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douglas kennedy

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Ouvrir un livre et s’envoler à des kilomètres de son quotidien, embarquer dans une aventure pleine de romanesque, de suspense, de passion, ne pas avoir envie que son trajet soit déjà fini, qu’il soit l’heure d’éteindre la lumière, jurer que c’est le dernier chapitre qu’on lit même si on s’était promis la même chose une dizaine de pages avant…Douglas Kennedy, vous n’avez pas votre pareil pour me faire veiller tard !

Cette fois, je vous ai suivi les yeux fermés à Berlin dans les années 80 quand le mur existait encore. J’ai eu l’impression de partager mon appartement avec cet écrivain américain, Thomas Nesbitt, venu en Allemagne, pour écrire un récit de voyage. J’ai eu le cœur aussi palpitant que ce jeune homme quand il rencontre Petra, sa traductrice, pour laquelle il a un véritable coup de foudre. J’ai vibré aux débuts et à l’embrasement de votre histoire d’amour.

Je me suis attachée à tous les personnages et j’ai lutté pour ne pas verser ma larmichette au dénouement. J’ai admiré cette façon de dérouler l’intrigue tout en la mêlant à des considérations plus philosophiques, cet art consistant à mêler petite et grande histoire sans jamais avoir l’impression qu’on me donne un cours.

Pour d’autres nuits blanches avec vous, Douglas, c’est quand vous voulez )…en attendant je vais vous suivre sur votre page facebook !

Et toi, y a -t-il un auteur dont tu as le plus grand mal à refermer les livres une fois commencés?

( Merci à Pauline qui m’a envoyé en avant-première Cet instant là.)

Je participe avec ce livre au challenge 1% de la rentrée littéraire organisée par Délivrer des livres.

Cette semaine j’étais en période transitoire entre une page qui se tourne et la reprise des études (je sens que demain matin, je vais avoir mal au bide). J’avais bien entendu prévu un planning de dingue que je n’ai pas réussi à tenir mais j’ai tout de même eu des jours bien remplis :

Glop : je crois qu’on ne m’a jamais autant fêté mon anniversaire que cette année alors merci à tous ceux qui m’ont envoyé un petit mot et à celles qui sont passées sur mon blog ou sur facebook  et encore à  Virginie B qui a eu l’idée d’un défi chocolat (heureusement que je n’ai goûté qu’avec les yeux, j’aurais eu une crise de foie sans ça ))

Glop : l’année dernière l’idée d’être en sursis dans la tranche des 24-35 ans m’avait contrarié, cette année cela est passé comme une lettre à la poste…peut-être parce que l’an dernier j’avais l’impression d’être victime d’un mauvais plan et que cette année  j’ai un projet devant moi

Glop : j’ai été fleurie, couverte de cadeaux et de gestes tendres

Pas glop : j’ai préparé quelques pâtisseries pour les enfants, j’ai passé un tas de coups de fil que je reportais à plus tard, j’ai trié les jouets et les vêtements de Miss Zen mais alors que j’avais prévu de classer les pochettes de photos, d’en charger d’autres pour les imprimer,je n’ai pas avancé d’un pouce …tu t’organises comment toi pour les photos?

Pas glop : je hais Mango c’est officiel ! …tous leurs pantalons me boudinent y compris leurs jeans sensés être larges…j’ai poussé le vice jusqu’à changer d’enseigne mais mes kilos mal placés n’avaient pas disparu entre temps..l’épreuve de la cabine d’essayage m’a ruiné le moral

Glop :  j’ai rencontré de nouvelles lyonnaises à la soirée Yelp organisée par Camille d’Essayage, j’ai testé le bubble tea ( je n’ai pas été pas vraiment convaincue, dommage il parait que c’est une boisson qui cale ), j’ai retrouvé  avec plaisir Natacha et Cyl…si tu es lyonnais, lyonnaise et que tu cherches des bonnes adresses, c’est sur Yelp que cela se passe (et à ton tour, tu peux aussi donner ton avis) !

Glop : j’ai rejoint  Virginie B à Paris pour une après-midi entre filles et une soirée mode,  c’est le genre de programme qui rebooste avant le grand saut non?

Glop : le dernier Douglas Kennedy m’attendait dans ma boîte aux lettres en rentrant à Lyon

Et toi, une semaine glop ou pas glop ? celle d’Arwen ; celle de Virginie B

Edit : ce serait très Glop si tu votais pour mon blog au golden blog awards..je sais que comme tous les concours à vote, pour espérer avoir une chance il faut harceler les gens… ce que je ne ferai pas (selon le célèbre principe ne fais pas à autrui ce que tu n’aimes pas qu’on te fasse) mais si tu as 30 secondes devant toi et que tu aimes venir ici, tu cliques ici et ça suffit )

Déçue par le dénouement fantastique de La femme du cinquième, j’attendais avec impatience le dernier Douglas Kennedy, Quitter le monde, l’histoire de Jane dont la vie va basculer à 13 ans après avoir déclaré à ses parents qu’elle ne se marierait jamais et n’aurait pas d’enfant, avec en filigrane toujours la même question « est-on maître de son destin? ».

Le roman réunit tous les ingrédients pour nous tenir en haleine : blessures intimes, abandon, mauvais coups du sort (avec une thématique chère à l’auteur, celle de l’ascension suivie de la chute ), intrigue haletante….on a du mal à refermer sagement le livre pour rejoindre Morphée. Douglas Kennedy passe également au crible la société américaine et ses valeurs, le monde universitaire et donne une épaisseur psychologique à son héroïne qu’on suit sans déplaisir de Boston à Berlin, du Canada aux Etats-Unis. Quitter le monde n’est pas le meilleur roman de Douglas Kennedy (mes préférés étant L’homme qui voulait vivre sa vie, La poursuite du bonheur, Les charmes discrets de la vie conjugale), à force de multiplier les coups de théâtre, on finit par se dire que l’écrivain en fait trop….mais paradoxalement on tombe dans le piège, on s’accroche au personnage, on pleure avec elle (c’était carrément l’inondation sur mon boudin!) et n’est-ce pas cela l’essentiel ?

Quand les auteurs français arrêtent de se regarder le nombril pour écrire une saga familiale (dont les anglo-saxons semblent mieux maîtriser les codes), cela donne le magnifique Une vie Française de Jean-Paul Dubois et plus récemment Un brillant avenir de Catherine Cusset.

L’écrivain dont j’apprécie tout particulièrement la plume et le sens profond de l’auto-dérision, change totalement de registre dans son dernier roman en nous proposant le portrait tout en nuances d’une femme, Helen, des années 40 à nos jours. Construisant l’histoire de son héroïne par une série d’aller-retours dans le temps, Catherine Cusset nous livre peu à peu les clefs d’un personnage assez énigmatique avec lequel  on voyage de l’Europe de l’est à l’Amérique, en passant par Israël ou l’Italie. Tour à tour, amoureuse d’un juif que ses parents refusent qu’elle épouse, femme pugnace fuyant la Roumanie pour trouver sa place aux États-Unis, mère d’un fils Alexandru dont elle a tracé le brillant avenir même s’il s’agit pour cela d’évincer Marie, une petite française avec qui il vit, Helen nous désarçonne, nous agace, nous émeut, nous bouleverse…on la croit exceptionnelle comme son destin et on découvre qu’elle est une femme comme nous, remplie de doutes et de failles.

Et vous, avez-vous lu une saga qui vous a scotché?

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