitié ni en amour.

Et toi, la répétition ça te réconforte ou ça t’ennuie?

Un soir, il y a quelques jours, en arrivant à la maison, je fais les poches de ma fille et m’aperçoit que sa tétine n’y est point. Pas grave, me dis-je, je passerai tout à l’heure à la pharmacie. La nounou m’appelle pour me signaler qu’elle a gardé par mégarde l’objet de son affection et me propose même de passer le déposer à la maison. Je décline son offre et envoie l’homme acheter une sucette de remplacement sans plus de précision.

Il se trouve  fort dépourvu devant le choix pléthorique et ne sachant plus qui du caoutchouc ou du silicone a la préférence de sa progéniture, il lui propose, de retour à la maison, les deux. La siliconée est une spéciale prématurée et bien qu’adorable avec son petit cœur rose pâle, elle est recalée immédiatement. Quand à la caoutchoutée elle daigne la goûter deux secondes avant de la recracher d’un air écœuré et de s’écrier, avec dans l’accent un je ne sais pas de Linda de Suza : « ma toutoute, ma toutoute ».

Sentant la mauvaise nuit se profiler à l’horizon, j’implore l’homme de retourner à la pharmacie (qui se trouve heureusement en bas de l’immeuble mais dans laquelle il est difficile de faire un séjour exprès étant donné qu’elle est un des lieux privilégiés des petits vieux du quartier qui viennent y faire l’inventaire journalier de leurs maladies et malheurs). Cette fois, je l’envoie au front avec une consigne précise : une sucette pour les plus de 4 mois en silicone et qui s’allume la nuit. Le descriptif ressemble mot à mot à celle laissée chez la nourrice, j’y crois encore.

A la pharmacie, c’est le branle-bas de combat, la gérante est appelée en renfort et là le verdict tombe « rupture de stock ». C’est donc une sucette à mille lieux de celle choyée et reconnue que l’homme tend à sa fille. D’entrée de jeu, elle le regarde avec un air méfiant, style  » si tu crois que tu vas m’avoir avec des succédanés de sucette » puis elle saisit l’objet et le soupèse avec mépris (si j’avais pu prendre une photo à ce moment là !). On dirait qu’elle vérifie la couleur et la forme, elle l’inspecte sous toutes les coutures puis finalement la met dans sa bouche….5 secondes.

Epilogue : à force de lui affirmer que cette sucette était formidable, extraordinaire, elle a fini par l’accepter avant d’aller au lit mais le lendemain matin, quand la nounou lui a tendu sa VRAIE sucette, elle s’est dressée dans sa poussette en poussant un cri du cœur « ma toutoute, ma toutoute »!

Et toi, t’arrive-t-il d’être psychorigide? dans quel domaine?

Aïe ouille Pivoine m’a taggué et m’a enjoint à révéler six choses, habitudes ou tics sans importance sur moi. Voilà ma copie Miss :

Dans la rubrique « j’avoue tout »
: j’ai une capacité lacrymale désarmante. J’ai versé quelques larmes devant les images de la chute du mur de Berlin, j’ai pleuré de rage à l’élection de Sarkozy mais je suis aussi capable de pleurer à la mort du chien de Laura Ingalls dans La Petite maison dans la prairie. (jétais un peu plus jeune hein)
Et après, je demande à mon fils de canaliser ses émotions…

Dans la rubrique « body art »
: j’ai une tâche de café au lait et plein de tâches de rousseur sur la fesse droite

Dans la rubrique « je me la pète »
: lorsque je passe des heures à monter un film de vacances ou de famille et que le résultat est chiadé alors oui je ressens une pointe de fierté…interiorisée )

Dans la rubrique « je me lâche »
: le trip flashdance avec sauts de cabri, chant à tue-tête et séance chorégraphique de la mort est toujours une séance privée avec au maximum deux spectateurs (l’homme et le chérubin). A part ça, après quelques verres, je ris beaucoup et j’ai l’humeur grivoise, badine, coquine…

Dans la rubrique « petit détail » : malgré des années d’orthodontie, je garde mes dents d’en haut légèrement écartées…certains disent que c’est les dents du bonheur alors…

Dans la rubrique « confidence » : confidence pour confidence c’est moi que j’aime à travers vous….ceux qui me lisent régulièrement s’inquiètent parfois de mes références musicales…aujourd’hui je l’avoue j’aime la variétoche ! (et d’autres choses aussi quand même)

Il me reste à passer la patate chaude à 6 personnes qui jetteront la patate ou la présenteront comme elles veulent sur leur blog : Majusdule, Par ici ou par là, Pattes de chat, Une fille la toile, Nous 3 et Chouyo (désolée si vous l’avez déjà eu).

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