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Voilà une phrase que je ne sortirai jamais à mes enfants…faut me voir face à un lézard, stupeur et tremblements comme dirait Amélie Nothomb, je suis prête à vivre dans le noir total plutôt que me risquer à ouvrir les volets et tomber nez à nez avec ces affreux reptiles.

Et puis parfois la bête a beau être petite, elle n’en est pas moins dangereuse. Septembre 2002, je suis en Guadeloupe, dans une chambre d’hôtel, quand je vois ça, avancer sur le sol :

scolopendre de son petit nom , avoue que c’est moche?

L’animal qu’il vaut mieux éviter de croiser selon le Routard (plein de bonnes adresses mais un brin alarmiste je trouve quand tu l’étudies dans le détail le monde est rempli de pickpockets et d’endroits surfaits car dépassant les 100 habitants)  et selon la réceptionniste. Il paraitrait que cette bestiole minuscule t’envoie à l’hôpital avec une fièvre de cheval si elle te pique et qu’elle se sépare en deux si tu lui marches dessus. Ce n’est pas la multiplication des pains, c’est la multiplication des insectes rampants.

Je me retrouve  donc debout sur le lit en train de hurler comme une possédée, persuadée que la bête va sauter jusqu’au couvre-lit (championne du monde !). L’homme tente de maîtriser le prédateur à coups de tongs mais ne réussit qu’à faire sauter celui-ci à travers la pièce. Il file à la réception, revient avec un pulvérisateur mais avec la consigne de ne pas l’utiliser car cela pourrait encore plus énerver la bestiole (avec le recul, je me demande si ce jour-là on ne s’est pas un peu payé notre tête). Le nuage de vapeurs toxiques a autant d’effets qu’une galette de riz soufflé sur l’appétit  quand tu meurs de faim.

Je somme l’homme d’oublier deux secondes son orgueil et de demander de l’aide à un jardinier occupé à cet instant devant notre fenêtre. Un coup de botte en caoutchouc plus tard et c’en est fini du sort du scolopendre… non sans un bruit de verre pilé fort désagréable. Le jardinier affiche un sourire moqueur mais je ne peux pas m’empêcher de vérifier que la bête n’a pas pondu en deux temps trois mouvements des œufs dans le sac de voyage posé par terre.

Ce jour là j’ai eu la confirmation que le ridicule ne tue pas et que je ne suis pas vraiment une amie des bêtes….

Et toi, peur d’un animal?

(ceci est ma participation au défi Animal de Virginie B.)

Il parait qu’il y a des peaux à moustique…à la maison c’était ma sœur ! avais-je la peau plus coriace ? mystère, en tous cas elle se levait régulièrement le matin avec des blessures de guerre et pas la moindre piqure pour moi.

Et puis après ma première grossesse, je suis devenue soudain une proie intéressante (NB : ne jamais se séparer de sa sœur) et une nuit ça a même été carrément un apéro géant façon facebook sur mon corps. Je me suis réveillée avec des dizaines de piqures sur les jambes et les bras, ça s’est mis à gonfler, l’homme a hurlé, c’était Bonzaï dans le lit. J’ai pris des antihistaminiques avant de finir en sang à force de démangeaisons et surtout je suis devenue complètement parano à l’idée de croiser un moustique.

Alors l’autre nuit, quand j’ai entendu ce petit bruit caractéristique du moustique juste au-dessus de mon oreille (peux-tu m’expliquer comment un si petit truc peut faire autant de bruit?), ça a été le branle-bas de combat : lumières allumées, me voici partie à la recherche de l’insecte, scrutant le plafond, montant sur le lit, prenant la moindre petite tâche pour l’ennemi. Rien. Mais à peine les feux éteints, le bruit se répéta (quel fourbe !). Cette fois-ci il fallait déployer les grands moyens. Direction la salle de bain, à la recherche des munitions, du répulsif et de la citronnelle, opération je m’asperge.

J’étais sensée m’endormir sereinement après ça sauf que l’autre me narguait encore avec ses ailes microscopiques et que mon esprit tordu commençait à envisager des scénarios catastrophe concernant les enfants. Ces derniers allaient être forcément piqués sur les paupières (ne me demande pas pourquoi j’en suis venue à penser ça) et demain matin ils ne pourraient plus ouvrir les yeux…L’horreur !

Pouvais-je rester là tranquillement dans mon lit ? NON ! me voilà vaporisant un rideau de citronnelle à la porte de la chambre de la chair de ma chair, espérant que cette barrière odorifique repousserait l’ennemi (tu as la preuve aujourd’hui que le ridicule ne tue pas).

Finalement aucune victime ne fut à déplorer le lendemain ….

Tu comprendras, Virginie, que l’accessoire indispensable de l’été pour moi est le spray anti-moustiques !

Et toi, peau à moustiques ou pas?

(Sinon je t’invite à redécouvrir les paroles de cette chanson, c’est particulièrement débile. )

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