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10 choses à découvrir à Dijon

En juillet dernier, je suis retournée à Dijon. En 1h45, j’ai retrouvé cette ville dont j’apprécie la qualité de vie (le centre ville historique est entièrement piétonnier), la richesse de la gastronomie, la beauté des hôtels particuliers. Le temps d’une journée, j’ai découvert de nouveaux lieux, re-découvert des incontournables. C’est une destination facilement accessible depuis Lyon, pour un week-end avec au moins 10 choses à découvrir à Dijon

1-Entrer dans le marché couvert des Halles

Première halte incontournable d’une journée à Dijon : le marché couvert des Halles pour embrasser en quelques foulées les spécialités et les bons produits de la région (et éventuellement en glisser quelques uns dans son sac) avant d’aller boire un café sur une des terrasses qui jouxtent les halles.

Infos pratiques : le marché se tient dans les halles les mardis, vendredis et samedis de 6h30 à 13h.

2-Découvrir le nouveau musée des Beaux Arts

Etant donné la richesse des collections du musée des Beaux Arts, vous pouvez sans problème y passer toute une matinée. Pour ma part, j’ai juste admiré la cour intérieure qui donne un bel aperçu de l’architecture de ce musée installé dans le palais des Ducs et des Etats de Bourgogne et j’ai été voir l’exposition du peintre contemporain Yan Pei-Ming , l’homme qui pleure.
Ce qui m’a le plus marqué c’est le contraste dans la salle des tombeaux entre les tombeaux (qui sont des pièces à ne pas rater ) et les portraits de l’artiste.

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Bon à savoir : les collections du musée des Beaux Arts de Dijon sont parmi les plus riches des musées français (130 000 oeuvres conservées ) et son accès est gratuit !

3-S’offrir le 7ème ciel

Quoi de plus magique que de dominer toute la ville, de pouvoir admirer les toits de tuiles vernissées, de repérer les monuments, d’être à la hauteur de gargottes (et pourquoi pas de crier « I’m the queen of the world ! » ) ? Pour cela direction la Tour de Philippe Le Bon qui s’élève à 46 m et offre un panorama exceptionnel sur Dijon. Pensez bien à réserver votre place auprès de l’Office du Tourisme qui grimpera avec vous les 316 marches en vous racontant l’histoire de cette tour élevée entre 1450 et 1460.

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Bon à savoir : Il est possible de prendre l’Apéro là-haut avec vue à 360° les vendredis et samedis soir du 17 mai au 2 novembre, la classe non ?

4-Déjeuner à la causerie des mondes

Si comme moi, vous aimez les lieux qui mêlent livres et nourriture, vous avez déjà une grosse chance de tomber sous le charme de la Causerie des mondes. En plus c’est à deux pas du musée des Beaux Arts et de la tour Philippe Le Bon, la terrasse donne sur une rue piétonnière sans aucune voiture et dans l’assiette c’est frais, c’est coloré, c’est équilibré, c’est savoureux (avec un prix très raisonnable).

Bien-sûr Dijon regorge de bonnes adresses gastronomiques. Il y a plusieurs années, j’ai été dînée chez Stéphane Derbord et j’en garde un merveilleux souvenir.

5-Se mettre au vert au parc de l’Arquebuse

C’est devenu une habitude lorsque je visite une grande ville, je cherche systématiquement les endroits les plus verts. Alors parmi les 10 choses à découvrir à Dijon, pour une balade digestive après le déjeuner ou pour une dernière halte au calme avant de repartir, le parc de l’Arquebuse vous tend les bras avec plus de 500 espaces végétales de Bourgogne et du monde entier.
Entre vignes, fleurs, ruisseau, l’endroit est vraiment charmant !

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Bon à savoir : Si vous venez en train à Dijon , sachez que le parc de l’Arquebuse est juste derrière la gare. C’est quand même plus sympa de finir la journée sur un banc au milieu de la verdure que dans une salle de gare non ?

6-Se sucrer le bec chez Jonathan Pautet

Ce ne serait pas l’heure du goûter par hasard ? Toujours à l’affût des nouvelles adresses sucrées, j’avais repéré, avant de venir à Dijon, la nouvelle pâtisserie de Jonathan Pautet.

Ce chef pâtissier s’est installé rue de la verrerie (avec ses belles maisons à colombages). Il a fait ses armes de Veyrat à Ladurée et propose dans sa boutique lumineuse et spacieuse des chocolats et des pâtisseries. L’accueil assuré par Sara Happ est souriant, charmant, pas du tout snob.

Pour des questions purement pratiques (un seul estomac, un train le soir même et le risque que tout arrive en bouillie), je n’ai pas pu goûter les pâtisseries si alléchantes et élégantes présentées en vitrine. Je suis donc obligée de revenir à Dijon ! Par contre, j’ai emmené à Lyon ses escargots au praliné déclinés en 7 variantes et ils sont délicieux. Gros coup de coeur pour celui au praliné noisettes caramélisées et celui à la ganache citron !

7-Pousser la porte de librairies indépendantes

Après cette explosion de papilles, que diriez vous de nourrir votre esprit ? Si je devais ouvrir une librairie salon de thé, je l’aimerais aussi cosy, charmante, accueillante que La fleur qui pousse à l’intérieur. Attention risque de tomber dans une faille spatio temporelle élévé !

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Vous pouvez aussi boire un verre en bouquinant à la librairie Grangier près de la poste (profitez-en pour jeter un oeil à la façade ).

8-Suivre le parcours de la chouette

Si vous venez à Dijon en famille, c’est doublement chouette : d’abord parce que le centre ville est un véritable paradis pour les piétons, ensuite parce que vous pourrez visiter la ville en suivant les petites chouettes présentes dans les pavés ou sur les trottoirs (exit le nez sur les plans).

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9- Flâner d’hôtels particuliers en jolies boutiques

Le centre historique de Dijon compte de nombreux hôtels particuliers construits entre le XVème et le XVIIIème siècle. Certains sont indiqués par des panneaux extérieurs et accessibles facilement. L’Office du Tourisme propose également des parcours guidés.

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Ne manquez pas, près de la fameuse chouette à toucher de la main gauche pour excauser les vœux, deux jolies boutiques où vous pourrez, en plus, ramener des souvenirs de votre séjour.

La moutarderie Edmond Fallot a un choix totalement dingue de moutardes de Dijon (label IGP) avec des moutardes classiques, des moutardes aromatisées, un distributeur de mini-pots de moutarde et la possibilité de déguster des produits sur place.

J’ai acheté de la moutarde au pinot noir qui s’accorde très bien avec des viandes et de la moutarde au pain d’épices que je n’ai pas encore ouverte.

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En parlant de pains d’épices, à quelques pas de là, la boutique Mulot et Petitjean est une véritable caverne d’Ali Baba, le genre d’endroit où vous savez quand vous rentrez mais pas quand vous sortez : )

10-Plongez dans l’histoire de la maison Mulot et Petit Jean

Pour en savoir plus sur cette maison Mulot & Petitjean fondée en 1796 qui a été labellisée « Entreprise du Patrimoine Vivant » en mars 2012 pour son histoire et son patrimoine séculaires, ses capacités d’innovation et son savoir faire rare, je suis allée visiter la fabrique de pain d’épices.

A travers un parcours visuel, la visite revient sur l’histoire du pain d’épices et de la Maison Mulot et les différentes étapes de la fabrication du pain d’épices.

Savez vous quelle est l’une des différences entre pain d’épices d’Alsace et pain d’épices de Dijon ? le premier est à base de farine de seigle alors que le second est avec de la farine de froment.

Connaissez-vous les Jacqueline ? Cette confiserie a été inventée par A. Michelin en 1926. Mulot et Petitjean en fabrique à nouveau depuis 2002 à la main, (une par une) en découpant la forme à l’emporte pièce et en trempant chaque pièce dans la meringue. Si la fabrication est lente, le temps de dégustation peut être très court car avec son coeur praliné, cette confiserie est très addictive !

Nonnettes, glacés minces, pains d’épices variés, la visite se termine dans une belle boutique en bois où il y a de quoi satisfaire tous les gourmets et gourmands.

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//NONNETTE// Scoop : les nonnettes existent aussi au chocolat 🍫🍫. Je les ai découvertes chez @mulotpetitjean lors d’une journée à Dijon avec @mybourgogne . Le pain d’épices et le chocolat ça marche 👌👌. J’ai d’ailleurs emporté une recette de tarte pain d’épices (absolument rien à voir avec Prosper youp la boum, personnellement je pensais ne pas aimer le pain d’épices jusqu’au jour où j’ai découvert toutes les variations autour de ce produit chez @mulotpetitjean) chocolat 🍫 que j’ai bien envie d’essayer. ▪️ #nonnette #chocolat #chocolate #yummy #sweet #dijon #mybourgogne #foodphotography #tourismesucre #bonneadresse #lyonnaise #blog

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10 choses à découvrir à Dijon : les adresses à retenir

J’espère que ces suggestions de 10 choses à découvrir à Dijon vous ont donné envie d’aller passer un week-end dans cette jolie ville. C’est un tout petit aperçu, purement subjectif mais il y a mille autres choses à voir, à faire, à goûter à Dijon et en Bourgogne qui est une région magnifique !

Un petit récapitulatif des bonnes adresses

La Fabrique de pains d’épices
6 boulevard de l’Ouest -Dijon
du mardi au samedi de 10 à 12h30 et de 14h à 18h30 (dernière visite à 17h30)
à 750 m de la gare à pied ou en bus ligne 10-12 arrêt Perrières

Librairie la fleur qui pousse à l’intérieur
5 Place des Cordeliers – Dijon
(fermée dimanche, lundi)

Librairie Grangier
14 Rue du Château -Dijon
(fermée dimanche)

La causerie des mondes
16 Rue Vauban -Dijon
(ouvert de 8h30 à 19h30 sauf dimanche et lundi)

Pâtisserie-chocolaterie Jonathan Pautet
2 Rue de la Chouette – Dijon
(fermé le dimanche)

A lire aussi :
Une journée au château de Couches
La pâtisserie Pierre Hubert à Dijon
Pause chocolatée chez Fabrice Gilotte

Merci à Bourgogne Franche Comté Tourisme, Designed By Bourgogne et l’Office du Tourisme de Dijon pour leur accueil !

Pause zen à Toulouse

Dans la série « quelle drôle d’idée », ce qui m’a donné envie, d’aller à Toulouse, en regardant l’émission Échappées Belles, est le passage consacré au jardin japonais : ) J’avais en mémoire le jardin d’Albert Kahn visité pendant mes années parisiennes et si j’ai un fort intérêt pour le tourisme urbain, paradoxalement je finis toujours par rechercher un de leurs poumons verts.

Le jardin japonais de Toulouse est sans doute moins incontournable qu’un de ses musées, églises ou hôtels particuliers mais si vous cherchez un endroit apaisant où vous posez sur un banc pour bouquiner et admirer les merveilles de la nature, je vous conseille vivement de vous y rendre. Le coin autour n’a rien de charmant (grand boulevard, grands hôtels) mais il reste proche du vieux Toulouse même à pied (et si vous préférez prendre le métro, il est juste à côté de l’arrêt Compans Cappareli ).

Quand nous sommes arrivés à sa porte (toute récente, elle existe depuis le mois d’avril 2019), un jardinier ramassait les feuilles mortes avec une sorte d’aspirateur à main au niveau sonore élevé. Niveau de zénitude : difficile à atteindre (heureusement cela a été de courte durée).

Je ne vais pas vous la jouer spécialiste des jardins japonais : j’ai lu les panneaux informatifs présents dans le pavillon de thé. Ils expliquent tous les éléments de ce jardin qui a le label « jardin remarquable » : un jardin sec, une île Grue, une île tortue, neuf rochers, un lac, un pavillon de thé, une cascade sèche, un pont rouge, une lanterne, une île du Paradis, un mont Fuji, les pierres de trois saints.

Le monde minéral, le monde aquatique et le monde végétal sont mis en scène comme dans les jardins japonais existants à Kyoto entre le 14ème et 16ème siècle.

Ce qui est assez fascinant est que chaque chose présente dans ce jardin a une signification. Les arbres, par exemple, marquent le passage des saisons :
-les cerisiers et les pruniers sont cultivés pour la beauté de leurs fleurs au printemps (il y a d’ailleurs une fête des cerisiers dans ce jardin)
-pour que la coloration automnale des érables soit parfaite, leur ramure est éclaircie par la taille

Nous y étions assez tôt le matin. L’inconvénient est que le ciel ne s’était pas encore levé et qu’il aurait été sans doute encore plus beau avec du soleil et du ciel bleu. L’avantage est qu’il y avait peu de monde dans ses allées et donc une atmosphère très paisible (une fois que l’aspirateur à feuilles s’est tu)).

jardin japonais de Toulouse

J’ai été fascinée par le travail de taille sur les arbres. Ces tailles en nuage (il n’existe pas de réelle traduction française) sont regroupées en Tamazukuri, Danzukuri, Kaizukuri, Takanshitate…

Bien entendu le pont rouge n’est pas là par hasard. Il symbolise un espace de transition à l’élévation spirituelle et rend accessible l’île, symbole du Paradis. Sa courbure en demi-cercle suggère, par son reflet dans l’eau, le disque lunaire.

En flânant dans ce jardin qui n’est pas très grand, chaque pause offre un nouveau point de vue sur le lac (où il y a de gros poissons), le pont, le pavillon, de nouveaux reflets dans l’eau, une nouvelle palette de couleurs….et au bout de quelques minutes, on oublie qu’on est à Toulouse.

jardin japonais de Toulouse
jardin japonais de Toulouse
jardin japonais de Toulouse

Si j’habitais à Toulouse, voilà une endroit où je viendrais lire et observer le rythme du temps, les lumières changeantes.

Cela m’a donné envie de découvrir d’autres jardins remarquables en France. Si vous en avez à me conseiller, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Lyon, une ville qui a du goût

Samedi c’est sous le soleil que j’ai rejoint le point de départ de la balade urbaine proposée par le musée Gadagne intitulée « Lyon, une ville qui a du goût« . Je ne vais pas vous restituer toutes les notes que j’ai prises, l’idée n’étant pas de spoiler mais de vous donner envie de suivre ce parcours (qui est nouveau) que vous soyez lyonnais de longue date ou que vous veniez de déménager à Lyon.

Les photos qui suivent montrent essentiellement les Halles Paul Bocuse, c’est le point d’arrivée de la balade mais pas son thème. J’ai choisi ces photos pour montrer quelques unes des spécialités lyonnaises et aussi parce que les lieux dont il a été question pendant la balade n’existent plus aujourd’hui.


Au menu de cette balade, Lyon une ville qui a du goût, guidée par Bénédicte : Comment s’est organisé le « bien manger » à travers différents quartiers à Lyon et différentes époques. Le point de rendez vous est devant l’église Saint-Nizier près des rues de la fromagerie et de la pouilallerie car pendant longtemps, St Nizier a été le coeur économique et stratégique de la ville de Lyon. C’est là que la plupart des marchés s’organisaient jusqu’au 19ème siècle même s’il y avait aussi une zone de marchés de l’autre côté de la Saône.

Saviez-vous que pendant longtemps peu de maisons possédaient de cuisine ? On faisait alors cuire des produits chez le boulanger ou le pâtissier.

Le second arrêt a lieu rue Grenette pour nous montrer le bâtiment qui sert de halle aux grains à partir du 15° siècle. Bénédicte nous explique comment fonctionnait cette halle, quelle était la réglementation et les fraudes, à quoi ressemblait à l’époque le bâtiment et comment il a été transformé.

Lyon une ville qui a du goût

A travers l’histoire de l’imprimerie et des livres édités au 16° siècle, on réalise que la tendance « healthy » n’a rien de nouveau et qu’on a toujours lié médecine et cuisine (même si à l’époque, Nostradamus publie un livre de recettes pour se soigner avec beaucoup de …sucre !).

Saviez vous que le mot charcuterie vient du droit de travailler « la chair cuite » du cochon ?

Bénédicte nous parle de métiers qui n’existent plus comme boudiniers ou les langueyeurs (qui regardaient la langue du porc pour juger de sa santé avant de le tuer), des cabarets, des auberges et des cavernes, des mères lyonnaises.

Lyon une ville qui a du goût

La balade urbaine Lyon une ville qui a du goût c’est aussi l’histoire des produits : de la poire Williams introduite dans la zone sud de Lyon à la cerise burlat découverte par un soldat dans le parc de Gerland en passant par le géant d’hiver, la carotte rouge, les bières et la fameuse praline rose.

Merci au passage aux italiens qui ont apporté le chocolat à Lyon et les glaces !

Lyon une ville qui a du goût

Le moins de la balade Lyon, une ville qui a du goût :

♦ Les arrêts ont souvent lieu à des croisements de rues assez bruyantes du fait de la circulation. Etant très sensible aux bruits des voitures, motos et autres pots d’échappement, j’ai été gênée par cet environnement sonore (mais c’est très personnel !)

Les plus de la balade :

♦Les connaissances de notre guide Bénédicte et son enthousiasme à nous les transmettre
♦Les arrêts dégustation qui ponctuent le parcours : un petit coup à boire devant le marché Saint Antoine, une confiserie devant la fontaine des Jacobins et de la charcuterie aux Halles Paul Bocuse
♦Le plaisir d’imaginer Lyon dans le passé et de voir comment son histoire influence notre présent

Lyon une ville qui a du goût
Les gratons
Lyon une ville qui a du goût
le saucisson de Lyon (viande de porc et viande de boeuf)
Lyon une ville qui a du goût
Lyon une ville qui a du goût
Lyon une ville qui a du goût
Lyon une ville qui a du goût
les quenelles (oubliez vos souvenirs de cantine, cela n’a rien à voir !)
Lyon une ville qui a du goût
Lyon une ville qui a du goût
les brioches aux pralines

Le musée Gadagne propose d’autres thèmes de balades urbaines permettant aussi d’explorer d’autres quartiers peut être moins connus que la presqu’île :

-Où sont les femmes ? dans le 7° arrondissement, met en lumière des femmes qui ont marqué leur temps par leurs idées et qui ont laissé leur empreinte à Lyon
-Le chic automobile, dans le 6° arrondissement, vous invite à suivre la piste d’un patrimoine méconnu
-Les racines de Vaise casse l’image d’un arrondissement associé à son passé industriel en montrant son côté vert
-du musée au street-art / sac de légendes sont destinées à toute la famille

Avez-vous déjà participé à des balades urbaines dans votre ville ou dans une destination de vacances ?

10 choses à faire à Avignon

Avignon est une des destinations proches de Lyon, faisable le temps d’un week-end. Quand le ciel est bleu, la température si douce en février que l’on peut déjeuner en terrasse et que le mistral n’est pas de la partie, l’effet vacances s’installe quasi immédiatement. Et pour vous convaincre de franchir les remparts de cette ville, voici 10 choses à faire à Avignon !

1-Flâner dans les ruelles

Lorsque vous arrivez à Avignon par le train, en sortant de la gare, vous voyez d’abord les remparts puis une grande avenue, la rue de la République qui mène jusqu’à la place de l’horloge.

Je vous conseille dès que vous le pouvez, de quitter cette grande artère pour emprunter une rue perpendiculaire puis des petites ruelles. C’est comme ça que vous découvrirez les beaux hôtels particuliers, les façades pleine de charme, les arrondis de certaines rues comme la rue Vernet, les majestueuses portes en bois.

Pour découvrir une ville, rien de mieux que de la parcourir à pied. L’Office du Tourisme d’Avignon (situé rue de la république) propose une brochure gratuite  » Avignon, loisirs & patrimoine » avec un plan et 3 balades de 3 couleurs différentes :

-la balade des « Papes »
– la balade « musées et hôtels particuliers »
-la balade « au fil des rues d’antan »

2-Profiter des musées gratuits

C’est une nouveauté par rapport à mon dernier séjour à Avignon : l’entrée libre pour tous dans les 5 musées municipaux de la ville à savoir le musée du petit palais, le musée Calvet, le palais du Roure, le musée requiem (ou musée d’histoire naturelle) et le musée du Mont-de-Piété et de la condition des soies.

Comme le temps est magnifique, sans mistral, nous n’avions pas vraiment envie de passer la journée à l’intérieur mais nous avons quand même jeté un oeil dans ce bel hôtel particulier qu’est le musée Calvet. A voir autant pour les lieux que pour les collections qu’il abrite.

Musée Calvet
65, rue Joseph Vernet

3-Repérer le street art avignonnais

Avant que les spécialistes du street art ne me tombent dessus, il s’agit plutôt de fenêtres ou portes peintes évoquant des acteurs/actrices et le monde du théâtre.

4-Danser sur le pont d’Avignon

Je suis venue plusieurs fois à Avignon mais je n’étais encore jamais montée sur le fameux pont d’Avignon, de son vrai nom Pont Saint-Bénézet (minute vérité : ce n’est pas lorsqu’on est dessus, qu’on le voit le mieux )).

Un audioguide (compris dans le prix de la visite) à la main, je suis donc allée danser à mon tour sur cette construction qui n’enjambe pas jusqu’au bout le Rhône. A l’époque de sa construction, il comptait 22 arches, il n’en reste plus que 4.

Si vous avez prévu de visiter le pont d’Avignon ET le Palais des Papes, sachez qu’il existe des billets groupés.

5-Emprunter la rue des teinturiers

Minute vérité : lorsque nous nous sommes engagés dans la rue des teinturiers, le ciel ne s’était pas encore totalement dégagé. 1h plus tard, il faisait grand bleu et si j’avais pu, je serais revenue reprendre des photos plus ensoleillées.

Bref parmi ces 10 choses à faire à Avignon, ne loupez pas cette rue pittoresque pavée avec les galets de la Durance, avec ses grandes roues hydrauliques, ses passerelles sur le canal et ses maisons historiques.

Quant aux blocs de pierre gravés et posés au sol, ils datent de 2003.

6-Compter le nombre de théâtres

Du 5 au 28 juillet prochain, le Festival d’Avignon envahira les rues de la ville. En off, plus de 1000 compagnies venues de toute la France présenteront toutes les disciplines du spectacle vivant dans une centaine de lieux de la Ville.

Si vous vous baladez vers la rue des teinturiers et que vous ne regardez pas trop vos pieds, vous ne pourrez qu’être surpris par le nombre de théâtres croisés sur votre route.

Peut-être que gamin, sur le trajet des vacances, quand vous harceliez vos parents de « on est bientôt arrivé ? », ces derniers pour vous occuper, vous demandaient de compter les voitures bleus ou les voitures rouges.

A Avignon, si vous venez en famille, demandez à vos enfants de compter les théâtres : )

J’ai cherché le nombre de théâtres et j’ai trouvé que sur l’édition 2016 du festival d’Avignon, il n’y avait pas moins de 208 théâtres partenaires du Off…impressionnant, non ?

7-Visiter le Palais des Papes

Non seulement je n’étais pas montée sur le pont d’Avignon jusqu’à présent mais je n’avais pas encore visité le Palais des Papes où neuf papes ont vécu au XIV°siècle. Cette imposante forteresse aussi bien vue depuis la place que lorsqu’on pénètre dans ses cours a été édifiée en moins de 20 ans (1335-1352).

L’Histopad est une nouvelle tablette tactique multimédia qui permet de vivre une expérience de visite immersive, ludique et interactive. Elle est distribuée à l’entrée, il n’y a pas besoin de la porter (sinon gare aux escaliers), il suffit de la scanner sur différentes bornes présentes dans les salles (sans avoir besoin de choisir des numéros, d’appuyer sur stop, etc).

Grâce à la réalité augmentée, les salles visitées apparaissent alors sur l’écran de la tablette avec leurs décors et leurs mobiliers telles qu’elles étaient à l’époque des Papes. Ces « vidéos » sont accompagnées de courts commentaires audio.

Ce que j’ai préféré ? Parmi les 25 salles ouvertes au public, je me souviendrai de ce puits inversé qui s’élance vers le ciel dans la cuisine, des superbes décors peints dans les appartements privés du pape et des chapelles et des couleurs toujours vivaces des carreaux au sol de la chambre du Pape.

Ne ratez surtout pas le chemin de ronde qui vous emmène à une terrasse avec vue panoramique sur le petit Palais, la cathédrale des Doms, les toits d’Avignon et les bords du Rhône de part et d’autre.

Ce que mes enfants ont aimé ? la chasse aux trésors qui est proposée avec la tablette tactile, le but étant de trouver dans chaque salle, des pièces d’or; le « selfie » en tenue de « Pape », autre fonctionnalité de la tablette, à envoyer sur sa boîte mail comme un souvenir de la visite.

oui elle est floue mais je l’aime bien ainsi : )

8-Se poser au salon de thé /pâtisserie Vernet

Vous avez peut-être scroller tout le début de cet article, en attente de la bonne adresse sucrée. Comme je l’expliquais récemment dans un article rassemblant mes meilleures adresses sucrées en France, impossible pour moi de me déplacer sans tester une pâtisserie.

Cette fois, j’avais repéré la pâtisserie Vernet située dans la rue éponyme, qui a la bonne idée d’être aussi un endroit où déjeuner ou goûter. Je vous en reparlerai dans un article dédié mais en attendant voici une des créations goûtés, un chou citron yuzu et chantilly au chocolat blanc aussi gourmand qu’équilibré.

Pâtisserie Vernet
 79-83 Rue Joseph Vernet



Côté salé, je vous conseille le Potard, un restaurant où les burgers sont délicieux et où le lieu fait partie du menu, puisque vous dinez dans une petite ancienne chapelle (réservation fortement conseillée).

9-Lever les yeux vers …

A Avignon, levez les yeux vers le haut pour admirer les nombreuses niches avec des statues, le Palais des Papes qui s’invite en horizon des étroites ruelles, l’horloge au dessus de l’hôtel de ville et les parois rocheuses dans un étroit passage à deux pas du Palais des Papes.

10-ou baisser les yeux vers…

Un autre incontournable parmi ces 10 choses à faire à Avignon est de monter au jardin dit Espace Jeanne Laurent qui offre un panorama magnifique sur le pont d’Avignon et sur les environs (d’ailleurs est ce que vous savez quel est le château que l’on voit sur la colline en face ?)

Et aussi

J’aurais aimé aussi :
-emprunter la navette fluviale gratuite qui permet d’aller sur l’île de la Barthelasse.
-aller à Villeneuve-les-Avignon de l’autre côté du Rhône
-visiter le musée Angladon qui expose des chefs d’oeuvre du 18°, 19° et 20° siècles (Van Gogh, Cézanne, Degas, Manet, Sisley, Picasso, Modigliani…)
-goûter les créations chocolatées d’Aline Géhant

Ce sera pour une prochaine fois !

Voilà j’espère que ces suggestions de 10 choses à faire à Avignon vous donneront envie d’aller y faire un tour.

Vous connaissez cette ville ?

Une nuit à L’Hôtel Madrigal

Lors de mon dernier séjour parisien, j’ai cherché un hôtel près de Portes de Versailles car j’avais prévu d’aller à un salon au parc des expositions. Je pourrais vous raconter que j’ai tilté sur le nom Madrigal car c’est le titre d’un des volumes de Chroniques de San Franscisco d’Armistead Maupin mais la réalité est, qu’après avoir passé pas mal de temps sur internet, j’ai choisi l’Hôtel Madrigal pour son prix, parce que la déco me plaisait et qu’il répondait à mon critère principal, l’emplacement. Comme en le découvrant, j’ai trouvé qu’il avait plein d’atouts pour lui, j’ai eu envie de vous en montrer plus.

L’Hôtel Madrigal : Un resto juste à côté et une bibliothèque

Je ne voulais pas traîner mon sac toute la journée avec moi alors en arrivant gare de Lyon j’ai pris le métro (jusqu’à Bercy puis ligne 6 jusqu’à l’arrêt Pasteur, cela parait long sur le plan mais ça va vite et une partie du trajet est aérien ce qui est toujours plus agréable) et je suis allée déposer mon bagage à la réception. J’en ai profité pour jeter un œil aux parties communes de l’Hôtel Madrigal. J’ai découvert le restaurant Mangeaver juste à côté de la salle de réception où sont servis les petits déjeuners mais où on peut aussi dîner le soir si après une journée à arpenter le pavé parisien, on n’a plus les jambes pour ressortir. Quant à la bibliothèque, située derrière la salle de réception, elle permet d’être tranquille pour bouquiner, pour prévoir son planning de visite de la journée  ou pour se poser tout simplement avec ses canapés et fauteuils confortables. 
L’hôtel Madrigal n’est pas une boutique hôtel comme le Vice Versa ou l’ORiginal mais ce que j’ai apprécié, au premier coup d’oeil, c’est son côté chaleureux, pas « grande chaîne impersonnelle », avec une salle de réception à la fois coloré et cosy. En rejoignant l’étage où était ma chambre, j’ai découvert les portraits de grands scientifiques et médecins français sur les portes alors qu’un livre me tentait les bras posé sur une petite table. 

 

L’hôtel Madrigal : Une chambre cosy au design industriel

Je ne dors pas assez souvent à l’hôtel pour être blasée. Au contraire, j’adore pousser la porte, me laisser tomber sur le lit, marcher pieds nus sur la moquette, aller jusqu’à la fenêtre pour voir quelle est la vue puis observer les détails. Dans cette chambre de l’hôtel Madrigal, j’ai apprécié :

-le style design industriel sans que cela soit froid
-le côté cosy apporté pour les couleurs, les coussins, la petite bibliothèque avec des livres
-la théière avec deux thés Palais des thés (ça change du lipton !)
-le gel douche Fragonard à l’huile d’olive bio (il sent divinement bon, je voulais même m’en acheter en rentrant à Lyon )
-l ‘agencement qui permet de circuler autour du lit sans marcher façon crabe
-le vrai bureau où l’on peut s’installer avec un ordinateur si besoin
-le Wifi qui marche bien ! (ce n’est pas tout le temps le cas )

 

L’hôtel Madrigal donne sur un carrefour avec de grandes avenues mais une fois les vitres fermées, je n’ai pas entendu les voitures circuler. Chose plutôt très rare, j’ai même dormi d’une traite. L’hôtel n’étant vraiment pas loin du quartier de Montparnasse, je voyais depuis la fenêtre de ma chambre, la tour Montparnasse qui s’allume et clignote la nuit venue (et si vous avez gardé un peu de votre âme d’enfant, il y a des chances pour que vous trouviez cela chouette). 

L’hôtel Madrigal : un emplacement idéal pour les becs sucrés

Atout de taille pour tous les fous de pâtisserie, l’hôtel Madrigal est dans une sorte de triangle paradisiaque pour becs sucrés. A quelques mètres de l’hôtel, se trouve en effet une pâtisserie Pierre Hermé qui vend des macarons et des pâtisseries. En marchant à peine un peu plus, vous tombez sur une boutique de Cyril Lignac et une des adresses de Claire Damon, Des gâteaux et du pain.

 

En discutant avec une des personnes de l’équipe et en confiant mon attrait déraisonnable pour la pâtisserie, j’ai appris aussi qu’une boutique Sadahuri AOKI n’était pas très loin.

Pour résumer, les gros + de l’hôtel Madrigal :

-au pied du métro Pasteur (non ce n’est pas une expression, impossible de se perdre même si vous ne connaissez pas Paris) et sur la ligne 12 qui est très pratique (elle va à Concorde, Madeleine, Saint Lazare)

-avec plein de pâtisseries autour

– un accueil très souriant et chaleureux (j’ai failli leur demander s’ils étaient de VRAIS parisiens, je plaisante, je plaisante)

-une déco cosy mais pas passe-partout

-un resto juste à côté (il faut que j’y retourne pour tester le petit déjeuner )

♥ Hôtel Madrigal ♥
32, Boulevard Pasteur – 75015 Paris
T. +33 (0)1 47 34 70 47

En passant par le jardin des tuileries

Il (mon fils) voulait voir la Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, la place Sainte Catherine (cherchez l’erreur..il n’y en a pas mais sur cette place, il se trouve juste le Double fond, lieu de spectacle spécialisé dans la magie), je lui ai dit que Paris était grand et que nous n’avions que quelques heures devant nous avant d’aller à la Fnac des Ternes où se tenait la remise du prix des lecteurs du journal de Mickey (il avait été sélectionné pour faire partie du jury BD).

Il ne voulait pas trop prendre le métro et moi non plus alors après quelques stations seulement, on est sorti à l’air libre dans le jardin des Tuileries. On a eu de la chance : le temps était doux, l’endroit fréquenté mais pas trop, des installations liées à la FIAC ont accompagné notre ballade et de loin -ouf- on voyait la Tour Eiffel.

Il a posé sur les fameuses chaises vertes, a filmé, pris des photos, s’est extasié 100 fois sur la beauté de Paris, a préféré le jardin des Tuileries et la place de la Concorde aux Champs Élysées, a marché sans broncher même s’il commençait à comprendre que les distances ne sont pas vraiment les mêmes qu’à Lyon (il avait dans son sac à dos une grande partie des BD du prix ).

Il était épaté que je me repère quasi sans plan (5 ans à Paris cela laisse quand même quelques petits souvenirs) et que je l’amène sans hésitation dans une pâtisserie que j’avais repérée (j’ai un sixième sens spécial pâtisseries )).

Il a cru voir passer Willy Rovelli juste dans la rue où nous étions attablés (bon j’avoue que si je croisais le principal intéressé il y a peu de chances pour que je le reconnaisse mais Fort Boyard a toujours eu beaucoup de succès auprès des enfants à la maison…c’est ça d’avoir des parents sportifs )).

Et puis il a eu la chance de rencontrer les auteurs de bande dessinée qu’il avait lu depuis quelques mois et il était franchement plus à l’aise que si cela avait été moi. Je l’observais de loin et je l’entendais échanger sans timidité et en dépassant le « j’ai beaucoup aimé » que je sortirais face à un auteur (et du coup je préfère m’abstenir que d’être creuse). Cela a été son moment préféré, m’a-t-il-confié ..Et puis aussi délibéré avec les autres membres du jury, défendre son titre préféré (et visiblement d’après la dédicace de la présidente du jury Marie Aude Murail, il l’a fait avec ardeur ) et voter.

La remise du prix pour les bandes dessinés et pour les romans a eu lieu, il a posé avec les autres enfants et les auteurs. Il déteste quand je lui dis que toutes les bonnes choses ont une fin alors je n’ai rien dit. Il était un peu triste à l’idée que cette belle aventure  vécue pendant quelques mois se termine. Triste et content aussi de cette journée parisienne pas banale débutée en passant par le jardin des Tuileries.

 

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