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Je sais les gens connus ont deux jambes, deux bras, une tête, des grippes intestinales, des colis qui se perdent dans la nature, des tics et peut-être des tares comme le commun des mortels. N’empêche que quand lorsque je croise une personne que je vois habituellement dans les journaux ou à la télé, j’envoie des grands coups de coude à l’homme. Face à un artiste que j’admire, je perds carrément tous mes moyens, je bafouille, je rougis, je suppose par avance que toute intervention de ma part sera dépourvue d’intérêt. Bref je suis une midinette.

Mercredi j’ai passé toute la journée dans le village Kinder et à l’annonce de la venue de Jo Wilfried Tsonga, celui qui a battu en quart de finale Roger Federer à Wimbledon, j’étais aussi survoltée que les  160 enfants présents ce jour là.

A 11h30, une immense ola parcoure les rangs du gymnase (l’homme me demande d’archiver le sms « je suis dans un gymnase« …il est mauvais, non?) dans lequel nous attendons tous avec impatience le tennisman et à son entrée, je saute de joie.

Les enfants l’interrogent sur la célèbre pub, sur son parcours, ses adversaires, les sports qu’il pratiquait quand il était petit. Après une photo de groupe, les enfants vont poser chacun avec lui et lui demandent une dédicace. Certains sont hardis, d’autres intimidés, en tous cas c’est un chouette moment que l’on partage avec eux. Avec Natacha, nous tentons de nous glisser dans la file mais nous sommes vite démasquées.

J’ai tout de même plus tard l’occasion d’échanger quelques mots avec lui pour lui poser une question sur les échanges qu’il a pu avoir avec les enfants, les éventuelles vocations suscitées….non je ne lui ai pas parlé de kinder bueno ). Fière comme un paon, j’envoie un sms à l’homme qui est sceptique sur le fait que je puisse avoir parlé de tennis…la confiance règne.

L’après-midi, Jo Wilfried Tsonga accompagné de Charles Antoine Brézac jouent avec deux fillettes présentes au village et qui ne s’en laissent pas compter. Après une démonstration entre les deux joueurs, c’est le moment de l’atelier tennis : l’occasion pour les enfants d’apprendre quelques gestes de base pour les débutants ou d’échanger des balles avec JW Tsonga et CA Brézac. Ils se prêtent au jeu avec beaucoup d’enthousiasme et de plaisir mais je reste dans les gradins assise en compagnie de Sandrine, souhaitant préserver un minimum de dignité.

J’imagine la conversation des enfants quand ils vont rentrer chez eux et qu’ils vont raconter leurs vacances aux copains : « j’ai joué au tennis avec Tsonga« …Personne ne va les croire ! heureusement qu’ils auront un tee-shirt dédicacé et des photos comme preuves.

Avant de repartir, JW Tsonga s’accorde une petite pause à la terrasse du restaurant du village alors que le soleil daigne enfin darder ses rayons et j’ai un scoop ! ….pour son goûter il a mangé un kinder bueno )

Lundi je t’en dis plus sur cette journée au village Kinder …

Et toi, midinette ou pas ?

Edit : merci à Olivier Perez pour les belles photos qu’il m’a envoyées

Lorsque Roland Garros démarre, je repense à mes fins d’année scolaire de la troisième à la terminale, le dilemme « regarder les matchs ou réviser », à André Agassi quand il avait les cheveux longs, qu’il s’habillait flashy au désespoir de Jean-Paul Loth (aujourd’hui le blanc est rare au contraire) et qu’il empruntait un parapluie dans le public.

Je me souviens des cris orgasmiques de Monica Seles, du jeu à la volée d’Edberg, des aces de Goran Ivanisevic, de la victoire de Chang à 17 ans, des colères de Lendl et du sourire de Marat Safin.

Roland Garros c’est un peu comme la valise RTL : tu es obligée de rester chez toi pour suivre des matchs qui parfois te clouent au fauteuil tout l’après-midi. Pourtant, une fois dans l’ambiance, j’aime les gestes des joueurs, leurs tics, leur façon de toucher leur casquette, de remonter leur tee-shirt, de choisir la bonne balle, de régler les cordes de leur raquette, d’essuyer la ligne de fond avec leur pied, de secouer la terre battue de leur chaussures comme si cela allait tout changer.

Je me demande ce qui se passe dans leur tête quand ils sont menés et qu’ils remontent et renversent les scores, comment Roger Federer ou Rafael Nadal se motivent encore après avoir gagné si souvent, s’ils jouent mieux ou moins bien si dans le public est assis quelqu’un dont ils sont amoureux.

Aujourd’hui suivre Roland-Garros aussi fiévreusement que lorsque j’avais 15 ans est impossible, incompatible avec une vie rythmée en grande partie par les enfants. Je connais bien moins les joueurs et les joueuses qu’il y a 20 ans mais j’adorerais toujours autant assister à un match en vrai et les raisons de replonger ne manquent pas :

Et toi, des souvenirs liés à Roland Garros?

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