Tag

jacques genin

Browsing

Jacques Genin a longtemps travaillé en coulisses pour de grands chefs et puis en 2008 il a ouvert sa boutique/salon de thé rue de Turennes. Je n’avais jamais eu l’occasion de passer devant sa vitrine et encore moins de rentrer à l’intérieur mais j’avais inscrit son nom au programme de mon séjour parisien.

Me voici en compagnie de deux gourmands dans l’endroit réputé pour ses chocolats (toujours frais, une des spécificités de la maison est le laboratoire au second étage et le fait sur place, du coup rien n’est congelé), pour ses caramels (je comptais en ramener à belle-maman mais vu le prix, mon paquet aurait eu l’air ridicule) et ses pâtisseries classiques mais sans fausse note.

La décoration mixe poutres en bois, murs en pierre et sol en marbre, chaque comptoir est dédié à un produit spécifique. L’effet est chic et un peu froid. J’aurais préféré un salon de thé un peu plus cosy et séparé du reste de la boutique. La clientèle est majoritairement étrangère, visiblement Jacques Genin est un nom qui figure dans les guides touristiques.

Après l’épisode limonta, je me permets d’être un peu plus directive avec l’homme quand à son choix de pâtisserie. Il proteste pour la forme mais finit par se décider pour la tarte au citron alors que notre ami opte pour un éclair au chocolat. J’ai cru comprendre que le millefeuille était LE gâteau à absolument goûter ici, je le souhaitais au caramel, il n’y en a plus. Je me rabats sur le chocolat…dur dur.

J’observe les lieux, mes voisins, la file d’attente qui se remplit (un conseil si vous venez un samedi, n’attendez pas 15h/16h), quand le millefeuille descend du laboratoire pour arriver sur la petite table devant moi. J’admire sa forme, sa tenue, le chocolat pris entre deux feuilletés mais d’une impeccable régularité.

Suivent la tarte au citron qui, ce jour là, est proposé dans sa version citron-basilic, l’éclair au chocolat, les cappuccino qu’ont pris ses messieurs  et les chocolats de Jacques Genin (deux chacun) servis avec ces douceurs. Une question plane : par quel bout commencer ? chocolat ou pâtisserie ? vraiment dur décidément )

Les dégustations commencent : le millefeuille est largement supérieur à tous ceux que j’ai pu goûter dans ma courte vie (bon, pas si courte en fait), le feuilleté ne s’émiette pas quand on le coupe (ni dans l’assiette, ni dans la bouche), l’intérieur chocolat est très équilibré, je regrette presque qu’il ne soit pas un peu plus généreux (en enlevant une ou deux feuilles de pâte feuilletée comme le suggère la Belette..mais l’ensemble ne risque-t-il point de tanguer?); la tarte citron-basilic est une vraie surprise, le mariage fonctionne à merveille, la présence du basilic se sent bien sans masquer le reste. Seule la taille déçoit un peu le principal intéressé (mais dois-je lui rappeler qu’il a devant les yeux un énorme capuccino?); les chocolats sont d’une finesse notable, je comprends que le nom de Jacques Genin ait été mentionné lors de ma visite à la maison Valrhona; l’éclair au chocolat est à la hauteur des attentes même si dans mon palmarès personnel gravite toujours en tête celui de la Maison du chocolat.

Bref des classiques réalisés avec élégance et qui mettent en valeur le goût du produit phare (citron ou chocolat par exemple), une parenthèse amicale qui passe bien trop vite et un souvenir sucré qui tiendra chaud les jours d’hiver.

 ♥♥ Adresse gourmande
Jacques Genin
133, rue de Turennes
75003 Paris

Pin It