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septième vague

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Été et vacances rythment-ils avec lectures faciles, légères, chick lit ? Honnêtement on ne lit pas forcément Kant et sa critique de la raison pure le reste de l’année, si?

Toujours est-il que lorsque tu vois la couverture de la septième vague, tu te dis tout de suite que c’est assorti au transat, à la serviette de plage et au bruit de l’Océan. Suite de Quand souffle le vent du Nord qui avait laissé l’histoire entre les deux protagonistes avec 3 petits points de suspension, le roman reprend le même procédé à savoir un échange de mails entre Léo et Emma qu’on retrouve forcément avec plaisir comme deux amis qu’on irait quittés trop longtemps. Redondant, facile, à court d’imagination diront les mauvaises langues à propos de Daniel Glattauer (le même reproche existe pour les séries télé et les sempiternels voisins suspects de Desperate Housewife par exemple qu’on regarde pourtant avec plaisir) alors pourquoi le livre se dévore d’une traite sans envie de s’interrompre ? Comme dans le premier volet, j’ai adoré ce jeu du chat et de la souris, j’ai aimé les découvrir les personnages un peu plus au fil des pages, j’ai pesté à tour de rôle contre l’un et l’autre et même si l’intrigue s’essouffle un peu en court de route, je n’ai pas boudé mon plaisir devant les échanges de la fin.

Le thriller est parait-il un classique en ce qui concerne les lectures de l’été…si tu cherches encore un livre à emporter dans ta valise, je ne pourrais que te conseiller le dernier opus de Denis Lehane dans lequel on retrouve l’humour de l’écrivain, son sens du rythme et de la narration. Même si ce livre se comprend sans avoir lu Gone, baby gone, les références à ce dernier sont assez nombreuses et j’ai regretté de n’avoir pas pris le temps de commencer par le tome 1. Dans Moonlight Mile, les héros sont fatigués et désabusés et sont d’autant plus humains. Encore un livre qui m’a fait veiller tard !

Pas du gai, gai pour terminer, pas du genre à te mettre dans l’ambiance cocktail et barbecue, Un soir de décembre est l’histoire d’un homme la quarantaine, mariée, deux enfants, une vie normale qui a écrit un livre et reçu un prix littéraire. La trajectoire de son existence va être déviée par le courrier d’une de ses lectrices, Sara, une femme qu’il a aimé avec passion plus jeune. Matthieu plonge alors dans son passé, plonge dans une douleur qu’il croyait enfouie, s’isole, se renferme, n’aspire plus qu’à se retrouver seul pour puiser dans ces lettres qu’elle lui envoie la source de l’inspiration de son prochain livre quelqu’en soit le prix. Un soir de décembre n’est pas aussi abouti, marquant que les heures souterraines mais le regard sur la paternité est plein d’émotion et Matthieu s’il m’a agacé par son immobilisme ne m’a jamais laissé indifférent.

Et toi, des lectures de plage?

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