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comédie romantique

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Nous, c’est une illusion qui meurt, D’un éclat de rire en plein cœur, Une histoire de rien du tout, Comme il en existe beaucoup
Notre amour qu’on croyait petit , A grandi quand tu es partie, Grandi comme une déchirure, Comme une blessure
Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi pourquoi / Pourquoi le silence / Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi
Pourquoi ce grand vide quand je pense à nous

Voilà maintenant que je vous ai mis dans la tête ce tube d’Hervé Vilard (avec un titre pareil c’était trop tentant ! et le titre original pour une fois est fidèle puisqu’il s’agit de Us), il est peut-être temps que je vous parle du dernier roman de David Nicholls. Celui-ci s’est fait connaitre avec Un jour (en France et dans le monde, il a été traduit en 40 langues), que je vous conseille si vous ne l’avez pas lu au passage. Un jour a aussi été adapté au cinéma, il faut dire que l’histoire de ses deux amis qui sortent ensemble brièvement puis passent leur vie à se croiser sans s’avouer leurs sentiments est très cinématographique.

J’avais hâte de retrouver la plume de David Nicholls, son humour très british, cette façon qu’il a de balader le lecteur entre comédie et drame.

Cette fois, l’écrivain nous raconte avec Nous l’histoire de Douglas Peterson, un biochimiste plutôt rigide et pas très adroit quand il s’agit de communication humaine, la cinquantaine, qui vit avec sa femme Connie beaucoup plus fantasque et « libre ». Alors qu’ils s’apprêtent à partir sillonner l’Europe en train avec leur fils adolescent, Connie annonce à Douglas qu’elle envisage de le quitter.

Le roman construit en chapitres très courts (un piège on se dit allez encore un chapitre et j’éteins) alterne avec brio entre présent et flash-back, pièces de puzzle qui peu à peu, donnent corps et consistance à Douglas et Connie. Ils nous font vivre toutes les étapes de leur histoire d’amour (mais pas de façon linéaire) depuis leur rencontre jusqu’à aujourd’hui en passant par les épreuves qu’ils ont rencontrées.

D’abord l’idée d’un trajet en train à travers l’Europe avec des arrêts dans les capitales est particulièrement romanesque …en tous cas c’est le genre de projet dans lequel j’embarquerais volontiers si j’avais le budget pour. Ensuite David Nicholls n’a rien perdu de son sens du détail et de son mordant. Comme dans ses romans précédents, le personnage masculin en prend pour son grade mais on sent aussi une certaine tendresse envers celui-ci et jamais de manichéisme.

Alors que le périple progresse et que Douglas essaie désespérément de reconquérir sa femme mais aussi de retisser des liens avec son fils, devenu au fil des ans un inconnu pour lui, rien ne se passe comme prévu.

Il m’est apparu une fois de plus qu’il y a dans la douleur autant de regrets pour ce que l’on a jamais eu que de tristesse pour ce qu’on a perdu.

Nous est le portrait d’un homme qui s’est laissé porter par la vie et qui, contre toute attente, renait lors de ce voyage qui tourne mal. On ne s’ennuie jamais, les dialogues font mouche, l’analyse psychologique est fine et à travers l’intrigue, l’auteur interroge le couple dans sa durée mais aussi le rôle de parent aujourd’hui.

Bref David Nicholls signe avec Nous, une comédie romantique pas niaise, drôle et émouvante.

 

Before Sunrise

Le jour où je n’irai plus voir de films d’amour, je crois que je serais devenue très vieille dans ma tête ou que j’aurais perdu ce besoin de rêver avec des scénarios, des personnages, des décors et des scènes qu’on ne voit qu’au cinéma. En attendant de Jeanne Calmentiser, je passe au crible les films en programmation à l’aune de ce critère, comédie romantique ne rimant pas forcément (et même malheureusement assez rarement) avec histoire d’amour réussie et je me programme de temps en temps des séances DVD avec ceux que j’ai pu rater sur grand écran.

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px » color= »#EBA559″]Before Sunrise[/typography]

C’est comme ça que j’ai découvert récemment le premier film d’une trilogie mettant en scène un couple sur plusieurs années, Before Sunrise. Jesse, étudiant américain et Céline, étudiante française se rencontrent dans un train. En gare de Vienne, Jesse qui descend propose à la jeune fille de passer la journée et la nuit avec lui et de ne reprendre son train que le lendemain matin. Before Sunrise s’attache au commencement d’une histoire d’amour, invite le spectateur à suivre ce couple dans les rues de Vienne (forcément j’ai eu envie d’aller à Vienne, d’autant plus après avoir vu le reportage de Christophe Adam sur les pâtisseries viennoises), couple qui marche et qui parle, parle et parle encore (bref si vous n’aimez pas les films bavards, passez votre chemin). Il y a des scènes vraiment très belles, des scènes qu’on ne voit qu’au cinéma, ma préférée étant celle-là :

 C’est assez marrant de voir Julie Delpy et Ethan Awke très jeunes (lui ayant moins bien vieilli qu’elle je trouve, d’habitude on dit toujours que les hommes vieillissent mieux) et surtout de voir ce film après le dernier, Before Minight, qui se passe bien des années après. Ils se sont mariés, ont eu des enfants et c’est nettement plus grinçant, l’usure du couple étant passé par là. Je n’ai pas encore vu le second opus, Before Sunset, mais j’ai hâte de le découvrir.

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px » color= »#EBA559″]Annie Hall [/typography]

J’ai toujours clamé haut et fort mon admiration pour le cinéaste Woody Allen, ne manquant aucun de ses films à la sortie, défendant ceux avec lesquels la critique était la plus féroce, aimant aussi bien le sombre et dramatique Match Point que les marivaudages en apparence plus légers de Vicky Cristina Barcelona. Pourtant je n’ai visionné que très récemment Annie Hall, que je considère depuis comme son meilleur film (très près devant Manhattan). J’aime beaucoup cette scène sur la terrasse de l’appartement d’Annie où chacun parle à l’autre tout en pensant autre chose dans sa tête. Lorsque le film a été tournée Diane Keaton et Woody Allen n’étaient plus ensemble mais leur couple est crédible et fonctionne bien (c’est souvent ce qui pêche à l’écran, deux acteurs entre lesquels la mayonnaise ne prend pas). Même si le film est moins loufoque que d’autres, c’est toujours drôle, les dialogues sont savoureux bref une comédie romantique à voir et à revoir !

annie-hall-01

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px » color= »#EBA559″]Happiness Therapy [/typography]

Je ne suis pas particulièrement Bradley Cooperophyle (et je ne suis toujours pas fan de Ryan Gosling mais à part ça, je vais bien merci), mais l’histoire de ces deux malmenés par la vie (lui obligé d’emménager chez ses parents après avoir pété un câble et bipolaire, elle jeune veuve à la sale réputation dans une petite ville où tout le monde regarde comment vit son voisin) m’a donné envie de regarder Happiness Therapy. Je ne le mettrais pas du tout au niveau des films cités précédemment. Le problème avec la plupart des films américains c’est qu’ils manquent cruellement d’auto-dérision (4 mariages et un enterrement reste un modèle du genre, d’où mon avatar) . J’ai aussi eu du mal avec ce côté « positive attitude » à la Lorie et le personnage du père cabotin joué par De Niro. Néanmoins, les deux acteurs sont excellents dans leurs rôles, la danse comme exutoire est une idée que je ne peux trouver que convaincante et puis le film se conclut avec une belle scène de cinéma où Bradley Cooper court dans la rue après Jennifer Lawrence (j’ai lu en quelque part qu’on lui reprochait d’être trop ronde….ça va pas la tête les gens ? ) alors rien pour ça, je n’ai pas boudé mon plaisir.

 hapiness therapy

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px » color= »#EBA559″]Un bonheur n’arrive jamais seul[/typography]

J’étais un peu remontée contre l’acteur depuis qu’il a accepté cette pub consternante pour une banque (je sais plus on en a, plus on en veut). Et puis Sophie Marceau est apparue à l’écran et toutes mes barrières se sont effondrées. Oui elle joue toujours dans le même genre de film, oui elle joue toujours un peu pareil, oui elle est maquée avec Christophe Lambert (enfin je suis peut-être has been, je ne suis pas abonnée à Voici). N’empêche que Sophie Marceau c’est la Boum que je connais par coeur, c’est L’étudiante dont je peux citer plein de dialogues (soeurette si tu passes par là ))…moi j’ai vieilli, pas elle. Que cette femme est belle et classe ! Vous allez me prendre pour une psychopathe (si ce n’est pas déjà le cas) mais j’ai cherché (en vain bien-sûr) d’où venaient les robes portefeuilles sublimes qu’elle porte dans le film (à la longueur parfaite !). Enfin bref Un bonheur n’arrive jamais seul raconte la rencontre entre une bourgeoise mère de famille (Sophie Marceau) et un musicien qui déteste les enfants (Gad Elmaleh) sous une pluie battante (clin d’oeil à 4 mariages et un enterrement ?).  L’alchimie fonctionne assez moyennement entre les deux et le film balance plus vers les scènes de gag (Sophie Marceau se casse la figure partout où elle se trouve, j’ai plutôt trouvé drôle ce côté Gaston Lagaffe) que vers la comédie romantique ….reste la belle Sophie Marceau : )

 un bonheur n'arrive jamais seul

[typography font= »Supermercado One » size= »24″ size_format= »px » color= »#EBA559″]20 ans d’écart  [/typography]

Visiblement Pierre Niney déchaîne les libidos. Je trouve l’acteur très sympathique (« je trouve qu’on parle mieux en marchant » dit il dans le dernier Inrocks…moi aussi !), il joue très bien mais physiquement comment dire ….il fait vraiment très jeune (et gringalet), encore plus jeune peut-être dans 20 ans d’écart dans lequel je lui donne 16 ans à tout casser. Bref j’aurais l’impression de sortir avec mon petit frère et j’ai eu du mal à m’identifier à Virginie Efira dans son rôle de couguar. On m’avait « vendu » 20 ans d’écart comme un film drôle, j’ai pas ri, à peine souri. Le personnage de Virginie Efira en carriériste prête à tout est assez antipathique. Quant à la scène où finalement elle lui déclare sa flamme devant un amphi entier (très cinématographique), je n’y ai pas cru une seconde. Pourquoi soudain serait-elle amoureuse de lui ?

 20_ans_d_ecart

Allez sur ce, je vais remettre Love de Julien Doré dans ma chaîne hifi : )

 

Un film par les créateurs de Bridget Jones et Love Actually qui figurent dans mon panthéon des comédies romantiques les plus réussis, ça ne ne pouvait qu’attirer mon attention. Bon j’aurais préféré Hugh Grant, Colin Firth ou Jude Law au casting proposé (Rafe Spalle et Simon Baker ) mais on me chuchote dans l’oreille que cela a déjà été vu. Côté humour, j’ai toujours été sensible à celui des anglais et I give it a year/ Mariage à l’Anglaise a reçu le grand prix du festival de la comédie de l’Alpe d’Huez.

L’histoire est celle de Nat, jeune femme ambitieuse, et Josh, apprenti romancier, qui se sont rencontrés dans une soirée et qui nagent depuis dans le bonheur, malgré leurs différences. Josh est plutôt du genre intellectuel, Nat est une fonceuse mais ils ont eu un coup de foudre réciproque. Leur mariage est idyllique, même si personne – de leurs proches à leurs amis, jusqu’au pasteur qui officie – ne croit qu’il pourra durer… Surtout quand l’ex-petite amie de Josh, Chloe, et le charmant client américain de Nat, Guy, s’en mêlent…Alors que Josh et Nat s’apprêtent à fêter leur un an de mariage, aucun des deux ne veut être le premier à jeter l’éponge. Leur couple pourra-t-il résister aux pressions de toutes parts ?

Mariage à l’Anglaise sort en salles mercredi 10 avril, en attendant voici un avant gout avec la bande-annonce :

Vous êtes aussi midinette que moi ?  vous craquez pour l’accent British ?  vous êtes en manque de comédies romantiques ? Je vous propose de gagner 5 x 2 places pour Mariage à l’Anglaise. 

Dites moi en commentaire de ce billet quelle est votre comédie romantique préférée avant samedi 6 avril minuit. Après tirage au sort, le nom des 5 gagnants sera publié en édit de ce billet, merci de venir voir si vous en faites partie si vous avez participé et de me laisser alors vos coordonnées afin que les places vous parviennent le plus rapidement possible.

Edit du 8 avril : les gagnants sont Maud , Mme LTLP, Elsa B, Ghighi et Raphaëlle

Parlez-moi d’amour au cinéma :  je ne m’en lasse pas …c’est pour cette raison que jeudi dernier, je suis allée voir en avant première Beginners, film qui sort en salle mercredi 15 juin.

Le pitch : Oliver, illustrateur a Los Angeles, collectionne les ex et les déceptions amoureuses. Quand son père, Hal, tire sa révérence après avoir fait son coming-out a 75 ans et rejoint avec entrain la communauté homosexuelle, Oliver se penche sur ses relations familiales et ses échecs sentimentaux. Et il hérite d’un chien philosophe et bavard. La dépression guette. Jusqu’au jour où il rencontre Anna…

Quelques bonnes raisons d’aller voir ce film : même si en définitive, la relation amoureuse entre Oliver et Anna m’a semblé moins intéressante que les rapports père/fils (joués par deux acteurs excellents), il y a de jolis moments entre eux deux – deux mains qui s’étreignent et un baiser passionné dans un couloir d’hôtel, des beaux regards échangés. A travers le personnage de Hal, le réalisateur nous rappelle que dans les années 50, l’homosexualité était considérée comme une maladie mentale. Beginners est un beau film sur la transmission filiale : comment nos parents se sont aimés ou pas? quelles conséquences cela a plus tard sur notre propre vie amoureuse?

A éviter si : tu t’attends à une comédie romantique car bien que l’humour soit présent par petites touches ( un chien qui parle et qui comprend tout ce qu’on lui dit; des trouvailles qui émaillent le film et qui lui donnent un petit air de 500 jours ensemble ), la tonalité générale est clairement à la mélancolie.

Sur ma lancée, j’ai très envie de découvrir Pourquoi tu pleures ?

Pourquoi j’ai envie d’aller le voir? parce que le film parle d’un personnage qui se demande s’il doit choisir entre passion ou raison, parce la musique du film est signée par Benjamin Biolay, parce qu’être mariée ne m’a jamais tentée mais ça ne m’empêche pas d’avoir vu un nombre incroyable de films qui traitent ce thème, parce que les dialogues ont l’air plutôt réussis.

Pour la petite histoire, il parait que Valérie Donzelli et Benjamin Biolay sont ensemble dans la vie.

Jamais deux sans trois, si Blue Valentine est distribué à Lyon, je ne le louperai pas :

Pourquoi j’ai envie d’aller le voir ? parce que la bande-annonce m’a convaincu, parce que l’histoire se construit en flash-back, souvenirs et instants volés, parce que l’intrigue se passe à New York et que j’adore découvrir cette ville sur grand écran, parce que les histoires d’amour finissent mal…en général )

Pour info, le film a échappé à la censure, la MPAA (organisme chargé de classer les films aux Etats-Unis) l’ayant classé au départ pour un film pour adultes au vue d’une scène au contact sexuel explicite….puritain, vous avez dit, puritain?

Et toi, les histoires d’amour au cinéma c’est ton truc ou pas?

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