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Samedi c’est sous le soleil que j’ai rejoint le point de départ de la balade urbaine proposée par le musée Gadagne intitulée « Lyon, une ville qui a du goût« . Je ne vais pas vous restituer toutes les notes que j’ai prises, l’idée n’étant pas de spoiler mais de vous donner envie de suivre ce parcours (qui est nouveau) que vous soyez lyonnais de longue date ou que vous veniez de déménager à Lyon.

Les photos qui suivent montrent essentiellement les Halles Paul Bocuse, c’est le point d’arrivée de la balade mais pas son thème. J’ai choisi ces photos pour montrer quelques unes des spécialités lyonnaises et aussi parce que les lieux dont il a été question pendant la balade n’existent plus aujourd’hui.


Au menu de cette balade, Lyon une ville qui a du goût, guidée par Bénédicte : Comment s’est organisé le « bien manger » à travers différents quartiers à Lyon et différentes époques. Le point de rendez vous est devant l’église Saint-Nizier près des rues de la fromagerie et de la pouilallerie car pendant longtemps, St Nizier a été le coeur économique et stratégique de la ville de Lyon. C’est là que la plupart des marchés s’organisaient jusqu’au 19ème siècle même s’il y avait aussi une zone de marchés de l’autre côté de la Saône.

Saviez-vous que pendant longtemps peu de maisons possédaient de cuisine ? On faisait alors cuire des produits chez le boulanger ou le pâtissier.

Le second arrêt a lieu rue Grenette pour nous montrer le bâtiment qui sert de halle aux grains à partir du 15° siècle. Bénédicte nous explique comment fonctionnait cette halle, quelle était la réglementation et les fraudes, à quoi ressemblait à l’époque le bâtiment et comment il a été transformé.

Lyon une ville qui a du goût

A travers l’histoire de l’imprimerie et des livres édités au 16° siècle, on réalise que la tendance « healthy » n’a rien de nouveau et qu’on a toujours lié médecine et cuisine (même si à l’époque, Nostradamus publie un livre de recettes pour se soigner avec beaucoup de …sucre !).

Saviez vous que le mot charcuterie vient du droit de travailler « la chair cuite » du cochon ?

Bénédicte nous parle de métiers qui n’existent plus comme boudiniers ou les langueyeurs (qui regardaient la langue du porc pour juger de sa santé avant de le tuer), des cabarets, des auberges et des cavernes, des mères lyonnaises.

Lyon une ville qui a du goût

La balade urbaine Lyon une ville qui a du goût c’est aussi l’histoire des produits : de la poire Williams introduite dans la zone sud de Lyon à la cerise burlat découverte par un soldat dans le parc de Gerland en passant par le géant d’hiver, la carotte rouge, les bières et la fameuse praline rose.

Merci au passage aux italiens qui ont apporté le chocolat à Lyon et les glaces !

Lyon une ville qui a du goût

Le moins de la balade Lyon, une ville qui a du goût :

♦ Les arrêts ont souvent lieu à des croisements de rues assez bruyantes du fait de la circulation. Etant très sensible aux bruits des voitures, motos et autres pots d’échappement, j’ai été gênée par cet environnement sonore (mais c’est très personnel !)

Les plus de la balade :

♦Les connaissances de notre guide Bénédicte et son enthousiasme à nous les transmettre
♦Les arrêts dégustation qui ponctuent le parcours : un petit coup à boire devant le marché Saint Antoine, une confiserie devant la fontaine des Jacobins et de la charcuterie aux Halles Paul Bocuse
♦Le plaisir d’imaginer Lyon dans le passé et de voir comment son histoire influence notre présent

Lyon une ville qui a du goût
Les gratons
Lyon une ville qui a du goût
le saucisson de Lyon (viande de porc et viande de boeuf)
Lyon une ville qui a du goût
Lyon une ville qui a du goût
Lyon une ville qui a du goût
Lyon une ville qui a du goût
les quenelles (oubliez vos souvenirs de cantine, cela n’a rien à voir !)
Lyon une ville qui a du goût
Lyon une ville qui a du goût
les brioches aux pralines

Le musée Gadagne propose d’autres thèmes de balades urbaines permettant aussi d’explorer d’autres quartiers peut être moins connus que la presqu’île :

-Où sont les femmes ? dans le 7° arrondissement, met en lumière des femmes qui ont marqué leur temps par leurs idées et qui ont laissé leur empreinte à Lyon
-Le chic automobile, dans le 6° arrondissement, vous invite à suivre la piste d’un patrimoine méconnu
-Les racines de Vaise casse l’image d’un arrondissement associé à son passé industriel en montrant son côté vert
-du musée au street-art / sac de légendes sont destinées à toute la famille

Avez-vous déjà participé à des balades urbaines dans votre ville ou dans une destination de vacances ?

Avignon est une des destinations proches de Lyon, faisable le temps d’un week-end. Quand le ciel est bleu, la température si douce en février que l’on peut déjeuner en terrasse et que le mistral n’est pas de la partie, l’effet vacances s’installe quasi immédiatement. Et pour vous convaincre de franchir les remparts de cette ville, voici 10 choses à faire à Avignon !

1-Flâner dans les ruelles

Lorsque vous arrivez à Avignon par le train, en sortant de la gare, vous voyez d’abord les remparts puis une grande avenue, la rue de la République qui mène jusqu’à la place de l’horloge.

Je vous conseille dès que vous le pouvez, de quitter cette grande artère pour emprunter une rue perpendiculaire puis des petites ruelles. C’est comme ça que vous découvrirez les beaux hôtels particuliers, les façades pleine de charme, les arrondis de certaines rues comme la rue Vernet, les majestueuses portes en bois.

Pour découvrir une ville, rien de mieux que de la parcourir à pied. L’Office du Tourisme d’Avignon (situé rue de la république) propose une brochure gratuite  » Avignon, loisirs & patrimoine » avec un plan et 3 balades de 3 couleurs différentes :

-la balade des « Papes »
– la balade « musées et hôtels particuliers »
-la balade « au fil des rues d’antan »

2-Profiter des musées gratuits

C’est une nouveauté par rapport à mon dernier séjour à Avignon : l’entrée libre pour tous dans les 5 musées municipaux de la ville à savoir le musée du petit palais, le musée Calvet, le palais du Roure, le musée requiem (ou musée d’histoire naturelle) et le musée du Mont-de-Piété et de la condition des soies.

Comme le temps est magnifique, sans mistral, nous n’avions pas vraiment envie de passer la journée à l’intérieur mais nous avons quand même jeté un oeil dans ce bel hôtel particulier qu’est le musée Calvet. A voir autant pour les lieux que pour les collections qu’il abrite.

Musée Calvet
65, rue Joseph Vernet

3-Repérer le street art avignonnais

Avant que les spécialistes du street art ne me tombent dessus, il s’agit plutôt de fenêtres ou portes peintes évoquant des acteurs/actrices et le monde du théâtre.

4-Danser sur le pont d’Avignon

Je suis venue plusieurs fois à Avignon mais je n’étais encore jamais montée sur le fameux pont d’Avignon, de son vrai nom Pont Saint-Bénézet (minute vérité : ce n’est pas lorsqu’on est dessus, qu’on le voit le mieux )).

Un audioguide (compris dans le prix de la visite) à la main, je suis donc allée danser à mon tour sur cette construction qui n’enjambe pas jusqu’au bout le Rhône. A l’époque de sa construction, il comptait 22 arches, il n’en reste plus que 4.

Si vous avez prévu de visiter le pont d’Avignon ET le Palais des Papes, sachez qu’il existe des billets groupés.

5-Emprunter la rue des teinturiers

Minute vérité : lorsque nous nous sommes engagés dans la rue des teinturiers, le ciel ne s’était pas encore totalement dégagé. 1h plus tard, il faisait grand bleu et si j’avais pu, je serais revenue reprendre des photos plus ensoleillées.

Bref parmi ces 10 choses à faire à Avignon, ne loupez pas cette rue pittoresque pavée avec les galets de la Durance, avec ses grandes roues hydrauliques, ses passerelles sur le canal et ses maisons historiques.

Quant aux blocs de pierre gravés et posés au sol, ils datent de 2003.

6-Compter le nombre de théâtres

Du 5 au 28 juillet prochain, le Festival d’Avignon envahira les rues de la ville. En off, plus de 1000 compagnies venues de toute la France présenteront toutes les disciplines du spectacle vivant dans une centaine de lieux de la Ville.

Si vous vous baladez vers la rue des teinturiers et que vous ne regardez pas trop vos pieds, vous ne pourrez qu’être surpris par le nombre de théâtres croisés sur votre route.

Peut-être que gamin, sur le trajet des vacances, quand vous harceliez vos parents de « on est bientôt arrivé ? », ces derniers pour vous occuper, vous demandaient de compter les voitures bleus ou les voitures rouges.

A Avignon, si vous venez en famille, demandez à vos enfants de compter les théâtres : )

J’ai cherché le nombre de théâtres et j’ai trouvé que sur l’édition 2016 du festival d’Avignon, il n’y avait pas moins de 208 théâtres partenaires du Off…impressionnant, non ?

7-Visiter le Palais des Papes

Non seulement je n’étais pas montée sur le pont d’Avignon jusqu’à présent mais je n’avais pas encore visité le Palais des Papes où neuf papes ont vécu au XIV°siècle. Cette imposante forteresse aussi bien vue depuis la place que lorsqu’on pénètre dans ses cours a été édifiée en moins de 20 ans (1335-1352).

L’Histopad est une nouvelle tablette tactique multimédia qui permet de vivre une expérience de visite immersive, ludique et interactive. Elle est distribuée à l’entrée, il n’y a pas besoin de la porter (sinon gare aux escaliers), il suffit de la scanner sur différentes bornes présentes dans les salles (sans avoir besoin de choisir des numéros, d’appuyer sur stop, etc).

Grâce à la réalité augmentée, les salles visitées apparaissent alors sur l’écran de la tablette avec leurs décors et leurs mobiliers telles qu’elles étaient à l’époque des Papes. Ces « vidéos » sont accompagnées de courts commentaires audio.

Ce que j’ai préféré ? Parmi les 25 salles ouvertes au public, je me souviendrai de ce puits inversé qui s’élance vers le ciel dans la cuisine, des superbes décors peints dans les appartements privés du pape et des chapelles et des couleurs toujours vivaces des carreaux au sol de la chambre du Pape.

Ne ratez surtout pas le chemin de ronde qui vous emmène à une terrasse avec vue panoramique sur le petit Palais, la cathédrale des Doms, les toits d’Avignon et les bords du Rhône de part et d’autre.

Ce que mes enfants ont aimé ? la chasse aux trésors qui est proposée avec la tablette tactile, le but étant de trouver dans chaque salle, des pièces d’or; le « selfie » en tenue de « Pape », autre fonctionnalité de la tablette, à envoyer sur sa boîte mail comme un souvenir de la visite.

oui elle est floue mais je l’aime bien ainsi : )

8-Se poser au salon de thé /pâtisserie Vernet

Vous avez peut-être scroller tout le début de cet article, en attente de la bonne adresse sucrée. Comme je l’expliquais récemment dans un article rassemblant mes meilleures adresses sucrées en France, impossible pour moi de me déplacer sans tester une pâtisserie.

Cette fois, j’avais repéré la pâtisserie Vernet située dans la rue éponyme, qui a la bonne idée d’être aussi un endroit où déjeuner ou goûter. Je vous en reparlerai dans un article dédié mais en attendant voici une des créations goûtés, un chou citron yuzu et chantilly au chocolat blanc aussi gourmand qu’équilibré.

Pâtisserie Vernet
 79-83 Rue Joseph Vernet



Côté salé, je vous conseille le Potard, un restaurant où les burgers sont délicieux et où le lieu fait partie du menu, puisque vous dinez dans une petite ancienne chapelle (réservation fortement conseillée).

9-Lever les yeux vers …

A Avignon, levez les yeux vers le haut pour admirer les nombreuses niches avec des statues, le Palais des Papes qui s’invite en horizon des étroites ruelles, l’horloge au dessus de l’hôtel de ville et les parois rocheuses dans un étroit passage à deux pas du Palais des Papes.

10-ou baisser les yeux vers…

Un autre incontournable parmi ces 10 choses à faire à Avignon est de monter au jardin dit Espace Jeanne Laurent qui offre un panorama magnifique sur le pont d’Avignon et sur les environs (d’ailleurs est ce que vous savez quel est le château que l’on voit sur la colline en face ?)

Et aussi

J’aurais aimé aussi :
-emprunter la navette fluviale gratuite qui permet d’aller sur l’île de la Barthelasse.
-aller à Villeneuve-les-Avignon de l’autre côté du Rhône
-visiter le musée Angladon qui expose des chefs d’oeuvre du 18°, 19° et 20° siècles (Van Gogh, Cézanne, Degas, Manet, Sisley, Picasso, Modigliani…)
-goûter les créations chocolatées d’Aline Géhant

Ce sera pour une prochaine fois !

Voilà j’espère que ces suggestions de 10 choses à faire à Avignon vous donneront envie d’aller y faire un tour.

Vous connaissez cette ville ?

Lors de mon dernier séjour parisien, j’ai cherché un hôtel près de Portes de Versailles car j’avais prévu d’aller à un salon au parc des expositions. Je pourrais vous raconter que j’ai tilté sur le nom Madrigal car c’est le titre d’un des volumes de Chroniques de San Franscisco d’Armistead Maupin mais la réalité est, qu’après avoir passé pas mal de temps sur internet, j’ai choisi l’Hôtel Madrigal pour son prix, parce que la déco me plaisait et qu’il répondait à mon critère principal, l’emplacement. Comme en le découvrant, j’ai trouvé qu’il avait plein d’atouts pour lui, j’ai eu envie de vous en montrer plus.

L’Hôtel Madrigal : Un resto juste à côté et une bibliothèque

Je ne voulais pas traîner mon sac toute la journée avec moi alors en arrivant gare de Lyon j’ai pris le métro (jusqu’à Bercy puis ligne 6 jusqu’à l’arrêt Pasteur, cela parait long sur le plan mais ça va vite et une partie du trajet est aérien ce qui est toujours plus agréable) et je suis allée déposer mon bagage à la réception. J’en ai profité pour jeter un œil aux parties communes de l’Hôtel Madrigal. J’ai découvert le restaurant Mangeaver juste à côté de la salle de réception où sont servis les petits déjeuners mais où on peut aussi dîner le soir si après une journée à arpenter le pavé parisien, on n’a plus les jambes pour ressortir. Quant à la bibliothèque, située derrière la salle de réception, elle permet d’être tranquille pour bouquiner, pour prévoir son planning de visite de la journée  ou pour se poser tout simplement avec ses canapés et fauteuils confortables. 
L’hôtel Madrigal n’est pas une boutique hôtel comme le Vice Versa ou l’ORiginal mais ce que j’ai apprécié, au premier coup d’oeil, c’est son côté chaleureux, pas « grande chaîne impersonnelle », avec une salle de réception à la fois coloré et cosy. En rejoignant l’étage où était ma chambre, j’ai découvert les portraits de grands scientifiques et médecins français sur les portes alors qu’un livre me tentait les bras posé sur une petite table. 

 

L’hôtel Madrigal : Une chambre cosy au design industriel

Je ne dors pas assez souvent à l’hôtel pour être blasée. Au contraire, j’adore pousser la porte, me laisser tomber sur le lit, marcher pieds nus sur la moquette, aller jusqu’à la fenêtre pour voir quelle est la vue puis observer les détails. Dans cette chambre de l’hôtel Madrigal, j’ai apprécié :

-le style design industriel sans que cela soit froid
-le côté cosy apporté pour les couleurs, les coussins, la petite bibliothèque avec des livres
-la théière avec deux thés Palais des thés (ça change du lipton !)
-le gel douche Fragonard à l’huile d’olive bio (il sent divinement bon, je voulais même m’en acheter en rentrant à Lyon )
-l ‘agencement qui permet de circuler autour du lit sans marcher façon crabe
-le vrai bureau où l’on peut s’installer avec un ordinateur si besoin
-le Wifi qui marche bien ! (ce n’est pas tout le temps le cas )

 

L’hôtel Madrigal donne sur un carrefour avec de grandes avenues mais une fois les vitres fermées, je n’ai pas entendu les voitures circuler. Chose plutôt très rare, j’ai même dormi d’une traite. L’hôtel n’étant vraiment pas loin du quartier de Montparnasse, je voyais depuis la fenêtre de ma chambre, la tour Montparnasse qui s’allume et clignote la nuit venue (et si vous avez gardé un peu de votre âme d’enfant, il y a des chances pour que vous trouviez cela chouette). 

L’hôtel Madrigal : un emplacement idéal pour les becs sucrés

Atout de taille pour tous les fous de pâtisserie, l’hôtel Madrigal est dans une sorte de triangle paradisiaque pour becs sucrés. A quelques mètres de l’hôtel, se trouve en effet une pâtisserie Pierre Hermé qui vend des macarons et des pâtisseries. En marchant à peine un peu plus, vous tombez sur une boutique de Cyril Lignac et une des adresses de Claire Damon, Des gâteaux et du pain.

 

En discutant avec une des personnes de l’équipe et en confiant mon attrait déraisonnable pour la pâtisserie, j’ai appris aussi qu’une boutique Sadahuri AOKI n’était pas très loin.

Pour résumer, les gros + de l’hôtel Madrigal :

-au pied du métro Pasteur (non ce n’est pas une expression, impossible de se perdre même si vous ne connaissez pas Paris) et sur la ligne 12 qui est très pratique (elle va à Concorde, Madeleine, Saint Lazare)

-avec plein de pâtisseries autour

– un accueil très souriant et chaleureux (j’ai failli leur demander s’ils étaient de VRAIS parisiens, je plaisante, je plaisante)

-une déco cosy mais pas passe-partout

-un resto juste à côté (il faut que j’y retourne pour tester le petit déjeuner )

♥ Hôtel Madrigal ♥
32, Boulevard Pasteur – 75015 Paris
T. +33 (0)1 47 34 70 47

Il (mon fils) voulait voir la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, la place Sainte Catherine (cherchez l’erreur..il n’y en a pas mais sur cette place, il se trouve juste le Double fond, lieu de spectacle spécialisé dans la magie), je lui ai dit que Paris était grand et que nous n’avions que quelques heures devant nous avant d’aller à la Fnac des Ternes où se tenait la remise du prix des lecteurs du journal de Mickey (il avait été sélectionné pour faire partie du jury BD).

Il ne voulait pas trop prendre le métro et moi non plus alors après quelques stations seulement, on est sorti à l’air libre dans le jardin des Tuileries. On a eu de la chance : le temps était doux, l’endroit fréquenté mais pas trop, des installations liées à la FIAC ont accompagné notre ballade et de loin -ouf- on voyait la Tour Eiffel.

Il a posé sur les fameuses chaises vertes, a filmé, pris des photos, s’est extasié 100 fois sur la beauté de Paris, a préféré le jardin des Tuileries et la place de la Concorde aux Champs Élysées, a marché sans broncher même s’il commençait à comprendre que les distances ne sont pas vraiment les mêmes qu’à Lyon (il avait dans son sac à dos une grande partie des BD du prix ).

Il était épaté que je me repère quasi sans plan (5 ans à Paris cela laisse quand même quelques petits souvenirs) et que je l’amène sans hésitation dans une pâtisserie que j’avais repérée (j’ai un sixième sens spécial pâtisseries )).

Il a cru voir passer Willy Rovelli juste dans la rue où nous étions attablés (bon j’avoue que si je croisais le principal intéressé il y a peu de chances pour que je le reconnaisse mais Fort Boyard a toujours eu beaucoup de succès auprès des enfants à la maison…c’est ça d’avoir des parents sportifs )).

Et puis il a eu la chance de rencontrer les auteurs de bande dessinée qu’il avait lu depuis quelques mois et il était franchement plus à l’aise que si cela avait été moi. Je l’observais de loin et je l’entendais échanger sans timidité et en dépassant le « j’ai beaucoup aimé » que je sortirais face à un auteur (et du coup je préfère m’abstenir que d’être creuse). Cela a été son moment préféré, m’a-t-il-confié ..Et puis aussi délibéré avec les autres membres du jury, défendre son titre préféré (et visiblement d’après la dédicace de la présidente du jury Marie Aude Murail, il l’a fait avec ardeur ) et voter.

La remise du prix pour les bandes dessinés et pour les romans a eu lieu, il a posé avec les autres enfants et les auteurs. Il déteste quand je lui dis que toutes les bonnes choses ont une fin alors je n’ai rien dit. Il était un peu triste à l’idée que cette belle aventure  vécue pendant quelques mois se termine. Triste et content aussi de cette journée parisienne pas banale débutée en passant par le jardin des Tuileries.

 

Week-end à Lille en mai, billet en septembre, ça c’est du délai. Pour ma défense, 1) je n’ai jamais écrit un article en 5, 10 ou 15 minutes (je suis lente) et les billets voyage avec les centaines de tri de photos sont probablement ceux qui prennent le plus de temps (plusieurs heures) 2) j’ai deux enfants  (seulement 2 oui mais le temps libre pour soi est radicalement différent avec ou sans enfant et en ce moment je n’arrive pas à dégager du temps pour le blog) 3) j’ai eu un gros souci avec mon appareil photo lors de ce mini-séjour à Lille, énormément de photos étaient inutilisables du coup j’ai même hésité à écrire un article. Soyons positifs : cet article tombe pile au bon moment si vous avez envie de programmer un long week-end à Lille pour les vacances de Toussaint ou dans les mois à venir (avec une météo qui risque d’être légèrement différente, on a eu très chaud  et pas une goutte de pluie ! )

1-Fouler Grand-Place et entrer dans la cour de la Vielle Bourse

Grand Place à Lille, c’est un peu la Tour Eiffel à Paris, un incontournable ! Elle est, de plus, immanquable même si vous n’avez aucun sens de l’orientation, elle se situe en effet à quelques pas de la gare TGV. Personnellement je la trouverais plus agréable sans voiture (pas de bruit et la possibilité d’admirer les beaux bâtiments qui la bordent sans se demander si on peut s’arrêter là ou là sans risque) mais elle en jette de par ses dimensions, ses couleurs, ses terrasses.

L’édifice le plus remarquable de cette place est la Vieille Bourse, tant par sa façade que par sa cour qui abrite un marché de livres anciens et d’occasion.

2-Flâner dans le Vieux Lille

Allez je vais faire rouspéter un peu les Lyonnais et leur chauvinisme mais côté vielle ville, Lille balance du lourd. Le quartier mêle rues pavées, maisons à arcades, façades colorées sans tomber dans le travers d’un endroit musée ou uniquement touristique, proposant aussi de jolies adresses.

3-Admirer les façades de quartier en quartier

Les esprits chafouins pourront me rétorquer que cet item est valable à Lille comme ailleurs. Soit, mais la diversité de l’architecture, bien différente de celle que j’ai sous les yeux à Lyon, mérite de les lever de son portable ou de son plan (pour ceux qui n’ont pas le sens de l’orientation mais qui ont quand même trouvé Grand Place).

 

 

4-Monter en haut du Beffroi

C’était au programme mais on a tout bêtement pas eu le temps de le faire (peut être parce qu’on a tout parcouru à pied, pas forcément le plus rapide). On s’est contenté d’admirer le beffroi de la mairie, construit en 1920, s’élevant à 104 m et inscrit au patrimoine mondial de l’humanité en 2005, depuis la place de Paris. Si vous voulez avoir une idée de la vue d’en haut, je vous invite à lire Une journée à Lille sur le blog d’Emma Ducher.

5-Découvrir les expositions temporaires et gratuites de la gare Saint Sauveur

Si on n’a pas eu le temps de monter en haut du Beffroi, c’est peut être parce qu’avant, on a passé beaucoup de temps à la gare Saint Sauveur. Si vous venez à Lille avec des enfants, c’est un des endroits que je vous conseillerais en famille. Cette ancienne gare de marchandises, qui date de l’ère industrielle, a été réhabilitée en 2009 et accueille aujourd’hui des expos, des fêtes, des concerts, des projections et des animations pour les enfants.

Lors de notre venue, on a ainsi découvert différentes expos temporaires (l’Hôtel Africa où le visiteur circule de pièce en pièce d’un hôtel, Babel l’installation monumentale de Scott Hocking…), une ville en lego que les enfants peuvent continuer à construire, une ferme urbaine. On s’est ensuite attablé dans l’espace bar où les grands peuvent siroter une bière à des tarifs mini pendant que les plus jeunes peuvent emprunter les jeux de société de leur choix (il suffit de laisser une pièce d’identité en caution).

Dans ma longue to do list spécial Lille, se trouvait forcément le salon de thé l’Impertinente dont je lis toujours avec plaisir les posts bien sentis et drôles (mais jamais aigris…résolution de la rentrée 2017 : fuir plus que jamais les gens aigris, je suis persuadée que cela finit par être contagieux ). Comme vous pouvez le constater, l’endroit était bondé et étant donné la température, nous n’avions pas assez faim pour une pause sucrée. Ce sera pour la prochaine fois.

6-Passer une matinée au Zoo en plein cœur de Lille

Une autre idée de sortie si vous vous rendez un week-end à Lille en famille est le zoo qui se situe juste à côté du parc Vauban et qui vous permet de voir de très près panda roux (un des animaux les plus mignons de l’univers non?), coati roux, gibbon, makki cata, rhinocéros, ouistiti, suricate, tapir, zèbre, plein de serpents que je ne suis pas allée voir (rien que les photos sur le site je peux pas !) et tout un tas d’oiseaux dans la grande volière submersive sud-américaine.

7-Plonger dans La piscine de Roubaix

Impossible de faire l’impasse sur le magnifique musée La Piscine (d’ailleurs cela m’a tellement plu que j’ai écrit un billet spécial à son sujet). Soit cela n’est pas dans Lille même mais il suffit de prendre le métro pour vous y rendre et pour moi c’est un incontournable.

8-Passer devant les Maisons Folie

Petit rappel : en architecture une « folie » est une construction qui échappe à toute classification et qui laisse libre court à l’imaginaire. Nous n’en avons vu qu’une, la  plus proche du lieu où nous logions mais il y a en d’autres dans la ville. En 2004 (année où Lille eut le titre de capitale européenne de la culture), les maisons Folie se sont installées, la plupart du temps, dans des lieux marqués par leur passé et sur le point de tomber dans l’oubli (entrepôt industriel, brasserie, filature..)

Maison Folie de Wazemmes où se tiennent aujourd’hui spectacles et expositions

9-Mettre les pieds dans un collège anglais …sans quitter Lille

Pas sûre que nous aurions vu les bâtiments néo-gothiques de l’Université Catholique si nous n’avions pas posé nos bagages à quelques mètres. Toujours est il qu’en admirant ces édifices, j’avais plus le sentiment d’être à Cambridge (qui en est peut être très loin car je n’y ai jamais mis les pieds mais c’est l’idée que j’en ai) qu’à Lille. Il parait qu’il y a des visites guidées lors des journées du patrimoine (le week-end qui arrive !), je serais curieuse de savoir à quoi ressemble cette université vue de l’intérieur.

10-S’assoir le long du Quai du Wault

Si vous cherchez un endroit paisible, tranquille, près de l’eau, à deux pas du Vieux Lille, vous êtes susceptible de trouver votre bonheur au Quai du Wault, là où a été créé au XVème siècle l’ancien port fluvial de Lille.

10 choses à faire lors d’un week-end à Lille et pas un seul mot sur une pâtisserie, une bonne adresse, un souvenir gourmand à ramener ? Rassurez-vous cela fera l’objet d’un prochain billet : )

J’en profite pour remercier Élodie du Miam Miam Blog  pour tous ses bons conseils !

Et vous, Lille vous connaissez ? une visite ou une bonne adresse à conseiller ?

C’est l’été, il fait chaud, si on allait à la piscine ? Pas n’importe laquelle, la Piscine de Roubaix transformée après divers travaux en musée d’Art et d’Industrie André Diligent et inauguré en 2001. Ici pas d’odeur de chlore, pas de maitre-nageurs avec la marque du tee-shirt en bronzage mais aucun doute sur ce que fut le lieu de 1932 à 1985, date à laquelle la piscine ferma pour des raisons de sécurité. Pas besoin de maillot ni de bonnet de bain, vous venez ?

Jeux de lumière à la Piscine de Roubaix

Ce que je connaissais, avant tout, de la Piscine de Roubaix, ce sont les grandes verrières représentant le soleil levant et le soleil couchant. Quand la lumière passe à travers elles et que les couleurs des tympans se reflètent dans le bassin central, les photographes s’en donnent à cœur joie. J’ai tout de suite pensé aux « igers » dont j’ai fait la connaissance à Gand et que je voyais s’agenouiller près des flaques pour immortaliser les plus beaux jeux de réflexion (j’avoue que je me suis demandée ce qu’ils fabriquaient, ils m’ont expliqué et puis j’ai montré le truc à mes enfants et pendant 2 minutes j’ai été, dans leurs yeux, celle qui avait fait une super trouvaille )).

J’imagine qu’ils s’éclateraient ici car on peut varier les angles à l’infini ou « jouer » avec le portique de Sandier restauré en 2002. Ce sont ces soleils que j’ai vus en premier en arrivant au musée.

 

 

 

 

 

 

Un lieu marqué par les traces de son ancienne fonction

C’était la première fois que je mettais les pieds au musée Piscine de Roubaix et je me suis aperçue, à posteriori, que sur le temps de ma visite, j’ai finalement assez peu regardé les œuvres en elles-mêmes. En effet une grande partie de mon attention a été capturée par le lieu et les traces de son ancienne fonction qui ont été préservées et qui font « corps » remarquablement avec son nouvel usage.

Ici la signalétique, là les douches individuelles, là encore l’escalier, plus loin les meubles en bois qui servaient de casiers, je me suis livrée, tout au long de ma visite, à un petit jeu de piste intérieur.  Régulièrement, le bruit des enfants jouant dans la piscine envahit l’espace et on s’attend presque à les voir sauter dans l’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’art est pourtant bien présent et partout avec 196 expositions et accrochages depuis 15 ans, 1461 artistes et 70879 œuvres ! (autant dire qu’on peut y revenir souvent ). Ce que voit l’œil humain, peut être en premier, ce sont les sculptures formant comme une haie d’honneur de part et d’autre du bassin alors que le visiteur peut s’assoir sur des rebords aux mosaïques évoquant l’univers marin.

 

Peintures, céramiques, dessins, vitraux, tissus se découvrent au fil des déambulations : ici un tableau de Raoul Dufy, là une œuvre de Picasso…

Comme je vous l’ai confié, j’ai pas mal papillonné pour cette première visite, trop absorbée par le lieu même mais j’ai été frappée de la façon dont certaines œuvres (comme cette statut ci dessous dite l’Étoile du Berger) apparaissait sous des visages différents selon le moment de la visite et l’angle dans lequel le visiteur se trouvait.

Je ne m’étais jamais posée la question du cadre ou de l’arrière plan car si on écarte la scénographie propre à toute exposition, souvent une œuvre est exposée sur un fond blanc. L’Étoile du Berger est immense et imposante lorsque l’on se place au bord du bassin puis baignée de lumière et de couleurs lorsqu’on est à l’étage.

Dans la série « petites manies », je pourrais passer des heures dans les librairies de musées et celle du musée Piscine de Roubaix installée dans l’ancienne chaufferie ne fait pas exception.

J’ai aimé aussi le jardin et la terrasse qui donne sur celui-ci, terrasse du restaurant salon de thé (où l’on peut déguster des pâtisserie Meert, une autre raison d’y revenir).

Comment se rendre au musée Piscine de Roubaix sans voiture depuis Lille ? Prenez la ligne 2 du métro jusqu’à l’arrêt Gare Jean Lebas puis marchez 50 mètres.

J’espère vous avoir convaincu de vous jeter à l’eau et de vite prendre un billet direction le Nord pour aller visiter la Piscine de Roubaix .

A suivre d’autres raisons de partir un week end à Lille : )

Et vous, vous connaissez ce musée ?

 

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