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Être lessivée par le trajet, le monde dans le train, la bagarre avec les bagages et la poussette, laisser le soleil derrière soi et apercevoir le gris du ciel au fur et à mesure que la gare d’arrivée approche.

Reprendre le métro, trouver que les derniers mètres -ceux qui séparent la bouche du métro à la porte de l’appartement sont les plus longs-, que les valises sont soudain plus lourdes. Pousser la porte, entrer dans la pénombre, tout défaire, ranger, lancer les lessives, mettre les enfants au bain, jeter un oeil à la pendule et constater qu’il est bientôt l’heure du repas, avoir des petits estomacs affamés dans les pattes car ils ont zappé le goûter.

Heureusement les retours de vacances c’est aussi :

– trouver dans ma boîte aux lettres le numéro de septembre de Marie-Claire Maison (merci à Electro grâce à qui j’ai gagné cet abonnement sur facebook et Zaza voici mon magazine pour ce lundi )

– découvrir aussi un livre à chroniquer, Partie commune de Camille Bordas…à dire vrai je n’en ai jamais entendu parler mais  l’auteur est lyonnaise et j’ai déjà eu de bonnes surprises avec cette maison d’édition

recevoir un colis qu’elle m’a envoyé il y a plus de 15 jours pour l’anniversaire du chérubin et qu’on croyait perdu

– savourer le fait qu’ils redécouvrent leur chambre et ne nous sollicitent pas….même si cela ne dure pas très longtemps

– ne pas grimacer en ouvrant un courrier des impôts car pour une fois c’est eux qui nous envoient un chèque

– prolonger la saveur des vacances en dégustant un dessert local emporté dans un sac

– ouvrir ma page Hellocoton, ma boîte mail et tout ce qui me lie à ce blog

transférer les photos sur l’ordinateur et imaginer déjà des billets

– penser que les vacances ne sont finies et que dans quelques jours je bouclerai à nouveau mes valises 

Et toi, les retours ça te déprime ou pas ?

 

Après 3 jours de flotte et de ciel gris (je me rappelle pourquoi je suis descendue un peu plus dans le sud dès que j’ai pu), me revoilà. Week-end prolongé devrait rimer avec mine reposée, cernes effacées, tonus retrouvé, fatigue oubliée…sauf qu’à l’heure où j’écris ce petit billet pour signifier mon retour sur la blogplanète, je me sens comme une serpillère qu’on a trop essoré….

Faut dire que le chérubin a été particulièrement pénible (on va croiser les doigts pour que ce soit un tout petit cycle hien) pendant ce séjour parisien et que quand on passe son temps à calmer les crises, les pleurs, à crier, à dire et à redire, à stresser parce qu’il nous fout la honte dans les transports en commun, on s’épuise à une vitesse folle.

Faut dire aussi que les retours avec des bagages deux fois plus lourds qu’à l’aller, avec un grand sac de la grande récrée rempli de jouets qui nous lâche avant même d’être rentrés dans le train de banlieue, avec sur l’épaule un sac à main transformé en sac à langer avec le repas pour occuper le chérubin dans le train, 3 ou 4 histoires, des feutres, des feuilles, des lingettes et des couches bref un sac si lourd qu’on a le sentiment de porter un rocher et dans l’autre bras votre progéniture qui refuse de marcher parce que vous avez eu la mauvaise idée de prendre un train à l’heure de sa sieste et qu’il tombe de fatigue…ça pompe un brin d’énergie.

Faut dire qu’à peine arrivés chez soi, il faut vider les sacs, ranger les affaires, faire tourner des machines puis les étendre, se replonger dans la routine ménagère et très vite penser que demain faut y retourner au taf, qu’une semaine particulièrement chargée vous attend avec des rentrées à la maison très tardives et ça finit par vous enlever le peu de dynamisme qu’il vous restait.

Et même pas le souvenir d’un tête à tête chocolaté (fin du teasing) pour se consoler….

Alors honnêtement c’est quoi votre truc pour ne pas être ramollo?

Edit 1 spéciale E-Zabel : je n’ai pas mis un orteil à Paris si cela peut atténuer ton courrou…

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