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Je crois que les histoires d’amour, c’est comme les voyages en train … est-ce en entendant cette chanson à la radio que Jean-Philippe Blondel eut l’idée de son dernier roman et du titre de celui-ci ou a-t-il été régulièrement assis dans ces trains qui amènent chaque jour des milliers de gens de leur domicile à leur travail et inversement ?

Je ne voyage quasiment qu’en train depuis au moins 15 ans, n’ayant pas de voiture par trouille de cet engin mais aussi par choix, des salles d’attente aux quais de gare en passant par ces wagons dans lesquels on croise hommes d’affaire, couples, étudiants, famille, il y en a des histoires à inventer.

Ce quai sur lequel on frissonne tôt le matin, les bousculades à l’heure du départ, ce billet qu’on cherche tout au fond du sac quand le contrôleur passe et qui, une fois sur deux, nous donne quelques frayeurs, ces gens qui se lèvent au moins un quart d’heure avant l’entrée en gare comme s’ils pouvaient sauter en route pour gagner du temps, j’ai retrouvé, dans ce roman, certains détails qui font la saveur de mes voyages en train.

Imaginez maintenant que vous êtes assis(e) en seconde, trop fatigué(e) à cette heure matinale pour vous plonger dans un bouquin, vous jetez un vague coup d’œil par la fenêtre sur ce paysage déjà vu cent fois. La place à côté est encore libre alors que le wagon est plein et vous hésitez entre le fait de vous ravir de cette chance (vous pouvez étaler vos affaires) ou vous interroger sur votre allure qui a dissuadé quiconque de choisir le siège voisin.

Et puis soudain, vous le (la) voyez arriver, il (elle) vous demande si la place est libre avant de s’installer….cet ex avec qui vous avez vécu une histoire d’amour il y a 27 ans. Voilà pour le pitch si ce n’est que chacun des chapitres épouse le point de vue de l’un et l’autre personnage principal et alors que le train se rapproche de Paris, on apprend peu à peu les circonstances de leur rencontre, ce qu’ils étaient, ce qu’ils sont devenus, ce qui les a séparé.

C’est une très vieille histoire qui les unit pourtant il en faut peu parfois pour rouvrir d’anciennes blessures….il se sent minable en repensant à la façon dont il s’est conduit à l’époque, elle ne peut refouler cette colère qu’elle sent monter en elle.

Vont-ils dépasser ce dialogue intérieur et oser se reparler ? forcément on a du mal à refermer 6h41 avant d’avoir la réponse….un roman à lire lors d’un voyage en train.

Et vous, vous repensez parfois à votre premier amour ?

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