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J’ai peut être été trop influencée par Stone et Charden mais à la Normandie, jusqu’à présent, j’associais surtout les vaches et les fromages, les champs de pommes et le cidre, les maisons à colombages et les paysages verts que j’avais pu voir autour de Cambremer. Alors quand on m’a proposé de découvrir un autre visage de cette région, celui de la pêche, et une destination bien précise, Granville, je n’ai pas hésité une seconde. Cet été j’étais en vacances à Douarnenez, très marquée par son histoire autour de la sardine et  aujourd’hui encore, par l’univers des pêcheurs. Le coup de foudre est peut être moins facile et immédiat qu’avec une station balnéaire et ses belles villas mais j’ai vraiment aimé l’ambiance et l’identité de cet endroit. J’étais donc très curieuse d’en apprendre plus sur cette activité que je ne connais qu’à travers la fiction (Noir Océan, Le grand marin…)

1-Partir en mer à la rencontre des pêcheurs

La vie est pleine de surprises. J’étais loin de m’imaginer, avant d’être à Granville, me retrouver, assise à bord d’un zodiac, vêtue d’une combinaison jaune de marin et sauter de vague en vague. On avait eu quelques consignes au petit déjeuner : surtout ne pas partir le ventre vide, éviter les laitages et manger une banane. Mince c’est le seul fruit que je n’aime pas, pour le reste j’ai tout bien fait comme on m’a dit… et par précaution, j’ai pris du nausicalm dans mon sac. Au début en sortant du port, je me suis un peu demandée pourquoi on portait toutes cette tenue pas forcément seyante sur nous (on nous repérait de très très loin )). Et puis après une première séance de rodéo sur les vagues, j’ai compris que 1)  je ne sortirai pas mon appareil photo de mon sac par peur de le mouiller et 2 ) que j’aillais d’ailleurs mettre mon sac à l’abri dans un compartiment étanche (adieu nausicalm). Pendant le trajet du retour, en voulant aller plus vite que les vagues, on s’en ai pris une ou deux en pleine face (c’est ce qui s’appelle un soin visage à l’eau de mer) et cette fois je me suis rappelée le sms reçu le jour de mon départ « pense bien à prendre une paire de chaussures de rechange ! « .

Bref cela secouait pas mal mais cela ne tanguait pas, ce qui n’était pas forcément le cas au bord des bateaux de pêche que nous avons « rencontrés  » et suivis en mer. Du coup quand il a été question de monter à bord de l’un d’eux (un spécialisé dans la pêche des bulots, l’autre dans celle des homards), mon intuition m’a dit « tangage + odeur du moteur +odeur du poisson + station debout prolongé »= mal de mer. Comme j’avais très moyennement envie de vomir mon petit déjeuner devant tout le monde (même devant personne d’ailleurs),  je suis restée seule avec le conducteur du zodiac quand même qui me demandait sans cesse si j’allais bien. (Je devais être un peu pâlichonne faut croire). Le ciel n’a jamais été aussi bleu qu’à ce moment là, les oiseaux tournoyaient autour d’un bateau, les rayons du soleil se reflétaient dans la mer, le moment était magique.

Seule sur le zodiac (limite de loin, on aurait pu croire que c’était MON zodiaque et que je le pilotais….ok de très très loin), j’ai pu observer les pêcheurs remonter les casiers à bulots, les trier sur le bateau en les passant dans une machine pour rejeter aussitôt à la mer les bulots trop petits. Une fois que tous les casiers d’une même ligne (on parle de filière repérable en mer grâce à un petit drapeau) étaient vides sur le pont et rangés dans un ordre précis, j’ai regardé ces hommes remettre les casiers, un à un, à l’eau dans une succession de gestes faisant penser à un ballet (c’était pas vraiment le moment de leur demander s’ils avaient déjà vu Philippe Katherine dans les rues de Granville..oui il parait qu’il vient en vacances régulièrement ici ).

 

 

Cerise sur le sel marin, en continuant notre traversée vers Chausey, nous avons eu la chance d’être accompagnés pendant quelques minutes pour un groupe de dauphins. Le dauphin n’étant pas très au fait avec le concept de selfie, il est bien difficile sans mode rafale – et mon appareil photo était toujours dans le compartiment étanche- de le saisir au bon moment mais je vous assure que j’étais émerveillée de les voir d’aussi près.

2-Débarquer aux îles Chausey

Aller à Granville et ne pas faire la traversée jusqu’aux iles Chausey (si les conditions météo le permettent bien-sûr) c’est un peu comme être en vacances à Saint Malo et ne pas se balader sur la digue ou venir à Lyon et ne pas s’offrir une douceur aux pralines. J’y suis restée peu et le ciel était alors gris mais j’ai tout de suite aimé l’atmosphère de « bout du monde » qui s’en dégage. Je n’aurais pas marché comme un manchot  dans ma salopette jaune imperméable légèrement trop grande, j’aurais peut être filer plus loin. Là je me suis contentée de regarder le chapelet de rochers en face de l’endroit où nous avons débarqué, les quelques habitations plantées ici et là, et les chemins montant derrière et promettant d’autres découvertes et panoramas.

10 choses à faire à Granville

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10 choses à faire à Granville .

La compagnie Vedettes Jolie France permet d’effectuer la traversée depuis Granville jusqu’aux îles Chausey avec des horaires qui varient selon les saisons.

3-S’attabler à l’Hôtel du Fort et des îles pour des bulots mayo et un homard rapido

Les îles Chausey ce ne sont pas les Champs Élysées  : pas de vendeur de cartes postales avec des jeux de mots sur le bulot (allez je suis sûre que vous en avez au moins un en tête), pas de commerces pour ceux qui auraient oublié leur pique nique et un seul hôtel restaurant, l’Hôtel du Fort et des îles dont la terrasse  avec vue est à elle seule une raison de s’y arrêter. 

10 choses à faire à Granville A l’intérieur de l’hôtel restaurant, le petit salon où j’imaginais déjà le feu crépiter évoque l’intérieur d’un navire avec sa petite porte lambrissée et quand on grimpe les escaliers de bois, on parvient à des chambres où j’aurais bien pris mes quartiers étant donné la vue offerte à chacune des fenêtres.

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10 choses à faire à Granville Mais je n’étais là ni pour dormir ni pour prendre le petit déjeuner dans cette pièce avec vision panoramique sur la mer. J’étais là pour le déjeuner et au menu, vous avez deviné, les fameux bulots-mayonnaise (aussi traditionnel ici que le pâte en croûte à Lyon) suivi d’un homard rapido ou comment servir du homard de manière totalement décomplexée c’est à dire avec des frites, façon « ici on mange cela souvent ».

Hôtel restaurant du Fort et des îles 
île Chausey
en haut à gauche de la cale, face à la mer

4-Humer l’air iodée sur la promenade du Plat Gousset

Les lyonnais ont leur promenade sur les bords de la Saône ou du Rhône, les granvillais, eux, ont celle du Plat Gousset avec un départ juste au pied de l’hôtel des Bains où je logeais. Avec ses 160 cabines planches (qui peuvent se louer, même si aujourd’hui se changer sur la plage est rentré dans les usages), ses gros rochers surplombés de belles villas d’un côté et la plage avec sa piscine d’eau de mer, de l’autre côté, elle est le rendez-vous des locaux comme des touristes, des baigneurs ou des flâneurs, des rêveurs solo ou des couples de tout âge. Je n’ai pas trafiqué mes photos : je l’ai parcourue une fois avec un ciel gris et une autre fois avec plus de soleil.

Le Plat Gousset est le nom de la plage (en centre ville) de Granville. Elle doit son nom à une petite poche du gilet dans lequel on mettait son porte monnaie. Quand cette poche était plate, cela signifiait que le promeneur n’était plus en mesure d’aller flâner au Casino alors payant d’accès  (celui que vous voyez un peu plus bas sur mes photos)

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville

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10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Contrainte de rebrousser chemin  au moment où la promenade disparaissait sous les flots, j’ai levé la tête vers une volée d’escaliers que j’ai décidé d’emprunter.

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5-Marcher sur les pas de Christian Dior

Parvenue en haut des escaliers, je suis arrivée dans le jardin du Musée de Christian Dior. Je n’ai pas eu le temps de visiter la villa dite « Les rhumbs’, qui fut la maison d’enfance du célèbre couturier. Elle accueille aujourd’hui des expositions temporaires ou présente les collections du musée selon les périodes de l’année.

Aménagé entre 1906 et 1930 avec sa mère Madeleine, le jardin qui surplombe la mer, face aux îles anglo-normandes, fut une source d’inspiration pour lui et en y restant, même un court passage, on comprend pourquoi.

10 choses à faire à Granville

10 choses à faire à Granville 6-Grimper en haut des remparts de Granville

Il faut croire que les pentes de la croix rousse me manquaient (ou qu’elles me donnent un peu d’entrainement ) mais à peine après être redescendue des hauteurs côté promenade du Plat Gousset, j’ai emprunté une nouvelle volée d’escaliers pour aller voir Granville depuis les remparts.

Ceinturant la Haute Ville de Granville (à visiter aussi), le tour des remparts offre au regard de nouvelles perspectives sur les différentes côtes et plages d’un côté, sur le port et encore la mer de l’autre côté.

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville cet effort méritait bien un bulot au chocolat, non ? 10 choses à faire à Granville Échauguette ou porte de garde où les pères de famille assuraient la surveillance de la ville 10 choses à faire à Granville Si vous longez les remparts jusqu’au bout, vos pas vous mèneront à la Pointe du Roc10 choses à faire à Granville

7-Prendre un bain chaud en écoutant le bruit des vagues à l’hôtel des Bains

Oui on dirait une phrase tirée d’un papier du magazine Elle « 48h dans la vie de .. »  où une star essaie de convaincre son lectorat que son quotidien est absolument normal et banal alors que pas du tout. N’empêche que je prends peu de bains chez moi (plus par manque de temps -vous savez la fameuse seconde journée, celle qui se termine par un soupir de soulagement quand les enfants sont enfin au lit- que par conscience écologique, avouons-le) et puis j’avais  la chance d’avoir une chambre avec vue sur mer (et  la mer est vraiment au pied de l’hôtel) alors, en rentrant d’une ballade,  j’ai ouvert grand les fenêtres et j’ai écouté leur roulis dans une baignoire plein de mousse (cliché jusqu’au bout).

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Le gros point fort de l’Hôtel des Bains est bien entendu son emplacement et j’ai essayé d’en profiter autant que j’ai pu, non pas en allant jouer au casino mais en m’asseyant juste derrière les fenêtres de ma chambre pour admirer les milles lumières qu’offre la Normandie.

A noter : au petit déjeuner est proposé un très bon viking …c’est de pain dont il s’agit ) (vous pouvez l’acheter dans la boulangerie juste derrière l’hôtel).

Hôtel des Bains
19 rue Georges Clémenceau
Granville

8-Découvrir le bulot de la Baie de Granville

Le produit star associé à Granville est le bulot, qui répond aussi aux noms de « calicoco » (je suis sûre que Julien Doré pourrait le mettre dans une de ses chansons) ou Buccin. Les 3/4 de la production française sont pêchées en Normandie dont la baie de Granville. C’est à l’occasion de la remise de la certification « pêche durable MSC » du bulot que j’ai été invitée à Granville : ce grand week-end a donc été l’occasion de faire connaissance avec le bulot, d’en savoir plus sur la pêche durable de la « récolte » à l’assiette.

Le bulot : Une pêche raisonnée et la cerfication MSC

L’histoire de la pêche du bulot n’est pas sans rappeler celle de la sardine découverte cet été à Douarnenez. Dans les deux cas, fut un temps où les hommes ne se posaient pas la question de l’épuisement de la ressource jusqu’au jour où la pêcherie a montré des signes d’essoufflement. La profession s’est alors engagée dès 2004 dans une politique volontariste de restauration de la ressource . Les quotas journaliers ont été réduits de 15%, le temps de pêche a été réduit à partir de 2007 avec une fermeture complète en janvier, le nombre de licences de bateaux de pêche a diminué et l’écartement des barrettes de tri a lui augmenté changeant la taille moyenne des bulots capturés.

Concrétisation de ces efforts : la pêcherie de Bulot de la Baie de Granville est entrée officiellement en avril 2014  dans la démarche d’écolabellisation « Pêche Durable MSC » de l’ONG Marine Stewardship Council (MSC), un label que les pêcheurs normands connaissent bien puisqu’il a déjà été attribué en juin 2011 à la pêcherie de Homard du Cotentin et de Jersey.

Pour Didier Leguélinel :

La certification « Pêche Durable MSC » s’inscrit dans une suite de démarches de qualité entreprises depuis de nombreuses années et qui visent toutes à mieux valoriser le travail des pêcheurs. « Pendant longtemps, nos efforts ne se sont pas traduits par une meilleure rémunération. Maintenant, c’est le cas : la qualité supérieure du bulot de la Baie de Granville est reconnue. De plus, la moindre pression de pêche a permis de ne plus avoir de surproduction. Mieux encore, qualité et durabilité riment avec nouveaux marchés : « Le marché asiatique, qui se fournissait auparavant à bas prix chez les anglo-saxons, a découvert
la qualité de notre production. Nous avons su faire la différence. »

En tant que consommateur, sachez que le label « pêche durable » se retrouve aussi bien sur les emballages de poissons surgelés, que sur des conserves ou des poissons emballés au rayon frais.

Parallèlement à cette certification, les professionnels de la pêche se sont lancés dans une démarche d’Indication Géographique Protégée (IGP), qui permettra de protéger la dénomination « Bulot de la Baie de Granville »au sein de l’Union Européenne et qui assurera au consommateur que le produit qu’il a dans son panier a les caractéristiques de son origine géographique.

Le bulot dans l’assiette !

Ici ce n’est pas l’heure de vérité mais j’ai toujours essayé d’écrire les choses avec le plus de sincérité possible alors autant le dire : je n’avais jamais mangé de bulots avant de venir à Granville et juste avec de la mayonnaise, je n’ai pas eu le coup de foudre (si vous aimez les escargots alors vous devriez aimer les bulots). Heureusement Jonathan Datin, chef cuisinier du restaurant l’Edulis, est arrivé et m’a prouvé que les bulots cela pouvait être très bon selon la manière dont on les prépare.

Jonathan Datin nous a conseillé de soigner l’assaisonnement de l’eau dans laquelle vous faites dégorger les bulots (il y met entre autres du laurier, du thym, des carottes ) et d’enlever certains parties du bulot (les parties noires) pas très agréables à la dégustation. Ensuite il a imaginé 3 recettes :

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville des tartelettes aux bulotsdes choux aux bulots en  croquemis

Au restaurant La Citadelle,  je les ai dégustés en maki (donc découpés en dés très fins) et -si les vrais amateurs pourront s’écrier « ça ne sent pas assez le bulot », j’ai beaucoup aimé cette façon de les accommoder et de les servir.

Normandie Fraicheur Mer propose plein d’autres idées de recettes sur leur site :

9-Monter à bord d’une bisquine

On me dit bisquine, j’entends biguine (et je pense à Marc Lavoine). Trêve de plaisanterie, en 1900, les bisquines étaient des bateaux qui servaient, avec leur 18 m de coque, à draguer l’huitre sauvage. Au nombre de 200 à Cancale et 200 à Granville dans le port actuel et l’avant port, les bisquines partaient à Terre Neuve (correctif du 21 nov : un lecteur me signale que les bisquines étaient destinées principalement à la pêche dans la baie alors que les bateaux qui partaient à terre neuve étaient des terre-neuva comme le marité, bateaux à trois mats destinés à la pêche à la morue )

La Granvillaise a été construite sur les plans d’une bisquine de 1900. Lorsque je suis montée à son bord, nous ne sommes restés que dans le port mais elle fait des sorties en mer et nous avons d’ailleurs vu la Cancalaise, l’autre bisquine, reproduction de l’époque, en arrivant à Chausey.

Une fois à bord, chacun est mis à contribution par l’équipage pour hisser la grand voile (après Marc Lavoine, Céline Dion, faites taire ce mange-disques dans ma tête) et s’initier aux manœuvres de base. Soit je me suis contentée de filmer et de prendre des photos mais le coeur y était.

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Jonathan Datin était aussi à bord de la Granvillaise, navire considéré d’utilité collective car il embarque des passagers et il n’était pas venu les mains vides. Pour ce pique-nique 4 étoiles, le chef a prouvé, une nouvelle fois, combien il était talentueux pour cuisiner le poisson et on s’est régalé avec du chou fleur à la grecque/maquereau mariné, un tartare de dorade,  une brandade de merlan pommes de terre olives champignon et une crème mascarpone abricots prunes.

10 choses à faire à Granville

10 choses à faire à Granville 10- Visiter le quartier de la Haute Ville de Granville

Si vous avez l’occasion de suivre une visite guidée de la Haute Ville et d’avoir un guide de l’Office du Tourisme aussi intéressant à écouter que Mélodie, n’hésitez pas une seconde. Vous apprendrez plein d’anecdotes historiques sur ce quartier mais aussi sur l’histoire de la pêche à Granville depuis ses origines, emprunterez les rues les plus typiques et prendrez un peu plus le pouls de la ville.

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Lorsque vous êtes dans le port, impossible de ne pas remarquer la maison du Guet qui, au départ, avait des colombages des deux côtés. Comme elle est située dans une zone protégée, le propriétaire a du retapisser sa façade sud en ardoise, ce qui lui donne son aspect si atypique.Le Bar La Rafale a l’air plutôt calme mais vu son nom, ça doit tanguer à l’intérieur et il parait que ce bar est un des lieux incontournables de la Haute Ville.Depuis plusieurs années, les artistes et les brocanteurs se sont installés dans ce quartier

Bonus : Y a pas que le bulot dans la vie (et à Granville )

Il y a les poissons oubliés aussi

Contribuer à une pêche durable quand on n’est pas pêcheur cela se traduit pour Jonathan Datin, chef cuisinier, par le fait de mettre à sa carte des poissons oubliés (et donc pas surexploités) comme on a vu revenir sur les étals des marchés des légumes oubliés. Il nous en a donné une belle démonstration lors d’un dîner dans son restaurant.   En tant que consommateur ou cuisinier amateur, on n’a plus qu’à suivre son exemple. 10 choses à faire à Granville ok il y avait quand même un peu de bulot en amuse-bouche dans des mini choux (on est à Granville !) 10 choses à faire à Granville la dorade grise est un des poissons oubliés, servie avec un ragoût de pieds de mouton (dont le goût est assez proche de celui des girolles pour moi) elle était délicieusele Maquereau marine une heure dans le gros sel puis dégorge une heure dans l’eau puis est plongé une heure dans du vinaigre blanc pour obtenir une cuisson parfaite. Il est servi avec une concassée de tomates à l’orange, une émulsion d’orange et une brunoise de tomates rouges, jaunes et vertes.10 choses à faire à Granville peut -être la première fois que je goûtais du  filet de grondin rouge servi avec du chou rave  et une mousseline de carotte 10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Le dessert m’a tellement plu avec son petit chapeau que je l’ai pris en photo sous toutes les coutures sous l’oeil amusé d’une cliente anglaise qui a ensuite détaillé tout le contenu à son mari :  gâteau noisettes/ sorbet fromage blanc citron (chef si votre proposition tient toujours, je veux bien la recette)/ figues au vin rouge.

Restaurant L’édulis
8 rue de l’abreuvoir
Granville

Il y a la coquille Saint Jacques aussi

Le week-end où j’étais à Granville coïncidait avec le début de la saison des coquilles Saint Jacques (une bonne année visiblement, les conditions de reproduction ayant été idéales et les pratiques de pêche  jouant aussi un rôle non négligeable ). J’ai donc vu lors du festival toute la mer dans l’assiette, des coquilles Saint Jacques vendues à 4 euros le kilo ! Je vous assure que j’ai cru avoir mal lu.

Pour info 60 % des coquilles Saint Jacques sont pêchées en Normandie et j’en eu la chance d’en retrouver dans mon assiette au restaurant La Citadelle (chef cuisinier : Cyrille Doraphe), snackées très légèrement puis finissant de cuire dans un bouillon (allumé au dernier moment à table) très parfumé à la citronnelle …un véritable régal (servies avec des tagliatelles à l’encre de seiche )

Restaurant La Citadelle
34 rue du port
Granville

Il y a le homard du Cotentin et de Jersey aussi

Le homard du Cotentin et de Jersey est une autre espèce certifiée pêche durable (et plus précisément re-certifiée depuis décembre 2016). Le homard n’est pêché que par des petits bateaux comme celui vu plus haut (violet) avec des casiers, simplement posés sur le fond, ce qui a peu d’impact sur les habitats. Ces homards certifiés arborent désormais un « bracelet » d’identification. Estampillé du label bleu du MSC, celui-ci atteste que ce homard est issu d’une pêcherie respectueuse des ressources naturelles et de l’environnement.

Je suis repartie de Granville avec deux beaux homards (cuits) dans un sac réfrigéré et de retour à Lyon, je les ai préparés en risotto, une idée recette pour les fêtes de fin d’année (oui c’était un peu Noël avant l’heure ). J’ai préparé un risotto au safran et avec un bouillon dans lequel j’avais mis toutes les carcasses des homards. En toute fin de cuisson, j’ai ajouté la chair de homard avant de dresser.

D’autres raisons de venir (ou revenir à Granville)

  • Le Carnaval en février, Sortie de bain, le festival des arts de la rue, La nuit des soudeurs, Les voiles du travail…le programme des événements qui rythme l’année est riche !
  • Les adresses sucrées que je n’ai pas eu le temps de tester : le chocolatier pâtissier Yver, le salon de thé Picorette et ses -parait-il- très bons scones
  • Dormir dans une des chambres d’hôtes de la Villa St Jean à Granville (et si on peut y aller sans voiture -je n’en ai pas -, la maison de pêcheurs à Saint Pair sur mer )
  • Rapporter des bulots en chocolat !

Voilà ce billet un peu fleuve est fini, merci à ceux et celles qui ont lu jusqu’au bout,  j’espère vous avoir envie donné envie d’aller à Granville !

Un Grand Merci à Elsa de Michèle Frêné Conseil, à l’équipe MSC France et en particulier Stéphanie et Camille,  à Arnaud de Normandie Fraicheur Mer  pour cette invitation iodée et normande (en compagnie de  Sandra, Patrick, Létitia, Annie, Amélie) qui m’a permis d’en savoir plus sur la pêche durable et sur le bulot !

Week-end à Lille en mai, billet en septembre, ça c’est du délai. Pour ma défense, 1) je n’ai jamais écrit un article en 5, 10 ou 15 minutes (je suis lente) et les billets voyage avec les centaines de tri de photos sont probablement ceux qui prennent le plus de temps (plusieurs heures) 2) j’ai deux enfants  (seulement 2 oui mais le temps libre pour soi est radicalement différent avec ou sans enfant et en ce moment je n’arrive pas à dégager du temps pour le blog) 3) j’ai eu un gros souci avec mon appareil photo lors de ce mini-séjour à Lille, énormément de photos étaient inutilisables du coup j’ai même hésité à écrire un article. Soyons positifs : cet article tombe pile au bon moment si vous avez envie de programmer un long week-end à Lille pour les vacances de Toussaint ou dans les mois à venir (avec une météo qui risque d’être légèrement différente, on a eu très chaud  et pas une goutte de pluie ! )

1-Fouler Grand-Place et entrer dans la cour de la Vielle Bourse

Grand Place à Lille, c’est un peu la Tour Eiffel à Paris, un incontournable ! Elle est, de plus, immanquable même si vous n’avez aucun sens de l’orientation, elle se situe en effet à quelques pas de la gare TGV. Personnellement je la trouverais plus agréable sans voiture (pas de bruit et la possibilité d’admirer les beaux bâtiments qui la bordent sans se demander si on peut s’arrêter là ou là sans risque) mais elle en jette de par ses dimensions, ses couleurs, ses terrasses.

L’édifice le plus remarquable de cette place est la Vieille Bourse, tant par sa façade que par sa cour qui abrite un marché de livres anciens et d’occasion.

2-Flâner dans le Vieux Lille

Allez je vais faire rouspéter un peu les Lyonnais et leur chauvinisme mais côté vielle ville, Lille balance du lourd. Le quartier mêle rues pavées, maisons à arcades, façades colorées sans tomber dans le travers d’un endroit musée ou uniquement touristique, proposant aussi de jolies adresses.

3-Admirer les façades de quartier en quartier

Les esprits chafouins pourront me rétorquer que cet item est valable à Lille comme ailleurs. Soit, mais la diversité de l’architecture, bien différente de celle que j’ai sous les yeux à Lyon, mérite de les lever de son portable ou de son plan (pour ceux qui n’ont pas le sens de l’orientation mais qui ont quand même trouvé Grand Place).

 

 

4-Monter en haut du Beffroi

C’était au programme mais on a tout bêtement pas eu le temps de le faire (peut être parce qu’on a tout parcouru à pied, pas forcément le plus rapide). On s’est contenté d’admirer le beffroi de la mairie, construit en 1920, s’élevant à 104 m et inscrit au patrimoine mondial de l’humanité en 2005, depuis la place de Paris. Si vous voulez avoir une idée de la vue d’en haut, je vous invite à lire Une journée à Lille sur le blog d’Emma Ducher.

5-Découvrir les expositions temporaires et gratuites de la gare Saint Sauveur

Si on n’a pas eu le temps de monter en haut du Beffroi, c’est peut être parce qu’avant, on a passé beaucoup de temps à la gare Saint Sauveur. Si vous venez à Lille avec des enfants, c’est un des endroits que je vous conseillerais en famille. Cette ancienne gare de marchandises, qui date de l’ère industrielle, a été réhabilitée en 2009 et accueille aujourd’hui des expos, des fêtes, des concerts, des projections et des animations pour les enfants.

Lors de notre venue, on a ainsi découvert différentes expos temporaires (l’Hôtel Africa où le visiteur circule de pièce en pièce d’un hôtel, Babel l’installation monumentale de Scott Hocking…), une ville en lego que les enfants peuvent continuer à construire, une ferme urbaine. On s’est ensuite attablé dans l’espace bar où les grands peuvent siroter une bière à des tarifs mini pendant que les plus jeunes peuvent emprunter les jeux de société de leur choix (il suffit de laisser une pièce d’identité en caution).

Dans ma longue to do list spécial Lille, se trouvait forcément le salon de thé l’Impertinente dont je lis toujours avec plaisir les posts bien sentis et drôles (mais jamais aigris…résolution de la rentrée 2017 : fuir plus que jamais les gens aigris, je suis persuadée que cela finit par être contagieux ). Comme vous pouvez le constater, l’endroit était bondé et étant donné la température, nous n’avions pas assez faim pour une pause sucrée. Ce sera pour la prochaine fois.

6-Passer une matinée au Zoo en plein cœur de Lille

Une autre idée de sortie si vous vous rendez un week-end à Lille en famille est le zoo qui se situe juste à côté du parc Vauban et qui vous permet de voir de très près panda roux (un des animaux les plus mignons de l’univers non?), coati roux, gibbon, makki cata, rhinocéros, ouistiti, suricate, tapir, zèbre, plein de serpents que je ne suis pas allée voir (rien que les photos sur le site je peux pas !) et tout un tas d’oiseaux dans la grande volière submersive sud-américaine.

7-Plonger dans La piscine de Roubaix

Impossible de faire l’impasse sur le magnifique musée La Piscine (d’ailleurs cela m’a tellement plu que j’ai écrit un billet spécial à son sujet). Soit cela n’est pas dans Lille même mais il suffit de prendre le métro pour vous y rendre et pour moi c’est un incontournable.

8-Passer devant les Maisons Folie

Petit rappel : en architecture une « folie » est une construction qui échappe à toute classification et qui laisse libre court à l’imaginaire. Nous n’en avons vu qu’une, la  plus proche du lieu où nous logions mais il y a en d’autres dans la ville. En 2004 (année où Lille eut le titre de capitale européenne de la culture), les maisons Folie se sont installées, la plupart du temps, dans des lieux marqués par leur passé et sur le point de tomber dans l’oubli (entrepôt industriel, brasserie, filature..)

Maison Folie de Wazemmes où se tiennent aujourd’hui spectacles et expositions

9-Mettre les pieds dans un collège anglais …sans quitter Lille

Pas sûre que nous aurions vu les bâtiments néo-gothiques de l’Université Catholique si nous n’avions pas posé nos bagages à quelques mètres. Toujours est il qu’en admirant ces édifices, j’avais plus le sentiment d’être à Cambridge (qui en est peut être très loin car je n’y ai jamais mis les pieds mais c’est l’idée que j’en ai) qu’à Lille. Il parait qu’il y a des visites guidées lors des journées du patrimoine (le week-end qui arrive !), je serais curieuse de savoir à quoi ressemble cette université vue de l’intérieur.

10-S’assoir le long du Quai du Wault

Si vous cherchez un endroit paisible, tranquille, près de l’eau, à deux pas du Vieux Lille, vous êtes susceptible de trouver votre bonheur au Quai du Wault, là où a été créé au XVème siècle l’ancien port fluvial de Lille.

10 choses à faire lors d’un week-end à Lille et pas un seul mot sur une pâtisserie, une bonne adresse, un souvenir gourmand à ramener ? Rassurez-vous cela fera l’objet d’un prochain billet : )

J’en profite pour remercier Élodie du Miam Miam Blog  pour tous ses bons conseils !

Et vous, Lille vous connaissez ? une visite ou une bonne adresse à conseiller ?

J’ai découvert les cahiers et autres articles de papeterie de Monsieur Papier l’an dernier chez Les Filles de la Baie à Saint Brieuc. J’étais rentrée sur Lyon avec un petit carnet dans ma valise, petit carnet que je n’ose pas utiliser car je le trouve trop joli (oui c’est un peu pathologique). Depuis je suivais sur Instagram cet atelier de création qui semblait posé au milieu de nulle part, à quelques mètres de la mer en Bretagne avec une véranda où je m’imaginais en plein hiver avec un bon bouquin, un thé …et un petit carnet.

Cet été, profitant de vacances dans la région, c’est dans cette véranda que j’ai prévu une pause goûter et c’était aussi unique que dans mes rêveries.

Un atelier-café historique à la Pointe du Raz

Pour la petite histoire, ce café-papeterie était autrefois le Relais de l’Ile de Sein. Dans les années 50, les passagers du Santez Anna prenaient leurs billets pour la traversée vers l’Ile de Sein dans ce bar-restaurant. A la fin des années 70, alors qu’il était question d’installer une centrale nucléaire dans un port-abri voisin, le Relai devint l’un des QG de la résistance bretonne. Par la suite et jusque dans les années 90, il resta un lieu de rencontre incontournable des gens du coin.

Après deux mois de travaux, ce lieu, après plusieurs années de fermeture, a ré-ouvert en tant que café-papeterie Monsieur Papier en décembre 2015.

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

Impossible de louper Monsieur Papier : le café-papeterie se situe juste avant l’arrivée sur le grand site de la Pointe du Raz (un incontournable de la région du Finistère).

Les horaires de bus (#teamsansvoiture) depuis Douarnenez ne sont pas très bien conçus (selon moi) : il y a un aller le matin très tôt avec plus d’une heure d’attente avec changement de bus à Audierne et un autre en début d’après-midi. N’étant pas des » morning miraclers », nous avons choisi la seconde option mais le temps sur place est très court, le trajet retour se faisant moins de 3h plus tard. Pas le temps de randonner sur le GR34 jusqu’à la baie des Trépassés (on peut même aller jusqu’à la pointe du Van) mais assez pour goûter chez Monsieur Papier : )

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Monsieur PapierQuoi on pourrait marcher de la Pointe du Raz  jusqu’à Venise ?
Fumisterie ? Du tout ! Certains ont parcouru cette distance de 3000 km à pieds

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

Cela ne se voit pas forcément sur mes photos mais la Pointe du Raz était très fréquentée ce jour là. Je m’imaginais cheveux au vent, seule ou presque, me roulant dans la bruyère (ou pas), la mer déchaînée 70 m plus bas et mon premier contact avec ce site dit sauvage  fut le parking immense et rempli à l’entrée, les nombreuses boutiques et les touristes en masse (la faute au beau temps, une bonne averse et on aurait été déjà beaucoup moins nombreux )).

J’ai eu l’occasion, il y a quelques années, d’aller à la Pointe du Van (juste en face). Le site est aussi beau, beaucoup moins fréquenté, gratuit si vous venez en voiture (pas de parking payant) et je me souviens d’une chapelle qui ajoutait encore à l’ambiance « bout du monde ». Bref si c’était à refaire j’irais me balader à la Pointe de Van, j’emprunterais un sentier de randonnée jusqu’à la baie des Trépassés et je finirais ma balade chez Monsieur Papier.

Monsieur Papier, une boutique au milieu des landes

Attention la boutique lumineuse de Monsieur Papier, avec vue en veux-tu en voilà sur les landes, est le genre d’adresse où si on aime la papeterie et les objets liés à la papeterie, la jolie vaisselle, la déco, on risque de faire chauffer sa carte bleue. J’étais prête à embarquer planches à découper, assiettes, théières, calendrier …avant de me rappeler que je voyageais en train (cela apprend à voyager plus léger)). Je vous défie de ne prononcer aucun « mais que c’est joli ! » intérieur en flânant de présentoir en présentoir.

Rentrée oblige, il se peut que je craque pour un de leurs agendas (super qualité de papier, modèles pas distribués massivement ) en passant par leur boutique en ligne. Le seul souci est de savoir si j’oserai écrire dedans (pathologique le retour).

Monsieur Papier

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

Monsieur Papier

Monsieur Papier

Monsieur Papier, un café avec vue sur la mer et pâtisseries maison

Le « clou du spectacle », pour moi, est la véranda et la terrasse extérieure avec vue sur la mer. C’est ici que les yeux dans les bleus du ciel et de la mer, nous avons commandé deux pâtisseries maison faites sur place par Maï Line. Les pâtisseries changent tous les jours, cet après midi-là, nous nous sommes laissés tenter par un éclair caramélisé (avec sa coque qui craque sous la dent et sa crème pâtissière ultra onctueuse) et par une tarte aux abricots tout aussi délicieuse.

Monsieur Papier propose également des assiettes salées avec des produits locaux pour le déjeuner.

Monsieur Papier

 

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Monsieur Papier

 

Certains lieux se ressemblent de ville en ville, celui-là est vraiment atypique, aussi bien par son emplacement, sa vue que par son atmosphère et par la sélection des articles de la boutique. Un gros coup de cœur de mes vacances en Bretagne et un beau souvenir qu’on emporte avec soi.

Monsieur Papier
59 rue des langoustiers
Lescoff
29770 Plogoff

Les habitants d’Oingt sont ils particulièrement fiers de leur village ou estiment-ils qu’il reste trop méconnu étant donné sa beauté ? En tous cas, rarement un des articles de ce blog n’a été autant partagé sur Facebook que celui que j’ai écrit sur Oingt. Je vous propose aujourd’hui de poursuivre la découverte des richesses de cette région qu’est le Beaujolais des Pierres Dorées.

1-Visiter le Géopark du Beaujolais : les carrières de Glay

Vous n’avez jamais entendu le terme de « Géopark » (si vous pensez tout de suite au feu jeu Jéopardy alors on doit avoir quasi le même âge)), rassurez-vous c’était mon cas aussi jusqu’à ce que je découvre les carrières de Glay à Saint-Germain-Nuelles dans le Beaujolais des Pierres Dorées.

Le label « Unesco Global Geopark » est attribué à des territoires au patrimoine géologique remarquable qui s’engagent dans des actions de protection et de valorisation des sites d’intérêt géologique en lien avec les patrimoines naturels et culturels.

Parmi les 27 géosites du Beaujolais, se trouvent les Carrières de Glay, des carrières de pierres dorées, lieu jadis d’une intense activité d’extraction (l’exploitation s’est arrêtée en 1947) et qui abritent aujourd’hui de nombreuses espèces de chauve-souris.

Ce que j’ai préféré sur place n’est pas forcément le site en lieu-même (peut être pas assez branché géologie) mais le panorama sur les paysages du Beaujolais qui vaut le coup d’oeil. Une fois devant les carrières, un panneau vous explique quelles étaient les différentes techniques d’exploitation et vous pouvez emprunter divers chemins pour surplomber les carrières.

Pour en savoir plus sur les différents géosites du Beaujolais, vous pouvez aller voir le site Géopark Beaujolais et suivre leur compte sur Instagram.

2-S’attabler pour un apéritif vigneron au domaine des Pampres d’Or

Hier matin, en entendant à la radio que les vendanges avaient commencé (et qu’elles était de plus en plus précoces), j’ai tout de suite pensé à la famille Perras dont j’ai visité le domaine des Pampres d’Or après avoir découvert les carrières de Glay (toujours à Saint-Germain-Nuelles).

On vous dit Beaujolais, vous pensez à Beaujolais nouveau, un vin pas formidable (voire pire) ? Pourtant le Beaujolais ce n’est pas que cela comme nous l’a expliqué Julien Perras qui cultive un gamay, un chardonnay et du pinot noir sous l’appellation coteaux bourguignon. Le domaine des Pampres d’Or a également prévu de commercialiser dans quelques mois ses premières bouteilles de gamaret en vin de pays.

La famille Perras travaille en agriculture raisonnée et va passer en production bio.

Pour se départir de l’association quasi automatique beaujolais-beaujolais nouveau, quoi de mieux que de goûter les vins du Domaine des Pampres d’Or ? Cela tombe bien la famille Perras propose régulièrement, dans un caveau dont nous avons apprécié la fraîcheur ce jour-là, des apéritifs fermiers et vignerons associant victuailles et vins du Domaine (Beaujolais blanc, Beaujolais rosé, Beaujolais prestige, coteaux bourguignon et crémant).

Sauf à être particulièrement obtus, il y a de fortes chances pour que vous changiez d’avis sur les vins du Beaujolais mais aussi pour que vous repartiez les mains pleines.

 

 

3- Se balader à Ternand, village médiéval du Beaujolais des Pierres Dorées

Peut-être moins « harmonieux » que le village d’Oingt du point de vue de la couleur des façades, le village médiéval de Ternand n’en est pas moins charmant. Quand nous y sommes arrivés, le ciel a viré au gris et il a pleuvioté une grosse partie de la balade. Mes photos ne lui rendent ainsi pas forcément honneur (un jour je serai peut-être faire de supers photos par temps moche et de nuit qui sait ? )).

Situé sur un promontoire rocheux qui domine la vallée d’Azergues, Ternand offre un beau point de vue sur le vignoble et les paysages vallonnés du Beaujolais. Quand au village en lui même, l’église Saint Jean-Baptiste et son porche, les rues fleuries, le Donjon créent peu à peu une atmosphère propre au lieu.

Ainsi s’achève la balade dans le Beaujolais des Pierres Dorées, riche de bien d’autres sites et villages. Merci à Rhône Tourisme pour cette invitation.

Est ce un coin que vous connaissiez ?

 

Oingt n’est qu’à 30 km de Lyon, il est classé parmi les plus beaux villages de France mais je l’ai découvert seulement samedi dernier lors d’un après-midi chaud et lourd d’été. Perché au dessus des vignes, il était étonnamment désert (à part quelques mariés croisés ici et là) étant donné son charme. Il offre au regard, maison après maison, une belle couleur ocre (qui doit être encore plus belle, magnifiée par la lumière matinale) avec laquelle rien de dépareille.

Oingt est au cœur du pays des Pierres Dorées (un sédiment sableux né, parait-il, de la vie marine et consolidé en roche) et  dans la région du Beaujolais des Pierres Dorées, on compte de nombreux autres villages avec cette même teinte dorée sur les façades.

Vous pouvez entrer dans ce charmant village médiéval par la porte fortifiée de Nizy ou côté mairie (avec un parking extérieur, merveilleuse idée ! pas de voiture dans les ruelles ..et sur les photos )) et flâner d’habitations en galeries d’artistes sans passer par la case boutique de souvenirs (non pas de magnet « à Oingt on est bien » ou de mini pierre dorée accrochée en pendentif )

Oingt plus beau village de France

Oingt plus beau village de France

Oingt plus beau village de France

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

 

 

Oingt plus beau village de France

 

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

Le jardin qui jouxte l’ancienne chapelle du château offre un joli aperçu sur le paysage vallonné du Beaujolais et sur les vignes mais pour un panorama à 360°, il faut grimper les escaliers de la tour Donjon. Même avec 38° C, la vue vaut largement une petite suée.

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

 

Oingt plus beau village de France

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France

 

Oingt plus beau village de France  A l’ombre sous un banc devant la tour Donjon, ce chat semblait aussi alangui par la chaleur que je l’étais

 

Oingt plus beau village de France

Cette balade dans les ruelles d’Oingt s’est terminée par un verre bien frais dans un bar du village (le plaisir de la première gorgée de boisson fraîche…et des suivantes par grosse chaleur) avant de rejoindre un autre village. A suivre …

Et vous, Oingt vous connaissez ?

Merci à Rhône Tourisme pour cette invitation

C’est l’été, il fait chaud, si on allait à la piscine ? Pas n’importe laquelle, la Piscine de Roubaix transformée après divers travaux en musée d’Art et d’Industrie André Diligent et inauguré en 2001. Ici pas d’odeur de chlore, pas de maitre-nageurs avec la marque du tee-shirt en bronzage mais aucun doute sur ce que fut le lieu de 1932 à 1985, date à laquelle la piscine ferma pour des raisons de sécurité. Pas besoin de maillot ni de bonnet de bain, vous venez ?

Jeux de lumière à la Piscine de Roubaix

Ce que je connaissais, avant tout, de la Piscine de Roubaix, ce sont les grandes verrières représentant le soleil levant et le soleil couchant. Quand la lumière passe à travers elles et que les couleurs des tympans se reflètent dans le bassin central, les photographes s’en donnent à cœur joie. J’ai tout de suite pensé aux « igers » dont j’ai fait la connaissance à Gand et que je voyais s’agenouiller près des flaques pour immortaliser les plus beaux jeux de réflexion (j’avoue que je me suis demandée ce qu’ils fabriquaient, ils m’ont expliqué et puis j’ai montré le truc à mes enfants et pendant 2 minutes j’ai été, dans leurs yeux, celle qui avait fait une super trouvaille )).

J’imagine qu’ils s’éclateraient ici car on peut varier les angles à l’infini ou « jouer » avec le portique de Sandier restauré en 2002. Ce sont ces soleils que j’ai vus en premier en arrivant au musée.

 

 

 

 

 

 

Un lieu marqué par les traces de son ancienne fonction

C’était la première fois que je mettais les pieds au musée Piscine de Roubaix et je me suis aperçue, à posteriori, que sur le temps de ma visite, j’ai finalement assez peu regardé les œuvres en elles-mêmes. En effet une grande partie de mon attention a été capturée par le lieu et les traces de son ancienne fonction qui ont été préservées et qui font « corps » remarquablement avec son nouvel usage.

Ici la signalétique, là les douches individuelles, là encore l’escalier, plus loin les meubles en bois qui servaient de casiers, je me suis livrée, tout au long de ma visite, à un petit jeu de piste intérieur.  Régulièrement, le bruit des enfants jouant dans la piscine envahit l’espace et on s’attend presque à les voir sauter dans l’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’art est pourtant bien présent et partout avec 196 expositions et accrochages depuis 15 ans, 1461 artistes et 70879 œuvres ! (autant dire qu’on peut y revenir souvent ). Ce que voit l’œil humain, peut être en premier, ce sont les sculptures formant comme une haie d’honneur de part et d’autre du bassin alors que le visiteur peut s’assoir sur des rebords aux mosaïques évoquant l’univers marin.

 

Peintures, céramiques, dessins, vitraux, tissus se découvrent au fil des déambulations : ici un tableau de Raoul Dufy, là une œuvre de Picasso…

Comme je vous l’ai confié, j’ai pas mal papillonné pour cette première visite, trop absorbée par le lieu même mais j’ai été frappée de la façon dont certaines œuvres (comme cette statut ci dessous dite l’Étoile du Berger) apparaissait sous des visages différents selon le moment de la visite et l’angle dans lequel le visiteur se trouvait.

Je ne m’étais jamais posée la question du cadre ou de l’arrière plan car si on écarte la scénographie propre à toute exposition, souvent une œuvre est exposée sur un fond blanc. L’Étoile du Berger est immense et imposante lorsque l’on se place au bord du bassin puis baignée de lumière et de couleurs lorsqu’on est à l’étage.

Dans la série « petites manies », je pourrais passer des heures dans les librairies de musées et celle du musée Piscine de Roubaix installée dans l’ancienne chaufferie ne fait pas exception.

J’ai aimé aussi le jardin et la terrasse qui donne sur celui-ci, terrasse du restaurant salon de thé (où l’on peut déguster des pâtisserie Meert, une autre raison d’y revenir).

Comment se rendre au musée Piscine de Roubaix sans voiture depuis Lille ? Prenez la ligne 2 du métro jusqu’à l’arrêt Gare Jean Lebas puis marchez 50 mètres.

J’espère vous avoir convaincu de vous jeter à l’eau et de vite prendre un billet direction le Nord pour aller visiter la Piscine de Roubaix .

A suivre d’autres raisons de partir un week end à Lille : )

Et vous, vous connaissez ce musée ?

 

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