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Si je blogue depuis plus de 10 ans et si je n’ai jamais été capable de me spécialiser sur un seul thème, ce n’est pas par calcul ou par opportuniste mais parce qu’au delà de la pâtisserie, des livres ou des voyages, j’ai toujours aimé écrire. Quand j’étais gamine, j’écrivais des histoires et beaucoup de lettres. Quand j’étais ado, je noircissais les pages de journaux intimes.
Quand les blogs sont nés, j’y ai vu le moyen génial de pouvoir écrire et pour la première fois d’être lue (et aussi d’échanger même si cette dimension s’est déplacée sur les réseaux sociaux et de rencontrer des gens en vrai).

Carnet de l’apprenti écrivain de Susie Morgenstein (textes) et Theresa Bronn (illustrations) est ainsi un livre que j’aurais beaucoup aimé recevoir quand j’étais enfant (et il se peut que je le pique à mon fils )).

Pas de recettes miracle, dès la première page, Susie Morgenstein annonce la couleur :

L’écriture est une activité qu’il faut pratiquer comme un pratique un sport, elle demande de s’entraîner, d’apprendre à être endurant, de ne pas de se décourager.

Si l’auteur nous dit être tombée dedans un peu comme Obélix dans la potion magique, elle a conçu Carnet de l’apprenti écrivain comme une aide à se lancer et « à partir à [la] recherche [de l’inspiration ] une matraque à la main » comme l’écrivait Jack London.

Cela se traduit par une foule d’exercices (plus de 300 !) et de conseils :

-notez rapidement 4 mots et mettez les en scène dans un texte
-inventez 3 titres de polars autour des mots suivants « une hache, la lune, une dent en or »
-comment imaginez vous votre vie plus tard ? qu’allez vous devenir ? quel métier exercerez vous ? quelle sera votre personnalité ? décrivez votre vie de famille
-rédigez une petite annonce pour trouver l’amoureux de vos rêves

Chaque page commence par une citation d’un auteur, un dicton qui parfois servent de point de départ à un exercice d’écriture.

carnet-ecrivainn’étant pas à une contradiction près, je fais partie des gens qui, une fois un livre lu, ne vont pas le garder religieusement
mais qui par contre, détestent écrire quoique ce soit sur une page même quand c’est prévu pour comme ici

Au fil des pages, l’apprenti écrivain est incité à cultiver ses dons d’observation (cueillez un brin d’herbe et essayez d’écrire ce qu’il y a d’épatant, de mystérieux), de travailler son style (prenez une page que vous avez écrite et coupez tout ce que vous trouvez superflu), de partir à la recherche de ses souvenirs, d’être à l’écoute de ses ressentis (à chaque heure de la journée, essayez de trouver un mot au plus près de ce que vous ressentez) ou de se livrer à une introspection (vous sentez vous chanceux ou malchanceux ; pensez à quelqu’un que vous aimez, qu’est ce que vous attire chez lui ?).

Pas mal d’exercices consistent à écrire la suite d’un texte ou de compléter le début d’une phrase.

Ce Carnet de l’apprenti écrivain est une mine d’inspiration, une idée aussi pour occuper les enfants pendant les vacances si tenté qu’ils sachent écrire et une très bonne idée cadeau (et loin de ces jouets hors de prix qu’on voit en cette période de Noël puisqu’il coûte 14.90 €).

Bref un gros coup de coeur  !

Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux.

Marcel Proust.

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J’ai toujours passé beaucoup de temps la tête dans les livres, je me souviens qu’on me houspillait parfois pour que je prenne l’air plutôt que de rester enfermée mon bouquin à la main. Le monde pouvait bien s’agiter autour de moi, j’étais entrée dans ma bulle et aujourd’hui encore je voudrais que le trajet de métro dure plus longtemps, je voudrais n’avoir besoin que de peu de temps de sommeil par nuit pour pouvoir continuer un roman, je suis capable de continuer à lire en pleine rue tout en marchant si je suis prise dans un chapitre. J’ai aussi toujours aimé écrire, j’ai noirci un nombre incroyable de journaux intimes, j’ai écrit beaucoup de lettres manuscrites, j’ai inventé des intrigues dès la primaire, j’adorais les rédactions à l’école et à mon tout petit niveau aujourd’hui j’essaie de raconter des histoires ici d’une autre façon.

Je ne sais pas si j’ai besoin de fiction parce que la vraie vie me parait trop routinière, parce que j’ai toujours ressenti le quotidien comme quelque chose d’étouffant, parce que je n’aime pas les plannings, les trucs trop prévus d’avance (la fin totale de choses improvisées, décidées au dernier moment, c’est vraiment ce qui est le plus dur à accepter pour moi quand on devient parent )…je ne sais pas si j’y cherche des réponses ou plutôt des pistes de réflexion …peut-être est ce un moyen de vivre cent vies quand on n’en a qu’une seule, peut-être est ce un moyen de s’évader à moindre frais, peut-être est ce un shoot d’émotions mais j’aime qu’on me raconte des histoires et sûrement plus en livres qu’au cinéma car l’imagination n’a alors aucune frontière.

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De manière assez prévisible, j’ai une grande curiosité pour les écrivains, leur quotidien, leur rituel, leur façon de travailler  alors quand je suis tombée sur le livre L’Amérique des écrivains dont le sujet n’est pas tant l’Amérique mais l’écriture, je me suis lancée dans sa lecture avec un émerveillement quasi enfantin. En plus parmi les écrivains qu’a rencontré l’auteur, Pauline Guéna, se trouve Laura Kasischke dont j’ai lu presque tous les livres et dont l’univers est si singulier. Dès le début de l’entretien elle m’a bien plu Laura Kasischke avouant qu’elle lit les critiques favorables en diagonale mais connait par cœur celles qui sont défavorables. Moi aussi mon cerveau est très sélectif, les mots blessants effacent tous les mots doux même si les premiers sont très peu nombreux par rapport aux seconds.

Si je n’écris pas pendant une journée, je me sens mal. C’est une sensation quasi physique […] Il y a toujours l’envie désespérée d’écrire et l’empêchement de le faire.

Interrogée sur ses sources d’inspiration, l’écrivain répond qu’elle n’utilise pas forcément sa vie comme matériau mais des anecdotes autour d’elle comme ce mot anonyme reçu par une de ses collègues qui a été le point de départ de son livre A moi pour toujours (à lire ! ). J’imaginais qu’elle vivait en banlieue étant donné que c’est le cadre de beaucoup de ses romans mais elle habite une maison dans le Michigan à la campagne pleine de livres et a un fils (il est toujours question de fille dans ses histoires).

Ne vous attendez pas à de grandes révélations, à de recettes miracle, plutôt à des éclairages sur une œuvre, un peu comme dans certains bonus de DVD. Elle explique par exemple que si l’adolescence est si présente dans ses livres c’est parce que c’est une période extrême, douloureuse, entière et qu’elle l’a vécu elle-même de manière très intense. Pour elle, le moteur de l’écriture est de « retraiter ses expériences » mais aussi tenter de lutter contre l’oubli. En finissant de lire cet entretien, je l’ai imaginé portant son prochain roman à son mari, qui est toujours son premier lecteur, et qu’elle décrit comme « brutalement honnête » et j’ai eu envie, plus que jamais, de continuer à lire et écrire des histoires.

En 9 ans, on m’a souvent demandé combien de temps mon blog me prend par jour, par semaine mais en 9 ans si  je sais que j’y passe plus de temps qu’à mes débuts je suis toujours incapable de quantifier précisément . Je ne tiens pas un tableau journalier de toutes les tâches liées à mon blog, je n’ai pas de créneau particulièrement réservé et même si tout à l’air très organisé, je n’écris pas à l’avance.

Le blog c’est un peu comme le travail dans les bibliothèques. Vu par des gens extérieurs, les bibliothécaires sont des gens posés derrière des bureaux qui poussent des chariots pour ranger des bouquins en rayon et qui enregistrent des livres, cd, magazines, dvd pour les prêter ou pour le retour. Pourtant c’est une toute petite partie de l’iceberg, tout le reste se joue en coulisses, en interne comme on dit dans le jargon, dans les bureaux en général invisibles pour le public. Le blog vu de l’extérieur c’est un contenu produit régulièrement, un habillage qui change de temps en temps mais là encore ce n’est qu’une partie de l’iceberg.

Revenez 9 ans en arrière et regardez la tête des blogs. Non ne le faites pas avec le mien par pitié. Les photos étaient toutes petites, pas de grande qualité (on était très très loin du concept de photo culinaire !), on les plaçait sur un des côtés du texte. Aujourd’hui elles prennent beaucoup de place, les blogs où les textes sont majoritaires sont moins nombreux et mettre en ligne des photos, ça suppose d’abord les prendre (c’est rarement de l’instantané ou du spontané, en particulier quand on veut illustrer une recette) puis de les trier, redimensionner, renommer, éventuellement recadrer.

Pendant un certain temps, j’ai illustré mes articles avec des photos prises sur le net (en indiquant la source) et parfois quand je n’ai rien sous la main qui colle avec ce que je veux illustrer ça m’arrive encore (j’y passe un temps fou, le format ne colle pas, tout me parait trop cucul, trop américain, trop impersonnel…bref pas un gain de temps pour moi) mais la plupart du temps j’essaie de mettre mes photos en ligne.

Côté écriture, vous voyez un texte parfois avec des coquilles mais pas combien je m’entortille le cerveau  parfois pour trouver un titre à la fois assez parlant par rapport au sujet et qui donne envie d’aller plus loin, pas combien j’efface de lignes avant de trouver une accroche qui me plaise, pas combien je recommence pour trouver une chute et ne pas avoir l’impression de finir sur une queue de poisson. Avoir un tas d’informations, est ce plus facile ? non sauf à recracher tels que les communiqués de presse mais à priori on essaie de trouver un angle personnel, de s’approprier ce qu’on a vécu, appris.

Avant même de me pencher sur mon clavier, il y a les intitulés des plats griffonés sur un carnet au restaurant, les notes prises lors de rencontres, les idées jetées sur un bout de papier quand elles arrivent. Il y a aussi les heures passées à réfléchir à un dessert parce que je ne vois pas trop l’intérêt de refaire exactement la même chose que sur un autre blog et que j’ai envie d’apporter ma petite touche personnelle. S’ensuit pas mal de temps en cuisine. Parfois ça plante et ça ressemble à du temps perdu. Parfois visuellement ça laisse à désirer et même si le goût suit, la recette n’est pas publiée.

Trier les mails, y répondre quand on se sent concerné parmi l’avalanche de communiqués de presse (youpi les galettes annoncés en septembre et la Saint Valentin début décembre…quand est ce que les agences comprendront qu’on ne publie pas sur du papier et qu’on ne boucle pas un numéro deux mois à l’avance ? ), répondre aux commentaires, relayer les articles sur les réseaux sociaux, tout ça ne se voit pas mais est assez chronophage.

Et puis s’ajoute aussi du temps (perdu ?) à me poser beaucoup de questions sur ma place aujourd’hui parmi ces milliers de blogs. Beaucoup de blogs me paralysent régulièrement par leur esthétisme, leurs superbes photos…je tombe toujours sur des articles qui me semblent si bien écrits que j’ai envie de tout arrêter (au moins pendant 1 heure …après l’écriture me chatouille à nouveau les doigts)…je me dis qu’il faudrait écrire moins souvent pour publier des billets ultra travaillés et peaufinés mais si j’écris si souvent ce n’est pas pour remplir l’espace (style je disparais 3 jours, on va m’oublier ) mais parce que c’est un besoin dont je peux difficilement me passer. L’exercice d’auto-critique est régulier et sans concession et puis finalement je finis par conclure que si j’y passe tout ce temps (toujours pas quantifié je suis désolée ) c’est parce que l’envie d’écrire est plus forte que tout, que les rencontres et les échanges comptent plus que le reste ….et c’est reparti pour un tour.

Au secours, je suis en manque de carnets. J’ai noirci tous ceux que j’avais en réserve, j’ai ouvert le dernier et je l’ai baptisé carnet de lecture pour noter quelques impressions d’un gros pavé sur ma table de chevet dont je ne veux rien oublier. Je me suis auto-violentée en tentant de changer mes habitudes : j’ai installé Evernote sur mon ordinateur mais j’ai trouvé l’interface super tristoune et m’en voilà retournée à mes jolis carnets.

Il m’en faut pour noter les grandes idées du projet qui est en train de naitre (si c’est pas du teasing ça et celui que j’ai trouvé sur Etsy, boutique Ohnorochio, me semble tout à fait adapté).

Pour noter mes découvertes gourmandes, mes bonnes adresses, le carnet gourmand de Vert Cerise est parfait mais je craque aussi pour celui avec des étoiles de mer ou le rouge avec des coeurs.

Pour noter mes idées de billet, des bouts de phrase, des choses entendues, des to do list, j’ai repéré 3 autres carnets chez Paperchase…un peu à l’opposé de mes sobres moleskine actuels mais  le graphisme m’a tout de suite emballé.

…et puis parfois il y a des choses que je ne peux plus écrire ici, ou qui n’ont pas leur place, leurs mots doux qui n’intéressent finalement que moi et encore un joli agenda bleu car pour cela, le digital ne passera pas par moi ….

Et vous, vos notes en ligne ou sur papier ?

(crédit photo du dernier collage : boutiques Etsy, Willoweyes; JuliaKostreva; Season Paper)

 

Parce que je blogue depuis longtemps, parce que je publie tous les jours ou presque, parce que mes pauses vacances sont courtes, je me demande régulièrement quand j’écris un billet si je ne suis pas en train de radoter, si je n’ai pas déjà rédigé un texte sur le même sujet, si je n’ai pas déjà utilisé le même titre.

Je ne sais pas si parmi mes lecteurs, certains sont là depuis le tout début et si les nouvelles plongent dans les archives…vaut peut-être mieux pas ))

Tous les jours je me creuse la tête pour trouver un angle, pour chercher une idée, c’est comme un challenge…

Heureusement :

– j’ai eu un garçon puis une fille, cela change pas mal de choses

– je pars rarement au même endroit dans mes escapades

– je découvre d’autres questions et d’autres problèmes au fur et à mesure que mes enfants grandissent

– j’aime tester de nouvelles recettes

– les idées de lecture, de films, de séries, de sorties sont infinies

– Lyon est une ville qui bouge et je suis toujours partante pour me couler dans le mouvement

Et toi, en tant que blogueuse ou que visiteur(se), as-tu déjà songé « je l’ai déjà lu » ou je l’ai déjà dit » ?


  Billet sélectionné dans le Top Humeurs Hellocoton

Bonjour j’ai 35 ans et je suis fétichiste….des carnets.

Mes symptômes? je pousse des petits cris et des soupirs quand j’entre dans une papeterie bien fournie, je les feuillette, je les touche toute émue. J’en ai toujours en réserve dans mes tiroirs. J’ai du mal à m’en séparer, ils me suivent souvent dans mes déplacements, sont posés sur ma table de chevet.

Mon traitement? je les noircis même si parfois je les trouve tellement beaux que j’ai du mal à écrire dedans.

Quand au salon ID d’Art, je suis passée devant les carnets de Jardin secret, forcément j’ai craqué :

 

j’aime le petit noeud sur la couverture..celui-là je le réserve pour noter les plus beaux mots, films, chansons d’amour

 

un carnet pour les envies gourmandes et les recettes à transmettre

 

un carnet pour se souvenir de leurs réflexions surprenantes, amusantes

 

un pour vite noter les souvenirs d’enfance quand ils remontent à la surface

un autre dans lequel je collerai des bouts d‘articles beauté découpés dans des magazines pour avoir la bonne référence ou  une idée cadeau

 

un dernier pour écrire toutes les idées qui me trottent dans la tête

Et toi, fétichiste de …. ?

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