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Destination Los Angeles (jeu concours)

Quand je raconte à mon fils que j’étais, il y a fort longtemps (limite dans une autre vie), à Los Angeles il ouvre de grands yeux et semble prêt à m’écouter des heures (bon comme il est toujours aussi passionné de magie, il est encore plus enthousiaste quand je rajoute que pendant ce circuit, j’avais aussi été à Las Vegas).

Je lui parle du fameux trottoir aux étoiles, des lettres Hollywood accrochées à la colline, d’Universal Studios et  des décors de cinéma des Dents de la mer, de Psychose, de Notting Hill (et tout ce qu’il y a à découvrir avec le studio tour et l’attraction King Kong vraiment bien faite dans mon souvenir ) et de quelques anecdotes autour de serpents (je suis affreusement phobique et j’ai croisé dans un supermarché une femme avec un serpent dans la main, j’ai, ce jour là, battu tous mes records de 100 m ).

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J’aurais bien partager quelques photos prises à l’époque mais je n’avais alors pas d’appareil photo numérique (oui c’était il y a vraiment longtemps, je ne blogguais même pas c’est pour vous dire  ))

La Cité des Anges vous fait aussi rêver ? alors tentez votre chance au jeu concours « Voyage et cinéma » organisé par la Bourse des Vols en partenariat avec la compagnie aérienne Air Tahiti Nui (qui en plus de vols vers Papetee, propose jusqu’à 7 vols par semaine depuis Paris à destination de Los Angeles, direct et sans escale) sur la thématique du cinéma.

Testez de manière ludique vos connaissances cinématographiques et gagnez un voyage pour 2 à Los Angeles.

Comment participer ?

Répondez à un quizz de 10 questions à trous avec réponses à choix multiples et retrouvez la ville associée au titre d’un film. Pour vous aider, un indice illustrant un monument ou un lieu célèbre de la ville est proposé.

Pour participer jusqu’au 11 décembre 2016, cliquez ici .

Les résultats seront annoncés, après tirage au sort, le 12 décembre 2016.

Bonne chance à tous !

(article partenaire)

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Histoire(s) de filles

Avant que les féministes de tous bords ne me tombent dessus pour oser laisser supposer qu’ils existent des histoires de filles pour les filles, je voudrais me défendre en arguant que j’ai titré ce billet ainsi par commodité, en regroupant des lectures, une série et un film où les filles/femmes sont le personnage principal.

The Girls

Il est en effet question d’une bande de filles dans le roman The girls d’Emma Cline, rendue tristement célèbre pour avoir assassiné plusieurs personnes à la fin des années 60. Si l’histoire n’est pas banale, c’est surtout le style de l’écrivain qui m’a frappé dès les premières pages. Jusqu’à présent, si on m’avait demandé qui parle le mieux de l’adolescence, j’aurais répondu Joyce Maynard et Laura Kashischke. Aujourd’hui, j’ajouterais Emma Cline qui évoque cette période avec des images d’une justesse qui n’appartiennent qu’à elle.

Pour aborder ce fait divers, elle choisit d’adopter le point de vue d’Evie, une jeune fille de 14 ans, qui vit seule avec sa mère. Cette dernière n’est pas affectueuse,  Evie vit loin de son père, son amie Connie lui tourne le dos. Evie ne se sent aimée par personne quand elle croise la route de Suzanne, qui la fascine par sa liberté, par sa vie hors normes et elle atterrit rapidement au ranch. Russel, « le gourou », du groupe, détecte la tristesse en elle et lui fait passer une série de tests dont elle est tout à fait consciente. Je me suis demandée d’ailleurs si cette distance et cet esprit critique qu’elle conserve vis à vis du ranch est le regard de la jeune fille de 14 ans ou celui de la femme qui se replonge dans ses souvenirs après le premier chapitre du livre, le roman jouant avec les flash back.

Est ce parce qu’Evie est plus fascinée par Suzanne que par Russel qu’elle réussit à garder un pied en dehors du ranch et du dénouement macabre ? ou est ce que le destin tient parfois à un fil ?

Si le mystère entourant le ranch et le groupe reste quasi entier (c’est peut être plus le sujet de California Girls de Simon Liberati, que j’ai prévu de lire), The Girls est un  portrait d’adolescente très réussi où toutes les sensations (et en particulier les odeurs sans cesse soulignées) semblent démultipliées.

Ce n’était pas que j’étais incapable de me remémorer ma vie avant Suzanne et les autres mais elle avait été limitée et prévisible, les objets et les gens occupaient leurs espaces restreints. Le gâteau jaune que ma mère confectionnait pour les anniversaires, dense et glacé quand il sortait du freezer. Les filles à l’école qui déjeunaient à même le bitume, assises sur leurs sacs à dos renversés. Depuis que j’avais rencontré Suzanne, ma vie avait pris un relief tranchant et mystérieux, qui dévoilait un monde au delà du monde connu, le passage caché derrière la bibliothèque. Je me surprenais à manger une pomme et une simple bouchée humide pouvait provoquer en moi un sentiment de gratitude.

Filles des oiseaux de Florence Cestac

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Changement total d’ambiance avec Filles des oiseaux, dernière bande dessinée de Florence Cestac qui raconte ses années d’adolescence dans le pensionnat des oiseaux tenu par des soeurs à Honfleur dans les années 60. Fille des oiseaux est l’histoire de la rencontre entre deux jeunes filles venant de deux mondes totalement opposés et de leur amitié. L’une (Florence Cestac) est fille de paysans et vient du coin. L’autre est riche, habite à Neuilly et a déjà beaucoup voyagé.

Ce qui les réunit ? l’ennui et un esprit de rébellion face à un corps enseignant qui leur apprend à être avant tout une bonne épouse et à savoir tenir une maison et qui maintient ses jeunes femmes dans l’ignorance sur tout ce qui concerne leur corps.

50 ans plus tard, l’humour et les personnages à gros nez de Florence Cestac nous rappellent (si besoin était ) que la liberté du corps des femmes est toujours à réaffirmer.

Girls, saison 5

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Pendant mes séances de vélo d’appartement, je regarde des séries et en attendant les saisons 2 de Borgen et de Dowton Abbey commandées à la bibliothèque de mon quartier (et arrivées en même temps )), je suis tombée sur la saison 5 de Girls. La précédente saison m’avait déjà peu convaincu mais là Hannah, personnage que j’arrivais à trouver attachante malgré son nombrilisme récurrent jusqu’à présent, a été trop loin dans la vulgarité, le cynisme. Pour moi, elle n’est même plus drôle. Reste que la bande son est toujours aussi bonne et que le dernier épisode est largement supérieur aux autres réussissant même à émouvoir.

Bridget Jones Baby

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Ce qui m’avait plu chez Hannah c’était son côté « girl next door » comme disent les américains, mais la vraie girl next door, la fille qui a des kilos en trop, des vergetures et des bourrelets. J’ai du vieillir car finalement je me trouve plus proche de Bridget Jones même si dans le dernier opus, Bridjet Jones Baby, celle ci affiche une ligne sans un gramme de trop.

Le souci avec les suites est qu’elles sont rarement au niveau des premiers volets. Le fameux « on prend les mêmes et on recommence » ne suffit pas à créer une bonne histoire. Bref j’avais peur d’être déçue, d’autant plus que des scènes comme celle de la gaine, de la chanson avec la brosse à cheveux ou celle dans laquelle Hugh Grant et Colin Firth se battent, sont « mythiques » pour moi.

En plus, au casting, plus de Hugh Grant remplacé par Patrick Dempsey (pas dans le même rôle mais dans celui d’un des pères potentiels du futur bébé de Bridget Jones à la grossesse « gériatrique »).

Et bien oui j’ai marché, j’ai même couru parce que Bridget Jones est telle qu’on l’avait laissé quelques années plus tôt : drôle, incroyablement gaffeuse, reine de la prise de tête. Mark Darcy est toujours aussi classe (oui j’avoue que je préfère son élégance britannique au charme américain) même s’il est un peu trop rigide, froid et pince sans rire et qu’on aimerait qu’il se décoince un peu parfois.

J’ai ri car les dialogues sont percutants (mention spéciale à la gynécologue jouée par Emma Thompson qui est excellente ), car les situations cocasses ne manquent pas sans que cela soit « déjà vu ». Et puis ce serait malhonnête de ne pas l’évoquer, il y a ce petit côté romantique, peut être un peu gnan-gnan pour certains mais qui ne me déplait pas quand il est mêlé à l’humour comme dans ce troisième volet.

Je vous ai dit en commençant ce billet que je ne croyais pas aux histoires de filles pour les filles, je ne suis néanmoins pas certaines que les hommes soient aussi réceptifs à cette histoire que toutes celles qui se sentent un peu des Bridget Jones ; )

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Ne cherchez pas un sens à ce titre, il n’y a en pas si ce n’est que, voulant partager mes dernières découvertes je ne voulais pas copier les « j’aime # », « les jolies choses », etc et puis j’ai pensé à ce beau film de François Ozon (si vous avez des idées de titre pour ce type de billet, je suis preneuse du coup).

Un lieu : Le théâtre des Célestins

Le week-end dernier, le théâtre des Célestins ouvrait ses portes lors des journées du Patrimoine. Pas de file immense, une visite organisée en plusieurs séquences et commentée par des personnes intéressantes : tout le monde était captivé y compris les enfants. Saviez vous que les angelots accrochés au balcon portaient avant que l’électricité soit inventée, des bougies dans leurs mains ?

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Un film : Victoria

Victoria est à l’affiche depuis pas mal de temps mais je voulais quand même vous le conseiller. C’est drôle, les dialogues sont percutants et c’est un portrait de femme libre à tous les niveaux incarnée par Virginie Efira avec talent ( ne regardez surtout pas la bande annonce, on y voit tout y compris la fin).

Vous la trouvez ronde vous cette actrice ? moi personnellement je la trouve juste « normale » (quoique le notion même de normalité est discutable) avec des formes de femme. Elle a donné une interview dans la revue Première et le journaliste (j’ai vérifié tout de suite s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme qui posait les questions car les femmes sont souvent les plus impitoyables entre elles lorsqu’il s’agit de physique et de poids) n’a de cesse de l’interroger sur son corps quasi hors normes, « très en formes » (je cite). Que le culte de la minceur soit au centre de la mode et la presse magazine, je le savais déjà mais je ne me doutais pas que cela touchait aussi le monde du cinéma (quoique en matière d’actrice, on nous cite toujours Monica Belluci mais à part elle ?).

Virginie Efira n’est, par ailleurs, pas particulièrement tendre avec elle même mais toujours avec humour :

Je me souviens de la scène d’amour dans 20 ans d’écart avec Pierre Niney qui est un garçon physiquement très fin. Je me disais « Mon Dieu, mon grand corps avec le sien, ça ne va pas aller ». J’essayais de trouver les meilleures positions pour ne pas étouffer ce pauvre enfant.

Je ne sais pas si cette phrase a des résonances pour certaines d’entre vous, cela doit être un truc de complexée mais j’ai toujours « évalué » le physique des hommes par rapport à mon corps et la possibilité récurrente et cauchemardesque de les écraser s’ils étaient trop maigrichons.

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Une série : Borgen, saison 1

Autre portrait de femme (cette fois au pouvoir puisque cette femme est Premier Ministre) avec la série danoise Borgen que je regarde à chaque fois que je monte sur mon vélo d’appartement (et je viens de finir la saison 1). Je me demandais si j’allais accrocher même si j’aime beaucoup l’actrice principale Sidse Babett Knudse (bon j’avoue j’ai fait un copier coller de son nom pour ne pas me tromper ).

Borgen montre à la fois les coulisses du pouvoir, les relations entre ce dernier et les médias, les répercutions sur la vie privée (et en particulier, quelle place, quelle vie, quelle carrière peut on avoir quand on est le mari du Premier Ministre ? ) et c’est vraiment captivant (j’avais envie de rajouter même lorsqu’on n’a plus aucune illusion sur le monde politique).

Je ne sais pas si la série tient sur la longueur (et le nombre de saisons) mais je comprends son succès.

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Un soin : le shampoing extra doux Ducray

Il y a les filles qui, après une heure de zumba à sauter dans tous les sens, sont aussi fraiches que lorsqu’elles sont arrivées, qui sont à peine décoiffées, à peine rosies par l’effort..Et puis il y a les autres. Bref je cherchais un shampoing usage fréquent car le cheveu huileux je n’aime pas cela même lorsque je reste chez moi toute la journée et le shampoing extra doux Ducray répond parfaitement à cette demande.

L’huile lavante Xémose, à côté, est parfaite pour les peaux sèches, on sort de la douche avec les jambes  toutes douces. Lorsque je l’ai achetée,  la pharmacienne m’a donné plein d’échantillons la Roche Posay dont la BB crème qui hydrate super bien et assure aussi côté bonne mine (surtout lorsqu’on a le teint pâle et qu’on a le droit régulièrement à la fameuse phrase « t’es blanche ! » ).

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Une boutique : Summertime

 J’ai soufflé mes bougies il y a quelques jours et j’ai eu en cadeaux ce joli collier et ce bracelet scintillant. Comme le bracelet manchette Anne Thomas juste derrière (cadeau de l’an dernier que je porte très souvent), ils viennent de la boutique Summertime à la Croix Rousse. Si vous aimez les bijoux de créatrices mais que vous avez un petit budget, cet endroit a le grand avantage de proposer une gamme de prix s’adaptant à toutes les bourses.

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Un compte Instagram : @ma_louine

La popularité d’un compte Instagram et le nombre d’abonnés n’a pas à voir (j’ai failli écrire rien )) qu’avec la qualité des photos, preuve en est la beauté des instantanés de @ma_louine qui me permet d’être un peu chaque jour à St Malo. Photo après photo, il se dégage de son compte une douce sensation de tranquillité et de calme. Effet apaisant immédiat.

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Scènes de rencontres

Récemment j’ai discuté avec un célibataire sur la difficulté de rencontrer quelqu’un, passé un certain âge, quand on ne veut pas sortir avec un collègue de bureau (ou que cela serait délicat car on a un rapport de hiérarchie), que le temps des études est révolu et que tous les amis semblent être en couple.

Pourtant dans les films, on a l’impression que l’on peut rencontrer quelqu’un n’importe où et parfois au moment où l’on s’y attendrait le moins :

-Dans un train, comment ne pas penser à la superbe scène dans le dernier film Almodovar, Julieta ou bien encore à la rencontre entre Julie Delpy et Ethan Hawke dans Before Sunrise -il l’a convainc même de descendre du wagon pour passer la journée à Vienne avec lui ou à l’échange de regard intense entre Emmanuelle Devos et Gabriel Byrne dans Le temps de l’aventure

-Dans une cabine de téléski, lui mangeant une barre de chocolat barbouillé de baume pour les lèvres, elle impeccable alors qu’elle était engoncée l’instant d’avant dans 3 couches de vêtement dans L’étudiante (« je pleure pas c’est la pluie / faut pas tuer les instants de bonheur, Valentine, faut pas/ tu cites Baudelaire maintenant », soeurette cet extrait est pour toi ))

– Sur un paquebot, même si l’histoire tombe à l’eau

– Dans une librairie (vous en connaissez beaucoup vous des libraires avec l’accent et le charme de Hugh Grant ? Si oui, je veux bien les adresses ))

– Devant un aquarium sur une musique de Desree dans Roméo et Juliette

– A l’autre bout du monde dans Un + Une de Claude Lelouch

– Dans le métro dans Clara et Moi mais aussi dans Jeanne et le garçon formidable

– Sur internet dans Vous avez un message même si l’histoire ne dit pas s’ils sont sur un site de rencontres comme Parship

– Plus classiquement, en boîte de nuit dans Mon Roi

-En préparant un concours de danse dans Happiness theray

– Dans les quartiers nord de l’Estaque dans Marius et Jeannette (que j’ai choisi en photo de Une, clin d’oeil à mes grands parents paternels)

– Devant le miroir dans Pas son genre

– Dans une sandwicherie de la gare du Nord dans Les deux amis

-Dans un commissariat dans Maintenant ou Jamais

– Dans un cours d’informatique pour retraités dans Les beaux jours

– En jouant au garde du corps dans l’Arnacoeur

– Dans une chocolaterie dans Les émotifs anonymes

-Dans un magasin de jouets dans Carol

-Dans un cottage, au fin fond de la campagne dans The Holiday

– En cherchant son chemin dans La route de Madison

et je vous laisse compléter cette liste …le cinéma serait il plus inventif que la réalité ?

Crédit photo : diaphana diffusion

[Fin Mai ] J’ai vu/ J’ai lu

Parfois en lisant des critiques de films ou de livres, j’ai un léger malaise : j’ai l’impression de lire une personne qui n’aura jamais le 10ème du talent du gars qu’elle descend en flèches et qui « se venge » à coups de phrases assassines. Je n’ai pour ma part pas la prétention de vous proposer des critiques littéraires ou culturels.  A chaque fois que je parle d’un roman ou d’un film, j’essaie plutôt de traduire pourquoi cela m’a plu (ou pas ) et quelles émotions cette création a suscitées.

Au cours d’une même semaine, j’ai fini une série, ai été deux fois au cinéma et lu un roman d’où le titre oh combien peu accrocheur de ce billet : )

Bloodline : sous le soleil ..de Floride

©-Bloodline-Netflix-9

La série Bloodline m’a été conseillée par un instagramer lyonnais qui magnifie la ville à chaque photo qu’il poste (@_yavin) et que j’apprécie, sans le connaitre autrement que par écran interposé, parce qu’il me semble beaucoup moins râleur/ ronchon/ « critiquant tout le temps » à la mode twitter que pas mal de monde.

J’ai mis un peu de temps à vraiment rentrer dans l’histoire de la famille Rayburn (la famille dont il est coutume de dire que c’est la valeur sûre où se ressourcer, se reposer quoiqu’il arrive). Tout semble aller en effet pour le mieux dans les Keys (dans le sud de la Floride), les affaires prospèrent. La famille Rayburn est propriétaire d’un magnifique complexe hôtelier dans un décor à priori paradisiaque et fait figure de notables locaux quand le vilain petit canard de la famille, Danny, décide de revenir parmi les siens.

Le spectateur sait dès le départ que cela va très mal finir (construction en flash-back) mais tout l’enjeu est de savoir comment cette famille a priori bien sous tous rapports en arrive à cette fin violente. Petit et petit sont révélés les secrets et les cicatrices de ce petit monde dont l’équilibre semble soudain bien précaire.  Comme dans toute bonne série, chacun des personnages gagne en épaisseur : John écorne au fil de la saison son image de gendre parfait; Danny est tour à tour inquiétant, inspirant une certaine pitié, cinglé et terriblement lucide.

La tension monte tout doucement (personnellement j’ai vraiment accroché à partir de l’épisode 3) alors qu’on savoure de plus en plus la qualité d’interprétation des différents acteurs et les paysages à la fois très photogéniques et effrayants.

« Nous ne sommes pas de mauvaises personnes, nous avons juste commis une mauvaise action… » John Rayburn

Julieta : portrait de mère

Il y a des réalisateurs auxquels je suis fidèle quelque soit l’accueil que reçoit leur film et c’est le cas de Pedro Almodovar  parce que j’ai toujours été embarquée dans la façon dont il raconte des histoires et que j’aime le regard qu’il pose sur les femmes. Dès les premières images du générique de Julieta, on sait qu’on est dans son univers avec le rouge de ce peignoir qui flotte derrière le nom des acteurs, actrices et participants au film, ce rouge passion, ce rouge sang, ce rouge violent.

Pas de personnages excentriques cette fois, pas d’humour (est ce ce qu’on lui reproche ?), mais un drame, celui d’une mère Julieta, qui  » a perdu » sa fille depuis 12 ans, ne sachant même pas où cette dernière habite. J’ai peut-être un degré d’empathie proche du pathologique mais pendant 1h30 Julieta c’était moi et je suis ressortie de la salle avec les yeux d’un lapin ayant la myxomatose.

Il y a des scènes de film dont on se souvient toute sa vie : celle de la rencontre amoureuse dans le train en fera sans aucun doute partie (pourquoi dans la vraie vie on se retrouve assis à côté d’un gars qui déballe un sandwich au pâté 5 minutes à peine après le départ du train plutôt que de tomber sur un beau pêcheur espagnol ?)), celle où l’enfant devient le parent de son propre parent (surtout lorsqu’on l’a vécu) est très forte aussi.

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Je n’ai pas compris les avis au mieux tièdes sur Julieta alors qu’il y a une telle maîtrise de la chronologie (Almodovar nous balade entre flashback, accélérations et ellipses), cette façon de construire cette histoire (inspirée de 3 nouvelles d’Alice Munro) comme un puzzle où chaque scène a son importance à posteriori.

Peut-être que ce film est trop noir (mettant en exergue la fragilité des liens entre les personnes et une vie rongée par la culpabilité et par la perte) pour susciter le consensus mais j’ai beaucoup aimé sa beauté triste.

Cafe Society : faussement sucrée

Le dernier film de Woody Allen, Cafe Society, est beaucoup plus léger (qualifié par certains de friandises, il n’a pas le cynisme de L’homme irrationnel) et beaucoup plus drôle que Julieta. Là encore j’ai eu l’impression de retrouver un vieux ami dès les premières notes de jazz du générique et ici sous les traits de Jesse Eseinberg dont la gestuelle, les postures, le phrasé ne peuvent qu’évoquer le réalisateur.

Certes Cafe Society se passe entre Hollywood et New York dans les années 30, ce qui lui donne une ambiance très glamour, certes Woody Allen nous dresse une galerie de portraits réjouissants entre le frère gangster, les parents qui passent leur temps à s’invectiver, le beau frère, certes les dialogues fusent et percutent, certes il s’agit (encore ?) d’un chasse croisé amoureux mais sous ces apparences badines, il y a toujours l’idée qu’on n’est jamais vraiment heureux .

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« J’ai un public de déprimés fidèles »,   Woody Allen.

Les petites consolations : un roman choral post 11 septembre

Eddie Joyce était avocat et avait peut-être la plume qui le démangeait énormément. Un jour il a décidé de se lancer et il a écrit un roman choral retraçant l’histoire d’une famille italo-américaine et traduit dans une dizaine de langues (peut-être qu’il a mis 10 ans à écrire ce livre mais ça me fait quand même « rêver »).

Je suis désolée pour ceux et celles qui me lisent depuis quelques années et vont avoir le sentiment que je radote sérieusement mais j’ai un gros penchant pour les romans choraux, ceux qui nous plongent dans l’histoire d’un groupe (finalement comme dans une série).

Le point de départ Des petites consolations est la mort de Bobby, lors des attentats du 11 septembre. Quelles répercutions a t-elle eu sur les membres de la famille? Alternant les voix qui portent le récit (et réussissant ainsi à le rendre addictif), Eddie Joyce entre dans l’intimité de chacun, s’interrogeant sur la façon dont on vit le deuil et comment on « poursuit » sa route. De Gail, la mère (un des personnages les plus attachants, « mains froides, coeur chaud ») à Tina, sa femme en passant par Peter, l’auteur dresse une galerie particulièrement réussie.

Malgré quelques passages moins réussis, on sent combien Eddie Joyce aime ses personnages (tout comme Pedro Almodovar et Woody Allen) et c’est pour cela qu’on n’a pas envie de les quitter.

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10 photos dans mon smartphone : zone de réconfort

Il parait qu’il faut sortir de sa zone de confort dans la vie. Moi en ce mois de janvier, je cherche plutôt ma zone de réconfort….réconfort procuré par les livres (sur la photo On va déguster dont je vous reparlerai bientôt et dont je testerai à coup sûr le gâteau au chocolat, l’assassin même s’il est tout sauf light), par les évasions fictives (magnifique Carol, peut-être le plus beau film de 2016), par les crèmes doudou pour la peau comme ce baume gourmand présent dans la dernière Ma boîte à beauté (mais aussi les huiles pour les cheveux et les crèmes pour le visage), par les touches de couleur du quotidien (si je ne sais pas ce que deviennent les tubes de colle à la maison, je sais que les assiettes en carton finissent en tortue dans la chambre de ma fille), par les goûters gourmands entre amies et par les nouveautés en cuisine comme les gnocchi potiron préparés en suivant la vidéo de Picard Hacker (le principe : proposer des recettes simples et rapides à partir de produits Picard) ou la fameuse tarte soleil à la courgette et au curry (j’ai juste ajouté un peu de parmesan râpé c’était super bon).

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Bonne semaine (et désolée pour la piètre qualité de certaines photos, je tenais à ce rendez vous mais comme la luminosité est vraiment faible chez moi ces temps ci -non je ne vis pas dans une cave-, les photos sont floues une fois sur deux).

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