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Comme je l’écrivais il y a peu ici, les régimes ras-le bol : perdre des kilos pour les reprendre dès que je remange « normalement », j’en ai marre.

Je me suis donc lancée dans la lecture, de manière très studieuse du livre de Zermati, Maigrir sans régime.

Il n’est pas un brin racoleur votre titre, docteur ? et puis vous exagérez pas avec la photo en couverture d’une jeune femme qui pioche dans ce qui ressemble à un fraisier ou à un cheesecake à la fraise qui a l’air trop bon?

Ce qui m’a rassuré quand même c’est le fait que Jacques Fricker, qui est le pape de la diététique ( ou ce qu’est Evelyne Delhia à la météo, Benjamin Castaldi à la télé réalité, Grand Corps Malade au slam ) a soutenu ce livre et a accepté de le présenter à la maison d’édition, Odile Jacob.

Comme toute personne normalement constituée j’ai donc commencé par le chapitre 1 consacré à ce que l’auteur appelle l’état de régime permanent ou la restriction cognitive et dont le premier stade consiste à ne plus écouter ses sensations alimentaires (faim, rassasiement, satiété) car on confie la direction de son comportement alimentaire à des règles alimentaires jugées plus fiables (et reprises aussi bien par les magazines féminins que par le corps médical).

Des exemples?

Un VRAI petit déjeuner est primordial : bon sur ce coup là, je petit déjeune rarement étant donné que je n’ai vraiment pas faim le matin au lever, j’écoute donc mes sensations alimentaires docteur ?

– il ne faut SURTOUT pas sauter un repas

– il faut alléger le dîner

Le fait de suivre ces règles alimentaires conduit à manger même si on n’a pas faim (parce qu’un petit déjeuner est primordial tu suis? ), à ne pas manger même si on a faim (parce qu’il faut faire un dîner léger par exemple) ou bien encore à manger un aliment dit autorisé (et supposé ne pas faire grossir) alors qu’on a envie d’un autre aliment interdit (qui lui est supposé faire grossir).

C’est ainsi que peu à peu, on désapprend ses sensations et ses besoins réels.

Mais le docteur Zermati va encore plus loin dans sa démonstration : il parle d’idées qui font grossir ! à commencer par celle selon laquelle il y a des aliments qui sont autorisés et d’autres interdits en illustrant par l’exemple d’une jeune femme qui meurt d’envie d’un carré de chocolat (non, non ce n’est pas moi), qui mange un yaourt 0% pour oublier le carré puis un second yaourt puis qui finit par craquer mais cette fois non plus pour un carré mais la moitié de la plaquette de chocolat…intéressant, non?

« Manger en fonction de ce que l’on pense devoir manger sans tenir compte de ce que l’on ressent finit aussi par créer beaucoup d’envies  »  : en clair si tu supprimes le chocolat (ou un autre aliment que tu aimes beaucoup car désigné comme interdit car trop gras, trop sucré, trop calorique), tu auras plus envie d’en manger qu’avant même la suppression de ton alimentation.

A ce stade, la faim et l’envie se confondent totalement et ça je pense qu’avec le nombre de régimes que j’ai expérimentés jusqu’à présent, je suis en plein dedans.

Leçon numéro 1 : je suis une mangeuse restreinte (qui a perdu ses sensations) en opposition aux mangeurs régulés.

Il est temps maintenant de passer aux travaux dirigés c’est à dire remplir un carnet alimentaire en ligne ..c’est beau la technologie )

A suivre…

Et toi, toujours dans l’idée que tu dois faire attention à ce que tu manges ou tu sais écouter tes sensations?

 

Si il y a bien un truc qui m’agace c’est le gaspillage de nourriture. Pourtant je ne vais pas te raconter d’histoires ni te faire pleurer dans les chaumières : je ne suis pas une exilée d’un pays en guerre, je n’ai jamais souffert de la faim étant petite et sans avoir été élevée le cul bordée de nouilles je n’ai jamais manqué de rien. 

Il se trouve que le mot restes est rarement une réalité à la maison soit parce qu’on est des morfales soit parce qu’on ne cuisine pas des quantités astronomiques. Je me retrouve donc rarement penchée sur la poubelle à jeter le contenu d’une assiette…sauf quand celui qui est à table est le chérubin.

Du coup, cette semaine, quand il a commencé une banane et qu’il l’a abandonné au bout d’une ou deux bouchées,  j’ai senti la moutarde qui me montait au nez. Plutôt que de crier vainement, j’ai voulu lui expliquer que si lui il se permettait de grignoter ou de toucher à peine aux plats pourtant préparés avec un amour par sa mère dévouée (j’en fais trop, là?), il y avait des enfants qui ne mangeaient pas à leur faim. Alors que j’essayais d’illustrer mes propos par des  exemples, je le regardais absorber mes paroles avec le plus grand sérieux.

J’étais contente..j’étais fière de moi…mon fils ne serait pas un petit être égoïste et égocentriquec’est alors qu’il me dit « Mais Maman, le Père Noël il ne mange pas de banane !« 

Y-a-t-il une logique dans sa réplique? personnellement je la trouve totalement hors sujet et légèrement désespérante…

Edit 1 : Tu as encore quelques heures pour participer au concours Et si le père Noël existait vraiment?

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