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Il (mon fils) voulait voir la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, la place Sainte Catherine (cherchez l’erreur..il n’y en a pas mais sur cette place, il se trouve juste le Double fond, lieu de spectacle spécialisé dans la magie), je lui ai dit que Paris était grand et que nous n’avions que quelques heures devant nous avant d’aller à la Fnac des Ternes où se tenait la remise du prix des lecteurs du journal de Mickey (il avait été sélectionné pour faire partie du jury BD).

Il ne voulait pas trop prendre le métro et moi non plus alors après quelques stations seulement, on est sorti à l’air libre dans le jardin des Tuileries. On a eu de la chance : le temps était doux, l’endroit fréquenté mais pas trop, des installations liées à la FIAC ont accompagné notre ballade et de loin -ouf- on voyait la Tour Eiffel.

Il a posé sur les fameuses chaises vertes, a filmé, pris des photos, s’est extasié 100 fois sur la beauté de Paris, a préféré le jardin des Tuileries et la place de la Concorde aux Champs Élysées, a marché sans broncher même s’il commençait à comprendre que les distances ne sont pas vraiment les mêmes qu’à Lyon (il avait dans son sac à dos une grande partie des BD du prix ).

Il était épaté que je me repère quasi sans plan (5 ans à Paris cela laisse quand même quelques petits souvenirs) et que je l’amène sans hésitation dans une pâtisserie que j’avais repérée (j’ai un sixième sens spécial pâtisseries )).

Il a cru voir passer Willy Rovelli juste dans la rue où nous étions attablés (bon j’avoue que si je croisais le principal intéressé il y a peu de chances pour que je le reconnaisse mais Fort Boyard a toujours eu beaucoup de succès auprès des enfants à la maison…c’est ça d’avoir des parents sportifs )).

Et puis il a eu la chance de rencontrer les auteurs de bande dessinée qu’il avait lu depuis quelques mois et il était franchement plus à l’aise que si cela avait été moi. Je l’observais de loin et je l’entendais échanger sans timidité et en dépassant le « j’ai beaucoup aimé » que je sortirais face à un auteur (et du coup je préfère m’abstenir que d’être creuse). Cela a été son moment préféré, m’a-t-il-confié ..Et puis aussi délibéré avec les autres membres du jury, défendre son titre préféré (et visiblement d’après la dédicace de la présidente du jury Marie Aude Murail, il l’a fait avec ardeur ) et voter.

La remise du prix pour les bandes dessinés et pour les romans a eu lieu, il a posé avec les autres enfants et les auteurs. Il déteste quand je lui dis que toutes les bonnes choses ont une fin alors je n’ai rien dit. Il était un peu triste à l’idée que cette belle aventure  vécue pendant quelques mois se termine. Triste et content aussi de cette journée parisienne pas banale débutée en passant par le jardin des Tuileries.

 

Week-end à Lille en mai, billet en septembre, ça c’est du délai. Pour ma défense, 1) je n’ai jamais écrit un article en 5, 10 ou 15 minutes (je suis lente) et les billets voyage avec les centaines de tri de photos sont probablement ceux qui prennent le plus de temps (plusieurs heures) 2) j’ai deux enfants  (seulement 2 oui mais le temps libre pour soi est radicalement différent avec ou sans enfant et en ce moment je n’arrive pas à dégager du temps pour le blog) 3) j’ai eu un gros souci avec mon appareil photo lors de ce mini-séjour à Lille, énormément de photos étaient inutilisables du coup j’ai même hésité à écrire un article. Soyons positifs : cet article tombe pile au bon moment si vous avez envie de programmer un long week-end à Lille pour les vacances de Toussaint ou dans les mois à venir (avec une météo qui risque d’être légèrement différente, on a eu très chaud  et pas une goutte de pluie ! )

1-Fouler Grand-Place et entrer dans la cour de la Vielle Bourse

Grand Place à Lille, c’est un peu la Tour Eiffel à Paris, un incontournable ! Elle est, de plus, immanquable même si vous n’avez aucun sens de l’orientation, elle se situe en effet à quelques pas de la gare TGV. Personnellement je la trouverais plus agréable sans voiture (pas de bruit et la possibilité d’admirer les beaux bâtiments qui la bordent sans se demander si on peut s’arrêter là ou là sans risque) mais elle en jette de par ses dimensions, ses couleurs, ses terrasses.

L’édifice le plus remarquable de cette place est la Vieille Bourse, tant par sa façade que par sa cour qui abrite un marché de livres anciens et d’occasion.

2-Flâner dans le Vieux Lille

Allez je vais faire rouspéter un peu les Lyonnais et leur chauvinisme mais côté vielle ville, Lille balance du lourd. Le quartier mêle rues pavées, maisons à arcades, façades colorées sans tomber dans le travers d’un endroit musée ou uniquement touristique, proposant aussi de jolies adresses.

3-Admirer les façades de quartier en quartier

Les esprits chafouins pourront me rétorquer que cet item est valable à Lille comme ailleurs. Soit, mais la diversité de l’architecture, bien différente de celle que j’ai sous les yeux à Lyon, mérite de les lever de son portable ou de son plan (pour ceux qui n’ont pas le sens de l’orientation mais qui ont quand même trouvé Grand Place).

 

 

4-Monter en haut du Beffroi

C’était au programme mais on a tout bêtement pas eu le temps de le faire (peut être parce qu’on a tout parcouru à pied, pas forcément le plus rapide). On s’est contenté d’admirer le beffroi de la mairie, construit en 1920, s’élevant à 104 m et inscrit au patrimoine mondial de l’humanité en 2005, depuis la place de Paris. Si vous voulez avoir une idée de la vue d’en haut, je vous invite à lire Une journée à Lille sur le blog d’Emma Ducher.

5-Découvrir les expositions temporaires et gratuites de la gare Saint Sauveur

Si on n’a pas eu le temps de monter en haut du Beffroi, c’est peut être parce qu’avant, on a passé beaucoup de temps à la gare Saint Sauveur. Si vous venez à Lille avec des enfants, c’est un des endroits que je vous conseillerais en famille. Cette ancienne gare de marchandises, qui date de l’ère industrielle, a été réhabilitée en 2009 et accueille aujourd’hui des expos, des fêtes, des concerts, des projections et des animations pour les enfants.

Lors de notre venue, on a ainsi découvert différentes expos temporaires (l’Hôtel Africa où le visiteur circule de pièce en pièce d’un hôtel, Babel l’installation monumentale de Scott Hocking…), une ville en lego que les enfants peuvent continuer à construire, une ferme urbaine. On s’est ensuite attablé dans l’espace bar où les grands peuvent siroter une bière à des tarifs mini pendant que les plus jeunes peuvent emprunter les jeux de société de leur choix (il suffit de laisser une pièce d’identité en caution).

Dans ma longue to do list spécial Lille, se trouvait forcément le salon de thé l’Impertinente dont je lis toujours avec plaisir les posts bien sentis et drôles (mais jamais aigris…résolution de la rentrée 2017 : fuir plus que jamais les gens aigris, je suis persuadée que cela finit par être contagieux ). Comme vous pouvez le constater, l’endroit était bondé et étant donné la température, nous n’avions pas assez faim pour une pause sucrée. Ce sera pour la prochaine fois.

6-Passer une matinée au Zoo en plein cœur de Lille

Une autre idée de sortie si vous vous rendez un week-end à Lille en famille est le zoo qui se situe juste à côté du parc Vauban et qui vous permet de voir de très près panda roux (un des animaux les plus mignons de l’univers non?), coati roux, gibbon, makki cata, rhinocéros, ouistiti, suricate, tapir, zèbre, plein de serpents que je ne suis pas allée voir (rien que les photos sur le site je peux pas !) et tout un tas d’oiseaux dans la grande volière submersive sud-américaine.

7-Plonger dans La piscine de Roubaix

Impossible de faire l’impasse sur le magnifique musée La Piscine (d’ailleurs cela m’a tellement plu que j’ai écrit un billet spécial à son sujet). Soit cela n’est pas dans Lille même mais il suffit de prendre le métro pour vous y rendre et pour moi c’est un incontournable.

8-Passer devant les Maisons Folie

Petit rappel : en architecture une « folie » est une construction qui échappe à toute classification et qui laisse libre court à l’imaginaire. Nous n’en avons vu qu’une, la  plus proche du lieu où nous logions mais il y a en d’autres dans la ville. En 2004 (année où Lille eut le titre de capitale européenne de la culture), les maisons Folie se sont installées, la plupart du temps, dans des lieux marqués par leur passé et sur le point de tomber dans l’oubli (entrepôt industriel, brasserie, filature..)

Maison Folie de Wazemmes où se tiennent aujourd’hui spectacles et expositions

9-Mettre les pieds dans un collège anglais …sans quitter Lille

Pas sûre que nous aurions vu les bâtiments néo-gothiques de l’Université Catholique si nous n’avions pas posé nos bagages à quelques mètres. Toujours est il qu’en admirant ces édifices, j’avais plus le sentiment d’être à Cambridge (qui en est peut être très loin car je n’y ai jamais mis les pieds mais c’est l’idée que j’en ai) qu’à Lille. Il parait qu’il y a des visites guidées lors des journées du patrimoine (le week-end qui arrive !), je serais curieuse de savoir à quoi ressemble cette université vue de l’intérieur.

10-S’assoir le long du Quai du Wault

Si vous cherchez un endroit paisible, tranquille, près de l’eau, à deux pas du Vieux Lille, vous êtes susceptible de trouver votre bonheur au Quai du Wault, là où a été créé au XVème siècle l’ancien port fluvial de Lille.

10 choses à faire lors d’un week-end à Lille et pas un seul mot sur une pâtisserie, une bonne adresse, un souvenir gourmand à ramener ? Rassurez-vous cela fera l’objet d’un prochain billet : )

J’en profite pour remercier Élodie du Miam Miam Blog  pour tous ses bons conseils !

Et vous, Lille vous connaissez ? une visite ou une bonne adresse à conseiller ?

C’est l’été, il fait chaud, si on allait à la piscine ? Pas n’importe laquelle, la Piscine de Roubaix transformée après divers travaux en musée d’Art et d’Industrie André Diligent et inauguré en 2001. Ici pas d’odeur de chlore, pas de maitre-nageurs avec la marque du tee-shirt en bronzage mais aucun doute sur ce que fut le lieu de 1932 à 1985, date à laquelle la piscine ferma pour des raisons de sécurité. Pas besoin de maillot ni de bonnet de bain, vous venez ?

Jeux de lumière à la Piscine de Roubaix

Ce que je connaissais, avant tout, de la Piscine de Roubaix, ce sont les grandes verrières représentant le soleil levant et le soleil couchant. Quand la lumière passe à travers elles et que les couleurs des tympans se reflètent dans le bassin central, les photographes s’en donnent à cœur joie. J’ai tout de suite pensé aux « igers » dont j’ai fait la connaissance à Gand et que je voyais s’agenouiller près des flaques pour immortaliser les plus beaux jeux de réflexion (j’avoue que je me suis demandée ce qu’ils fabriquaient, ils m’ont expliqué et puis j’ai montré le truc à mes enfants et pendant 2 minutes j’ai été, dans leurs yeux, celle qui avait fait une super trouvaille )).

J’imagine qu’ils s’éclateraient ici car on peut varier les angles à l’infini ou « jouer » avec le portique de Sandier restauré en 2002. Ce sont ces soleils que j’ai vus en premier en arrivant au musée.

 

 

 

 

 

 

Un lieu marqué par les traces de son ancienne fonction

C’était la première fois que je mettais les pieds au musée Piscine de Roubaix et je me suis aperçue, à posteriori, que sur le temps de ma visite, j’ai finalement assez peu regardé les œuvres en elles-mêmes. En effet une grande partie de mon attention a été capturée par le lieu et les traces de son ancienne fonction qui ont été préservées et qui font « corps » remarquablement avec son nouvel usage.

Ici la signalétique, là les douches individuelles, là encore l’escalier, plus loin les meubles en bois qui servaient de casiers, je me suis livrée, tout au long de ma visite, à un petit jeu de piste intérieur.  Régulièrement, le bruit des enfants jouant dans la piscine envahit l’espace et on s’attend presque à les voir sauter dans l’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’art est pourtant bien présent et partout avec 196 expositions et accrochages depuis 15 ans, 1461 artistes et 70879 œuvres ! (autant dire qu’on peut y revenir souvent ). Ce que voit l’œil humain, peut être en premier, ce sont les sculptures formant comme une haie d’honneur de part et d’autre du bassin alors que le visiteur peut s’assoir sur des rebords aux mosaïques évoquant l’univers marin.

 

Peintures, céramiques, dessins, vitraux, tissus se découvrent au fil des déambulations : ici un tableau de Raoul Dufy, là une œuvre de Picasso…

Comme je vous l’ai confié, j’ai pas mal papillonné pour cette première visite, trop absorbée par le lieu même mais j’ai été frappée de la façon dont certaines œuvres (comme cette statut ci dessous dite l’Étoile du Berger) apparaissait sous des visages différents selon le moment de la visite et l’angle dans lequel le visiteur se trouvait.

Je ne m’étais jamais posée la question du cadre ou de l’arrière plan car si on écarte la scénographie propre à toute exposition, souvent une œuvre est exposée sur un fond blanc. L’Étoile du Berger est immense et imposante lorsque l’on se place au bord du bassin puis baignée de lumière et de couleurs lorsqu’on est à l’étage.

Dans la série « petites manies », je pourrais passer des heures dans les librairies de musées et celle du musée Piscine de Roubaix installée dans l’ancienne chaufferie ne fait pas exception.

J’ai aimé aussi le jardin et la terrasse qui donne sur celui-ci, terrasse du restaurant salon de thé (où l’on peut déguster des pâtisserie Meert, une autre raison d’y revenir).

Comment se rendre au musée Piscine de Roubaix sans voiture depuis Lille ? Prenez la ligne 2 du métro jusqu’à l’arrêt Gare Jean Lebas puis marchez 50 mètres.

J’espère vous avoir convaincu de vous jeter à l’eau et de vite prendre un billet direction le Nord pour aller visiter la Piscine de Roubaix .

A suivre d’autres raisons de partir un week end à Lille : )

Et vous, vous connaissez ce musée ?

 

L’année dernière, à la même époque, je m’étais mise au défi de trouver plein de choses à faire cet été à Lyon. Je récidive avec une sélection très subjective et personnelle (peu de sport mais beaucoup de gourmandise )) et pas exhaustive bien entendu. Dans cette liste, il y a des activités ou des adresses  que j’ai « testées » dans ce cas là, j’ai ajouté quelques photos perso.  Voilà j’espère que cela vous « inspirera » si vous êtes à Lyon cet été .

10 choses à faire cet été à Lyon spécial Culture

 1-Descendre pendant l’été dans le parc République même si vous n’avez pas de voiture pour découvrir la bd en 7 leçons selon Jérôme Jouvray, professeur de bande dessinée . Ce que j’ai trouvé très chouette c’est que tout a été « bédéisé » les ascenseurs comme les murs des toilettes publiques (je ne savais d’ailleurs pas qu’il y en avait ici).
gratuit

2-Se faire son cinéma avec l’exposition Lumière ! Le cinéma inventé au Musée des Confluences (si vous avez peur que ce soit ennuyeux cela ne l’est pas, toutes les expos que j’ai pu voir dans ce musée ont une scénographie conçues de telle sorte qu’on apprend plein de choses tout en étant surpris et c’est particulièrement vrai avec cette expo ).

 

 

3-Plonger dans 77 ans de bandes dessinées à Lyon et en région avec l’exposition Vlan présentée à la bibliothèque de la Part-Dieu gratuit

4-Jouer au touriste dans sa propre ville en réservant une chambre en journée dans un hôtel àLyon : oui cela existe et cela s’appelle le day use Lyon, l’idée étant de profiter des services d’un hôtel la journée comme le bar, le spa, le restaurant, la salle de sport

5-Se faire une toile à la belle étoile le 28, 29 et 30 juillet à Confluence avec le festival Cinefil de concerts et de courts métrages gratuit

6- Apprendre plein de choses sur la bande dessinée : ses précurseurs , ses langages, ses formats, ses contraintes, ses libertés, ses possibilités d’émotions, l’exposition , à l’aide des auteurs exposés et de leurs nombreuses planches originales dans l’exposition L’art invisible au musée de l’imprimerie et de la communication

7-Aller voir la série de portraits de Leonard Cohen par Claude Gassian à l’Institut photo cinéma de la Galerie Lumière gratuit

8-Partir à Hollywood avec les films du dimanche soir diffusés au Sucre et qui se passent tous dans la cité des anges

9-S’évader avec les Jeudis des Musiques du Monde au Jardin des Chartreux gratuit

10- Flâner dans une des 21 librairies indépendantes de Lyon gratuit..jusqu’à la caisse

 

10 choses à faire cet été à Lyon avec des enfants ou en famille

1-Redécouvrir le jardin alpin du parc de la tête d’Or  rouvert tout récemment

2- Parcourir les collections du musée des Beaux Arts en famille à la recherche d’animaux sauvages, fabuleux ou mythologiques avec l’appli conçue en partenariat avec l’Ecole Emile Cohl et présente, gratuitement, sur 15 tablettes mises à disposition du public

3-S’initier au papier découper, au métier d’illustrateur, au film d’animation avec les stages d’une journée (à un tarif super raisonnable) du Musée gallo-romain de Lyon

4-Participer au jeu de piste, à l’atelier d’initiation bd,  aux ateliers maquillage « effets spéciaux » qui auront lieu dans le parc de l’Institut Lumière le 21 et 22 juillet dans le cadre de la manifestation « Polar en vacances » gratuit, inscription sur le site du quai du polar

5-Revivre l’aventure des épices à Lyon, créer un édifice emblématique de la ville en pop-up au Musée Gadagne 

6- Embarquer à bord du Vaporetto jusqu’à Vaise et voir la ville sous un autre angle

7-Etre avant 14h30 un samedi devant le jardin de Rosa Mir pour pouvoir suivre une visite guidée par petit groupe gratuit

8-Pénétrer dans les coulisses du Zoo du parc de la tête d’Or ou participer à un des nombreux ateliers liés aux plantes et insectes présents dans ce poumon vert

9-Ecouter des histoires, allongé dans l’herbe, avec les lectures au soleil, au jardin ou au parc des bibliothèques municipales de Lyon gratuit

10-Résoudre une enquête policière avec les défis en famille proposés par le Musée des Confluences ou monter à bord de l’Octopus 

10 choses à faire cet été à Lyon spécial food

J’ai gardé le meilleur pour la faim/fin avec quelques adresses où j’ai envie de revenir ou d’aller pour la première fois

1-Tester le nouveau glacier Unico qui vient d’ouvirr en bas de la montée de la grande cote, à place du coffee shop sans gluten Le Tigre (côté parfums, je louche chocolat blond et pécans caramélisés, pistache bio, panettone, sésame noir…).

2- Aller chercher pour le déjeuner une part de Foccacia à Bocca Di Rosa (tenus par des italiens sauf si le gars fait très bien l’accent) qui vient d’ouvrir rue pailleron. J’ai testé plusieurs garnitures et j’ai eu un gros coup de coeur pour celle à la truffe.

 

3-S’offrir un verre au bar Les Muses de l’Opéra de Lyon avec vue sur Fourvière, l’hôtel de Ville,  la colline de la Croix Rousse

 

4-Goûter les pâtisseries « japonisantes » de la pâtisserie de l’Ourson qui boit après avoir lu l’article d’Émilie

5-Craquer pour le cheesecake fraise de Myart

 

 

6-S’attabler pour la formule brunch du desjeuneur ouvert tout récemment rue des Pierres Plantées

7-Se sucrer le bec avec les pâtisseries maison du Kaova Café (oui parfois je sors un peu de la croix rousse ))

8-Manger presque les pieds dans l’eau au restaurant A la Piscine (j’y suis allée récemment, j’ai trouvé la vue et le cadre top, par contre je suis plus mitigée sur la cuisine qui ne m’a pas emballé plus que cela.. l’équipe est très sympa donc j’espère que c’est juste une question de rodage ))

9-Dire cheese dans le nouveau bar à fromages rue des Capucins dont je n’ai rien vu si ce n’est la devanture (j’ai pris une photo pour ma story instagram, je ne l’ai plus et le nom je l’ai oublié bien entendu ))

10- Emporter un des produits de pâtes et raviolis parce que les pâtes c’est la vie : )

Vous pouvez trouver d’autres adresses lyonnaises que j ‘aime dans mes tableaux Pinterest City Guide Lyon et Sweet Lyon (avec un lien vers les articles du blog) mais aussi piocher des idées dans l’article 50 choses à faire à Lyon cet été que j’avais écrit l’an dernier pour les bonnes adresses.

 

Et vous, que faites-vous cet été ?

 

En janvier dernier, j’ai passé un  week end à Bâle en Suisse du Nord.  Aujourd’hui je vous propose 10 idées de choses à faire ou à voir à Bâle en hiver, en espérant que vous lirez ce billet jusqu’au bout malgré sa longueur.

1-Visiter l’un des 40 musées de la ville

Je n’avais pas forcément prévu au départ de passer toute une matinée dans un musée et puis le musée des Beaux Arts de la Ville est apparu juste devant moi au moment où la neige tombait de plus en plus fort. J’y ai vu un signe (et dans un premier temps, un endroit où me réchauffer).

J’ai pris un billet pour découvrir les collections permanentes mais je ne pensais vraiment pas découvrir autant de chefs d’œuvres sur quelques salles. Picasso, Richter, Giacometti, Dubuffet, Paul Klee, Henri Matisse, Miro, Dali, Kandiski, Mondrian, Chagall, Fernand Léger, Georges Braque, Modigliani, en avançant dans le dernier étage du musée, j’avais l’impression d’être dans les pages du livre Histoire de l’art de Gombrich.

Bâle

Bâle

Bâle

Bâle Arlequin assis,  Picasso

A l’étage du dessous, les salles étaient quasi vides et je me suis retrouvée seule avec Delacroix, Ingres, Courbet, Renoir, Paul Gauguin, l’Odalisque de Corot, la Montagne Sainte Victoire de Cézanne, Les glaneuses de Pissarro, les falaises d’Etretat et La passerelle sur le bassin des nymphéas de Claude Monet (d’autant plus émouvant que j’ai eu l’occasion d’aller visiter la maison et les jardins de l’artiste à Giverny), un autoportrait de Van Gogh…..

Cinq baigneuses, Paul Cézanne

A midi, j’étais assise devant ce tableau de Claude Monet représentant le Waterloo Bridge  et dont la luminosité est juste extraordinaire quand on le voit en vrai.

Malgré les richesses de ses collections, le musée des Beaux Arts de Bâle n’est pas le connu de la ville, la Fondation Beyeler (à 25 min en tram du centre ville) étant mise plus en avant autant pour son architecture que l’on doit à Renzo Piano que pour ses expositions temporaires (jusqu’en mai 2017, s’y tient une exposition sur Claude Monet que j’aurais beaucoup aimé voir) et ses œuvres contemporaines.

Si vous êtes un boulimique de musées, vous n’aurez que l’embarras du choix, la ville en compte en effet 40 : du plus kitch (allez au moins jetez un œil aux vitrines du musée des ours en peluche et poupées) au plus traditionnel (musée du papier) en passant par exemple par le musée de la bande dessinée situé dans le quartier de St Alban et qui proposait une expo consacrée à Zep lors de ma visite.

le licorne power a aussi touché la Suisse visiblement : )

2- Admirer les façades de l’Hôtel de Ville de Bâle

Dès qu’on grimpe un des escaliers du cœur de Bâle, on peut apercevoir son toit. Situé au milieu de la vieille ville, l’Hôtel de Ville avec sa façade rouge, sa tour impressionnante et ses peintures murales polychromes a été construit entre 1504 et 1514 et est aujourd’hui le siège du gouvernement de la ville et du parlement.

Bon à savoir : Pour ceux et celles qui ne peuvent pas se passer de connexion aux internets plus de quelques heures (dans mon cas, j’ai vécu cela comme un vent de liberté !), la ville propose plusieurs hotspots dont un se situe à Marktplatz juste devant l’Hôtel de Ville. L’Office du Tourisme distribue un petit feuillet qui récapitule tous les hotspots, le réseau à choisir et le code à entrer.

3- Flâner dans le cœur historique de Bâle

Rien de mieux pour s’imprégner de l’atmosphère d’une ville que de la parcourir en marchant. J’avais en poche un plan de la ville mais j’en ai vite levé les yeux, ayant plutôt confiance en mon sens de l’orientation (et puis Bâle est assez petit, il est à priori plutôt difficile de se perdre)) et empruntant un escalier non loin de l’hôtel de ville j’ai flâné dans le quartier historique de Bâle.

Bon à savoir : l’Office du Tourisme a édité une brochure « Sur les traces de l’histoire » dans laquelle sont proposées proposant cinq promenades dans Bâle. Chacun des parcours est jalonné par des panneaux d’information (de couleurs différentes selon le parcours) présents dans la ville. Il existe une version plus détaillée sous forme d’appli.

4- Ramener du chocolat

Sur Instragram quand j’ai posté mes premières photos de Bâle, on m’a conseillé d’aller faire un tour dans une boutique Läderach et j’en avais repéré une à la gare. Bien entendu je ne suis pas ressortie les mains vides. Je ne suis pas fan des bouchées mais j’ai acheté une tablette de chocolat noir pistache et des petites réglettes aux parfums originaux.

5-Prendre un des trams colorés

Il arrive un moment où vos jambes ne veulent plus suivre votre tête. Il est temps alors de grimper dans un des trams colorés de la ville, d’autant plus qu’en Suisse, lorsque vous logez dans un hôtel, on vous donne une carte de transport vous permettant d’accéder gratuitement (pendant la durée de votre séjour) à tous les moyens de transport de la ville.

Cela a été le cas à mon arrivée à l’Ibis budget, situé à 1o minutes à peine à pied de la gare et à 2 minutes d’une station de tram qui mène au centre ville (en passant par la gare). Cet hôtel est idéal pour les petits budgets, les chambres sont modernes, bien agencées et le petit déjeuner propose charcuterie, fromage, yaourts, muesli, viennoiserie et pain.

Bon à savoir : Accord Hôtel  vous suggère dans une infographie de Bâle d’autres activités à réaliser lors d’un week-end.

6- Se balader le long des quais et à St Alban

Une fois que vous aurez arpenté la vieille ville, n’hésitez pas à vous en éloigner pour vous balader le long des quais du Rhin ainsi que dans le quartier de St Alban (plus de photos et de détails en cliquant sur les liens).

7- Entrer dans la boutique Gilgen

Un incontournable de Bâle est la boutique Gilgen qui vend toute une gamme de viennoiseries (j’ai goûté deux brioches fourrées délicieuses) et les fameux Leckerli, des biscuits secs au goût de pain d’épices. On m’en a proposé une première fois dans un autre magasin et j’ai trouvé cela très sec. J’en ai ramené un paquet (heureusement petit) de chez Gilgen et cela n’a remporté l’enthousiasme de personne à la maison (pourtant on est plutôt du genre #teamsucré). A vous de goûter : )

8- Prêter attention à tous les petits détails

Ce n’est peut être pas spécifiquement bâlois mais tout au long du séjour j’ai noté tous ces petits détails que l’on ne trouve pas à Lyon comme cette fanfare (viking ?), cette vitrine exposant une quantité folle de couteaux suisses, ces salons de coiffure dont la devanture laisse plutôt penser à une maison particulière, ces volets colorés et parfois au raz du sol ou cette magnifique bibliothèque découverte par hasard au fond d’une cour.

9- Observer la Fontaine Tinguely

Alors à moitié prise dans la glace, la fontaine de l’artiste Jean Tinguely est l’endroit que je conseillerais à des parents qui viennent à Bâle avec des enfants jeunes. Ces derniers pourront observer les différentes mécaniques et les gerbes d’eau pendant que vous ferez une pause : )

Et si vous venez un couple ou entre amis, vous pourrez ensuite aller boire une bière dans la brasserie Mutz qui est une véritable institution (je suis rentrée, j’ai vu plein d’hommes avec une choppe à la main, je ne parle pas un mot d’allemand, ma présence m’a semblé d’un coup incongru, je suis ressortie )).

10- Faire du lèche vitrine vers Spalenberg

Si vous recherchez à l’étranger les jolies boutiques plutôt que les grandes chaînes que l’on retrouve un peu partout, je vous conseille d’aller vous promener vers Spalenberg. S’y trouve, entre autres, un fromager  qui vend la fameuse fondue moitié moitié (je ne voulais pas me charger mais je regrette un peu de ne pas en avoir ramené dans mes bagages).  Tournez sur Heuberg, le coin vaut aussi bien pour ses points de vue que pour ses façades à colombages et ses petites ruelles pavées.

 

C’est fini !  je vous laisse avec un résumé en vidéo (soyez indulgent, c’est ma première et si vous avez mangé une choucroute, repassez plus tard, il y a beaucoup de travelling ))

we bale from virginie on Vimeo.

Merci à Accor Hotels pour cette invitation

J’ai toujours aimé en me baladant, découvrir, au hasard des portes qui s’ouvrent de manière inopinée, des arrière-cours et des hôtels particuliers, ne serait ce que l’espace de quelques secondes. Le Musée de la Vie romantique (dont la visite est gratuite, dans une ville où tout est si cher, c’est notable, vous pouvez même laisser vos affaires au vestiaire gratuitement, fou je vous dis) se cache au bout d’une allée. Sans plaque l’indiquant, vous pourriez passer à quelques pas, sans le voir et le soupçonner.

C’est un peu comme si vous quittiez l’agitation de la grande ville pour vous offrir un voyage à une autre époque. La façade n’est pas sans évoquer celle de la maison de Monet à Giverny, peut-être à cause du vert de la façade, du jaune des jonquilles ou peut-être encore à cause de cette impression furtive de marcher dans les pas de l’artiste qui a habité jadis dans ce lieu.  Le Musée de la Vie Romantique était en effet la demeure du peintre Ary Scheffer, figure de la vague romantique (son œuvre est présentée à l’étage : portraits, peintures religieuses, peintures historiques…).

Dans cette maison, située rue Chaptal, au cœur d’un quartier qui rassemble à l’époque peintres, écrivains, comédiens (et qu’on appelle aujourd’hui la Nouvelle Athènes),  Ary Scheffer peignait, enseignait et recevait aussi chaque vendredi l’élite artistique et littéraire (Georges Sand, Chopin, Delacroix, Rossini, Dickens…)

musee vie romantique 2

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Je ne sais pas pourquoi mais ce jour là une partie des volets de la maison étaient fermés dont  ceux du salon au rez de chaussée, ce qui conférait une atmosphère particulière à l’endroit. Comme j’étais, en plus, quasiment la seule visiteuse à ce moment là, le calme le plus profond régnait de pièce en pièce, seul le bruit du plancher grinçant sous mes pas venait perturber le silence.

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Avant même le salon, se trouve le cabinet des bijoux où l’on peut découvrir derrière des vitrines broches, coupe-papier, boîtes et autres objets personnels ayant appartenu à George Sand.

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Je ne connais à vrai dire, pas grand chose de la vie de George Sand mais ayant vécu gamine à Châteauroux, son nom revenait souvent à mes oreilles comme une figure du Berry.  C’est dans cette région, vers la fin de sa vie, qu’elle pratiqua l’art de la dendrite, technique qui consiste à déposer la couleur au pinceau sur le papier puis de la presser alors qu’elle est encore humide avec une feuille absorbante pour obtenir une tâche aléatoire.

Le petit salon bleu permet de découvrir plusieurs de ses aquarelles représentant des paysages imaginaires.

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Tenter de transcrire une exposition par quelques lignes et photos me parait aussi partiel que de regarder une pièce de théâtre, un concert ou un ballet de danse sur un écran de télévision. Il manque l’essentiel : l’émotion ressentie du fait même d’être dans le lieu.

Brièvement sachez que le Musée de la Vie Romantique est dédié à la vie artistique et littéraire de la première moitié du XIX° siècle.  Après avoir grimpé un escalier en colimaçons, j’ai flâné dans la chambre des portraits romantiques et j’ai admiré la Malibran portraituré par François Bouchot dans le rôle de Desdémone (Othello de Rossini).

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J’ai imaginé Cornélia (peinture de droite), fille d’Ary Scheffer, assise devant l’instrument puisqu’elle était une pianiste de talent.  C’est elle qui rachètera la propriété de la rue Chaptal  avec son mari, après la mort de son père en 1858.

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J’ai continué d’explorer ce musée, au charme désuet, de pièce en pièce.

Le salon de thé aurait du être ouvert ce jour là mais vu les trombes d’eau tombées le matin même, le mobilier de jardin était trempé et les théières et tasses de thé encore remisées à l’abri. J’imagine combien une pause ici, hors du temps, un peu irréelle car en plein Paris, à quelques pas des grands boulevards et pourtant si paisible, doit être  agréable.

 

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Cela m’a donné envie d’aller visiter, une prochaine fois, la maison de Victor Hugo, place des Vosges (et pourquoi pas aussi sa demeure à Guernesey, soyons fous ).

Musée de la Vie Romantique
16 rue Chaptal
75009 Paris
ouvert tous les jours sauf lundi et jours fériés de 10h à 18h

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