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Mon tout premier amour s’appelait Joël, il avait l’accent chantant de Toulouse et il me protégeait des éventuels enquiquineurs de la grande section de maternelle…je crois même qu’une fois il s’est battu parce qu’un garçon avait soulevé ma jupe et qu’il a reçu un coup de pied mal placé…j’ai une vague image d’un retour de l’école, lui plié en deux…dans mon souvenir il habitait le même immeuble mais il faudrait peut-être que j’interroge des sources plus sérieuses qu’une mémoire d’enfant de 4 ans.

30 ans plus tard, mon fils parsème ses phrases du doux prénom de N., me demande si je l’ai bien regardé et insiste « non mais tu as vu son visage? » « tu as vu ses tresses? » sûrement parce que je ne manifeste pas assez bruyamment mon enthousiasme. Je ne sais pas si on peut vraiment parler d’amoureuse. Il ne met pas de dessins avec des coeurs dans son sac, il ne rêve pas d’elle mais elle est dans toutes les conversations :

Moi « C’était bien la piscine? » Lui « oui mais N. n’était pas là car elle était malade« (un seul être vous manque et l’eau est dépeuplée)

Moi « C’était bien ta sortie au ski?  » Lui « oui j’ai fait de la luge avec N. »

J’ai eu la confirmation officielle de la maitresse qu’il ne jure que par elle. Amitié, admiration ou un peu plus que ça, difficile à déterminer vu de l’extérieur. Quand je la croise, elle l’ignore royalement (elle a déjà tout compris cette petite) mais visiblement ils sont souvent ensemble en classe, à la récréation.

L’autre jour, on a croisé l’intéressée dans la rue et il s’est mis à crier (hurler?) son prénom. Elle s’est à peine retournée alors qu’il se lançait dans une sorte de danse Maori …pour la technique d’approche, faudra peut-être affiner ça )

Et toi, ta première amourette tu t’en souviens?

…je suis revenue dans ce quartier où j’ai travaillé quelques années et qui a bien changé. La passerelle Simone de Beauvoir pour rejoindre le parc de Bercy n’existait pas, la piscine Joséphine Baker non plus et derrière la Bibliothèque Nationale de France, on voyait encore des voies ferrées désaffectées.

Les tours qui marquaient le début et la fin de mes journées professionnelles n’ont pas bougé mais dans mon bureau, avec vue sur la Seine, les têtes ont peut-être changé plusieurs fois.

J’ai foulé à nouveau cette esplanade que j’ai parcouru dans tous les sens par tous les temps…elle en a entendu des conversations, regardé des clopes s’écraser entre deux planches, vu des personnes chuter car elle pouvait être une vraie patinoire, accueilli des séances photos, des amoureux, des touristes, des chercheurs de tous pays.

C’est dans cette tour que je l’ai rencontré et que j’ai appris à le connaître. Jamais je n’ai autant ri au boulot avec lui. Jamais les pauses café ou les déjeuners à la cantine n’ont été aussi drôles, stimulants, enrichissants. Il est resté à Paris mais il a rendu aussi son badge, a fermé la porte sur cette époque dont nous ne pouvons parler aujourd’hui sans nostalgie.

Elle, par contre, elle est toujours derrière son ordinateur, dans le même bureau je crois mais voilà plus de 7 ans qu’elle ne m’adresse plus la parole. J’ai toujours l’espoir mince qu’un jour elle oublie sa foutue fierté et qu’elle m’envoie un mail pour  me parler de sa vie, de sa fille comme si de rien n’était. Accepter d’être rayée de la vie de quelqu’un du jour au lendemain c’est pas si facile.

En redécouvrant le quartier, j’ai replongé un moment dans une époque de ma vie qui me semble parfois si lointaine.

Et toi, il t’est arrivé de retourner, des années après, dans un lieu où tu as vécu?

Entre le rhume de hanche du fiston, un week-end prolongé qui tourne au vinaigre et une nouvelle porte professionnelle qui se referme sous mon nez, c’était pas gagné d’avance pour les petits bonheurs de la semaine et pourtant …

Samedi : la légèreté procurée par un (deux?) kir royal à la châtaigne; le chocolat noir mandarine pétillant Monbana qui rappelle un bonbon de mon enfance

Dimanche : le soulagement en posant mes bagages chez moi après un trajet retour en TGV d’enfer

Lundi : feuilleter le programme de Tout le monde dehors, l’occasion d’écouter de la musique, d’assister gratuitement à des spectacles tous les soirs à partir du 21 juin et pendant tout l’été à Lyon; mettre des petites croix sur mon agenda pour ne pas rater ce qui se passe dans le quartier

Mardi : lire des messages tout doux et encourageants sur Hellocoton alors que j’ai le moral dans les chaussettes après la claque prise le matin même

Mercredi : retrouver Madame Sophie en fin d’après-midi le temps d’un verre…je ne suis pas très douée pour dire les choses de vive voix mais si jamais la principale intéressée passe par là, qu’elle sache que cette discussion à bâtons rompus m’ a redonné un peu de confiance pour la suite

Jeudi : découvrir en avant première le film Beginners dont je reparle ici très bientôt

Vendredi : ouvrir une boîte aux lettres pleine de surprises : des fèves tonka envoyées par Pivoine (je n’ai pas encore tranché sur la recette pour les utiliser mais  j’ai hâte de tester ça), une  boîte avec des mini-produits de l’Occitane (dont un gel douche à la verveine qui doit être bien frais les jours d’été) gagnée par l’homme, le catalogue Maisons du monde pour rêver à d’autres ambiances, d’autres décors de temps en temps.

Vu comme ça, elle n’est pas morose du tout cette semaine )

Et la tienne? celle de Virginie B

Edit : et le bonheur vu d’en haut ça donne quoi ? pour le savoir, clique ici.

crédits photo : atelierpompardour, boutique etsy

Aujourd’hui avec Virginie B. on a bouclé nos valises, on a emporté nos portables, on a arrosé les fleurs et on a fermé les portes à clef…avant de partir, on a consulté les cartes mais pas trop…toutes les routes nous semblent belles à deux !

On ne s’ interdira aucune destination, on a prévu quelques haltes gourmandes, des étapes avec ou sans enfants, on a repéré les choses à voir absolument, les nouveautés à tester.

Parfois à cours d’essence, le temps sera venu de se poser pour ouvrir les carnets de voyage, pour chercher des souvenirs à ramener ou pour dénicher des objets qui prolongeront l’escapade.

Fais-toi la belle avec nous !

Tu te souviens du duo Glenn Medeiros-Elsa ? allez je t’aide …Un roman d’amitié qui s’élance comme un oiseau, pas une histoire d’amour vacances qui finit dans l’eau (avec en clip des images de ces deux grands ados niais au bord de la mer) …

Oui je fais mon coming out aujourd’hui, ce disque je l’avais, je me souviens même très bien de la pochette avec le pull sur les épaules façon David et Jonathan...

A l’époque, mon idée de l’amitié garçon-fille était fortement influencée par ma relation avec le fils de ma nourrice, de 4 ans mon aîné, avec qui, petite, je reprenais des morceaux de Kiss, lui à la serpillère et moi au balai en guise de guitares.

Bien plus tard, à l’époque où je traînais mes guêtres sur les bancs de science po, entre fille à papa et fils de.., je sympathisais avec un gars qui semblait aussi à l’aise dans ce milieu que moi. Il ne travaillait bien que dans l’urgence, moi aussi, nous nous fîmes quelques frayeurs à nous atteler à des devoirs consistants la veille au soir mais c’est avec nostalgie que je repense à ces moments là.

Quelques années après, je fis la connaissance d’un type dont je ne saisis pas tout de suite l’humour très second degré…quelques cafés et mois plus tard, nous étions devenus quasiment inséparables et si tu as des idées pour qu’il vienne vivre à Lyon, je veux bien lui soumettre tes arguments. 

Bref l’amitié homme-femme, je connais..je crois même que je la recherche parce qu’elle me semble débarrassée de  la rivalité, de la jalousie parfois, de la comparaison (parce qu’honnêtement les mères entre elles, elles n’arrêtent pas!) qui existe parfois entre deux femmes.

Quant à la séduction qui rendrait toute relation homme-femme ambiguë, elle n’est pas forcément absente des amitiés féminines. Pense aux soirées entre amies, tu y vas en jogging et en bigoudis?

Reste le cas Quand Harry rencontre Sally, qui fout en l’air toute ma démonstration…et si je te dis que mon histoire d’amour a commencé par une histoire d’amitié?

Et toi l’amitié homme-femme tu y crois? tu as déjà été amoureux(se) de ta/ton meilleur(e) ami(e)?

tiens c’est cadeau !

Mardi elle m’a accueilli avec son sourire et ses yeux pétillants, sa sincérité, son caractère entier, son optimisme à toute épreuve et sa tête qui fourmille toujours de 1000 idées….une journée avec Virginie B en Avignon ça vaut bien un glop/pas glop, non?

Glop : autant je déteste les « au revoir » sur les quais d’une gare (il y a toujours une petite voix qui me susurre « et si c’était la dernière fois? »), autant j’adore les retrouvailles…alors celles avec Virginie que je n’avais pas revu depuis février dernier, je les ai savourées !

Pas glop : par contre depuis février dernier, on s’est vite mises d’accord sur le fait que nous avions perdu le bénéfice de la formidable cure maman-bébé testée aux thermes de St Malo…je dis ça, je dis rien )

Glop : ma guide connaissait la ville comme sa poche et m’a baladé de petites places charmantes en cours d’hôtels particuliers et m’a conduit au dessus du Palais des Papes…là-haut, la vue est magnifique et si on ne dansait pas ce jour-là sur le pont d’Avignon, on peut toujours marcher sur la moitié restée intacte

Glop : je soussignée, geekette, certifie que les échanges via mail, tweets, sms peuvent être frustrants et que j’ai plus qu’apprécier de pouvoir échanger instantanément, yeux dans les yeux et sans restriction de mots, de temps avec Virginie

Glop : qui c’est la gourmande c’est elle ou c’est moi? parce qu’elle m’a emmené dans un salon de thé où tu tombes en rentrant sur une table couverte de desserts anglais les plus appétissants les uns que les autres

Glop : que c’est agréable de pouvoir rentrer dans toutes les boutiques sans se demander si la poussette passe ou pas, de pouvoir marcher dans les rues les plus pavées ou les trottoirs les plus étroits, de ne pas se soucier des siestes ou des pauses repas…ça ne nous a pas empêché de parler de nos filles )

Pas glop : quand on est bien avec quelqu’un, ça passe toujours trop vite et l’heure de reprendre le TGV direction Lyon est déjà arrivée…

Glop : Comme il serait dommage de rester sur une note triste, je te donne rendez-vous lundi sur son blog et sur le mien pour un concours à deux avec de jolis cadeaux à gagner !

Et toi, tu as déjà joué au guide dans ta ville?

Edit 1 : ceci est aussi mon last day avec un peu de retard, si tu as envie de partager quelque chose de ton mois de septembre, dis le moi et je rajouterai un lien ici.

Edit 2 : des petits bouts d’Elle ici

Edit 3 : dimanche les résultats du concours Rituel réconfortant

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