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Lyon, presqu’île

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Hasard ou pas, il y a, parmi mes proches, une concentration d’anniversaires au mois de septembre alors tous les ans, on a un petit rituel : on les fête tous en même temps pendant un week-end. Samedi on a donc soufflé un nombre incalculables de bougies sur une tarte au citron maison et un fondant au chocolat. D’habitude l’idée de prendre un an de plus ne me ravit pas plus que cela mais cette année, je n’y ai attaché aucune importance. On a en reparle au prochain changement de dizaine ? 🙂

Et puis cette semaine en vrac il y a eu :

Un déjeuner chez Tipico, un restaurant épicerie au 10 rue la Martinière dont j’avais envie de pousser la porte depuis leur ouverture en juin dernier. D’abord l’adresse est tenue par des italiens (avec le petit accent chantant charmant qui va avec) et il se trouve qu’ils sont très accueillants, qu’ils prennent le temps d’échanger, ce qui, pour moi, est le critère le plus important. Ensuite ils proposent une formule déjeuner à 14 euros (entrée +plat du jour ou plat du jour +dessert), ce qui me parait un bon rapport qualité prix pour manger chaud, frais, maison. C’est une cuisine simple, familiale, comme je l’aime. 

Vous savez si vous me suivez depuis quelques temps que je pourrais sans problème manger des pâtes tous les jours. La meilleure cuisine du monde pour moi c’est la cuisine italienne (et il faut croire que mon goût pour la botte a déteint sur les enfants car mon fils a choisi italien en seconde langue alors que plein de personnes lui ont seriné que c’était idiot car on ne parle italien qu’en Italie …et alors ? ; et ma fille m’a dit plusieurs fois, avec le plus grand sérieux, qu’elle épouserait un italien).  Bref on s’est régalé avec les fusilli au pesto rouge de Sicile et les spaghetti aux légumes méditerranéens et à la burrata. 

 

En desserts les douceurs (réalisées par des artisans italiens) se bousculent : des baci de dama, des amaretti moelleux (trop bon!) , ses babas au limoncello (pas trop alcoolisés), des cannoli au gianduja  ou à la crème de noisettes ((dans une coque croustillante aux éclats de noisettes) et un gâteau avec une génoise, un peu de ricotta, des oranges confites et une couverture chocolat blanc (delizia si j’ai bien retenu).

Entre les lasagnes et le tiramisu (en version traditionnelle et en une autre version avec de l’amaretto et un amaretti que je suis très curieuse de goûter) préparées sur place et proposés au rayon frais, la piadina en formule déjeuner et la sympathie de l’équipe, j’ai au moins 4 raisons d’y retourner très vite !

-Les oiseaux rouges d’Alex Nihilo qui parsèment les murs des pentes de la croix rousse. J’en ai vu au hasard puis un autre et après j’ai presque commencé à la chercher sciemment. J’ai horreur des jeux de société, des jeux de carte mais les jeux de piste j’y prends goût très vite.

 

– Le compte Instagram Amours solitaires dont j’attends chaque texte (eh oui c’est un peu l’anti-Instagram, que des mots, pas des photos, pas de selfies ) avec impatience #cellequiaimaitleslovestory

Je voulais aussi vous parler de la provenance des produits et de la démarche locale de l’enseigne Ninkasi mais je n’ai pas eu le temps de mettre mes notes au propre alors ce sera pour la semaine prochaine : )

Bon lundi !

 

Dimanche c’était officiellement l’automne sur le calendrier mais à Lyon l’été a joué les prolongations. Sur la Saône (sur laquelle flottaient des sacs plastiques et des bouteilles de verre, l’écologie c’est juste un mot visiblement pour pas mal de gens encore), glissaient des kayaks individuels ou collectifs dans le cadre de Kayak Lyon. Avec les bâtiments colorés en arrière plan, cela donnait de belles images.

Et puis en vrac cette semaine il y a eu :

-mon anniversaire, plein de jolies attentions de mes proches, un beau bouquet, de doux messages et le très bon gâteau 1977 mariant la noisette et les agrumes

-la reprise de la zumba même si je ne suis pas fan des choix musicaux de la prof, ça fait un bien fou d’aller transpirer  en groupe et en musique

-le spectacle Vertikal de Mourad Merzouki vu à la maison de la danse en accompagnant une sortie scolaire. C’est le premier ballet du chorégraphe lyonnais que j’ai vu et il m’a bluffé. D’abord j’ai aimé tout ses choix : la musique que j’aimerais retrouver (dans pas mal de ballets contemporains je ne suis pas fan de la musique et cela parasite un peu ce qui se passe sur scène), le décor et la façon dont il joue avec, les jeux de lumière incroyables et surtout l’originalité des tableaux.

Parfois j’avais l’impression que la scène était une bouteille en verre géante remplie d’eau dans laquelle flottaient les danseurs, parfois j’avais l’impression d’être dans un film de science fiction quand les artistes marchaient le long des murs à la verticale. Il y avait aussi des moments vraiment magiques comme lorsque ce couple de danseurs tournoyaient au dessus du sol, projetant leurs ombres derrière eux.

-la seconde sélection de livres reçue dans le cadre du Grand Prix des Lectrices Elle 2019

 

 

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🏆Grand Prix des Lectrices ELLE 2019🏆 Et voilà la deuxième sélection de livres retenus par le jury de septembre : 🦁 La vraie vie de Adeline Dieudonné 🚴 Ici les femmes ne rêvent pas de Rana Ahmad, l’histoire d’une jeune femme qui rêve de quitter l’Arabie Saoudite où son destin est tout tracé.. Et qui réalise son rêve 🔍 Rivière tremblante de Andrée A. Michaud, une histoire de disparition d’enfants à 30 ans d’intervalle ❇️ Je n’ai entendu parler que de La vraie vie et je suis bien contente d’avoir ainsi 2 totales découvertes à venir. Lequel des ces 3 livres vous tente le plus ? ❇️ #rl2018 #grandprixdeslectriceselle2019 #document #roman #policier #bookstagram #bookish #booklover #lecture #blog #vendredilecture

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-des pancakes ultra moelleux avec une pâte à tartiner Malakoff au chocolat au lait et à la pistache trop gourmande

 

Bonne semaine à vous !

Pour des raisons diverses et variées, cet été vous restez à Lyon. Ne pleurez pas, même si à certaines périodes, il devient plus compliqué de trouver une bonne boulangerie d’ouverte ou que la liste des restaurants fermée s’allonge, Lugdunum est une ville vivante, qui bouge et avec une offre culturelle suffisamment riche pour ne pas s’ennuyer. Dans cette sélection de 30 choses à faire à Lyon cet été, j’ai essayé de mettre le plus de propositions gratuites possibles et toutes les adresses « food » je les ai testées et approuvées. C’est parti !
30 choses à faire à Lyon cet été

1- Prendre un petit déjeuner au Kitchen Café (pour leurs brioches absolument divines, leurs cakes, leur granola )

2- Chiner aux  puces du Canal hors les murs, rue Henri Barbusse à Villeurbanne, le 7 juillet de 9h à 19h (gratuit)

3- Goûter enfin le croissant  à la framboise de la maison Bettant

30 choses à faire à Lyon cet été

4-Flâner dans la nouvelle Librairie du Premier-Film  (gratuit)

5- Déringardiser le karaoké avec L’écran pop Mamma Mia, place Ambroise Courtois, le 7 juillet à partir de 20h30 (gratuit)

6-Aller chercher un bichon au citron chez Bruno Saladino avant de …

7-…Filer le dimanche après midi voir l’expo de Street Art Zoo Art Show (gratuit)

8-Descendre dans le parking de République, même si on n’a pas de voiture, pour l’expo Andy Warhol Morning Star (gratuit)

9-Croquer dans le cornet au sarrasin de Pages, glaces et gâteaux sur le marché Saint Antoine le mercredi matin ou emporter un de leurs sorbets/glaces tous les autres jours chez Violette & Berlingot 

10-Admirer la cour du Musée de l’imprimerie avant de découvrir l’expo Andy Warhol Ephemera 

30 choses à faire à Lyon cet été

11-S’imaginer ailleurs, à une autre époque, vivant d’autres vies en pénétrant dans une librairie indépendante (gratuit)

12-Monter au 7ème ciel ou presque en sirotant un verre aux Muses de l’Opéra

13- Changer de lignes d’horizons avec l’expo Hugo Pratt au musée des Confluences

14- Mener l’enquête dans le jardin du Musée des Beaux-Arts dans le cadre de l’Opération Polar en vacances le mercredi 11 et jeudi 12 juillet (gratuit)

15-Siroter un thé glacé chez Torü 

16-Assister à un concert de jazz manouche dans le jardin remarquable du musée Gadagne le 22 juillet à 16h30 (gratuit)

17- Redécouvrir les traboules du Vieux Lyon en suivant le parcours proposé par Blog In Lyon (gratuit) 

18- Se rafraîchir avec les petits jets d’eau sur l’esplanade du Palais de Justice (gratuit)

19- Avant le 29 juillet, visiter l’appartement musée des années 30 du musée urbain Tony Garnier 

20-S’attabler dans la grande cour cachée de la mère Suzette et mettre un peu de Bretagne dans son assiette

21-Suivre la promenade des guinguettes à Rochetaillée sur Saône et découvrir des installations d’artistes sur les rives de la Saône (gratuit)

22-Profiter de la terrasse devant la pâtisserie de Guillaume Flochon pour déguster ses douceurs sur place

23-Partir en safari photo dans le 6ème arrondissement pour répertorier les portes remarquable le 21 août ou le 23 août (gratuit)

24- S’initier au yoga dans le parc de l’île barbe le mardi 31 juillet de 18h à 19h15 dans le cadre de Tout le monde dehors (gratuit)

26-S’offrir un aller simple au Mexique pour un tout petit prix chez GoMex Cantina 

27-Faire escale au portugal le temps d’une pastéis de nata au Café Lisboa 

28-Ramener toute l’Italie ou presque dans sa cuisine en faisant ses courses à Cofi Cash

29-Monter toute en haut de la grande tour d’observation et parcourir la nouvelle plaine africaine au parc des Oiseaux 

30-Finir l’été en dansant avec le défilé de la Biennale de la danse le 16 septembre (gratuit)

Cette liste de 30 choses à faire à Lyon cet été est bien entendu non exhaustive , n’hésitez pas à ajouter vos bons plans en commentaire !

 

 

Samedi dernier, j’ai eu l’occasion de flâner à Montmartre. Alors que j’empruntais au hasard les rues de ce quartier, que j’entendais en passant devant certains immeubles des éclats de voix commentant le match de foot en cours, en voyant les grandes montées d’escaliers, les devantures des petites boutiques, l’idée de comparer ma colline lyonnaise à cette colline parisienne m’est venue à l’esprit. Voici donc un Croix Rousse vs Montmartre.

Croix Rousse vs  Montmartre : Le mur devant lequel tout le monde se photographie

A la Croix Rousse, à quelques pas de chez moi, se trouve le mur peint des canuts. A Montmartre, en sortant du métro Abesses, on tombe sur le mur des Je t’aime. Aux deux endroits, les touristes posent devant : faisant semblant de s’asseoir sur une des marches à Lyon, mimant un cœur avec les doigts à Paris.


Croix Rousse vs Montmartre : les jolis cafés

Si les bars à Paris ont des terrasses souvent plus étroites avec quelques tables et des fauteuils tournés vers la rue alors que les terrasses lyonnaises sont plus larges, les deux collines ont toutes leur lot de jolis cafés où on a envie de s’installer plus longtemps que le temps d’un verre. J’ai ainsi découvert le café sylon dans une rue où ne passe quasiment aucune voiture, mobylette ou autres sources de nuisances sonores et je me voyais bien bosser ici avec mon ordinateur et un mug de thé.

A la découverte d un nouveau SALON DE THE dans mon quartier @toruteashop (d autres photos dans ma STORY )

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Croix Rousse vs Montmartre : le street art

Ce n’est ni typiquement montmartrois ni typiquement croix-roussien mais il est possible de découvrir ces deux quartiers en suivant un parcours street art. Le guide Street Art Paris  aux éditions alternatives propose une promenade d’1h30 avec comme point de départ la rue Duperré et comme point d’arrivée les escaliers de la rue du Calvaire où s’expriment de nombreux artistes (Nasti, Codex Urbanus, Gregos). J’ai flâné sans chercher des collages ou dessins mais je suis tombée sur quelques uns.

Je marche quasiment tous les jours du plateau aux pentes de la Croix Rousse (et inversement ) et je croise forcément un graff, un taf ou un collage.

Croix Rousse vs Montmartre : l’histoire du quartier

Le chauvinisme a ses limites : reconnaissons que Montmartre est bien plus touristique que la Croix Rousse. Le Sacré Choeur, le Moulin de la Galette, la Maison Rose, la place du Tertre sont des étapes quasi obligées. Si Montmatre est marquée par sa très riche histoire artistique, l’identité du quartier de la Croix Rousse est liée à l’histoire des canuts (les appartements avec les hauts plafonds, les traboules qu’ils empruntaient avec d’énormes rouleaux de tissus pour gagner du temps…).

Voir la vie en rose

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Croix Rousse vs Montmartre : Les vignes

Autre point commun : Montmatre comme la Croix Rousse ont leurs vignes. A Montmartre, les vignes du clos Montmartre sont sur le flanc nord de la colline et produisent environ 500 litres. A la Croix Rousse, elles sont situées dans le parc de la Cerisaie, elles ont été plantées plus récemment (1986) et donnent 500 pots lyonnais.  

Croix Rousse vs Montmatre : sur grand écran

Montmatre a aussi sa célèbre épicerie : celle que l’on voit dans le film Amélie Poulain. La place de la Croix Rousse, la montée de la Grande Côte sont bien présentes dans La Belle et la Belle ….mais le film n’a pas connu un grand succès. J’ai appris que d’autres films comme Coup de foudre de Diane Kurys ou Après lui de Gaël Morel avaient été tournés dans mon quartier et cela me semble une raison suffisante pour les regarder. 

Croix  Rousse vs Montmartre : Les escaliers

Enfin à Montmartre comme à la Croix Rousse, on a tout pour avoir des fessiers d’enfer sans passer par la case « salle de sport » grâce à ces grandes montées d’escaliers.

Alors elles se ressemblent un peu ces deux collines non ? 

D’Hugo Pratt je ne connaissais quasiment rien (si ce n’est le nom de son personnage Corto Maltese et son visage) avant de suivre une visite commentée de l’exposition Hugo Pratt, lignes d’horizons présentée au musée du Confluence jusqu’au 24 mars 2019.

Dans l’histoire de la bande dessinée, Hugo Pratt a joué un rôle particulier en changeant son lectorat. En 1967 quand Hugo Pratt débute la publication de La ballade de la mer salée, la bande dessinée est considérée comme un art mineur destinée à un jeune public (certaines de ses planches sont d’ailleurs publiées dans Pif Gadget !). Hugo Pratt a dans l’idée de changer ce regard et parle de littérature dessinée.

Du choix de l’exposition Hugot Pratt à la scénographie

Dans l’univers de ce auteur qui a une très grande curiosité, on observe une richesse des objets ethnographiques, dans ses dessins, une présence forte des choses réelles. L’exposition Hugot Pratt, lignes d’horizons, a choisi de confronter les dessins de l’auteur et des objets (armes, bijoux, parures, vêtements, statues..) issus principalement des collections du musée et de quelques emprunts à d’autres grandes institutions.

Je crois n’avoir raté aucune des expositions de ce musée depuis son ouverture et à chaque fois, j’ai été bluffée par leur scénographie. Celle-ci a été réalisée par les équipes internes du musée des Confluences et s’est enrichie du regard de la graphiste Tiphaine Massari (avec la volonté de faire du dessin l’élément structurant de l’exposition).

Ainsi les vitrines sont comme des cases de bandes dessinées  aux montants noirs affimés qui dessinent des strips en trois dimensions alors que certains de ses dessins sont reproduits à très grande échelle (de 3 à 7 m de hauteur)  avec l’idée que l’objet n' »écrase » jamais le dessin.

Le parcours de l’exposition Hugot Pratt, lignes d’horizons

L’exposition s’ouvre sur le parcours biographique d’Hugo Pratt dont la vie s’est partagée entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques. Elle met en lumière  également les influences de cet auteur : influence littéraire, influence graphique et influence cinématographique.

Puis l’exposition nous embarque dans un voyage immersif à la découverte des territoires chers à Pratt : le Grand Océan (Océanie), les Amazonies, les Peuples du soleil, l’Afrique des Masques et guerriers, le temps des Indiens (d’Amérique), le Grand Nord (canadien).

Pour chacune de ces régions du monde sont présentées des planches originales de son oeuvre.

Désert et mer me fascinent : cette ligne d’horizon, je ne cesse de me demander ce qu’il y a au-delà » Hugo Pratt.

un dispositif audiovisuel ressemblant à une table d’orientation représente
la carte de l’imaginaire prattien dont le centre est Venise 
Hugo Pratt avait dans son bureau un scaphandre car il avait une passion pour cet objet. C’était aussi un clin d’oeil à l’univers de Jules Vernes et ce fut l’un des premiers objets qu’il dessina le visiteur est invité à entrer dans une lanterne magique où s’animent silhouettes, étoiles, quartiers de lunes, ombres et nuages pour montrer que la bande dessinée bouge mais aussi pour illustrer la fascination de l’auteur pour les personnages manipulés Le dernier espace de l’expostion Hugo Pratt, Lignes d’horizons, est une bibliothèque. C’est bien-sûr l’occasion de retrouver toute l’oeuvre de l’auteur mais peut être aussi un rappel du fait que ce dernier travaillait beaucoup à distance, depuis sa bibliothèque de travail qui comptait plus de 30 000 ouvrages.

Dans cette salle, l’expostion présente l’intégralité des 390 portraits en noir et blanc des personnages créés et nommés par Pratt…je vous laisse retrouver son auto-portrait : ) J’espère vous avoir donné envie d’aller visiter cette exposition sans trop gâcher l’effet de surprise à son sujet.

Un grand merci à Yoann Cormier, chargé d’exposition au musée des Confluences, pour cette visite commentée très riche !

J’y reviendrai :

▼pour me perdre parmi les mondes d’Hugo Pratt

▼pour admirer les aquarelles de cet auteur qui m’ont particulièrement plu

▼pour regarder le documentaire « Hugo Pratt, trait pour trait » qui part sur ses traces

▼pour observer ces objets, au coeur de l’exposition, qui témoignent de la fascination des occidentaux pour le reste du monde (le crâne de cristal, les têtes réduites tsantsa des Jivaros, le tatouage maori).

Exposition Hugo Pratt, lignes d’horizons en chiffres et en faits
◄94 objets sont présentés dans l’expostion
◄130 planches et aquarelles originales d’Hugo Pratt sont exposées
◄plus de 50 reproductions de cases de bande dessinées de 3 à 7 m de hauteur
◄Corto Maltese n’était au début qu »un personnage secondaire. Réclamé par le public, Hugo Pratt le choisit alors comme héros principal
◄le style immuable de Corto Malese a inspiré un grand nombre de personnes dont Jean-Paul Gaultier
◄Minute people : Lio a un tatouage de Corto

Autour de l’exposition Hugo Pratt, Lignes d’horizons

• des visites en famille sur le thème de l’île au trésor tout l’été mardi et jeudi à 14h30, samedi à 10h30 (sauf 7 et 14 juillet)
• une visite insolite dans le cadre du Lyon BD Festival, dimanche 10 juin
• une visite d’un soir avec Yoann Cormier et Michel Pierre (historien, écrivain et commissaire invité) le 14 juin
• une exposition consacrée à la reprise de la série Corto Maltese par Ruben Pellejero et Juan Diaz Canales à l’Hôtel de Ville le 9 et 10 juin 2018

Retrouvez toutes les info détaillées sur le site du musée.

 

C’est l’événement de la semaine (de l’année ?) à Lyon : Grand Hôtel-Dieu, l’ancien Hôtel Dieu, a ouvert ses portes, après 7 ans de travaux. Je ne vais pas vous la jouer nostalgique, je n’ai jamais eu l’occasion d’aller à l’hôpital de l’Hôtel Dieu n’ayant eu personne à y visiter et fuyant le plus possible ce genre d’endroit..qui aurait plutôt tendance à me rendre malade qu’à me guérir.

N’empêche que ce lieu a vécu en ses murs tellement de choses (j’ai lu dans La Tribune de Lyon qu’il avait abrité une boucherie juste en face des malades jusqu’à ce qu’on se dise que ce n’était pas très hygiénique (vraiment ?) et des blessés pendant la première guerre mondiale, que des bombes étaient tombées par chance sur des lits vides et que le dome avait été incendié pendant la seconde guerre mondiale, les alliés pensant qu’il abritait des miliciens allemands ) que j’étais plus que curieuse de passer enfin de l’autre côté.

J’ai l’impression de n’avoir connu que la façade du futur Grand Hôtel-Dieu côté Rhône conçue par Soufflot (oui le même architecte que celui du Panthéon) avec des grues et des échauffaudages. Alors hier, malgré la crainte de la foule (notion toute relative, ce que j’appelle « pas énormément de monde » après avoir vécu à Paris, est « beaucoup de monde » pour d’autres), je n’ai pas pu résister à jeter un coup d’oeil rapide pour revenir plus tard, flâner tranquillement et découvrir les expositions en cours.

J’ai circulé librement de cour en cour (vers midi rien à voir avec les grands soirs de piétinement pendant la fête des Lumières ) mais j’ai pris peu de photos car j’avais trop de lyonnais dans mon objectif : )

Tout n’est pas ouvert encore au public au Grand Hôtel-Dieu mais je n’imaginais pas cela aussi grand et impressionnant.  En déambulant (furtivement) de cour en cour et dans les coursives qui bordent le cloître, j’ai trouvé que la réhabilitation a réussi son pari de conserver l’histoire de ce lieu tout en le rendant plus « fonctionnel ».  Je suis moins « fan » de la partie verrière avec les boutiques présentes dans cet espace.

Jusqu’au 21 juin, une programmation 100% gratuite et ouverte à tous est proposée avec des animations pour découvrir ou redécouvrir ce site. J’ai essayé de m’inscrire à une visite guidée mais à priori elles sont toutes complètes. Je téléchargerai probablement l’audioguide Grand Hôtel-Dieu.

A l’occasion de la réouverture de ce site, était distribué le mag My Presqu’île (et si vous n’étiez pas au Grand Hôtel-Dieu ce jour là, pas de panique, 35 000 exemplaires vont être distribués dans divers points de Lyon). Côte contenu, outre l’actualité du quartier, j’ai aimé :

– l’idée de parcours de créateurs en créateurs
– la rubrique « suivez le guide » avec 3 secrets concernant l’Hôtel de ville
– le dossier consacré au Grand Hôtel Dieu
– la double page « Mon week-end en Presqu’île » avec des idées de choses à faire et des bonnes adresses
-le tuto spécial vin (et les bonnes associations mets/vins)
– l’agenda jusqu’en octobre qui centralise toutes les infos qu’on trouve habituellement un peu partout

Bref on est loin du magazine publi-reportage de la Croix Rousse (quand est ce qu’on fait pareil ?)

Vous pouvez aussi télécharger le mag (dont le prochain numéro sortira à l’automne) sur le site de My Presqu’île.

Et vous, vous avez un souvenir particulier qui vous lie à l’Hôtel Dieu ?

 

 

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