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12 choses à faire cet hiver à Lyon

Est ce que l’hiver doit forcément rimer avec repli sur soi et week-end entier sous un plaid ? C’est une option mais prendre une dose de lumière, bouger, admirer, rêver en sortant de chez soi c’est aussi pas mal pour le moral. Alors pour éviter la déprime en attendant le printemps, voici 12 choses à faire cet hiver à Lyon !

12 choses à faire à Lyon cet hiver

1-S’offrir un shoot de couleurs en visitant l’exposition consacré à Yves Saint Laurent au Musée des Tissus 

2-Déambuler dans le quartier de la Croix rousse pour un parcours littéraire lors de la nuit de la lecture le 18 janvier de 16h15 à 22h

3-Se faire une toile à 3.5 euros avec le festival Télérama du 15 au 21 janvier au Comedia et voir les films qu’on a ratés en 2019. Je mets une option sur le film Martin Eden et peut être aussi au moins sur  un des films en avant première. (Dark Waters par exemple du même réalisateur que Carol que j’avais beaucoup aimé)

4-Applaudir le formidable spectacle Le porteur d’Histoires que j’ai eu l’occasion de voir l’an dernier à la comédie Odéon et qui joue à nouveau jusqu’au 7 mars 2020

5-Prendre des cours de danse minute aux subsistances le 08 et 09 février 

6-Se mettre à table avec l’écrivain, Sylvain Prudhomme, à la librairie Virevolte le 13 février à 19h 

12 choses à faire à Lyon cet hiver

7-Étancher sa soif d’idéal à la fête du livre de Bron du 12 au 16 février

8-Passer derrière les barreaux le temps d’une exposition, Prison, au delà des murs au musée des Confluences (je l’ai visitée très récemment c’est une exposition riche qui nourrit la réflexion)

9-Découvrir le fort de Vaise après sa restauration en 2018 et 2019

10-Admirer les drapés réalisés par les artistes mis en avant dans l’exposition Drapé du musée des Beaux Arts

12 choses à faire à Lyon cet hiver

11-Se balader dans la forêt tropicale dans la quasi obscurité avec les visites nocturnes proposées par le jardin botanique de Lyon

12-Jouer avec l’Orchestre national de Lyon

Pour retrouver facilement ces 12 choses à faire cet hiver à Lyon, épinglez-cette liste sur Pinterest grâce au bouton Pin situé en haut à gauche de cette photo.

A suivre, une sélection d’idées gourmandes pour aimer l’hiver à Lyon !

Que faire un dimanche à Lyon ? L’exposition Yves Saint Laurent

Je suis à Lyon depuis plus de 14 ans et pourtant, étrangement, je n’avais jamais mis les pieds jusqu’à très récemment au musée des tissus. Quand je passais devant, je regardais le bâtiment par les grilles, je m’arrêtais devant les vitrines de la boutique mais je n’avais jamais été plus loin. L’exposition Yves-Saint-Laurent a été l’occasion de découvrir en même temps des collections temporaires et le musée.

Je ne vais pas vous faire un exposé détaillé sur l’exposition en elle-même. Pour moi, une exposition, tout un spectacle d’art vivant, cela se vit en situ et pas par le biais d’un écran. C’est d’autant plus vrai ici avec un parcours qui joue sur les sens : ambiance tamisée qui contraste avec l’éclat des couleurs des tenues exposées, richesse des matières que l’on a envie de toucher.

En tous cas, c’est comme ça que je l’ai vécu l’exposition Yves Saint Laurent. Les Coulisses de la haute couture à Lyon.

exposition Yves Saint Laurent
exposition Yves Saint Laurent
exposition Yves Saint Laurent
exposition Yves Saint Laurent
exposition Yves Saint Laurent

Ce qui m’a frappé, avant tout, est la richesse des tissus existants et montrés à travers cette exposition. : du satin, du velours, de la tulle, de la dentelle, du jacquard, du laminé, de la mousseline….A chaque tenue, le tombé est impeccable, la finesse de la finition et du détail sautent aux yeux. Les tenues exposées paraissent à la fois d’une grande classe et intemporelles.

exposition Yves Saint Laurent

J’ai aimé aussi passer côté coulisses avec dans des cadres le travail préparatoire de certaines robes : croquis, détails, tissu épinglé et liste des matières nécessaires avec le prix.

exposition Yves Saint Laurent
exposition Yves Saint Laurent
exposition Yves Saint Laurent
exposition Yves Saint Laurent

J’ai admiré chacune des 25 tenues présentées avec les yeux d’une enfant, les ouvrant encore plus grands devant la robe de mariée dite Shakespeare issue de la collection automne-hiver 1980.

exposition Yves Saint Laurent

Quel est le sens de cette exposition à Lyon vous demandez-vous peut-être ? Le fil conducteur de l’exposition Yves Saint Laurent est la mise en lumière des liens privilégiés des maisons de tissus de la région (soyeux lyonnais, fabricants d’étoffes et fournisseurs) avec le couturier pendant près de 40 ans de collaboration.

Plus qu’un hommage au couturier, l’exposition Yves Saint Laurent:

-sort de l’ombre les maisons Bucol, Abraham et Beaux-Valette ou les soyeux Bouton Renaud, Brochier par exemple
-souligne le savoir faire lié aux tissus et montre la variété de ces derniers
-montre, sans être démonstrative, le processus créatif d’un artiste

En dehors de la visite, j’ai apprécié la sérénité du jardin du musée des tissus (un banc invite à se poser…quand le temps sera plus doux )). J’ai aussi flâné un petit moment dans la boutique qui présente un choix impressionnant de marque pages et d’articles liés à la papeterie.

Musée des Tissus
34, rue de la Charité
69002 Lyon
ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
entrée 12 euros (pour l’exposition et les collections permanentes)/ 10 euros en tarif réduit

Et vous, le musée des tissus, vous le connaissez ?

100% Lyonnais #6 : a kind of magic

Si je vous dis que j’ai trouvé l’édition 2017 de la Fête des Lumières particulièrement réussie, suis je crédible ? (je dis cela tous les ans ). N’empêche qu’entre le jardin aux papillons géants et cette invitation à la promenade place Bellecour, Unisson et ses kaléidoscopes sur la façade de la Cathédrale Saint Jean, Les Pikooks portés par le vent place de la République et la séance ciné place des Terreaux (liste non exhaustive), la ville de Lyon et ses illuminations nous a offert, une fois de plus, quelques heures de magie. 

Il y avait aussi beaucoup de poésie dans le spectacle, 20 000 mille lieues sous les mers que j’ai vu avec ma fille samedi après-midi au Théâtre des Célestins. Je n’ai jamais lu de livre de Jules Verne mais je connaissais les grandes lignes de ce roman d’aventures. Je crains toujours d’en dévoiler trop et de gâcher le plaisir de ceux et celles qui iraient voir cette pièce mais la mise en scène est conçue de sorte que dès les premières minutes le spectateur est plongé dans l’intrigue  sans qu’il y ait ce flottement qu’on ressent parfois avant d’entrer réellement dans l’histoire.

Nous voilà donc à bord du Nautilus, ce sous-marin imaginé et construit par le capitaine Nemo et voyageant de la mer rouge au pôle sud. A son bord en plus de l’équipage, 3 hommes, recueillis après avoir fait naufrage et plus captifs qu’invités. Comment vont ils s’adapter à cette vie sous-marine ? Que vont-ils découvrir, traverser ? C’est ce que nous raconte 20 000 mille lieues sous les mers avec beaucoup d’humour, des tableaux visuels très réussies (le ballet des poissons à travers le hublot grâce au talent de marionnettistes) et une troupe d’acteurs de la Comédie française qui capte l’attention du public (petits et grands) et ne la lâche plus jusqu’aux saluts.

crédit photo : Brigitte Enguerrand

Enfin en passant devant la vitrine du pâtissier Sébastien Bouillet, j’ai découvert ses jolies bûches sur le thème du cirque et je n’ai pas pu résister à en goûter quelques unes en format individuel. Parmi cette collection spéciale fêtes de fin d’année, il y en a une qui est faite pour mon fils, passionné de magie depuis quelques années déjà (tant et si bien qu’il est allé chercher quelques accessoires pour ma photo) :

le magicien est composé d’une mousse aux pommes vertes parfumées au citron vert, coeur de pommes poêlées et financier aux pommes à la farine de Sarrasin. C’est très frais, parfumé et cela passe, je pense, très bien même après un repas de fêtes.

La bûche Équilibriste est composée d’une mousse Dulcey, passion à la vanille de Madagascar, madeleine à la vanille et Duja croustillant. Plus régressive que la précédente, son mariage dulcey passion fonctionne très bien et j’aime son côté croustillant qui peut manquer (pour moi) dans certaines bûches.

La bûche Fauve est composée d’un chocolat noir Vietnam 73%, d’un crémeux à la vanille de Madagascar, d’un biscuit dacquoise aux amandes et d’un biscuit chocolat. Si vous aimez les desserts au chocolat, cette bûche est faite pour vous.

Et si je vous dis qu’après un petit déjeuner (presque) parfait, les becs sucrés lyonnais vont bûcher sérieusement très bientôt ? Hâte de vous raconter cela !

 

Partir à la conquête du Pôle Sud (exposition)

 Les années passent et je n’aime toujours pas jouer le GO avec mes enfants, j’ai toujours une sainte horreur pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à un jeu de cartes ou un jeu de société, j’ai envie de fuir dès que j’arrive dans un square alors quand viennent les vacances scolaires et qu’il faut continuer à bosser tout en s’occupant des enfants, je sens comme une pointe d’angoisse monter en moi. Heureusement vendredi j’ai trouvé une idée de sortie qui a enchanté tout le monde, autant eux que moi (peut-être pas pour les mêmes raisons) : le très récent Musée des Confluences.

La visite a commencé par l’exposition A la Conquête du Pôle Sud qui retrace l’expédition de deux équipes d’hommes (des anglais et des norvégiens) vers un territoire hostile et encore vierge de toute empreinte humaine entre 1911 et 1912. Dès le début, une table invite les visiteurs à répondre à des questions et à découvrir les réponses en faisant glisser une tablette et tout au long du parcours, on retrouve cette même volonté de faire participer le public. La scénographie est très vivante avec les reconstitutions des bureaux, des lieux de vie des membres de l’équipe ou  bien encore d’un igloo. On peut toucher de la fourrure de rennes, particulièrement chaude et avec laquelle les hommes se protégeaient, on peut voir quelle était la ration alimentaire de chacun (pas si importante que ça étant donné les conditions météorologiques il me semble), on imagine leurs souffrances, leurs douleurs face au froid, leur courage, leur volonté à arriver premier, leur combativité (je suis plus épatée par eux que par le snipper glorifié par Clint Eastwood dans son dernier film), on est ému en lisant les lettres que certains ont écrits à leurs femmes avant de mourir…bref on s’y croirait !

La toute dernière partie de l’exposition revient sur les expéditions dans l’Antarctique qui ont lieu aujourd’hui avec le matériel et les vêtements actuels et on peut tester sa capacité à aller travailler là-bas. Visiblement je ne suis pas la seule à être frileuse puisque les scores des enfants les ont expédié direct dans les Tropiques : )

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J’ai découvert avec le même enthousiasme la chambre des merveilles (une exposition temporaire dont le thème est les cabinets de curiosité) dont l’agencement est vraiment très réussi. Les enfants ont beaucoup aimé voir d’aussi près tous ces animaux empaillés (ah un crocodile au dessus de nos têtes ! ah des mygales ! ) même si ma fille avait visiblement du mal à croire qu’ils étaient morts. Dans la pièce qui rassemble oiseaux, insectes, mammifères, espèces exotiques, on ressent une fascination mêlée d’un léger effroi comme si soudain ils allaient tous se mettre à bouger. Et ce n’est pas vieillot une seule minute comme dans certains musées.

Si vous avez encore un peu de temps, passez faire un tour à la boutique qui, avec ses vitrines, son gros choix de livres, son rayon jeunesse, ses morceaux de météorite, son corner kawaï, est très bien agencée et riche.

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Vous pouvez aussi jouer à apercevoir le crayon (immeuble de la Part Dieu pour les non-lyonnais), la cathédrale de Fourvière à travers les façades vitrées du bâtiment ou monter jusqu’au 4ème étage pour profiter d’une vue sur Lyon d’un côté et sur la Confluence, l’endroit où se rejoint la Saône et le Rhône, de l’autre côté.

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Et je ne vous parle même pas des collections permanentes, du mammouth géant ou du Camarasaurus (j’ai mis quelques photos sur mon compte Instagram)…bref je vous conseille vivement une visite au Musée des Confluences en famille (ou pas)  en privilégiant peut-être une arrivée à 11h pour l’ouverture ou lors de la nocturne le jeudi soir (ça doit ajouter à la fois un côté magique et flippant dans certaines salles).

Musée des Confluences
Exposition A la conquête du Pôle Sud
3 février 2015-28 juillet 2015
86 quai Perrache
69002 Lyon

Crédit photo à la Une : Musée des Confluences

Dans la famille Foenkinos, je demande le frère …

…de David, celui qui écrit des romans et qui vient de travailler à l’adaptation de son livre La délicatesse que j’avais beaucoup aimé.

Je l’ai découvert avec Le potentiel érotique de ma femme (chouette un auteur français drôle, c’est rare non? ), je n’ai pas été marquée par En cas de bonheur. Qui se souvient de David Foeninkos? m’a même ennuyé et j’ai carrément été déçue par sa pièce de théâtre Célibataires sur laquelle j’avais écrit un billet à l’époque.

J’ai retrouvé son style, sa dérision, son sens de l’intrigue dans Nos séparations.

Il faut croire qu’avoir un frère qui écrit des livres ne soit pas totalement anodin car les femmes écrivains c’est précisément le thème de l’exposition de Stéphane Foeninkos.

Il est le modèle unique de l’exposition photo qu’il consacre à 55 femmes écrivains avec drôlerie ou poésie à la galerie Dupin.

Pour ceux et celles qui n’ont pas encore lu de billets sur cette exposition, vous avez deviné de qui il s’agit sur les 4 photos ?

Le bonheur c’est simple comme une boîte aux lettres remplie

Entre le rhume de hanche du fiston, un week-end prolongé qui tourne au vinaigre et une nouvelle porte professionnelle qui se referme sous mon nez, c’était pas gagné d’avance pour les petits bonheurs de la semaine et pourtant …

Samedi : la légèreté procurée par un (deux?) kir royal à la châtaigne; le chocolat noir mandarine pétillant Monbana qui rappelle un bonbon de mon enfance

Dimanche : le soulagement en posant mes bagages chez moi après un trajet retour en TGV d’enfer

Lundi : feuilleter le programme de Tout le monde dehors, l’occasion d’écouter de la musique, d’assister gratuitement à des spectacles tous les soirs à partir du 21 juin et pendant tout l’été à Lyon; mettre des petites croix sur mon agenda pour ne pas rater ce qui se passe dans le quartier

Mardi : lire des messages tout doux et encourageants sur Hellocoton alors que j’ai le moral dans les chaussettes après la claque prise le matin même

Mercredi : retrouver Madame Sophie en fin d’après-midi le temps d’un verre…je ne suis pas très douée pour dire les choses de vive voix mais si jamais la principale intéressée passe par là, qu’elle sache que cette discussion à bâtons rompus m’ a redonné un peu de confiance pour la suite

Jeudi : découvrir en avant première le film Beginners dont je reparle ici très bientôt

Vendredi : ouvrir une boîte aux lettres pleine de surprises : des fèves tonka envoyées par Pivoine (je n’ai pas encore tranché sur la recette pour les utiliser mais  j’ai hâte de tester ça), une  boîte avec des mini-produits de l’Occitane (dont un gel douche à la verveine qui doit être bien frais les jours d’été) gagnée par l’homme, le catalogue Maisons du monde pour rêver à d’autres ambiances, d’autres décors de temps en temps.

Vu comme ça, elle n’est pas morose du tout cette semaine )

Et la tienne? celle de Virginie B

Edit : et le bonheur vu d’en haut ça donne quoi ? pour le savoir, clique ici.

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