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C’est peut être ce qu’on appelle les bonnes résolutions de la rentrée (ou un mauvais coup sur la tête ) (dans la même série, il faut que je vous parle aussi du bullet journal) mais pour mon anniversaire, j’ai mis sur ma liste, un vélo d’appartement. Comme je suis du genre, tout feu tout flamme et rarement dans la tiédeur, je voulais attaquer dès le début du mois de Septembre (comme si soudain c’était urgent, crucial, vital, mes capitons n’en pouvaient plus), je l’ai donc commandé avant la date T.

J’ai toujours eu horreur de cette espèce d’évangélisation que l’on voit sur les blogs à propos des régimes alimentaires, des régimes tout courts, de l’activité physique, du bio, de l’allaitement (en gros je l’ai fait et vous, qu’attendez vous pour vous y mettre ? euh je n’ai rien demandé merci )), je n’ai donc pas dans l’idée de vous convaincre de quoique ce soit, c’est juste quelque chose que j’avais envie de partager sur le blog.

Comme l’esprit humain fonctionne de sorte que lorsqu’on énonce les points positifs d’une expérience ou d’un produit puis les points négatifs, il reste sur les points négatifs, je commence par ces derniers : )

Points négatifs

Un vélo d’appartement c’est laid

Même si mon intérieur n’a absolument rien d’instagrammable, il faut bien avouer qu’un vélo d’appartement c’est moche. Au milieu du salon où il trône souvent, c’est encore plus laid. L’idéal aurait été de le mettre et de pédaler sur la terrasse (bien couverte l’hiver) mais si la vue depuis le 3ème étage de mon immeuble m’offre de beaux couchers de soleil, elle n’a pas l’activité d’une plage ou d’un endroit fréquenté. Dans l’allée, passent de temps en temps les retraités (majoritaires) trainant leur caddy pour aller au marché, quelques chats, le gardien qui n’a pas choisi ce métier par hasard tant il aime espincher (espionner) les uns et les autres. Au temps plus fort de l’action, il est possible que la voisine du premier étage jette des oeufs (crus) sur la voiture d’un voisin et sur son occupant pour une sombre histoire de parking (la voiture rend fou je l’ai toujours dit), à moins que l’affaire ne soit sentimentale (à suivre ?).

Bref sur ma terrasse, je m’ennuierai très vite et quand je m’ennuie, je me lasse. Alors tant pis, le vélo pas esthétique est dans le salon pour que je puisse pédaler tout en regardant un épisode de Borgen (il y a plusieurs saisons, j’en ai sous le pied ;)). J’ai choisi un modèle pliable mais même plié, il ne passe pas inaperçu (la tenture spécial camouflage de vélo d’appartement cela doit exister ou à fabriquer soi même pour les couturières) et de toute façon, comme il faut enlever une sécurité pour le plier et qu’il n’est pas particulièrement léger, je ne le plie pas.

Il est difficile de s’en débarrasser

A part son esthétisme, je ne vois pas beaucoup de points négatifs si ce n’est qu’en cas de démotivation, il sera plus difficile à faire disparaitre qu’un tapis et des haltères (oui cela sent le vécu, j’ai déjà eu un vélo elliptique, plus sophistiqué et encore plus gros qui a fini en porte vêtement dans une chambre mais cela c’était avant hein )) ou un maillot de bain et un bonnet (mais je compte sur vous pour me motiver et empêcher le dénouement « le bon coin »)

Points positifs

Quand on veut et quelque soit le temps qu’il fait

Comme le vélo est chez moi, je ne perds pas de temps en trajet, je cale ma séance quand cela est le plus arrangeant niveau emploi du temps (pour le moment le matin une fois les enfants partis ou déposés à l’école…pour les lève tôt ou ceux qui dorment bien la nuit on peut même pédaler avant que tout le monde se réveille ) et je n’ai plus de prétexte de ‘il pleut », « il fait trop froid » « c’est la canicule » (le matin, il fait toujours relativement frais dans mon salon même en ce mois de septembre chaud).

Je vais passer pour une trouillarde de première mais récemment une jeune femme s’est faite agresser alors qu’elle courait sur les berges du Rhône ou de la Saône à Lyon. Je sais que si je courais seule, j’aurais, même si le risque est probablement infime, toujours cette pensée à l’esprit et je ne serais jamais tranquille (bon de toute façon, le running cela ne m’attire pas malgré le fait que tout le monde semble courir aujourd’hui)

Petit budget

J’ai choisi un modèle assez simple mais qui a un petit dossier (plus confortable quand on pédale sans les mains). Aucun programme n’est proposé mais je varie la résistance au cours de la séance et sur le cadran électronique, j’ai toutes les informations dont j’ai besoin : pouls, vitesse, kilomètres parcourus et surtout calories dépensées (oui moi c’est cela qui me motive). Ce vélo coûte un peu moins de 100 euros et pour ce prix là, pour le moment, j’en fais trois fois par semaine (séance d’un peu moins une heure). Pas besoin non plus d’investir dans un équipement spécial, il suffit d’avoir un jogging et une paire de baskets même vieille.

C’est bon pour les jambes

Pour ceux et celles qui me lisent depuis un petit moment (plus de 10 ans quand même que j’écris sur ce blog), ce n’est pas un secret : je déteste mes jambes. L’an dernier, j’ai tenté la natation (pour des jambes de sirène bien sûr) mais vu le monde qu’il y avait dans ma piscine et le sentiment que cela bouchonnait derrière moi, j’en sortais stressée voire exaspérée, ce qui est, à priori, l’exact contraire de l’effet recherché.

Je n’ai rien lu de particulier sur le sujet mais il me semble que sauf à gravir le Mont Ventoux et à se forger des gros mollets, le vélo est bon pour les jambes (même si je ne rêve pas, je n’aurais jamais de mollet de coq, cela n’est pas ma morphologie tout simplement). Et puis, sauf à faire n’importe quoi (mettre la résistance à fond ?), j’ai peu eu vent de personnes s’étant blessées en faisant du vélo.

Même pour celles qui n’aiment pas le sport

Inutile de mentir, je ne me suis pas réveillée un matin, guidée par la pensée que désormais le sport allait changer ma vie. Je pense vraiment qu’il y a des gens qui aiment le sport sans se forcer, avoir mal, se dépasser, la compétition, toussa et puis ceux qui préfèreront toujours ouvrir un bouquin, colorier, cuisiner, boire un coup en terrasse, bref tout sauf se taper une série d’abdominaux ou de gainage en grimaçant.

L’avantage avec le vélo d’appartement est que l’on peut occuper son esprit (cela évite de penser toutes les 30 secondes « quand est ce que c’est fini ? ») en écoutant une émission de radio en podcast, la moitié d’un film, un ou deux épisodes de série ou même le comble une émission de pâtisserie en vod. Et en toute honnêteté, cela passe beaucoup plus vite ainsi.

Voilà ce n’est que le début (c’est toujours euphorisant les débuts hein ?) mais j’ai bien mal aux cuisses et aux fessiers. Parallèlement, je vais continuer à marcher le plus possible et j’espère ainsi, pouvoir continuer à déguster des pâtisseries )). S’il y a matière (et si cela vous intéresse ?), je vous ferai un avant / après dans quelques temps (sans photos )).

 

 

Il doit y avoir une loi sur terre qui consiste à ce que je croise ma voisine la blonde (elle n’est pas vraiment blonde mais elle parait aussi parfaite que le blond du sketch de Gad Elmaleh) à chaque fois que je suis le moins à mon avantage. C’est arrivé pas plus tard que lundi soir. Je revenais de mon heure de danse, rouge tomate, le cheveu luisant (je suis la seule sur terre à transpirer du cuir chevelu ou je suis un cas pour la science ? ne me laissez pas seule, confiez vous), parfumée à la sueur quand je l’ai croisé devant l’ascenseur avec son jean tombant merveilleusement bien (et donnant l’impression que c’était un modèle unique juste taillé pour elle), son maquillage et sa coiffure impeccables, son bronzage encore intact comme si elle rentrait juste de l’île Maurice.

J’ai failli fuir dans les escaliers… en plein shoot d’endorphines post-effort, j’avais envie d’en profiter pleinement et ne pas me laisser envahir par ce sentiment d’être le vilain petit canard face à cette bombe.

J’ai repensé au cours de street jazz dont je sortais, ce mélange de mouvements de danse jazz et de hip hop, ces chorégraphies qui ressemblent à celles qu’on peut voir dans les clips et je me suis demandée pourquoi j’avais mis si longtemps à revenir à la danse alors que cela m’a toujours apporté un bien être immédiat.

La première fois que j’ai mis les pieds dans une salle de danse je devais avoir l’âge de ma fille, en témoigne une photo où je suis en tenue (justaucorps et collant) sur les planches d’une scène. Brève incursion dans la danse classique quelques années plus tard mais je n’avais pas le physique (trop de poitrine et de mollets, déjà !) pour porter avec grâce tutu et pointes. Jusqu’à la fac, j’ai suivi des cours de modern jazz et de danse contemporaine, raté aucun gala, eu une envie terrible de faire pipi dans les coulisses le jour du spectacle et oublié ma timidité une fois sur scène comme si ce n’était plus vraiment moi.

C’est justement ce qu’a demandé la prof de street jazz lors du premier cours, de ne pas être « nous », ne pas être ces femmes qui, à part celles qui s’aiment assez pour poster des selfies en veux tu en voilà, se trouvent toujours trop quelque chose. Ranger l’image qu’on a de soi dans un tiroir et se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre, de celle qui a l’air si à l’aise dans son corps (ma voisine la blonde ?) voire même celle qui se la raconte un peu. Et là, face au miroir, loin de tous les regards qui jugent, comparent, évaluent, chacune se lâche, s’oublie.

Moi qui ne suis jamais tranquille comme dirait Jeanne Cherhal dans L’oreille coupée, moi qu’on qualifie de calme alors que je suis bouffée par l’angoisse intérieurement, j’ai enfin retrouvé ce moyen d’appuyer sur la touche pause de mon cerveau et de ne plus penser à rien qu’à l’enchaînement des pas, au rythme, à la coordination des bras et des jambes. Je suis comme déconnectée de moi même et c’est tellement reposant que j’aimerais pouvoir m’offrir une heure de danse quotidienne (j’en ai casé deux heures dans la semaine, c’est déjà pas mal).

Dans le dernier livre d’Olivier Adam, Peine perdue, je suis tombée sur une citation qui explique parfaitement ce ressenti, même si ici il ne s’agit pas de danse mais de boxe :

L’oubli dans lequel ça le plonge de boxer est indéfinissable. Cette façon que ça a de le sortir de lui. De le réconcilier. De le fondre dans l’air. De faire corps avec son corps. De le faire sentir réuni et simplifié. […] Il quitte la salle et l’air est doux. Grimpe sur sa moto et roule le long de la mer et ça persiste un peu la griserie, les chairs délassées, l’esprit lessivé, le coeur net.

Concrètement le cours de street jazz ( là où je le suis en tous cas) commence par un échauffement, des isolations suivi d’une chorégraphie que la prof explique pas par pas (à la différence de la zumba où il faut suivre ce qui se passe sur scène et accepter d’être un peu paumée au moins au début de l’année). En ce moment on danse sur Michael Jackson du groupe Cash Cash, histoire de vous donner une idée de l’ambiance musicale. Le cours a lieu face à un grand miroir comme dans un cours de danse classique pour corriger ses positions et se termine par des étirements. Quand on aura progressé, on dansera peut-être aussi bien que dans cette vidéo :

et même si on est très loin de cette perfection à la fin de l’année, il en restera un sentiment de liberté, le plaisir de s’amuser comme si on avait 15 ans (bon ok certaines ont vraiment 15 ans), ces f******* poignées d’amour en moins (enfin j’espère) et quelques heures dans la peau de ma voisine la bombasse : )

Photo trouvée sur Pinterest

A la base, je ne sais pas si c’est génétique ou culturel mais je n’ai jamais été (très) sportive. Mes parents m’ont mis à la danse très jeune, j’ai suivi des cours de nombreuses années avec plaisir mais à part cette activité, j’ai toujours détesté les sports collectifs, la gym, l’endurance et toutes les heures d’éducation physique et sportive qui ont eu lieu dans l’enceinte de l’école. En primaire, j’avais été repérée comme cible facile lors des parties de ballon prisonnier, je ne me souviens pas si on constituait déjà des équipes mais ce qui est certain c’est que j’étais toujours dans les dernières à être choisies, le capitaine soufflant bruyamment en me montrant du doigt m’appelant par mon nom plutôt que par mon prénom (ce que cela pouvait m’énerver ….intérieurement) alors que je fixais le goudron ou le sol du gymnase en priant pour que cela finisse.

Au collège, j’ai battu le record de la fille qui a le plus souvent ses règles pendant le cycle (sic) de natation. Le prof était un homme et était visiblement peu à l’aise dès qu’on abordait le sujet. On est quelques unes à en avoir pas mal profité. Aujourd’hui lorsque je mets les pieds dans une piscine municipale, tout me rappelle ces séances où nous étions sensés récupérer un mannequin au fond de l’eau, là où c’est le plus profond bien-sûr : l’odeur de la javel, le sol glissant dans les vestiaires, le petit bac dégueulasse et glacé dans lequel tu essaies de mettre à peine les orteils, l’eau du bassin toujours trop froide, le maitre nageur avec son tee-shirt ultra moulant pour qu’on ne rate rien de sa musculature mais avec un logo de la ville et ses claquettes blanches qui cassent quand même un peu le look, les cheveux encore mouillés qui collent dans le cou au sortir de la piscine en plein hiver pour rejoindre le collège.

Au collège, j’ai battu le record de la fille qui avait toujours un point de côté…au bout de 10 minutes d’endurance. On a du oublier à la naissance de me fournir la capacité « apprendre à respirer correctement en courant » car c’était automatique et cela me pliait quasiment en deux. Pendant que j’ahanais, mes camarades trottinaient en parlant et reprenaient leur vie tranquillement une fois les 10 tours finis. Je mettais une heure pour récupérer une couleur normale et ne plus être rouge comme une tomate.

Au collège et au lycée, j’étais malade de stress le dimanche soir en pensant au cours de gym du lundi et lorsque j’ai eu mon bac, ma première pensée a été « youhou plus de sport à l’école ! » (je jure que c’est vrai). Ça ne m’a pas empêché de vivre pendant de longues années avec quelqu’un dont le rêve le plus cher était de devenir prof de sport et qui passait tous ces week-ends à jouer au football …cherchez l’erreur.  J’ai détesté avec la même pugnacité : le saut en hauteur, le handball, le volley, la course d’obstacles, l’odeur de vieilles chaussettes dans le gymnase, devoir se changer devant tout le monde dans les vestiaires, le rugby (oui j’ai même eu droit au rugby), la poutre, les barres parallèles, le cheval d’arçon, le judo, les joggings qui me semblaient toujours informes et moches sur moi. Cela reste encore un grand mystère mais j’aimais bien le basket alors que je ne suis pas spécialement grande. J’essayais de transformer la gym au sol en danse…ça ne trompait pas grand monde.

J’enviais ceux et celles qui étaient dispensés à vie, je me prenais des engueulades régulières traînant avec les cas sociaux du sport (heureusement nous étions quelques unes à mettre autant de mauvaise volonté dans ces heures sensées nous apporter un bien être physique) et passant le plus clair de mon temps à bavarder (dans le sud on dit bavasser ). J’ai fini au lycée par sécher de manière très régulière les cours d’EPS. Sur mes bulletins j’avais des bonnes notes partout et une case vierge sur la ligne correspondant à cette matière. Interrogée par mes parents à ce sujet, j’ai feint la surprise …Ont-ils été dupes ? oui Papa, Maman, je vous ai menti : )

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 Traumatisée depuis mon plus jeune âge, j’écoute depuis les récits ravis de celles et ceux qui courent, enchaînent les longueurs, participent à des marathons, skient ou que sais-je encore. Comme j’ai arrêté même la danse -qui était pourtant les seuls moments où aucune pensée ne parasitait mon esprit- que le sport est, parait il, bon pour la santé (on ne parle pas de tous les accidents comme les foulures, rupture de ligaments croisés …non on n’en parle pas), j’ai, un jour d’enthousiasme suspect, commandé sur Amazon, le DVD de Mia Fry. Vu qu’il est super vieux, mon investissement a été d’à peine 5 euros et heureusement étant donné son destin. Vous vous souvenez de Mia Fry ? Ses expressions mythiques « Pia pia pia », « Happy Face », un corps de lionne, les mots cellulite, masse graisseuse, elle les a rayé de son vocabulaire. Elle casse les œufs durs sur son ventre ou sur ses cuisses ou sur bras…enfin bref.

Avant la partie chorégraphie, le DVD commence par une séquence échauffement et étirement dans un décor un peu cheap façon je reconstitue la jungle dans mon salon. Pendant que Mia Fry attrapait une de ses jambes pour la passer derrière son oreille, tout en conseillant de suivre l’exercice selon son niveau (c’est à cet instant précis que j’ai commencé à la détester), j’étais en train de pleurer sur ma souplesse perdue. Du grand écart au grand rien, c’est rude. Tant pis j’allais me rattraper sur la partie dansée, j’ai toujours eu une facilité à mémoriser les mouvements ….ok ça c’était avant. Mia Fry a une seule élève dans son cours sensée jouer la « pas douée » ou l’idiote sauf qu’elle assure comme une dingue alors même que chaque série n’est montrée qu’une seule fois avant de tout enchaîner.  Bref je me suis sentie bien nulle, j’ai mis le DVD en tout et pour tout une fois, j’ai essayé de le refourguer à Gilbert, ils en ont pas voulu.

Youtube est alors devenu mon coach sportif. On y trouve un nombre impressionnant de « comment avoir un ventre plat en seulement 15 jours tout en mangeant des frites et du chocolat », de cours de fitness gratuits ou ce que je préfère et que je suis le plus souvent (souvent étant plutôt pas assez souvent) des séances de zumba. Dommage que ce ne soit pas toujours bien filmé (euphémisme) et qu’il faille avoir du temps pour se laver les cheveux ensuite parce que ça fait transpirer du cuir chevelu (excuse de compétition).

Allez sur ce, je retourne à mes squats : )

(photo en Une trouvée sur Pinterest ; débardeur activate apparel)

complexée des jambes

Je suis plus proche des 40 ans que des 30 (mais dans le descriptif je mets toujours que j’ai la trentaine, c’est psychologique..ou une coquetterie) et je suis super complexée des jambes (non, non c’est pas Confessions intimes..à la fin du billet rien n’aura changé ). Il y a quelques jours j’ai vu passer la gambette box lancée par My little (à quand la néné box, là au moins j’ai du potentiel) avec de jolis collants, à pois, en couleurs, rayés, bref des produits parfaits par les filles avec des jolies jambes ou au moins potables et ce complexe que j’essaie d’oublier est ressurgi de sa boîte.

Ah si vous saviez comme j’ai galéré pour trouver une illustration à cet article. J’allais quand même pas vous montrer mes mollets, rappelez vous je fais partie de celles qui ne rentrent pas dans la plupart toutes les des bottes proposées dans les magasins de chaussures (et qui revient de ces virées totalement déprimée). Sur we heart it, où j’ai finalement choisi sans grande conviction la photo d’adolescentes (probablement américaines en train de jouer à Justin a dit), toutes les filles ont des jambes fines, sublimes, fuselées ou juste normales. Aucun genou cagneux à l’horizon, aucune cheville pas gracieuse….en même temps c’est logique : on montre ce dont on est fière.

Je crois que j’ai toujours eu de vilaines jambes…même enfant. Je me souviens en cours de danse, j’ai très vite switché du classique au jazz et contemporain, en voyant mes mollets et ceux des autres gamines. Pas le physique de l’emploi comme on dit. Adolescente je n’ai pas le souvenir d’une seule robe ou jupe dans ma penderie.

En vieillissant l’envie d’être plus féminine (quoique cela se discute est ce qu’être féminine c’est forcément avoir les cheveux longs, des jupes ?) est plus insistante mais mon complexe m’arrête net. Je m’interdis beaucoup de choses : vous ne me verrez jamais en short, ni en bermuda, ni avec un vêtement arrivant au dessus du genou. Les sorties piscine, surtout si c’est avec des amis (bon en même temps j’ai peu d’amis qui ont une piscine) sont un calvaire pour moi, pas parce que je n’aime pas me glisser dans l’eau quand il fait 30° dehors mais parce que je sais qu’il va falloir montrer mes jambes.

Mes journées de la jupe se comptent sur le doigt d’une main. Le collant le plus opaque possible surtout, on ne sait jamais que cela me fasse gagner quelques centimètres. Puis vient la question de la chaussure : les ballerines je trouve ça super jolies et confortables mais avec des jambes normales, les boots ça casse encore plus le mollet épais, les talons hauts je ne sais pas marcher avec. Une fois dehors, ma paranoïa se met en route : j’ai l’impression que tout le monde regarde mes jambes avec effroi ….vite tendez moi un pantalon !

Côté modèles, j’ai repéré un paquet de chouettes robes sur monshowroom (et un code promo pour avoir 10 euros de réduction à la première commande sur  www.reduc.fr)  en particulier dans la boutique Vila mais je vous assure qu’il n’y a pas un seul modèle long. Je voulais mettre des photos mais on ne peut les enregistrer qu’en vignettes de minipouce alors si vous avez le courage de cliquer j’aime bien cette robe ou celle-là par exemple.

Ah c’est vrai j’ai pas parlé de sport, solution moins radicale que la chirurgie (en même temps je doute qu’on opère des mollets et des genoux). Je m’étais lancée avec enthousiasme dans la zumba, parce que c’était peu cher et assez ludique pour que je n’ai pas envie d’abandonner au premier coup de froid. Le cours n’existe plus (une sombre histoire de circulaire que seule la prof de mon quartier a l’air d’appliquer si j’en crois toutes les associations qui continuent de zumber). Il me reste la piscine avec des mini-palmes au pied…mais qui dit piscine, dit maillot de bain )

A défaut de changer de jambes, vous savez où on peut trouver des robes longues qui ne ressemblent pas à des tenues de soirée ou des jupes qu’on ne confond pas avec des double rideaux ?

crédit photo : etsy, the Paper Peddler

En recevant le dernier Marie-Claire, j’ai tout de suite tilté sur le dossier du mois « Ceci est votre dernier régime !« . Habituellement la presse féminine attend le numéro de mars pour parler poids, ligne et kilos en trop au moment où les températures se radoucissent et où tu ne vas plus pouvoir te planquer très longtemps sous tes larges pulls. Cette fois Marie-Claire attaque la masse graisseuse les fêtes de fin d’année à peine finies et la galette des rois pas encore tout à fait digérée.

Bien entendu, je suis allée voir dans le magazine quel était ce régime tellement révolutionnaire qu’il serait le dernier. Personnellement j’ai commencé à grossir en me mettant au régime. A l’époque  j’étais une adolescente plus ronde que la plupart de mes copines, mais pas aussi ronde en réalité que dans ma tête. J’étais juste une ado qui avait du mal à accepter que son corps change plus vite que le reste. Ce régime je n’en avais pas besoin mais j’ai perdu quelques kilos. L’ennui avec les régimes c’est que dès que tu recommences à manger normalement (ce que j’entends par normalement c’est manger à sa faim, sans aliment interdit) tu reprends tes kilos à plus ou moins long terme et avec un bonus à chaque fois.

L’histoire de ma vie a été ensuite ponctuée de régimes y compris le peu critiqué en général Weight Watchers (deux fois) , qui marche très bien tant que tu comptes tes points chez toi, au restaurant, chez les amis…un bonheur ! En 20 ans, je n’ose pas calculer le nombre de kilos que j’ai perdu en tout ..beaucoup…je les ai malheureusement tous repris.

Mais bon admettons que ce régime soit vraiment différent, en quoi consiste-t-il ? dans un premier temps, il s’agit de calculer son poids idéal selon la méthode Dunkan. Là je t’avoue que j’ai grincé des dents étant donné le peu de sympathie que m’inspire le bonhomme (je suis tombée récemment dans un Virgin sur son programme pour le président de la république …rien que ça ). Cela dit, l’idée même du poids idéal n’est peut-être pas totalement absurde. Vouloir ressembler à Kate Moss quand on a une ossature épaisse (il parait que c’est mon cas, c’est bizarre ça me console pas une seule seconde), c’est absurde. Sauf que lorsque tu feuillettes Marie-Claire ou Elle par exemple, le poids idéal il est rarement au dessus de 50 kilos parce que il faut se rendre à l’évidence la fille plume tu peux lui mettre n’importe quoi sur le dos, elle sera classe avec. Bref la première étape consisterait à connaitre son poids idéal et à l’accepter. Adieu bottes (tu crois qu’on peut maigrir des mollets?), petite robe noire sublime sur les autres et atroce sur moi, tailleur/short, slim et à peu près les 3/4 des rayons de tous les magasins de fringues. Cristina Cordula j’ai besoin de toi !

La seconde étape de ce plan de bataille est en fait le nouveau régime Weight Watchers. Non seulement tu n’es plus obligée de compter tes points mais en plus tu peux manger à satiété.  Alors là j’ai eu envie de dire « on signe où ? » (d’ailleurs juste en bas de l’article il y a la formule d’abonnement, l’endroit pour s’inscrire…c’est quand même bien fait non?). Cela dit, avant de sortir le champagne, j’ai lu l’article jusqu’au bout. D’abord il faut que tu saches quand tu es arrivée à satiété. Du bon sens ? pas forcément en ce qui me concerne, je ne mange pas toujours par faim mais je mange aussi par pure gourmandise, par anxiété, pour gérer une émotion….c’est moche, hein? en attendant je ne suis pas persuadée que la solution soit un régime quand c’est la question du comportement alimentaire qui est en jeu. Ensuite tu n’as le droit de consommer que des aliments rassasiant et inutile de te préciser que le chocolat n’est pas dans la liste. Cela soulève un autre problème avec les régimes en général : faut-il manger des choses qu’on n’aime pas ou peu juste parce qu’elles sont peu caloriques ? la question reste ouverte.

Enfin la dernière partie du dossier explique comment gérer les écarts. Comme je suis une vilaine fille, j’ai choisi l’astuce la plus risible intitulée l’ordonnance des tops. On te demande de boire un grand verre d’eau tiède avec un jus de citron alcalin au réveil puis d’aller te recoucher pendant 30 minutes sur le côté droit afin de favoriser le drainage hépatique et biliaire. Prête à mettre  ton réveil à sonner 30 minutes plus tôt? ah tu vas la regretter ton escapade chez Pierre Hermé !

Bref au cas où tu ne l’aurais pas compris, je suis moyennement convaincue par ce dernier régime malgré l’envie de me débarrasser une bonne fois pour toute, et pour le reste de ma vie, de mes problèmes de poids. Je ne suis ni obèse ni grosse aujourd’hui mais j’ai une dizaine de kilos en trop, des pantalons qui me serrent à la taille et un corps que je n’aime pas tel qu’il est actuellement.

En 2011 j’avais commencé le dernier livre de Zermati que j’avais trouvé très intéressant et sur bien des points à contre-courant des idées sur la diététique. Si j’ai abandonné sa lecture par manque de temps , de motivation et peut-être aussi par besoin d’être accompagnée réellement et personnellement (si tu connais un diététicien de la mouvance Zermati sur Lyon, cela m’intéresse), je crois vraiment qu’il y a une piste à creuser de ce côté là et ce n’est pas Pensées de ronde qui me contredira.

Et toi, quelle est ton expérience des régimes?

Le feu ça brûle et l’eau ça mouille chantaient les 2B3 (ou plutôt ceux qui les parodiaient) et dans le même ordre d’idées, le soleil ça dessèche la peau et tu te retrouves à la fin de l’été comme une pomme flétrie dans son compotier si tu n’y prends pas garde.

Sauf que cet été, j’ai déployé les grands moyens pour m’offrir une peau toute douce et soyeuse en commençant par un gommage Héliaspa au cacao dont j’ai tout de suite aimé le conditionnement, la texture pas trop abrasive et l’odeur vraiment très agréable (le cacao est très discret pour le coup).

Il faut juste que j’arrive à convaincre mon fils que non ce n’est pas un pot de crème de marrons et que sa place est bien dans la salle de bains…

Une fois débarrassée des vieilles peaux (pas celles-là, les autres), je suis passée à l’étape hydratation avec un lait douceur pour le corps à l’amande douce et à l’huile d’olive extra vierge bio et une crème à l’huile de noyau d’abricot de la même marque Adamence.

Malgré la composition annoncée du lait pour le corps, je n’ai pas eu l’impression de préparer une marinade car l’odeur dominante est l’amande douce. Côté texture, cela pénètre rapidement, laisse les jambes super douces et ne colle pas du tout.

Je suis un peu plus réservée concernant la crème pour le visage qui assure pourtant après une journée en bord de mer quand tu as la peau qui tire dans tous les sens. Le souci c’est que je n’aime pas son parfum, un reproche que j’aurais tendance à répéter pour les produits bio même si cela a beaucoup évolué.

Pour finir, j’ai découvert un produit dans l’esprit de l‘huile prodigieuse de Nuxe que tu peux utiliser aussi bien sur les cheveux, le visage ou le corps et qui comme tu le devineras vu le nom 02mer, renferme de l’eau de mer. Je suis toujours un peu circonspecte quand je lis le mot « huile » sur un flacon : vais je me retrouver avec une peau toute luisante? la réponse est non en ce qui concerne ce produit qui a l’avantage par rapport à une crème de réparer et d’apaiser les peaux qui auraient pris un coup de chaud.

Maintenant que j’ai bichonné ma peau, j’aimerais bien trouver un produit qui soigne les cheveux abimés par le soleil, le vent, la mer alors si tu as un masque ou un après-shampoing vraiment bluffant et reconstituant, je suis preneuse ! (avec un budget en dessous de 10 euros c’est possible? ).

Merci à Teddy de Planète beauté grâce à qui j’ai pu mener l’opération Peau neuve )

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