Tag

changement

Browsing

Jeudi, j’ai ôté le badge et la clef de mon bureau de mon trousseau, j’ai mis dans un sac les quelques affaires personnelles que j’avais amenées 1 an et demi plus tôt (un porte crayon, un mug et une boîte de thé en sachets) et à 18h j’ai quitté un boulot pour lequel  j’ai toujours eu l’impression gluante d’être victime d’une erreur de casting.

Pour mon pot de départ, je ne suis pas arrivée déguisée en canard comme dans la pub pour le loto, je ne suis pas montée non plus sur les tables en chantant « au revoir président« . Mon discours s’en est tenu à des remerciements gênés et plus courts que pendant la cérémonie des césars. Être la reine du bal relève pour moi plus du calvaire que du plaisir. 40 paires d’yeux braquées sur mes mains déballant les cadeaux ça m’a donné un petit aperçu de ce que serait une journée de mariage..jamais !

Difficile d’être vraiment légère, même si j’ai l’impression de m’être débarrassée d’un seul coup d’un gros poids que je traînais derrière moi,  je ne pars avec un matelas de billets mais avec un congé sans soldes. Quand on a un loyer à payer, deux enfants petits, des frais de garde et j’en passe, ce n’est pas vraiment un détail.

Ni mes tableaux excel, ni mes budgets, ni mes statistiques, ni mes factures ne me manqueront mais il me restera de ces 18 mois, des rencontres, des liens qui se tissent, des personnes que j’ai apprécié parce qu’on partageait des centres d’intérêt ou parce qu’elles ont su communiquer des petits bouts de leur passion extra-professionnelle.

En anglais, démission se traduit par le mot résignation et même si dans mon cas il ne s’agit pas d’une démission, je ne me sens pas résignée aujourd’hui mais au contraire pleine d’espoir dans ce qui m’attend demain.

Et toi, comment as-tu vécu tes départs professionnels? avec ou sans regrets?

Edit : désolée si j’ai fait des fausses joies à certains avec mon titre…moi aussi j’aimerais bien )

…j’en ai eu soudain marre de la moquette sur les murs, des meubles que je ne pouvais pas déplacer, des affiches publicitaires que les proprios m’imposaient et que je ne pouvais pas arracher, du guéridon moche et branlant légué par la grande tante Marcelle …

J’étais chez moi mais je me sentais ficelée comme une paupiette, ko comme après une rhinoplastie…c’était comme si je rêvais de rouler en  batmobile mais que j’étais au volant d’une voiture sans permis, comme si je me targuais d’impertinence mais que je m’appelais Michel Denisot.

Comme je craignais d’être coffrée et mise en garde à vue pour abandon d’enfants à force de passer des heures sur mon blog, j’ai laissé les clefs de la maison à quelqu’un d’autre et je peux t’assurer qu’elle ne s’est pas contentée de maroufler le décor.

Bref, si tu n’as rien compris à ce qui précède, plains-toi à Bergie qui m’a forcé à placer un certain nombre de mots dans ce texte.

En langage non codé, prépare-toi à changer ton netvibes, ton favori, ton signet, ton marque-page, ton flux rss, ta blogroll dès lundi prochain !

Pin It