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piscine municipale; natation; complexes; jambes

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Vous le savez si vous lisez ce blog depuis un petit moment ou si vous avez tapé dans google « bottes spécial gros mollets » et que vous êtes arrivé ici, je suis très complexée par mes jambes (et encore le mot « complexée » me parait en dessous de la réalité, faudrait inventer un mot spécial parce que jamais je ne mettrai de short, de bermuda, de jupes au dessus des genoux et j’en passe).

N’ayant pas l’intention de passer sur le billard ni d’arrêter le sucre, n’ayant plus les moyens de séances de cellu M6 (si vous pouvez vous le permettre, je vous le conseille vraiment, c’est très efficace au moins à moyen terme), il me restait le sport. Malheureusement et même si l’époque est très healthy et très axée sur l’apparence, je n’ai jamais eu beaucoup d’intérêt (euphémisme) pour le sport. L’an dernier j’ai repris la zumba et je continue cette année mais je cherchais une activité complémentaire plus ciblée sur les jambes.

Comme j’ai une piscine municipale à 3 minutes à pied de chez moi, que le coût financier se résume à celui de l’entrée (et qu’on est loin de la piscine Molitor )), que cela ne demandait aucun investissement (même pas une paire de bonnes baskets), que les horaires d’ouverture au public me permettent d’y aller sur l’heure du déjeuner (et qu’à priori à cette heure, il n’y a pas encore trop de miasmes dans le grand bassin), je n’avais plus d’excuse pour ne pas me jeter à l’eau.

J’ai donc acheté un bonnet de bain (je pensais qu’il n’y avait pas pire que le jogging mais si en fait mettez un bonnet de bain même à Nicolas Duvauchelle et vous verrez son sex appeal disparaitre instantanément), j’ai décidé d’attendre un peu pour les palmes (il parait que c’est génial pour les jambes) et j’ai noté dans mon agenda « lundi, 12h, torture piscine« .

Que ce soit clair,  j’avais presque autant envie d’y aller que de rendre visite à mon dentiste pour me faire arracher une dent. A 11h25, j’avais même un peu mal au ventre et une petite voix dans ma tête me suggérait que toute autre activité serait plus agréable que d’aller m’immerger dans l’eau froide. A 11h45 j’aurais bien chanté « on s’en fout on y va pas, on restera planqué sous les draps » comme Bénabar.

A midi une poignée d’habitués attendait que les portes de la piscine s’ouvrent aussi impatients que je ne pourrais l’être devant une pâtisserie. A chacun son truc. Juste dans le hall, un grand panneau rappelait les règles d’hygiène avec tout un topo sur les bactéries. Quand la personne à la caisse derrière sa vitre m’a demandé si je voulais une entrée, autant vous dire que mon ton était pour le moins hésitant. Pourtant j’ai pris une carte de 10 entrées pour m’obliger à revenir (logique non ? ).

Ensuite pour moi c’était un peu voyage en terre inconnue. D’abord j’ai vu que tout le monde enlevait et laissait ses chaussures dans l’entrée sans ticket ni case ni numéro. Note pour la suite : ne pas venir avec ma paire de Louboutin (ça tombe bien j’en ai pas ). J’ai poussé une porte donnant sur des vestiaires ..mixtes. Le passage sous la douche s’est révélé glaçant. L’avantage est qu’en descendant l’échelle (non je ne plonge pas façon sirène) de la piscine, j’ai trouvé l’eau presque chaude.

La suite n’est pas follement passionnante. J’ai enchaîné les longueurs (je ne sais nager que la brasse en plus !) sans trop compter parce que c’était ma première fois et parce que je suis plutôt distraite, rêveuse alors au bout de quelques allers-retours je n’ai plus su où j’en étais. S’il existe une sorte de podomètre spécial piscine, ça pourrait peut-être me motiver. J’ai fait connaissance avec les usages de la piscine : une ligne réservée à la nage avec palmes, une ligne réservée à la nage rapide, les autres nageurs te demandant quand tu restes statique près d’un bord (oui j’ai fait des pauses) s’ils peuvent s’engager (une sorte de priorité à droite spécial eau chlorée). Je ne peux pas dire que je me sois follement amusée (ce n’est pas comme si je rejoignais à la nage un bar à cocktails au milieu de l’eau avec Julien Doré chantant Kiss me forever ) mais ce n’était pas désagréable et même plutôt relaxant.

Au bout d’une demie-heure, j’ai quand même décider de lever le camp me réjouissant de ne croiser personne de mon quartier quand enroulée dans ma serviette façon sushi j’ai reconnu quelqu’un que je n’avais vu jusqu’à présent qu’habillé ..un peu étrange : ).

Étant pleine de bonne volonté (parfois), j’ai dans l’idée de venir plusieurs fois dans la semaine pour des séances courtes plutôt qu’une seule fois.

Que la motivation reste avec moi : )

Edit : finalement le bonnet n’est pas obligatoire, quel dommage j’aurais pu partager avec vous un beau selfie : ) La photo qui illustre cet article vient de weheartit (je me voyais assez mal dégainer mon smartphone pour immortaliser le bassin -assez moche au demeurant- et mes camarades de baignade).

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