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En mai dernier, j’ai passé un long week-end à Lille et il faisait très très chaud (je regarde par la fenêtre, le ciel est plombé, gris, il pleut, le temps est humide …soupirs). J’avais prévu de ramener des chocolats de Quentin Bailly, élu champion du monde de pâtisserie en 2013, mais cela aurait été de la mousse au chocolat en arrivant à Lyon.

J’ai quand même été visitée la boutique ouverte en mars 2017, la personne présente en boutique m’a proposé plusieurs produits  en dégustation qui m’ont donné envie de revenir et, à défaut, n’étant pas vraiment à côté de Lille, de commander à distance.

La boutique de Quentin Bailly à Lille

Dans la boutique située rue des arts, Quentin Bailly propose des ganaches, des pralinés, des tablettes, des gourmandises à grignoter, des macarons et à ce moment là des petits sujets en chocolat trop mignons. Je mets au défi n’importe quel fou de chocolat de rester stoïque devant les étagères remplies de douceur.

Quentin Bailly a travaillé notamment chez Un dimanche à Paris et à la pâtisserie Philippe Rigollot à Annecy mais il est originaire du Nord. Il fait donc quelques clins d’œil à sa région dans ses produits : les briquettes du Nord sont des petites briques au chocolat au lait caramélisées au goût de spéculoos, les croustillos sont des palets au chocolat noir ou au chocolat au lait, spéculoos, praliné et chicoré.

attention vous mangez une sphère, vous en avez envie d’une seconde ! Les coffrets de chocolat de Quentin Bailly

J’ai attendu que l’été passe (à Lyon, c’est souvent synonyme de canicule et les bonnes conditions de dégustation d’un chocolat sont 18° pour la conservation et 22° pour la consommation), la folie de la rentrée et j’ai enfin  commandé un assortiment de chocolats fins sur le site du chocolatier.

Quentin Bailly La gamme proposée par Quentin Bailly est vraiment variée, toutes les ganaches et pralinés ne sont pas présentés dans le format de la boîte que j’ai choisi mais en voici quelques-uns : Quentn Bailly Menthol : ganache noire rafraîchissante et puissante à la menthe fraîche Quentin Bailly Tangerine :ganache lactée aux zestes et jus de mandarines fraiches Quentin Baillyattention ne passez surtout pas à côté de « fresh green » une ganache lactée au parfum frais et puissant du citron vert du Brésil ! Il explose véritablement en bouche, tout en étant très équilibré. J’ai vraiment regretté qu’il y en ait un seul dans la boîte. Quentin BaillyAmazone : praliné au noix du BrésilTek : ganache lactée infusée à la fève tonka (dans mon top 5 !)Quentin Bailly Salty : ganache lactée légèrement salée (dans mon top 5 aussi)Ma cacahuète : praliné à la cacahouète salée Verbena : ganache noire infusée à la verveine fraîche Arabica : ganache noire à l’infusion d’arabica colombienAmandier lait : praliné amandes et vanille de Madagascar saupoudré d’amandes grilléesPorange : praliné amandes et noisettes aux zestes d’oranges fraîches (dans mon top 5)Casse noisette : praliné aux noisettes du Piémont et vanille de TahitiPécan nuts : praliné aux noix de pécan

Fut un temps où je ne me serais pas aventurée dans les ganaches fruitées, la faute à After Eight (beurk !) et autres tablettes industrielles avec du fruit. Et puis un jour j’ai goûté les merveilleuses ganaches fruitées de Fabrice Gillotte et j’ai compris qu’un très bon artisan pouvait me faire changer d’avis. D’ailleurs mon gros coup de cœur va à la ganache lactée au citron vert du Brésil qui est très fraîche, puissante mais qui « n’écrase » pas le chocolat.

Les pralinés, qui sont toujours les chocolats vers lesquels je vais en premier, sont également très très bons.

Bref, si vous êtes de passage à Lille et que vous aimez le chocolat, ne manquez pas la boutique de Quentin Bailly :

♥ Quentin Bailly ♥
65 rue des arts
59800 Lille
www.quentinbailly.com

 

Ma liste spéciale  » pâtisseries parisiennes à tester » est bien trop longue par rapport à la durée et à la fréquence de mes séjours parisiens mais à chaque fois que « je monte à la Capitale », j’essaie au moins d’en tenter une. Quand j’ai su que j’accompagnais mon fils à la remise du prix du jury du Journal de Mickey dont il faisait partie et que celle-ci avait lieu à la fnac des Ternes, j’ai vite regardé quelle pâtisserie se trouvait dans le coin. Oh miracle, juste derrière, à quelques pas, se trouvait La Pâtisserie Poncelet de Cyril Lignac. Cela aurait été dommage de passer à côté d’autant plus que je salivais depuis un bon moment devant le baba, la tarte au citron et autres  créations du pâtissier.

Je ne sais pas s’il faut être originaire du Sud-Ouest pour travailler dans les boutiques de Cyril Lignac, toujours est-il que la personne qui nous a accueilli avait un accent très chantant et qu’elle était trop sympathique pour être parisienne (je viens de perdre 40 % de mes lecteurs ).

Quand on entre dans une pâtisserie et qu’on est un bec sucré, le plaisir commence bien avant la dégustation (un peu comme, pour moi, le voyage commence bien avant le départ…vive les préliminaires )). On embrasse la vitrine une première fois du regard, on parcourt les étagères toutes garnies de choses merveilleuses, parfois on a le luxe si on est seule de pouvoir prendre tout son temps avant de choisir et de discuter un peu, comme ce jour là, sur ce qui se dresse sous nos yeux.

Il y a toujours un petit déchirement à choisir, surtout lorsqu’on sait qu’on n’aura peu d’occasions de revenir et puis on pointe le doigt vers telle ou telle pâtisserie.

Il faisait un temps rêvé pour moi : ni trop chaud ni trop froid, assez doux pour s’installer en terrasse de la Pâtisserie Poncelet et profiter de l’agitation des commerces environnants. Mon fils a choisi Noisette composé d’un biscuit amande recouvert d’une  crème à la noisette, enrobé d’une fine couche craquante de chocolat au lait et amande et décoré d’une ganache au gianduja lait noisette. C’est gourmand, régressif et cela a été plébiscité par le principal intéressé.Si je n’avais du prendre qu’une seule pâtisserie, j’aurais choisi celle-là, la première pâtisserie signature de Cyril Lignac et de Benoît Couvrand, l’Équinoxe. Celle-ci est composée d’une crème légère à la vanille Bourbon, d’un cœur au caramel beurre salé sur un biscuit croustillant au spéculoos. J’en attendais beaucoup comme tout ce dont on entend parler depuis longtemps (et forcément j’avais un peu peur d’être déçue) et j’ai savouré chaque bouchée  (enfin celles que m’a laissé mon fils, on a tout partagé à 2). Gros coup de cœur avec cette association de saveurs que j’avais pas encore goûtée !

Enfin étant donné mon goût pour les pâtisseries avec une pâte à choux, je ne pouvais pas repartir sans choisir le Paris-Brest de la maison (la version non individuelle est déjà une merveille visuellement ). Pâte à choux ni trop sèche ni trop molle, onctuosité de la mousseline praliné qui renferme un praliné coulant maison aux noisettes de Piémont …sur les notes noisettes j’avoue que je préfère le Paris-Brest à la Noisette (peut être moins « léger » pour moi). Il parait que la recette se retrouve dans le livre qu’a publié il y a peu Cyril Lignac aux éditions de la Martinière. Cela se tente ?Qui a dit qu’on ne retournait jamais deux fois aux mêmes adresses étant donné le nombre de pâtisseries parisiennes ? Il faudra bien faire une exception pour plonger ma cuillère dans la crème chantilly chocolat du baba de la maison ou pour me faire avis sur le flan chocolat.

En tous cas, ce moment là, gourmand et croquant, à la Pâtisserie Poncelet, on sera deux à s’en souvenir.

♥ La Pâtisserie Poncelet  ♥
9 rue Bayen
75017 Paris

En entrant dans la confiserie à l’ancienne Violette et Berlingot, c’était un peu la cacophonie dans ma tête : la voix de Renaud chantant « et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres et nous niquaient les dents » se superposait à celle de Dalida répondant à Delon « Caramels, bonbons et chocolat, merci mais pour moi mais tu peux bien les offrir à une autre » (le jour où je commencerai à les fredonner à haute voix, faudra peut-être que je consulte).

Des roudoudous il y a en d’ailleurs dans la boutique mais en jetant un premier coup d’oeil, j’ai aperçu aussi des berlingots, -ceux qui étaient planqués derrière une pile d’assiette dans le vaisselier de mes grands parents (mon grand père les adorait)-,  des pastilles vichy, -celles que ma grand-mère avaient toujours dans son sac et que j’ai associées à jamais à mon mal de cœur en voiture (ils avaient une BX, une véritable torture pour l’estomac)-, des petites boîtes Léone (celles que j’adore rapporter d’Italie) et plein d’autres bonbons associés à des souvenirs ou à des voyages.

violette et berlingot violette et berlingotviolette et berlingot violette et berlingotviolette et berlingotviolette et berlingotviolette et berlingotviolette et berlingotViolette et Berlingot convie le visiteur à un véritable Tour de France des bonbons et confiseries traditionnels, des nougats de Montélimar aux dragées de Verdun (là je fais celle qui sait mais j’ai découvert l’origine de plein de spécialités grâce à une carte accrochée au mur) en passant par le sucre de pomme de Rouen que je retournerai goûter.

Lyon n’est pas en reste avec  les fameuses pralines roses, le coussin de Lyon (qui existait il y a peu encore en glace chez Terre Adélice, c’était terrible, n’est ce pas Estelle ?), le cocon de Lyon, les bouchons, les quenelles de Lyon, autant de clins d’oeil à la gastronomie lyonnaise.  violette et berlingotLes amateurs de chocolat ne sont pas oubliés avec une sélection de tablettes Marou, les barres Le bon Malakoff (un praliné fondant aux délicats éclats de noisettes  que je ne connaissais pas -sa création avec le même papier jaune remonte à 1910; distribué dans les petites épiceries et boulangeries de quartier, le bon Malakoff a marqué de nombreuses générations étant alors offert avec parcimonie à Noël, pour un bon bulletin scolaire, etc-.), les raisins dorés au Sauternes, les chocolats en poudre grand cru Jeanne-Antoinette ou les dragées au chocolat par exemple.violette et berlingotviolette et berlingotviolette et berlingotDes biscuits belges Dandoy et des pâtes à tartiner (la noisetine à l’honneur d’une émission de radio était en rupture de stock, victime de son succès) dont les Go Nuts (entreprise lyonnaise) au beurre de cacahuètes (j’ai acheté celle aux 4 épices, il ne me reste plus qu’à préparer une brioche pour la goûter) sont aussi proposés aux petits et grands gourmands. violette et berlingotA l’origine de cette boutique et de cette sélection sur-mesure de bonbons et douceurs, se trouve Anne-Claire qui est d’excellent conseil pour orienter, guider ou raconter l’histoire et l’origine de tel ou tel bonbon.

Ce que j’aime chez Violette et Berlingot :

  • des produits artisanaux qui mettent en avant le savoir faire français
  • des dragées (oui cela est un argument à tout seul, j’adore les dragées)
  • un accueil souriant et chaleureux
  • une boutique qui replonge en enfance
  • des idées de cadeaux gourmands originaux

Violette et Berlingot
52 passage de l’Arche
69002 Lyon

Et vous, quel est votre bonbon préféré ?

J’ai découvert les cahiers et autres articles de papeterie de Monsieur Papier l’an dernier chez Les Filles de la Baie à Saint Brieuc. J’étais rentrée sur Lyon avec un petit carnet dans ma valise, petit carnet que je n’ose pas utiliser car je le trouve trop joli (oui c’est un peu pathologique). Depuis je suivais sur Instagram cet atelier de création qui semblait posé au milieu de nulle part, à quelques mètres de la mer en Bretagne avec une véranda où je m’imaginais en plein hiver avec un bon bouquin, un thé …et un petit carnet.

Cet été, profitant de vacances dans la région, c’est dans cette véranda que j’ai prévu une pause goûter et c’était aussi unique que dans mes rêveries.

Un atelier-café historique à la Pointe du Raz

Pour la petite histoire, ce café-papeterie était autrefois le Relais de l’Ile de Sein. Dans les années 50, les passagers du Santez Anna prenaient leurs billets pour la traversée vers l’Ile de Sein dans ce bar-restaurant. A la fin des années 70, alors qu’il était question d’installer une centrale nucléaire dans un port-abri voisin, le Relai devint l’un des QG de la résistance bretonne. Par la suite et jusque dans les années 90, il resta un lieu de rencontre incontournable des gens du coin.

Après deux mois de travaux, ce lieu, après plusieurs années de fermeture, a ré-ouvert en tant que café-papeterie Monsieur Papier en décembre 2015.

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

Impossible de louper Monsieur Papier : le café-papeterie se situe juste avant l’arrivée sur le grand site de la Pointe du Raz (un incontournable de la région du Finistère).

Les horaires de bus (#teamsansvoiture) depuis Douarnenez ne sont pas très bien conçus (selon moi) : il y a un aller le matin très tôt avec plus d’une heure d’attente avec changement de bus à Audierne et un autre en début d’après-midi. N’étant pas des » morning miraclers », nous avons choisi la seconde option mais le temps sur place est très court, le trajet retour se faisant moins de 3h plus tard. Pas le temps de randonner sur le GR34 jusqu’à la baie des Trépassés (on peut même aller jusqu’à la pointe du Van) mais assez pour goûter chez Monsieur Papier : )

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Monsieur PapierQuoi on pourrait marcher de la Pointe du Raz  jusqu’à Venise ?
Fumisterie ? Du tout ! Certains ont parcouru cette distance de 3000 km à pieds

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

Cela ne se voit pas forcément sur mes photos mais la Pointe du Raz était très fréquentée ce jour là. Je m’imaginais cheveux au vent, seule ou presque, me roulant dans la bruyère (ou pas), la mer déchaînée 70 m plus bas et mon premier contact avec ce site dit sauvage  fut le parking immense et rempli à l’entrée, les nombreuses boutiques et les touristes en masse (la faute au beau temps, une bonne averse et on aurait été déjà beaucoup moins nombreux )).

J’ai eu l’occasion, il y a quelques années, d’aller à la Pointe du Van (juste en face). Le site est aussi beau, beaucoup moins fréquenté, gratuit si vous venez en voiture (pas de parking payant) et je me souviens d’une chapelle qui ajoutait encore à l’ambiance « bout du monde ». Bref si c’était à refaire j’irais me balader à la Pointe de Van, j’emprunterais un sentier de randonnée jusqu’à la baie des Trépassés et je finirais ma balade chez Monsieur Papier.

Monsieur Papier, une boutique au milieu des landes

Attention la boutique lumineuse de Monsieur Papier, avec vue en veux-tu en voilà sur les landes, est le genre d’adresse où si on aime la papeterie et les objets liés à la papeterie, la jolie vaisselle, la déco, on risque de faire chauffer sa carte bleue. J’étais prête à embarquer planches à découper, assiettes, théières, calendrier …avant de me rappeler que je voyageais en train (cela apprend à voyager plus léger)). Je vous défie de ne prononcer aucun « mais que c’est joli ! » intérieur en flânant de présentoir en présentoir.

Rentrée oblige, il se peut que je craque pour un de leurs agendas (super qualité de papier, modèles pas distribués massivement ) en passant par leur boutique en ligne. Le seul souci est de savoir si j’oserai écrire dedans (pathologique le retour).

Monsieur Papier

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

Monsieur Papier

Monsieur Papier

Monsieur Papier, un café avec vue sur la mer et pâtisseries maison

Le « clou du spectacle », pour moi, est la véranda et la terrasse extérieure avec vue sur la mer. C’est ici que les yeux dans les bleus du ciel et de la mer, nous avons commandé deux pâtisseries maison faites sur place par Maï Line. Les pâtisseries changent tous les jours, cet après midi-là, nous nous sommes laissés tenter par un éclair caramélisé (avec sa coque qui craque sous la dent et sa crème pâtissière ultra onctueuse) et par une tarte aux abricots tout aussi délicieuse.

Monsieur Papier propose également des assiettes salées avec des produits locaux pour le déjeuner.

Monsieur Papier

 

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Certains lieux se ressemblent de ville en ville, celui-là est vraiment atypique, aussi bien par son emplacement, sa vue que par son atmosphère et par la sélection des articles de la boutique. Un gros coup de cœur de mes vacances en Bretagne et un beau souvenir qu’on emporte avec soi.

Monsieur Papier
59 rue des langoustiers
Lescoff
29770 Plogoff

Même si je suis un peu en mode « fan » dès qu’il s’agit de mon quartier de la Croix Rousse et que je me surprends à dire « je descends à Lyon » comme si je vivais sur un territoire indépendant, j’aime me balader ailleurs et descendre de ma colline ….d’autant plus lorsqu’il s’agit de découvrir les nouvelles pâtisseries de C Gastronomie. Me voilà une matinée en semaine à deux pas de la place Lyautey où se situe une des boutiques C-Gastronomie (l’autre boutique lyonnaise étant juste à côté de la place de la république, 17 rue Childebert).

Après avoir fait un tour des lieux, me voilà les yeux pétillants devant la vitrine sucrée où s’alignent mignardises et pâtisseries individuelles (les nouvelles pâtisseries* sont arrivées fin mai)

 

Comme vous le voyez sur mes photos précédentes , vous pouvez déguster sur place une des douceurs, seules ou dans le cadre d’une formule déjeuner en piochant dans les propositions salées (salades, verrines, quiches, tartes salées…) mais pour ma part, je les ai précieusement ramenées à la maison pour les photographier avant de les déguster.

Je vous présente pour commencer Green Zest, à la forme originale et élégante et  composé d’un biscuit amandes, d’une marmelade d’agrumes et d’un crémeux vanille coco-citron vert : je ne m’appelle pas Mercotte mais j’aurais trouvé cet entremet plus rafraichissant sans la coco (mais c’est vraiment une histoire de goût personnel ).

Le Samba est la pâtisserie la plus exotique de cette gamme printemps/été avec sa dacquoise coco, sa compotée d’ananas, son crémeux exotique et son crumble coco.

La tartelette aux fruits rouges composée d’une frangipane et de fruits rouges (et dont la pâte à tarte rouge est au diapason de la création) est le coup de cœur de l’homme qui adore les tartes. C’est frais, généreux en fruits et la pâte à tarte a une épaisseur juste comme il faut.

J’ai gardé le meilleur pour la fin, en tous cas le meilleur pour moi avec pour commencer le Croq’Choc composé d’un biscuit pécan, d’un crémeux caramel, d’un croquant noisette et d’une ganache chocolat Jivara. Je l’ai déjà écrit ici, bien qu’accro au chocolat, mon choix dans une pâtisserie va rarement se tourner vers celles au chocolat (et encore moins en dehors de l’automne-hiver) car j’ai toujours peur que le tout manque d’équilibre et de contraste (et pour moi une bonne pâtisserie est une pâtisserie qui ne laisse pas une sensation d’être rassasié, mais au contraire de légèreté avec l’idée qu’on en reprendrait bien une autre).

Le Croq’Choc fait partie pourtant de mes 3 pâtisseries préférées dans celle que j’ai goûtées pour le côté « crispy » (à la fois croustillant et très léger) du biscuit et le côté fondant et gourmand de l’ensemble. C’est indéniablement régressif comme souvent avec le chocolat mais pas du tout écœurant.

C-Gastronomie

Pas de mystère, si je vois des pâtisseries à base de pâte à choux dans une vitrine, il y a de fortes chances pour que je me tourne vers celles-ci en priorité (d’autant plus que je n’ai toujours pas franchi le pas d’essayer à la maison, prenant comme prétexte mon vieux four premier prix qui chauffe un peu comme bon lui semble et qui ne s’éclaire plus-pas trop pratique pour vérifier si les choux gonflent bien- alors qu’il s’agit plus probablement de la peur du fiasco -cela m’énerve franchement quand je loupe une recette et qu’elle finit à la poubelle).

En plus, je trouvais le Saint Honoré Vanille de C Gastronomie très élégant, sa collerette me faisant penser à celle des Saint Honoré de Cédric Grolet. En croquant l’unique petit choux sur le dessus, je me disais que cela allait me laisser sur ma faim (d’autant plus que toutes les pâtisseries ont été partagées ) mais la bonne idée de cette version est de proposer un « socle » en pâte en choux avec un crémeux vanille. Le glaçage caramel du petit chou craque sous la dent, la chantilly est aérienne et pas trop sucrée ..pas de doute, le choux me fait toujours le même effet ..

…et ce n’est pas le choux fraise avec son confit de fruits rouges qui vient chatouiller le palais qui va me contredire !

J’ai demandé à la personne qui tenait la boutique quelle était sa pâtisserie préférée parmi celles présentes derrière la vitrine et elle m’a répondu le « Chocolaté » (biscuit chocolat, lemon curd à l’orange, ganache thé et mousse au chocolat)…mince celle là je ne l’ai pas goûtée : )

Est ce que j’ai envie de retourner à C-Gastronomie ?

-oui pour reprendre un choux fraise et un Saint Honoré (mais sans le partager cette fois gniark gniark)
-oui car en dehors du Chocolaté, il me reste encore quelques pâtisseries à goûter et la « collection » se renouvellera au fils des saisons
-oui car rayon salé, j’ai trouvé les salades que j’ai pris à emporter très bonnes et fraiches (c’est servi copieusement et vous pouvez demander moitié moitié avec deux salades différentes)

Et vous, quelle nouveauté vous tente le plus ?

 

*Invitation

Un aller-retour à Paris dans la journée est forcément l’occasion quand on rêve, parle des heures, pense pâtisserie, de tester une des nombreuses adresses sucrées repérées ici ou là (les moins centrales passant plus facilement à la trappe, cela fait déjà bien longtemps par exemple que je veux aller voir Jojo & Co au marché d’Aligre). Ce mercredi là j’avais un rendez vous pro vers les Grands Boulevards (j’ai redécouvert à l’occasion quelques jolis passages …et j’ai fini par être en retard) et mon amie Sophie m’a suggéré les Artizans rue Montorgueil. Je louchais depuis longtemps sur leur fameux Paris-Brest (il est en photo sur la page d’accueil de leur site), c’était l’occasion de le tester.

les Artizans

Et là c’est le drame : plus de Paris-Brest à la carte à ce moment-là, remplacé par d’autres pâtisseries plus fruitées et plus en accord avec les envies des gourmands et gourmandes quand les températures commencent à grimper. Heureusement je ne suis pas psychorigide de nature (ou en tous cas pas pour cela) et tout ce que je voyais en vitrine me tentait (et j’ai déjà un excellent prétexte pour revenir à cette adresse).

 

Finalement Sophie s’est laissée tenter par le Cahuèt Passion et moi par le S’Tache, chou oblige ; ). J’avoue que je n’aurais pas forcément parié sur le Cahuèt Passion composé d’un pain de gène, croustillant et caramel cacahuète, sauce acidulée et nuage au fruit de la passion.  Pourtant quand je l’ai goûté, c’est comme si je venais de découvrir que la cacahuète (qu’on associe plus souvent au chocolat) était faite pour s’entendre avec le fruit de la passion. La cacahuète ainsi travaillée perd son côté gras, elle est mise en valeur par l’acidulé du fruit de la passion alors qu’on aurait pu penser que son goût « dominerait » tout. Cachuèt Passion est à la fois léger et gourmand.

Quand au S’Tache, il s’agit d’un chou garni de crème pistache et de gelée d’hibiscus qui « repose » sur une pâte sucrée pistache, compotée cranberries, hibiscus. Je ne sais pas vous mais moi, rien qu’en lisant la composition de ce choux, j’avais l’eau à la bouche. Je l’ai admiré un bon moment sur toutes les coutures, j’ai picoré quelques éclats de pistache avant de me décider à plonger ma fourchette dedans (brisant cette belle harmonie visuelle).

J’ai trouvé dans ce chou tout ce que j’aime : une crème pistache très onctueuse et gourmande, de la fraicheur apportée par la gelée d’hibiscus, du croquant aussi bien avec le craquelin que les fruits secs extérieurs. Non seulement le S’Tache ne ressemble à aucun autre chou pistache mais qu’est ce qu’il est bon !

Il faut aussi que je vous parle de la tarte framboise que l’on pourrait injustement boudée, la pensant trop classique en la voyant dans la vitrine du restaurant pâtisserie Les Artizans. Erreur, grossière erreur, cette tarte est une petite merveille et n’a rien à voir avec les tartes framboise que vous pouvez réaliser chez vous.

D’abord en place et lieu de la traditionnelle pâte sablée, on trouve une meringue soufflée. C’était la première fois que j’en goûté : non seulement c’est bien moins sucré que de la meringue « normale » mais cela ne colle pas aux dents, c’est croquant et en même temps très aérien quand on croque dedans.

Et c’est pas fini comme dirait l’autre : sous les framboises, se trouve une crème citron et une sorte de pesto verveine qui explose véritablement en bouche. C’est frais, ça dépote, ça surprend, cela vous fait fermer les yeux de bonheur.

Forcément quand sur les 3 pâtisseries dégustées, les 3 m’ont ravi, cela donne envie de …goûter les autres, d’autant plus que le chef Pâtissier Mathieu Mandard avec qui j’ai pu échanger est très accessible et sympathique (oui dans chaque article je répèterai que l’accueil cela compte )).

Sophie a aussi testé la carte salée du restaurant les Artizans et la conseille sans hésitation. Bref une très bonne adresse dans une rue sacrément sucrée (boutique de Fou de pâtisserie à quelques mètres de là, pâtisserie Stohrer, Café Pouchkine…)

 Et vous, quelle pâtisserie auriez-vous choisie ?

 

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