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Le titre est un peu bigger than life, comme dirait mon cher et tendre, mais vendredi dernier, place Bellecour, 250 producteurs de la Région Rhône Alpes avaient donné rendez vous aux lyonnais alors même si je ne me suis pas arrêtée devant tous les stands et que je n’ai pas tout goûté, je peux vous affirmer qu’il y avait bien des raisons de remplir son panier.

Avant même d’entrer dans le marché, une soupe des montagnes (avec un léger goût de champignons) chatouillait le nez des visiteurs qui étaient servis dans de grands gobelets pour un euro. Mes enfants se sont quasiment battus pour la finir, si c’est pas une preuve de sa qualité je ne réponds plus de rien. Juste à côté deux messieurs venus d’Ardèche proposaient des châtaignes grillées, celles que j’allais ramasser en famille le dimanche après- midi quand j’habitais dans la Drôme. Ma fille, elle, n’a rien trouvé de mieux que de poser la main sur la plaque chaude ET de partir en boudant parce qu’on la mettait en garde. ..et elle a eu quand même plusieurs châtaignes décortiquées par le papi ardéchois…pas de doute elle sait mener son monde )

Une fois à l’intérieur, le plus difficile était de décider quelle direction prendre. Je n’ai pas trop compris si les producteurs étaient répartis (ou pas) par département, précisons que je surveillais d’un œil au moins les deux enfants attirés par les nombreuses dégustations. Pas besoin néanmoins d’avoir fait l’école des mines (j’ai fait science po ça suffit comme ça), pour deviner que le saucisson à la châtaigne, les crèmes de châtaigne (qui existe nature mais aussi aux noix, à la vanille ou à l’armagnac) ou les gâteaux à la farine de châtaigne (dans ma to cook list tiens) représentaient l’Ardèche.

Je connais la confiture de lait mais je n’avais jamais vu sa version brebis….pour savoir si la saveur est proche, il faudra attendre l’an prochain car que voyais-je à l’horizon, non pas de la brioche aux pralines, mais un Saint Genis. La différence? son goût de fleur d’oranger et sa texture. Si vous vous arrêtez à Romans un jour, achetez une pogne (sans pralines ) ou un Saint Genis chez un artisan boulanger ( c’est un ordre))

 Je signale à ceux et celles qui m’imaginent en train de goûter à tout, que j’avais justement jusqu’à ce stade de la visite, refusé tous les produits tendus. Et puis j’ai aperçu les délicats macarons aux noix de Rêves en bouche et le pâtissier m’a expliqué qu’il transformait les produits de l’exploitation à quelques mètres de son atelier, à savoir le cassis, les noix et le miel en biscuits, liqueur, pâtes de fruits. Là ma résistance a flanché : regardez moi ces chouchous revisités à la Drômoise avec des noix (1000 fois meilleurs que ceux qu’on trouve l’été sur les plages).

J’ai repéré un  peu plus loin dans les allées, un couple de producteurs de confiture de fruits anciens. Vous saviez qu’on pouvait manger le gratte-cul? il m’a toujours semblé qu’on m’interdisait d’y toucher gamine? Pour informations, la tomentosa est un petit fruit rouge, le ballon ressemble à des groseilles à maquereau. Quant aux amélanches, je n’en ai jamais vu mais à priori cela se mange cuits et est connu sous le nom de poire sauvage au Québec (merci wikipedia).

Les ravioles de la Mère Maury ont été mon premier achat parce que ce sont les seules à être vraiment artisanales et au niveau du goût (elles étaient  nature ou au basilic), la différence est flagrante. Bon à savoir : depuis peu, G Detou (rue du Plat) en propose à la vente. Attention à la cuisson, il faut vraiment les plonger dans l’eau bouillante très peu (90 secondes par plaque) et les retirer à la passoire sans les malmener. Avec un peu de crème fraîche liquide, en gratin ou bien encore sautées à la poêle (dans ce cas, il est préférable de les congeler avant pour éviter qu’elles ne s’agglutinent), c’est délicieux.

Deux pas plus loin, la maison Lageron mettait en vitrine de la caillette, charcuterie ardéchoise qui peut se déguster chaude ou froide et qui peut être assaisonnée de diverses manières. J’ai pensé à  Céline (la cuisine de Circée) qui lors de notre séjour gourmand commun dans la Drôme en avait cherché désespérément pour en ramener chez elle. Celle là était vraiment excellente (non, non je n’enfonce pas le clou) et pas grasse du tout contrairement à certaines que j’ai pu goûter.

Une autre découverte de ce marché des saveurs a été le tourteau des noix et le tourteau des noisettes, sorte de farine qui se forme quand on presse les noix (ou les noisettes) pour faire de l’huile. Ce tourteau peut être utilisé en pâtisserie (pour des sablés par exemple) en le coupant avec de la farine blanche.

Depuis le début de la visite, ma fille me tannait pour goûter un morceau de fromage et c’est finalement devant le stand d’une productrice de Bourg en Oisans que nous nous sommes arrêtés. Moment d’émotion en dégustant le Beaufort deux ans d’âge qu’elle nous a tendu.

Ce billet n’est bien entendu pas du tout exhaustif car étaient également présents des producteurs de fruits, légumes, viandes, miels ou vins mais je ne pouvais tout de même pas goûter 250 saveurs )

Et vous, des producteurs à conseiller dans votre région ?

 

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