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corse du Nord

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Après avoir joué aux touristes dans Bastia, on est parti pour un remake des Randonneurs (parait même qu’on avait le même mini-bus que dans la première scène du film) version au ski puisque la prochaine étape de notre séjour en Corse était dans une station de montagne, Asco.

Routes sinueuses et étroites, ravins vertigineux, sommets enneigés droit devant nous, difficile de croire qu’une heure avant nous étions en bord de mer. Ils sont tellement forts les Corses (et à Corsica Ferries) qu’ils avaient même demandé aux chèvres de venir se mettre en travers de la route pour poser pour nous et à un petit veau de courir à côté du mini-bus …émotion garantie (et les filles de crier « elle est où sa maman?« )

Après un arrêt salutaire pour nos estomacs (malgré la conduite non sportive de Pierre, ça tourne), nous avons découvert à la tombée du jour le Chalet d’Asco où nous allions passer la nuit avec le sentiment d’être un peu au bout du monde.

Tu vas peut-être penser que c’est du chiqué mais c’est en triant les photos de cette soirée que j’ai eu le plus gros pincement au cœur. D’abord on a assisté tout ensemble à la fabrication de la pulenda (si je dis une polenta corse je me fais taper?) par François, celui qui allait nous accompagner dans notre balade en raquette et la pulenda c’est quelque chose de physique. Impossible de préparer ce plat à base de farine de châtaigne et d’eau d’une main et de pianoter sur son iphone de l’autre …du coup on était tous les yeux rivés sur sa marmite à le regarder remuer (pendant pas moins de 30 min) la préparation.

 

Ensuite il faut envelopper la préparation dans un linge en serrant bien, laisser un peu reposer et découper (et là, rien ne vaut la main délicate de Sylvie)

Pendant ce temps-là, dans la salle du restaurant, les figatelli cuisaient au feu de bois. Dommage que je ne puisse pas te mettre l’odeur comme on publie une vidéo car quel parfum !

Ce soir là dans l’assiette, du cabri, la pulenda tranchée, un morceau de figatellu sur du pain, du brocciu…le tout servi juste à côté du feu de cheminée …tu comprends pourquoi j’ai aimé ce repas ?

Il a fallu trouver encore un peu de place pour goûter aux deux desserts posés devant nous ce soir là : une part de fiadone au goût délicatement citronné, aérien, frais, parfait et une crème brûlée aux châtaignes à la fine couche craquante sur le dessus. Anne-Laure T, je te laisse le choix )

Après un tel festin, impossible d’aller se coucher directement et surtout pas l’envie de briser l’atmosphère vraiment particulière de ce moment. En plus, dans une autre salle du Chalet, chantaient  deux musiciens corses (avec encore une fois des voix qui ne peuvent laisser indifférentes).

Des soirées comme ça, il faut les cueillir et les savourer …c’est peut-être pour ça qu’avec Shalima, Gazelle et Camille (mais aussi Ben, Emmanuel, François, Sylvie), on s’est levées de nos sièges pour se rapprocher des musiciens (et de la liqueur de myrte) et on a eu envie de veiller encore un peu plus tard …

crédit photo : Merci pour le chocolat

Allez à la prochaine étape, promis on brûle quelques unes des calories que contient ce billet )

♥♥ Adresse gourmande (mais pas que)

Hôtel-restaurant Le Chalet, 20276 Asco

 

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