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Le 11 novembre est-il un des pires jours de l’année? je me souviens avoir lu un article sur une étude britannique qui situait le plus gros coup de blues planétaire en janvier mais suffit d’un temps pourri et te voilà avec des envies d’hibernation jusqu’au prochain printemps.

Voici une sélection de nouveautés rayon livres (à petits prix) qui devrait t’aider à passer ce cap automnal si tenté que cela soit difficile pour toi :

On commence avec un nouveau titre dans la collection Les petits plats de Marabout : Un goûter à New York. Je l’ai feuilleté dans une librairie et je me suis violentée pour le reposer pourtant les cheesecake, carot cake et autres douceurs outre-atlantiques semblaient murmurer « achète-moi, achète-moi ». En plus il serait tout à fait assorti à celui consacré aux bagels de New York que m’a offert Virginie B.

En fait je veux bien postuler pour être testeuse de recettes dans cette collection chez Marabout car deux autres titres paraissent parfait pour les goûters de cet automne: Brioches et Nutella.

Tu te sens déjà un peu moins raplapla, non? alors allons du côté des poches maintenant :


 

Je ne l’ai pas lu mais je suis sûre qu’il fourmille de détails sur la langue française et ses expressions ..à découvrir un peu au hasard ou avec plus de méthode selon ta personnalité si tu aimes jouer avec les mots.


Encore un livre sur Marilyn Monroe? oui mais celui-ci m’a semblé drôle en parcourant quelques pages et puis découvrir la vie de la star à travers les yeux d’un chien c’est un point de vue pas banal.

 

J’ai apprécié la reine des lectrices du même auteur et je ne doute pas retrouver son humour dans cette histoire de couple cambriolé qui voit ainsi ses petites habitudes bouleversées.

Même quand il parle de choses pas gaies (ses enfants handicapés, son statut de Veuf dans son dernier roman), Jean-Louis Fournier arrive à manier la dérision sans se départir d’un regard plein de tendresse et de justesse. Voilà au moins une raison pour lire Poète et paysan.

Et si vraiment tu tiens à passer plus de temps sous la couette, un bon policier comme Sauver sa peau que j’ai envie de lire, sera un des compagnons possibles.

Alors prêt(e) à affronter les pires jours de Novembre?

…du suspense, des rebondissements, des switch, des ambiances glaciales ou moites, des lieux sombres et déserts, des bruits de pas et le cliquetis d’un trousseau de clef, des sirènes de police, des souffles courts, des chuchotements, des cris, un téléphone qui sonne dans la nuit, les battements d’un cœur qui s’affole mais aussi :

l’ambiance de la Havane, l’odeur des vieux livres et la musique d’une chanteuse de boléro des années 50

 

du tempo, une course contre la montre et le décor des Hautes Pyrénées

 

un voyage en Islande et une atmosphère fantastique

 

Dans mes bagages, j’avais déjà emporté récemment :

du mystère, une plongée dans un service d’expertises médico-légales et une réflexion sur la filiation et l’identité passionnante

 

une plongée dans le milieu de l’art, une histoire familiale qui se construit en flash-back, un puzzle dont le dessin se précise au fil des chapitres (j’ai tout de même été un peu déçue )

une descente dans l’Amérique profonde des années 50 en Géorgie et un profond sentiment d’injustice face au racisme, à la misogynie et à la loi du plus fort …un véritable coup de poing !

Et toi, quand tu lis un roman noir, tu te laisses emporter, tu essaies de trouver le coupable?

Thriller ou roman catastrophe? c’est la question que l’on peut se poser en refermant ce roman qui donnera le mal de mer aux marins les plus aguerris. A moins que Noir Océan ne soit un huit clos car quand neuf membres d’équipage au passé ou présent sombre se retrouve en pleine mer en direction du Surinam, et que tous les moyens de communication sont en panne, la sensation d’étouffement est omniprésente.

Magnifiques portraits de vieux ou jeunes loups de mer : un commandant qui laisse à terre une femme à la dérive et qui projette de changer de vie une fois à destination, Jonas qui embarque sur le cargo les mains encore pleine de sang, Saeli le matelot perclus de dettes…tous ont leurs secrets.   

Ils espéraient peut-être fuir pour quelques semaines cette réalité, ils se trouvent confrontés à la culpabilité, l’angoisse et la solitude. Alors qu’à l’extérieur les éléments se déchaînent, sur le navire, une mutinerie se prépare et une tempête intérieure secoue vite l’équipage. Peu à peu chacun va sombrer dans la folie, alors que cramponnée à mes draps, tanguant à chaque vague, je me demandais, page à page qui survivrait à pareil voyage.

Stéfan Mani, auteur islandais, excelle aussi bien à décrire les noirceurs de l’âme que cet élément indomptable qu’est la mer. Suspense oppressant garanti, j’étais presque contente d’être sur la terre ferme en refermant le livre.

Un énorme coup de cœur pour ce roman noir sur lequel je ne peux que te conseiller d’embarquer !

 

Elle veut savoir ce que je lis :

En ce moment là tout de suite ?



J’avais adoré son précédent livre, j’espère ne pas être déçue…


en général


Libé  sauf quand l’homme le ramène vraiment en mauvais état



des romans en poche ou pas



Des BD de temps en temps



Des pavés ou des livres lus en quelques heures



des magazines



les livrets de CD pour comprendre les chansons en anglais


Des blogs bien-sûr


des histoires pour les enfants

Et toi, tu lis quoi tous les jours?


J’aime bien le mois de Mai : c’est rempli de ponts et les semaines au travail sont plus courtes, la croisette s’amuse et Roland Garros me ramène toujours à mes années lycées à cette période de l’année où le dilemme « réviser son bac ou regarder Agassi, Edberg, Brugera, Connors, Chang et j’en passe » se posait (en définitive, je m’arrangeais pour concilier les deux).

Pour ceux et celles qui voudraient profiter des jours fériés pour bouquiner un peu, voici en vrac mes dernières lectures :


– Je commence par le coup de coeur du moment, Le treizième conte de Diane Setterfield. Les amoureux des livres craqueront d’abord pour la couverture et se laisseront facilement convaincre par le résumé de la quatrième de couverture. Margaret Lea, l’héroïne, tient une librairire de livres d’occasion avec son père et depuis toujours semble préférer la compagnie des bouquins à celle des êtres humains. Un jour, elle reçoit une lettre de Vida Winter, écrivain célèbre de best-sellers, qui lui demande de rédiger sa biographie. D’abord réticente, elle se laisser séduire par le mystère qui entoure la vie de cette femme, part à sa rencontre et à la découverte d’une histoire familiale pleine de zones d’ombres, de fantômes, de jumelles qui ne sera pas sans résonance pour la jeune femme.

Pour qui? pour les fans de Jane Austen ou d’Emilie Bronte !



– J’ai attendu que La belle vie de Jay MacInerney sorte en poche pour le lire et c’est encore une très bonne surprise. Le roman s’ouvre sur un dîner dans un loft new-yorkais entre gens aisés et pour qui la vie semble être belle. Nous sommes le 10 septembre 2001 et dans quelques heures, le destin de chacun des personnages va basculer à jamais. C’est d’ailleurs à partir de ce moment que j’ai vraiment accroché au roman. Corrine qui s’ennuie au foyer va devenir bénévole sur le site de Ground Zero et va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie. Au delà de l’intrigue, j’ai apprécié le style de l’écrivain qui mêle humour, férocité, légèreté et mélancolie. 

Pour qui? pour ceux qui ont envie de vivre par procuration les débuts d’une passion amoureuse !



– Difficile de faire plus qu’explicite que le titre Faites des gosses ( qu’ils disaient), bande dessinée de Linda Corozza. Après m’avoir fait beaucoup rire avec son premier opus, Je veux un bébé (moi non plus), Linda décrit ici les lendemains de l’accouchement, son expérience assez désastreuse et très drôle de l’allaitement, la première fois aux urgences, les nuits blanches ou comment une simple balade en poussette peut virer en épreuve digne de Pékin express. C’est un peu moins drôle que le premier tome mais on s’y reconnait fatalement si on est passé par là.

Pour qui ? pour toutes les jeunes mamans (désolée le papa est plutôt absent dans l’histoire) qui culpabilisent trop !



– Lu en quelques jours, Un sur deux est un thriller écrit par Steve Mosby et dont la critique de Gérard Collard était franchement enthousiaste. Mark Nelson vient tout juste de débarquer dans la brigade de John Mercer, flic de légende qui a repris du service après deux ans de dépression. Il se lance alors avec l’équipe en place à la poursuite d’un serial killer qui prend comme cible des couples, ne laissant qu’un des deux vivants. C’est haletant, on a envie de connaître la suite tout en craignant que les scènes les plus cauchemardesques hantent nos nuits. Pourtant on reste un peu sur sa faim quant à la psychologie des personnages ou le pourquoi de ce jeu macabre et surtout le rebondissement final est pour moi de trop. Cela ne rivalise pas avec Shutter Island avec lequel ce thriller a été comparé mais l’auteur a une imagination prometteuse.

Pour qui? pour ceux qui n’ont pas de grenier dans leur maison et qui ont envie de quelques frissons sous la couette !

Rendez-vous pour d’autres lectures…

Les températures sont au plus bas, votre estomac se remet péniblement des agapes festives,…rien de mieux pendant la sieste du petit dernier ou après votre journée de travail que de vous caler dans le canapé avec une boisson fumante et un bon bouquin (oui oui je rêve éveillée):   

Dans Zulu, l’intrigue vous transporte en Afrique du Sud de nos jours. Une fille blanche de bonne société est sauvagement assassinée puis une autre. Ali Neuman, noir, dirige la police criminelle de Cape Down. A l’aide de deux collègues aussi tourmentés que lui par leur passé ou leur présent, il va mener une enquête complexe et dangereuse qui dévoilera un terrible complot.

Dans un ce livre sans temps mort, nourri de nombreuses références historiques et culturelles qui n’alourdissent pourtant jamais le récit, Férey s’avère aussi doué à dépeindre des personnages torturés qu’un pays après l’apartheid où les vieux ennemis de la réconciliation ne sont jamais loin.

J’ai été bluffée par la connaissance de l’histoire récente de l’Afrique du Sud par son auteur, de la ville de Cap Town dans laquelle il nous entraîne de bidonvilles en boîtes de nuit branchées, nous faisant toucher du doigt la pauvreté, l’épidémie de sida, les vagues d’immigration non contrôlées, la guerre des gangs et une classe politique totalement débordée par la situation.

Caryl Férey nous captive grâce à la psychologie de ses personnages et à une intrigue qui ne laisse jamais de répit soulignée par un style qui fait mouche. Plus l’enquête progresse et plus il est difficile de lâcher le roman. Diaboliquement efficace !

Si vous n’avez jamais lu de BD, si vous pensez que c’est pas des vrais livres, que c’est réservé aux hommes, je vous propose de revoir vos préjugés en découvrant le talent et la plume de  Manu Larcenet. Le tome 5 de « Retour à la terre » sorti récemment est aussi drôle que les volumes précédents de la même série. Le dessinateur (et son acolyte Ferri pour le scénario) met en scène sa nouvelle vie de père au foyer, son exil à la campagne, les élections municipales de sa petite commune et le clientélisme qui va avec, ses doutes sur le couple avec toujours autant de justesse et d’humour. A dévorer sans modération ! 

Edit 1 : ah je vous sens un brin déçu par le contenu de ce billet après un titre aussi accrocheur…j’avoue je nage en pleine démagogie, TF1 songe même à m’embaucher )

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