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Je sais que certaines personnes sont en pleine phase détox post-galette/ fête de fin d’année et voilà que je publie une nouvelle fois des photos à 1000 calories la bouchée mais pour parler de goût, j’avoue que la première image qui me vient en tête n’est pas celle de poisson vapeur ou de soupes de légumes. Non là tout de suite, quand je ferme les yeux, je repense au fabuleux dessert dégusté chez la Mère Brazier, au fondant caramel de chez Guillemette ou au chocolat chaud bu à la Charlotte de l’Isle. Je pense aussi au plaisir que j’éprouve quand mes desserts maison ont un goût à la hauteur de mes espérances et qu’ils provoquent quelques c’est bon voire même quelques encore.

Avant même de passer à la dégustation, j’aime que le produit soit beau à regarder, appétissant ou pourquoi pas amusant, girly comme ce rainbow cake photographié dans la vitrine de la boutique Little.

 Je pense aussi à ces pâtisseries si parfaites qu’on n’ose plus les goûter une seconde fois par peur d’être déçue, à ces choses si simples comme du pain frais au petit déjeuner ou du fromage accompagné d’un verre de vin mais pourtant si bonnes .

Avant que je ne parle tout à fait comme dans une pub Herta , je voulais dire quelques mots sur Lyon a du goût ! qui a lieu dans le cadre du Sirha (rendez vous mondial des professionnels de la restauration et de l’hôtellerie qui se tient à Lyon du 26 au 30 janvier).

En 2011, j’avais bravé le froid pour aller admirer quelques vitrines gourmandes mais je manquais d’organisation. Cette année, j’ai bien l’intention de suivre avec méthode tout le parcours, de prendre des photos et de partager les plus réussies sur le blog puisque un parcours gourmand a lieu dans toute la ville de Lyon du 24 au 26 janvier pour découvrir les vitrines proposées par plus de 30 commerçants et de métiers de bouche. Les différents lieux de ce circuit ( de Confluence à Vaise en passant par les Halles Paul Bocuse, l’Hôtel de Ville et la presqu’île) seront reliés gratuitement par le bus Lyon le Grand Tour. Après avoir admirer toutes les performances gastronomiques, il faudra que je laisse de côté mon indécision chronique pour voter pour mes 3 vitrines préférées.

Lyon a du goût ! ce n’est PAS que pour les Lyonnais ) En effet où que vous soyez , rendez vous sur la page facebook Lyon a du goût sur laquelle vous êtes invités à poster la photo (la vôtre ) qui représente le mieux pour vous le goût et cela à partir du 21 janvier et jusqu’au 4 février. Des repas gastronomiques sont à gagner pour les photos les plus likées.

Et là je ne sais pas pourquoi mais aux images chocolatées succèdent celles de la Corse, de la Drôme liées à tous ses moments de convivialité qui mettent du sel, de la saveur, de l’inoubliable dans les plats, les spécialités dégustés…pas de scoop le goût, au delà de la technique, des bons produits, ce sont des rencontres, des souvenirs, des voyages, des histoires ( la polenda toute seule chez moi, pas sûre que ce ne soit pas un peu fade ).

Et pour vous, le goût c’est quoi ?

As-tu remarqué que les spécialités que tu goûtes sur un lieu de vacances n’auront jamais la même saveur si tu les refais à la maison, même en cherchant la recette parfaite, en la perfectionnant et en y apportant tout ton amour? il manquera toujours ce petit quelque chose un peu magique…du coup pour le moment, je me suis abstenue de chercher si je trouvais sur un blog comment se réalise la fougasse d’Aigues Mortes, une délicieuse brioche parfumée à la fleur d’oranger que j’ai découverte cet été.

A la maison de la méditerranée, véritable caverne d’ali baba provençale que je te conseille de visiter si tu es dans le coin et que tu cherches un souvenir à ramener dans tes bagages, j’ai aussi découvert que le pastis à la Violette existait.

 

que le muscat se déclinait en trois couleurs …

que l’huile d’olive peut être présentée en coffret ou bouteille couchée comme s’il s’agissait d’une cave …

 

que le nougat pouvait se déguster en part de tarte (enfin le VRAI nougat reste à Montélimar tout de même)

Et toi, y a t-il un lieu que tu associes à un souvenir gustatif indépassable?

J’aime bien les institutrices (on dit professeur des écoles je sais) : ma sœur est instit, deux de mes très bonnes amies sont instit. Je connais un peu leur quotidien, je sais que n’a pas le concours qui veut. Jamais tu ne m’entendras critiquer leurs vacances car je n’envie pas leurs journées entières, debout face à  des classes de 30 élèves dont le niveau de décibels peut vite atteindre Lara Fabian s’époumonant sous sa douche, leurs conditions de travail qui, ces dernières années, se sont empirées vu la suppression de personnel et des parents qui ne leur prêtent parfois que peu d’estime.

Mais j’avoue la maîtresse, cette année, je ne suis pas sa plus grande fan et de manière générale la façon de considérer l’enfant dans l’école maternelle de mon fils je n’arrive pas à y adhérer.

J’ai du adresser deux fois la parole à celle qui s’occupe de la classe du chérubin cette année (bonjour et au revoir mis à part, je suis polie tout de même) mais les deux fois j’ai eu une pluie de remarques négatives. Mon fils n’est sûrement ni en avance, ni un génie. Il ne sait pas lire avant l’heure, il ne dessine pas particulièrement bien et niveau psychomotricité il est même en retard sur un certain nombre de points mais c’est un enfant plein d’imagination, créatif, qui adore les livres, curieux de tout.

Qu’elle veuille m’alarmer, je ne le nie pas..d’ailleurs tous les lundis, je fais la navette école-psychomotricien, profitant de mon 50%. J’ai vu aussi ses progrès, son désir « d’essayer » prendre le pas sur sa peur de ne pas y arriver mais les retours positifs je les attends toujours.

Dépassionnons le débat et éloignons nous de mon fils. Ils ont des dividendes sur chaque consultation chez l’orthophoniste, les instits? non parce dès la petite section, la maitresse prend tous les parents dont les enfants ont des défauts d’élocution à part et leur conseille d’emmener leur progéniture en séances. Je ne suis pas spécialiste du langage, j’ai juste observé qu’à cet âge là, les choses évoluent grandement en un an.

Bref je m’interroge sur cette médicalisation de l’enfance au sein de l’école, ce discours qui met en avant uniquement ce qui ne va pas (j’ai entendu aussi à propos d’un autre enfant et de la part d’une autre maîtresse « votre enfant est lent, à part lui mettre des piles je ne vois pas ce qu’on peut faire »…et je t’assure que je ne suis pas dans une maternelle, prépa du lycée Henri V), ce besoin de rentrer dans le moule à tout prix. Je croyais qu’il fallait encourager l’enfant, ce n’est plus à l’ordre du jour?

Je me demande s’il y a une place pour les enfants qui ne pigent pas tout tout de suite, qui mettent plus de temps que les autres, qui ont des difficultés ou si l’école finalement n’est là que pour les bons élèves (si on peut utiliser cette notion si tôt).

Que mon fils sache lire avant d’entrer en primaire, qu’il saute une classe ou qu’il passe son bac à 16 au lieu de 18, quel intérêt cela a ? cela le rendra-t-il plus heureux dans la vie?

Ce que j’observe aujourd’hui c’est un gamin, très sensible à la base, qui a mal au ventre tous les matins.

J’aimerais surtout c’est qu’il ne perde pas le goût de l’école, le goût d’apprendre et vu la pédagogie à l’œuvre, je ne suis pas certaine qu’on soit sur la bonne voie.

J’attends vos avis, nombreux j’espère !

Edit : Sur Fais-toi la belle, je parle aussi enfants puisqu’on mercredi  !

 

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