Tag

animaux

Browsing

Vous avez peut être déjà entendu parler de Peter Wohlleben, forestier depuis plus de 20 ans en Allemagne. Il dirige aujourd’hui une forêt écologique et a écrit La vie secrète des arbres, un best seller international traduit dans plus de 30 langues.

A la manière de son précédent ouvrage, La vie secrète des animaux mêle expériences scientifiques vulgarisées (j’ai tout compris alors que je n’ai pas du tout un profil scientifique) et observations subtiles (cela va m’inciter à regarder avec plus d’acuité mon chat!)), anecdotes vécues (il a des chevaux, un bouc et des chèvres, des lapins, un chien…) et histoires extraordinaires.

A ses éventuels détracteurs, ceux qui lui ont reproché son anthropomorphisme dans son ouvrage précédent, il écrit :

Concevoir que les animaux aient des sensations telles que la faim ou la soif est relativement facile; parler à leur propos de bonheur, de deuil ou de compassion, en revanche, en fait bondir certains. Or il n’est pas question du tout d’humaniser, mais juste de mieux comprendre les animaux. Comparer, en effet, sert avant tout à reconnaître que les animaux ne sont pas des créatures stupides, très inférieures à nous sur le plan de l’évolution et n’ayant en droit, en matière de douleur et autres ressentis, qu’à quelques retouches, tandis que notre palette, à nous, devenait si riche. »

Et si selon lui il existe de nombreuses résistances de la part des scientifiques mais aussi des politiques à porter un autre regard sur les animaux c’est que derrière cette position, il y a la question de l’élevage industriel et de la chasse.

En vous plongeant dans les courts chapitres de La vie secrète des animaux, vous allez apprendre comment les coqs mentent à leur poules, comment les abeilles maintiennent la bonne température dans une ruche, comment le hérisson consomme le moins d’énergie possible pendant l’hiver, comment s’organise la division du travail chez les fourmis, ce que fait le bouc pour attirer la chèvre (à ne pas refaire chez vous )) et mille autres choses.

Peter Wohlleben bouscule des idées reçues (non les cochons ne sont pas sales et sont bien plus intelligents qu’on ne le pense), il s’interroge sans cesse sur la frontière qui sépare l’homme de l’animal et sur ce qui, au contraire, les unit.

 

Soyez sans crainte : je ne suis pas en train de plaider pour la déprime au petit déjeuner et le dégoût au dîner. […] Ce que je souhaite, c’est plutôt que nous devenions un peu plus respectueux du monde animé qui nous entoure, qu’il s’agisse des animaux ou des végétaux. Cela ne signifie pas forcément renoncer à toute utilisation, mais accepter de limiter un peu notre confort, ainsi que notre consommation de biens biologiques.

Si vous êtes déjà très calé quant à la vie des animaux, il y a fort à parier que vous reprochiez à cet ouvrage de sauter d’animal en animal sans aller assez loin.

En tant que novice (et n’ayant pas l’esprit scientifique), j’ai apprécié le talent de conteur de l’auteur et l’idée prégnante -mais pas si ordinaire – que l’homme ne doit plus se penser comme au centre de tout.

J’aime pas les chiens. Je corrige : j’aime pas les propriétaires de chiens qui les laissent circuler sans laisse en ville. Tu sais ceux qui te font un signe de la main de loin alors que leur clépart est en train de te renifler les mollets ou de s’approcher un peu trop de tes enfants en criant « vous inquiétez pas, il n’est pas méchant ».

J’aime pas les chiens sans laisse parce qu’il laisse leurs souvenirs partout sur la voie publique et que tu sois à pied, en poussette, à roller, en trottinette, en fauteuil roulant, il est toujours désagréable de vérifier tous les deux mètres l’état de tes semelles. Dans ces cas là, je pense aux aveugles …on se géolocalise maintenant  avec nos téléphones portables mais pour l’instant pas de canne qui détectent les crottes de chien.

Ce week-end j’étais dans une petite ville de l’Hérault surnommée Cacanas par les gamins du coin. C’est bien simple, le jeu consiste à slalomer parmi les déjections canines : prends garde à ne pas trop admirer les belles portes ou l’architecture des maisons car il y a fort à parier que tu te retrouves quelques instants plus tard à chercher une flaque d’eau dans laquelle rincer ta  chaussure.

J’aime pas non plus les pigeons. Ça vient se mettre dans mes pieds quand je suis dans les squares en quête d’une miette de goûter ou de pain. Un jour en passant près d’une allée de platanes, je me suis ramassée un vol plané de fiente sur la tête…depuis entre eux et moi, la rupture est consommée.

Je te parle même pas des lézards, des tortues ou de toutes formes de reptiles vu qu’ils me rendent hystériques. L’autre jour à Jardiland, il y avait une promo sur un python. Tu pouvais le rapporter chez toi pour 999 euros…sont fous les gens !

J’aime pas non plus les mites alimentaires…elles ont envahi ma cuisine régulièrement dans l’ancien appartement où j’habitais. Je ne suis pas du genre à les observer tranquillement assise sur mon siège. Je leur ai mené une guerre sans merci à coups de produits désinfectants, plaques anti-tout, éliminations de paquets de féculents…j’ai fini par bazarder le vaisselier en bois (non traité?) avant qu’elles ne me rendent complètement folles.

J’aime pas non plus les pinces-oreilles, les cousins, les moustiques (et ils me le rendent bien), les poissons d’argent, ces minuscules insectes qui rampent sur le carrelage des pièces humides, si possible des toilettes c’est plus répugnant.

Bref, si tu veux me faire plaisir, ne m’abonne pas à 30 millions d’amis )

Et chez toi, c’est l’arche de Noé ou pas?

Ah les crocrocro les crocrocro les crocodiles, sur le bord du Nil ils sont partis n’en parlons plus…même pas vrai, Alligator junior a lancé l’idée d’un apéro sur twitter et ils se sont tous retrouvés à la ferme aux crocodiles de Pierrelatte.

Je te rappelle que je suis phobique des serpents mais aussi de tout ce qui a, pour moi, une tête de reptile : tortues, lézards voire verre de terre. Bref voilà une visite qui m’enchantait d’avance mais pour un enfant, une mère est prête à se dépasser, n’est ce pas? (si cela avait été l’île aux serpents c’était no question).

Après avoir honteusement grillé la file qui attendait dehors sous la pluie, sous prétexte que nous avions déjà les tickets, me voici face à des aquariums géants à chercher parmi les branchages s’il y a moyen de ramener un souvenir : un sac ou une paire de bottes par exemple.

Je tombe sur le croco albino d’entrée de jeu, particulièrement hideux à mes yeux :

il vient de Floride..y-a-il un crocodile dans l’avion? tu imagines…

Les serres sont aménagées comme si le visiteur était dans une forêt tropicale..je suis sur mes gardes : auraient-ils poussé le vice jusqu’à intégrer des boas dans les bananiers?

J’avance sur un parcours en bois (est-ce bien solide? ) alors que sous mes pieds nagent deux ou trois crocodiles. La plupart des participants à l’apéro sont immobiles, l’oeil fixe :

Trois jours qu’ils n’ont pas mangé (ils mettent du temps à digérer il parait) alors vaut mieux pas tenter la baignade.

Sans le vouloir, nous arrivons pile poil pour l’heure du repas (le goûter devrais-je dire car il était 15h)…la légende veut que les animaux se battent quand les soigneurs lancent des carcasses de poulet dans le bassin, que ça saigne comme dans un duo stop ou encore C Jérôme. La foule d’ailleurs se presse aux endroits stratégiques, les réflex sont tous pointés vers les gueules entre-ouvertes de nos amis les bêtes…finalement la becquée a lieu dans la plus grande courtoisie « après vous, je vous en prie…je n’en ferai rien… ». La foule est déçue.

Mon fils, déjà misanthrope à 4 ans, se plaint du monde alors j’accélère un peu la visite direction la nurserie. J’ai comme la désagréable impression que certains me regardent d’en haut avec mépris :

La nurserie est l’endroit préféré du chérubin qui s’extasie sur les bébés tortues (peut-être aussi parce qu’il peut les voir de près contrairement aux crocodiles) :

Même petits, je les trouve répugnants

Là je ne sais pas ce qui se passe dans ma tête mais je décide de toucher un crocodile, je veux savoir s’il a la peau douce ou pas…apparemment il ne connait pas la crème hydratante (j’ai pas mis la photo ..trop impressionnante)

Après le bébé croco, la maman croco qui doit sentir que je commence à trouver ça un peu rengaine et qui me sort le grand jeu en ouvrant sa gueule en grand :

une visite chez le dentiste s’impose je crois

Verdict : le prix de l’entrée est cher par rapport au temps de la visite, surtout si tu n’es pas passionnée par les caïmans et les alligators qui, la plupart du temps, sont immobiles (pas de salto arrière, pas de bras déchiqueté, pas de prise à la crocodile dundee, nada).

Néanmoins, pour  le décor particulièrement soigné, pour le nombre de crocodiles et d’espèces différentes (pas à l’étroit), pour la nursery, la Ferme aux crocodiles est une visite incontournable qui laissera des souvenirs à toute la famille (cauchemars garantis).

Et toi, les zoos, tu aimes?


Voilà une phrase que je ne sortirai jamais à mes enfants…faut me voir face à un lézard, stupeur et tremblements comme dirait Amélie Nothomb, je suis prête à vivre dans le noir total plutôt que me risquer à ouvrir les volets et tomber nez à nez avec ces affreux reptiles.

Et puis parfois la bête a beau être petite, elle n’en est pas moins dangereuse. Septembre 2002, je suis en Guadeloupe, dans une chambre d’hôtel, quand je vois ça, avancer sur le sol :

scolopendre de son petit nom , avoue que c’est moche?

L’animal qu’il vaut mieux éviter de croiser selon le Routard (plein de bonnes adresses mais un brin alarmiste je trouve quand tu l’étudies dans le détail le monde est rempli de pickpockets et d’endroits surfaits car dépassant les 100 habitants)  et selon la réceptionniste. Il paraitrait que cette bestiole minuscule t’envoie à l’hôpital avec une fièvre de cheval si elle te pique et qu’elle se sépare en deux si tu lui marches dessus. Ce n’est pas la multiplication des pains, c’est la multiplication des insectes rampants.

Je me retrouve  donc debout sur le lit en train de hurler comme une possédée, persuadée que la bête va sauter jusqu’au couvre-lit (championne du monde !). L’homme tente de maîtriser le prédateur à coups de tongs mais ne réussit qu’à faire sauter celui-ci à travers la pièce. Il file à la réception, revient avec un pulvérisateur mais avec la consigne de ne pas l’utiliser car cela pourrait encore plus énerver la bestiole (avec le recul, je me demande si ce jour-là on ne s’est pas un peu payé notre tête). Le nuage de vapeurs toxiques a autant d’effets qu’une galette de riz soufflé sur l’appétit  quand tu meurs de faim.

Je somme l’homme d’oublier deux secondes son orgueil et de demander de l’aide à un jardinier occupé à cet instant devant notre fenêtre. Un coup de botte en caoutchouc plus tard et c’en est fini du sort du scolopendre… non sans un bruit de verre pilé fort désagréable. Le jardinier affiche un sourire moqueur mais je ne peux pas m’empêcher de vérifier que la bête n’a pas pondu en deux temps trois mouvements des œufs dans le sac de voyage posé par terre.

Ce jour là j’ai eu la confirmation que le ridicule ne tue pas et que je ne suis pas vraiment une amie des bêtes….

Et toi, peur d’un animal?

(ceci est ma participation au défi Animal de Virginie B.)

A défaut d’emmener le chérubin voir les lions dans la savane, les dromadaires dans le désert ou les ours polaires en artique, nous avons profité des vacances de Pâques pour visiter le parc animalier de Peaugres.

Il est conseillé de commencer par la partie en voiture pour découvrir les éléphants, les autruches, les hippopotames, les cerfs d’asie, les rhinocéros et les ours entre autres. Les singes qui, quelques années plus tôt, sautaient sur les voitures, s’amusaient avec les essuie-glaces et abîmaient quelques carrosseries au passage ont été délocalisés dans la partie se visitant à pied tout comme les lions.

Et dans les yeux du chérubin? pas d’émerveillement intense…pour lui le fait qu’un énorme ours brun marche juste à côté de sa portière n’avait rien d’extraordinaire et il avait envie de sortir de la voiture car il avait mal au coeur (une fois de plus le remède homéopathique pour le mal du transport n’a eu aucun effet sur lui)…pas ici chéri, c’est juste un peu risqué )

Et dans les yeux de la maman? les animaux ont, il me semble, vraiment de l’espace et pas des enclos sur lesquels ils tournent sur eux-mêmes.

Après une pause snack (à l’intérieur vu le vent ce jour-là), nous avons attaqué la partie à pied pour aller voir les girafes, les lémuriens (qui viennent bondir à nos pieds), les pingouins, les singes, les kangourous et j’en passe.

Et devinez ce qu’a préféré ma chère tête blonde? les bestioles dont il me parle encore maintenant.?….les serpents !! inutile de préciser que je ne l’ai pas accompagné au vivarium dans lequel, parait-il, il s’est arrêté devant chaque vitrine, faisant mine de caresser les reptiles ! Non mais il le sait ce petit que sa mère devient complètement barge à la  simple vue d’un lézard et que le mot même de serpent lui file des frissons? Faudrait pas qu’il cultive cette soudaine passion, hein? )

A part ça, il a trouvé les chauves-souris flippantes et quand il prononce chauve-souris, on dirait qu’il dit ‘Sarkozy » alors je le comprends…

Le grand regret de la journée dont il ne se remet toujours pas actuellement est qu’il a, je cite dans le texte, « raté les loups »…épuisé par le début de journée et d’après-midi, incapable de se priver de sieste, il s’est endormi dans sa poussette au moment même où nous passions sur le pont qui enjambe l’espace où sont les loups !

Verdict ? une bonne idée de sortie en famille (ou sans famille d’ailleurs) même si cela revient assez cher vu les tarifs d’entrée au parc. J’ai trouvé que la partie à pied avait un peu vieilli et qu’elle aurait besoin d’un ravalement général. Peut-être que le chérubin est encore un peu jeune pour vraiment apprécier les zoos mais nous aurons sûrement l’occasion d’y retourner un jour.

Samedi matin, arrivée sous une pluie battante, un ciel gris et bas, dans un quartier pas vraiment le plus pittoresque de Lyon…la sortie avait mal commencé. J’avais aussi en tête la farandole de mauvais commentaires à propos de cet endroit pour petits et grands.

L’Aquarium de Lyon fut donc à plus d’un titre une très bonne surprise (si ce n’est le prix …heureusement le papa avait réussi à avoir des billets à tarif réduit et pour le chérubin c’était gratuit). Le parcours est organisé selon les différentes eaux (eaux douces, eaux de mer, eaux tropicales…) et les poissons qui nagent dedans. Le bassin des requins était malheureusement en travaux, il faudra revenir pour les sensations fortes.

La plupart des bassins vont jusqu’au sol, ce qui permet aux plus petits de profiter du spectacle et avec la variété et la richesse des poissons autant dire qu’on a plein les yeux : des pyranas, des murènes (impossible pour moi de m’attarder devant cela ressemble trop à un serpent), des poissons exotiques de toutes les couleurs, des hippocampes, des poissons clowns, des poissons vaches, des tortues, des étoiles de mer, des petits requins, des raies, des rascasses, des pieuvres, des poissons-pierres, des poissons-crocodiles et plein d’autres encore. Les plus petits sont des bébés poissons-clowns, le plus gros est un ogre (j’ai oublié le nom scientifique) qui peut se nourrir de canards et a été pêché pas plus loin que dans la Saône qui coule au pied de l’Aquarium (le pêcheur a mis plus de 15 minutes pour le remonter vu l’envergure de la bestiole).

Au milieu du parcours, les visiteurs sont invités à nager dans les eaux de la polynésie en visionnant dans une vraie salle de ciné un film assez court pour que les enfants ne piaffent pas d’impatience. La visite se clôt par un bassin tactile : nous avons la possibilité de remonter nos manches pour plonger les mains dans l’eau et pour caresser des turbots ou des étoiles de mer mais cela s’avère périlleux pour des enfants à cause du grillage qui clôt le bassin. Le chérubin a malgré tout pu trempouiller sa main et était ravi.

Verdict ? une bonne idée de sortie pour occuper vos chères têtes blondes pendant les vacances, le mercredi ou le week-end. En y allant dès l’ouverture à 11h, vous éviterez la foule. Je suppose qu’il existe des aquariums bien plus spectaculaires en France mais avec celui-ci nous avons partagé pendant 1h30 l’univers des poissons et l’émerveillement du chérubin.

Et vous, connaissez-vous un aquarium qui vaut le détour?

Edit 1 : ce poisson me permet aussi de participer au concours photo de Virginie B

Pin It