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Des poches, des romans graphiques, une bande dessinée, un essai, mes dernières lectures ont été assez variées. Comme il m’est impossible, par manque de temps, de tout chroniquer dans le détail mais que j’avais quand même envie de les partager, voici un court résumé de chacune d’entre elles :

Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ?

Mon pitch : Vous vous êtes déjà demandés pourquoi depuis la nuit des temps et partout sur la planète, les femmes n’ont jamais été traitées de manière égale aux hommes ? Pour répondre à cette question, cette bande dessinée remonte aux origines des inégalités entre les hommes et les femmes soulignant avec humour toute l’absurdité de cette situation. Expliquer pour repartir sur des bases plus justes c’est l’idée de cette chronologie dessinée.

Saviez vous que jusqu’en 1875 les hommes pensaient qu’il était l’unique responsable de la création d’un enfant ? que tous les textes de loi et tous les textes religieux ont été pensés et écrits par des hommes posant un regard uniquement masculin sur la société ? ou encore qu’au Moyen Age les filles étaient promises à un homme dès l’âge de 7 ans, qu’elles étaient majeures à 13 ans et mariées entre 13 et 17 ans ?

Pour qui ? à la fois histoire des inégalités hommes et femmes et histoire de l’évolution des droits des femmes (avec des femmes qui ont œuvré pour que les choses changent), j’aimerais que tous les collégiens et collégiennes le lisent. En tous cas, je vais le faire lire à mon fils et à ma fille.

 

Le colis

Mon pitch : Direction le quartier rouge de Bombay où Madhu, une hija (sorte de troisième sexe, née dans un corps d’homme mais amputée de ses attributs sexuels masculins), qui mendie pour vivre après des années de prostitution, doit s’occuper d’un colis. Alors qu’elle doit s’acquitter de cette mission (pour le moins glaçante je ne vous en dis pas plus), les souvenirs de sa vie reviennent à la surface.

Pour qui ? ceux qui ont une image idyllique de l’Inde même si je ne sais pas quelle est la part de fiction et la part de réalité dans ce destin et le terrible sort des colis.

 

Chroniques de la fruitière

Mon pitch : Que celui qui aime le fromage et qui n’aura pas envie de déguster un morceau de comté après la lecture de cette bande dessinée , lève le doigt ? Au fil des saisons, l’auteur part à la rencontre des Hommes qui, dans le Jura, l’Ain ou le Doubs, produisent le comté. A travers des anecdotes et des rencontres, on comprend à quoi tiennent la qualité et le caractère unique d’un produit qui a su résister à la mondialisation dans une filière restée indépendante.

Pour qui ? les gourmands, les gourmets, ceux qui aiment en savoir plus sur les produits du terroir, les fous de fromage.

 

Comme un chef

Mon pitch : Raconter une vie à travers son rapport à la nourriture et l’amour pour la cuisine, voilà le parti pris de Comme un chef.  Repas d’enfance avec une mère qui n’aime pas passer du temps derrière les fourneaux, frustration de ne pas pouvoir préparer grand chose dans une piaule étudiante, révélation » lors du premier grand restaurant, un déjeuner chez les frères Troisgros, expériences en tant que chef à domicile, on découvre Benoît Peeters presque toujours autour d’une table même si l’autre pan de sa vie (chercheur et romancier) a aussi son importance. Hymne à la vie, chronique d’une époque, Comme un chef donne envie …de remettre le couvert sans attendre : )

Pour qui ? Ceux et celles qui peuvent passer des heures à parler cuisine, bonne bouffe et bonnes adresses

 

Un fils parfait

Mon pitch : Il est le fis parfait, le gendre idéal, celui que vos copines vous jalousent, il a « bien réussi » et puis un jour, un petit caillou se met dans la mécanique d’un emploi du temps bien huilé et c’est la sortie de route. Et si celui avec qui vous partagiez votre vie depuis des années était en fait un monstre ?

Pour qui ? Ceux et celles qui aiment lire les faits divers (d’autant plus que ce roman a été inspiré par une histoire vraie)

 

Petit traité d’éducation lubrique

Mon pitch : L’auteur s’amuse à enseigner, dans ce court livre, à son lecteur les plaisirs charnels avec beaucoup d’humour et un amour des mots incontestable.

Pour qui ? Selon Lydie Salvayre, « petit traité à instruire les analphabètes du sexe, à désengourdir les gourds et à défâcher méchants. » Si vous êtes du genre pudibond, passez votre tour.

 

Les revenants

Mon pitch : La méthode de travail de David Thomson, qui a obtenu le prix Albert Londres avec cet essai, est d’utiliser les sources primaires. Il a ainsi suivi pendant plusieurs années ( jusqu’à 5 ans et certains jusqu’à la mort)  une centaine de jihadistes (tunisiens, français, belges, suisses), menant entretiens et reportages.
Dans ce livre il racontent l’histoire de quelques uns en  leur donnant la parole une fois de retour en France, en revenant sur les raisons qui les ont poussé à partir en Syrie et en leur demandant comment se sont passées les choses une fois là bas. Leur parole est toujours accompagnée d’une analyse et d’une contextualisation pour aider à mieux comprendre leur cheminement et garder un sens critique entre ce qui est dit et la « réalité ».
Au delà de ces témoignages, l’objectif de cet essai est de déconstruire la mécanique sociale, religieuse, politique, familiale et psychologique qui les a fait basculer. Il est aussi question de leur déception, de l’inefficacité de la déradicalisation.
J’ai toujours été intriguée par ces personnes qui se laissent totalement embrigadées par les sectes et j’ai eu souvent, l’impression, au fil de ma lecture, de voir la même mécanique à l’œuvre avec des cibles la plupart du temps « fragiles » ou à la recherche de sens dans leur vie. Passionnant et terrifiant.

Pour qui ? Ceux et celles qui ont envie de comprendre (ce qui ne signifie pas justifier bien-sûr), aller au delà des propos « café du commerce » avec une grille de lecture jamais simpliste mais pourtant éclairante.

 

Et vous, qu’avez-vous lu en février ?

Le 11 novembre est-il un des pires jours de l’année? je me souviens avoir lu un article sur une étude britannique qui situait le plus gros coup de blues planétaire en janvier mais suffit d’un temps pourri et te voilà avec des envies d’hibernation jusqu’au prochain printemps.

Voici une sélection de nouveautés rayon livres (à petits prix) qui devrait t’aider à passer ce cap automnal si tenté que cela soit difficile pour toi :

On commence avec un nouveau titre dans la collection Les petits plats de Marabout : Un goûter à New York. Je l’ai feuilleté dans une librairie et je me suis violentée pour le reposer pourtant les cheesecake, carot cake et autres douceurs outre-atlantiques semblaient murmurer « achète-moi, achète-moi ». En plus il serait tout à fait assorti à celui consacré aux bagels de New York que m’a offert Virginie B.

En fait je veux bien postuler pour être testeuse de recettes dans cette collection chez Marabout car deux autres titres paraissent parfait pour les goûters de cet automne: Brioches et Nutella.

Tu te sens déjà un peu moins raplapla, non? alors allons du côté des poches maintenant :


 

Je ne l’ai pas lu mais je suis sûre qu’il fourmille de détails sur la langue française et ses expressions ..à découvrir un peu au hasard ou avec plus de méthode selon ta personnalité si tu aimes jouer avec les mots.


Encore un livre sur Marilyn Monroe? oui mais celui-ci m’a semblé drôle en parcourant quelques pages et puis découvrir la vie de la star à travers les yeux d’un chien c’est un point de vue pas banal.

 

J’ai apprécié la reine des lectrices du même auteur et je ne doute pas retrouver son humour dans cette histoire de couple cambriolé qui voit ainsi ses petites habitudes bouleversées.

Même quand il parle de choses pas gaies (ses enfants handicapés, son statut de Veuf dans son dernier roman), Jean-Louis Fournier arrive à manier la dérision sans se départir d’un regard plein de tendresse et de justesse. Voilà au moins une raison pour lire Poète et paysan.

Et si vraiment tu tiens à passer plus de temps sous la couette, un bon policier comme Sauver sa peau que j’ai envie de lire, sera un des compagnons possibles.

Alors prêt(e) à affronter les pires jours de Novembre?

Il y a des phrases qui sonnent comme des euphémismes…l’autre tente de te préserver mais le message au fond est le même. Ainsi quand il m’a dit récemment, alors que j’accumulais les couchers tardifs pour tenter de suivre le rythme, « t’as vraiment un air fatigué aujourd’hui« , j’ai compris « t’as vraiment une sale tête » (là je l’imagine déjà m’accusant d’exagérer toujours mais toi qui est une fille tu sais décrypter le langage du couple, non?).

Bref je me suis dit qu’il fallait réagir avant qu’il m’annonce qu’il me quitte pour la nouvelle stagiaire de 25 ans qui dort 10h par nuit, n’a pas d’enfant et est fraîche comme la rosée du matin.

Mes armes ? une crème de nuit restructurante Algénist que j’ai soigneusement étalé sur mon visage défait (donc) tous les soirs et un sérum anti-cernes, anti-poches sous mes yeux creusés (il y en a deux qui suivent) que j’ai appliqué matin et soir.

Que les choses soient claires, je n’avais pas non plus des valises sous les yeux façon Guy Bedos. Quelques nuits un peu plus longues ont été également ajoutées au traitement car si des chanceux arrivent à dormir 4 h en pétant la forme et en affichant une mine resplendissante, cela n’a jamais été mon cas.

Verdict ? la crème a une texture assez épaisse (un peu normale pour une crème de nuit sans doute) mais s’étale et pénètre bien, son odeur est agréable, fleuri. Pour appliquer le sérum, il faut appuyer sur la petite pompe juste une fois sinon on se retrouve avec un excédent de produit, ensuite tu passes la petite bille à l’endroit critique, tu tapotes du bout des doigts et tu nettoies la bille pour la fois suivante. Quant au résultat, je ne vais pas te dire que j’ai gagné 10 ans mais je trouve ma peau moins terne, plus lumineuse. La contenance du pot est assez importante pour que je puisse passer l’hiver sans nouvelle remarque désagréable )

Merci à Séphora grâce à qui j’ai pu tester ces produits et sauver mon couple.

Et toi, des glaçons sur les cernes, un jet d’eau froide, une super crème, du blush, quelle est ton astuce anti-mine grise?

Non non je ne suis pas du genre à renifler son écharpe à la recherche d’un parfum féminin, à fouiller son sac ou à vérifier ses sms, à scanner son manteau en vue d’un cheveu blond et long mais par contre oui je retourne toujours les poches de ses pantalons

Pas à mon amoureux, à mon fils bien-sûr ) …avant de jeter ses vêtements dans le panier à linge, mieux vaut regarder deux fois…je plonge les mains dans les poches et je trouve des cailloux, des morceaux de bois, des bracelets en plastique, des marrons, des bonbons, des tétines parfois (quoi encore?)…un véritable trésor !

Malheur à moi si dans un instant de faiblesse ou de fatigue je tâte le pantalon et je ne repère aucune aspérité…en ouvrant le tambour de la machine, je découvre des petits bouts de papier blanc sur tout le linge…ciel un mouchoir !

Et toi, tu as quoi dans tes poches?

…du suspense, des rebondissements, des switch, des ambiances glaciales ou moites, des lieux sombres et déserts, des bruits de pas et le cliquetis d’un trousseau de clef, des sirènes de police, des souffles courts, des chuchotements, des cris, un téléphone qui sonne dans la nuit, les battements d’un cœur qui s’affole mais aussi :

l’ambiance de la Havane, l’odeur des vieux livres et la musique d’une chanteuse de boléro des années 50

 

du tempo, une course contre la montre et le décor des Hautes Pyrénées

 

un voyage en Islande et une atmosphère fantastique

 

Dans mes bagages, j’avais déjà emporté récemment :

du mystère, une plongée dans un service d’expertises médico-légales et une réflexion sur la filiation et l’identité passionnante

 

une plongée dans le milieu de l’art, une histoire familiale qui se construit en flash-back, un puzzle dont le dessin se précise au fil des chapitres (j’ai tout de même été un peu déçue )

une descente dans l’Amérique profonde des années 50 en Géorgie et un profond sentiment d’injustice face au racisme, à la misogynie et à la loi du plus fort …un véritable coup de poing !

Et toi, quand tu lis un roman noir, tu te laisses emporter, tu essaies de trouver le coupable?

Je me demande s’il est possible de se faire interdire de librairie comme certains sont interdits de casino. Les tables de livres semblent me murmurer « regarde-moi, regarde-moi », les coups de cœur sont comme des petites mains qui se tendent vers moi, les rayonnages m’attirent tels des aimants, les auteurs m’appellent « choisis-moi, choisis-moi ».

Pas loin de l’entrée, je tombe sur le dernier livre du pâtissier Michalak :

les desserts qui me font craquer

des recettes classiques qui semblent faciles à réaliser, des ingrédients basiques et des photos très gourmandes

Rayon société et actualité, je repère quelques titres qui me donnent envie d’en savoir plus :

maman, est-ce que ta chambre te plait?

pas follement gai mais l’auteur a une plume qui vaut le coup d’être découverte

Pour une révolution fiscale

pas sûre que je comprenne tout mais des pistes de réflexion qui semblent intéressantes

une collection que j’avais découverte avec le titre no sex, last year; la remise en question de la valeur travail comme le centre de la vie

Je jette un œil du côté des poches et m’arrête sur :

pour suivre les péripéties d’une famille à travers trois continents

vendu comme l’un des livres fondateurs du roman du serial killer

là j’avoue je me laisse portée par l’auteur que je connais

Je note quelques titres dans le coin romans en espérant pouvoir les emprunter dans une bibliothèque  :

un pressing, une amitié qui grandit entre deux hommes que tout oppose et Londres en toile de fond

le bandeau raccoleur me donne quand même envie d’ouvrir le livre

J’aurais pu participé au No shopping month de Manu car ce jour là, je suis ressortie de la librairie avec une  envie énorme de lire mais les mains vides …

Et toi, quel est le dernier livre que tu as acheté? offert?

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