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Quand les jours de grisaille s’enchaînent, il y a plusieurs options pour ne pas se laisser plomber le moral et l’une d’elles consiste à se replonger dans ses photos de vacances. Nous sommes partis à Turin juste avant le 1er novembre, juste avant qu’il fasse très moche partout. Il faisait doux, le ciel était bleu, on ne supportait pas les manteaux mais l’automne était présent à travers les couleurs orangées-dorées-cuivrées qui habillaient la ville ici et là. Et c’était particulièrement vrai aux alentours de la « Villa della Regina«  bâtie sur une colline à vignobles.

Résidence piémontaise de la Maison Royale de Savoie ( résidence des duchesses, princesses et reines des Savoie jusqu’au XIXe siècle ), elle a été restaurée et ré-ouverte au public il n’y a pas très longtemps. Comme cela grimpe un peu (pas mal diraient les enfants), que le quartier est moins touristique que d’autres, nous y étions quasiment seuls. Avoir un palais et des jardins rien que pour nous, un point de vue sur la ville magnifique, une ambiance très sereine (le clapotis des fontaines, l’absence de bruit de voitures ou de scooter, les vignes), font que je garde un très bon souvenir de ces quelques heures passées à la Villa della Regina (option cache cache géant dans les jardins pour les enfants qui ne voulaient plus partir).

Un petit aperçu ci dessous mais l’endroit est 100 fois plus beau en vrai :

 

Je vous conseille si vous êtes dans le coin d’en profiter pour flâner dans le quartier car il a une identité bien à lui. Peut être que j’ai été charmée aussi par le côté colline et rues qui montent (les croix-roussiens et croix-roussiennes comprendront ).

Avant de retraverser le Pô et de revenir sur la grande place Vittorio Veneto, je vous conseille de vous arrêter à la Pasticceria Sabauda, juste au début du Corso Casale et à droite (à la descente ) de l’église Gran Madre di Dio. Elle propose une gamme de biscuits tous petits que je n’ai vus nulle part ailleurs (et des croissants fourrés aussi). Cette pâtisserie a un côté suranné typique de pas mal de boutiques turinoises. 

Informations pratiques

Villa de la Regina 
gratuit pour les enfants
5 euros par les adultes
accessible avec les bus 53-55-56

Pasticceria Sabauda
Corso Casale 2 C

Je me balade peu du côté du quartier des Gratte Ciel à Villeurbanne. J’y allais de temps en temps quand ma sœur habitait dans le coin mais depuis je n’y ai aucune habitude, lieu chouchou (même si les viennoiseries de Bettant me font souvent saliver), ou spécialiste médical à consulter. Quand Fabien du blog Happycurio, villeurbannais et Emilie du blog Cinnamon And Cake, villeurbannnaise aussi (comme tous les gens qui ont suivi la visite d’ailleurs), m’ont proposé de suivre ensemble la balade historique et gourmande dans le quartier des Gratte Ciel, je me suis dit que c’était l’occasion d’en savoir un peu plus sur ce quartier.

Rendez vous était donné sur l’esplanade Geneviève De Gaulle, au pied de la grande cheminée, trace du passé industriel de Villeurbanne, nous a expliqué notre guide Véronique Bonfils. En 1810, Villeurbanne ne comptait que 1900 habitants (150 000 habitants aujourd’hui) et on y trouvait des champs avec des moutons. A la fin du 19° siècle, les champs ont laissé place aux usines et beaucoup d’ouvriers se sont installés à Villeurbanne (en 1921 la ville comptait 56 000 habitants, en 1931 elle en comptait 80 000). A l’époque, 7 habitants sur 10 travaillaient dans les usines. Ils logeaient dans des habitats ouvriers sans électricité, sans eau et sans toilettes. La seule pièce chauffée était la cuisine avec la présence du poêle à charbon.

Lazar Goujon (qui a donné son nom à la place entre l’Hôtel de Ville et le TNP et qu’on appelle aujourd’hui la place des jets d’eau) est maire de Villeurbanne à partir de 1924. C’est un ancien médecin qui constate que beaucoup de villeurbannais sont malades à cause des mauvaises conditions de vie. 1500 logements sont alors construits pour les ouvriers en plein centre ville.

Dans les années 80, beaucoup d’usines sont fermées ou déplacées mais par volonté de conserver les traces du passé industriel de la ville, la grande cheminée de l’ancienne teinturerie Boissier est conservée et transformée en oeuvre d’art par Felice Varini et l’architecte Giorgio Tognola.

Après cette introduction historique, la première étape de notre balade a été la boulangerie pâtisserie Louis pour une explication de la fabrication du pain, de la fermentation, des différentes farines biologiques utilisées par la maison suivie d’une dégustation bien-sûr.

Vous vous demandez comment reconnaître du pain artisanal ? La présence de bulles dans la mie (due à la fermentation) est un bon indice ainsi que la couleur du pain (le pain est cuit à 260°, on incise le dessus du pâton pour qu’il s’ouvre; c’est la buée injectée dans le pain qui fait la couleur) et l’aspect du dessous du pain.

Saviez-vous qu’en France, le poids réglementaire de la baguette est de 200 gr ? (la moitié c’est une ficelle, le double c’est une flûte).

Avant de rejoindre la prochaine étape, Véronique Bonfils nous a parlé du projet de l’extension du quartier des Gratte Ciel prévue sur 10 ans (le centre ville actuel a été construit sur 5 ans mais à l’époque l’espace était beaucoup plus « vierge »).  Le lycée actuel est reconstruit plus à l’ouest, les nouveaux bâtiments (dont 900 nouveaux logements et des bureaux) s’inspireront de l’architecture des bâtiments existants en améliorant certaines choses (moins de vis à vis par exemple). La tour Signal aura une hauteur du 38 m et accueillera l’enseigne Monoprix. Une nouvelle école Rosa Park (maternelle et primaire) est prévue ainsi qu’un complexe sportif municipal.

Pour moi partout où la voiture recule et où les espaces verts avancent, on gagne en qualité de vie, j’espère donc que dans ce projet le végétal aura une place importante.

C’est à ce moment de la balade que tout le monde s’est mis à chanter du Tina Arena (+1 pour ceux ou celles qui trouvent le titre auquel je fais allusion). Aviez-vous remarqué que les 2 L dans le logo Villeurbanne correspondent à ces deux gratte-ciel de 19 étages dont l’architecture est Môrice Leroux ?

La seconde étape de la balade gourmande était la cave des Gratte-Ciel où le caviste nous a expliqué qu’il propose aussi bien des vins à petits prix que des grandes bouteilles, reflétant aussi la mixité du quartier. Nous avons dégusté un chardonnay dont je n’ai pas entendu la provenance (trop timide pour reposer la question devant tout le monde).

En sortant, nous nous sommes arrêtés devant le TNP qui fut le Palais du travail et remplissait diverses fonctions à son ouverture : dispensaire, dentiste, piscine, lieu de réunion, brasserie, salle de spectacle (avec plus de places assises qu’aujourd’hui, les balcons n’existant plus).

J’avoue que je n’avais jamais réellement prêté attention à l’architecture si typique des immeubles qui bordent l’avenue Henri Barbuse, des immeubles à gradins avec une structure en fer (Môrice Leroux s’est inspiré des constructions présentes à Chicago) et un remplissage de briques. 

La surprise de cette balade est que notre guide nous a emmené visiter l’appartement témoin repris par la société villeurbannaise d’urbanisme (SVU) il y a 10 ans. Il a été reconstitué tel qu’il était dans les années 30 avec le confort de l’époque (il est possible de le visiter lors des Journées du Patrimoine).

Nous avec nos yeux actuels, on voit un petit appartement (42m2…cela dit pour ceux qui ont habité à Paris ce n’est pas si petit) mais à l’époque ces appartements du quartier des Gratte Ciel sont à la pointe du confort. L’eau, le gaz, l’électricité, le chauffage urbain sont fournis par une centrale thermique, les ascenseurs desservent tous les étages. Le carrelage deux tons à motifs orne les entrées et les vitraux Art Déco les cages d’escalier.

 

Quand je suis rentrée dans la chambre, entre l’armoire avec le miroir, la tapisserie « chargée » et l’édredon sur le lit, j’avais l’impression d’être dans la chambre où je dormais quand j’allais chez ma grand-mère maternelle.

Cette balade historique et gourmande du quartier des Gratte Ciel (mise en place par un management de centre ville Destination Gratte-Ciel , porté par la SVU, propriétaire des Gratte Ciel) était proposée dans le cadre du Festival Sur Place ou à emporter. Pendant tout le week-end, des foodtrucks avaient investi l’avenue Henri Barbuse pour régaler habitants du quartier (ou lyonnais osant s’aventurer jusqu’ici )).

Parmi les nombreuses animations, avaient lieu des apéros et des petits déjeuners au dernier étage d’un des gratte ciel avec une vue inédite sur le quartier mais aussi sur tout Lyon avec des ciels au lever ou au coucher du soleil qui me donnent très envie de réserver ma place l’année prochaine.

Si vous suivez mon blog depuis quelques années, vous savez que j’aime ce que j’appelle le tourisme urbain et j’ai beaucoup apprécié le côté historique de cette balade dans le quartier des Gratte Ciel. Cela m’a donné envie d’en suivre dans d’autres quartiers de la ville. A suivre : )

Des villeurbannais parmi vous ?

J’ai hésité à écrire un billet sur Dinan, ayant cassé mon appareil photo au début de mes vacances en Bretagne (c’est ballot hein ?) et du coup n’ayant que des photos faites au téléphone. Je sais qu’on est à une époque où l’image prime, preuve en est le succès d’Instagram mais j’espère quand même vous convaincre, si vous êtes du côté de Saint Malo, d’aller passer au moins un jour à Dinan.

1-La gare

Nous sommes arrivés par le train (avec les prix ronds mis en place l’été par la région Bretagne, cela est vraiment intéressant). Bien entendu il ne faut pas être pressé (mais on est en vacances ) et la gare de Dinan est pour le moins singulière aussi extérieurement qu’intérieurement. A côté de la salle des départs et arrivées, se trouve un musée des chemins fers que nous n’avons pas visité mais qui parait assez typique.

Dinan

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2-Un petit air british

Je crois que, parmi les nombreuses choses qui me plaisent en Bretagne, il y a -pas partout mais dans certains endroits, – la touche anglaise. A Dinan cela a pris la forme d’une boutique écossaise aussi charmante par sa façade que par sa sélection d’objets.

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3-L’empreinte de l’histoire

Dinan est une cité médiévale classée ville d’Art et d’Histoire et ce n’est pas pour rien. Ancien couvent transformé en lieu d’exposition, ancien tribunal de justice, maisons à pans de bois, tour de l’horloge, château …nous n’avons pas eu assez d’une journée pour en faire le tour.

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4-La rue du Jerzual

La rue du Jerzual qui relie le port à la ville haute (ou inversement) est une raison à elle seule de visiter Dinan. Elle est bordée de galeries, de boutiques (mais pas de souvenirs ) et de quelques restaurants mais elle a été préservée. Fleurie, pentue, présentant de vives couleurs en façades, pas étonnant qu’elle soit autant photographiée.

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5-Le port

C’est très subjectif mais pour moi une ville traversé par une rivière, un fleuve ou près de l’eau a tout de suite plus de charme. Si je reviens, je me baladerai plus longtemps du côté du port de Dinan.

Quand nous avons fini de descendre la rue Jerzual, les estomacs criaient famille et nous sommes partis à la recherche d’un endroit où nous poser.

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6-Les remparts

2.7km de courtines, 10 tours, 4 portes, côté remparts, Dinan ne fait pas les choses à moitié et en plus ils offrent de magnifiques points de vue sur la ville et sur le port de Dinan. Chaque année en juillet a lieu la fête des remparts et j’imagine que l’ambiance dans pareil décor doit être à part.

 

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7-Les alentours du jardin anglais

En suivant un panneau dans la ville, nous avons découvert une cathédrale où un homme chantait à cappella avec une voix de femme (aidez moi on parle de ténor ? de haute contre ?). L’acoustique était magnifique et le moment magique. Juste derrière la cathédrale se trouve le jardin anglais. Si je n’ai pas trouvé sa végétation extraordinaire, il vaut le détour pour le panorama qui se dessine à vos pieds en contrebas avec le port de Dinan.

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8-Les bonnes adresses sucrées de Dinan

Pas de crêperie à vous conseiller. Il est coutume de dire qu’elles sont toutes bonnes et pour en avoir tester un bon panel lors de mes différents séjours en Bretagne, je peux vous dire qu’elles sont loin de se valoir toutes. A Dinan, nous n’avons pas fait l’effort de quitter une rue très touristique et le résultat était des galettes pas mauvaises mais qui ne resteront pas dans nos souvenirs.

Si vous passez à Dinan et que vous aimez le très bon chocolat, ne manquez pas par contre la boutique de Johann Dubois dont je vous ai parlé plusieurs fois sur le blog.

J’avais aussi repéré la pâtisserie de Gaël Redouté mais ce sera pour une autre fois.

Bon à savoir : Dinan est à seulement 30 minutes de St Malo en voiture, un peu plus en train. Pour moi, c’est une visite incontournable si vous êtes en vacances dans la belle cité corsaire.

Et vous, Dinan, vous connaissez ? 

On sait tout de suite qu’il s’agit d’elle, la plage du Sillon, avec ses brises lames, à nus ou engloutis par les flots. A sa gauche, on apprend à reconnaître le fort national accessible à marée basse et tous les soirs, en attendant derrière le muret en surplomb de la plage, on assiste au coucher du soleil à sa gauche ou à sa droite selon où l’on s’est posé.

plage du Sillon

La plage du Sillon, on la reconnait avec ses panneaux de signalisation mettant en garde les promeneurs / les badauds / les prêts-à-tout pour une bonne photo contre la force des vagues, la chaussée qui se déforme, la puissance du vent quand le temps est mauvais. A vrai dire, j’aimerais bien la voir déchaînée …en sécurité assise dans une bow-window. )

Ce sentiment de liberté et de bien être que je ressens ici est sûrement lié à ce double horizon qu’elle offre : droit devant, l’horizon marin ; sur le côté cette bande de sable de 2 km qui s’agrandit et se rétrécit au rythme des marées.

En regardant loin devant, le clignotement des phares apparaît et parmi eux, à côté de l’ile de Cézembre, se trouve le phare du Grand Jardin,  tristement célèbre suite au naufrage qui, en 1905, coûta la mort à plus de 125 passagers.

Sur la plage du Sillon, les lumières ne sont jamais les mêmes, d’une heure à l’autre de la journée, d’un jour à l’autre, d’une saison à l’autre. Aucun coucher de soleil ne se ressemble. Chaque soir, sur la plage, dans la mer, se dessinent des tableaux différents.

A marée haute, l’odeur iodée est plus forte, l’étendue bleue est plus impressionnante, des vagues, au gré des courants, viennent parfois s’écraser sur la digue, éclaboussant ceux qui se sont trop approchés du bord. A marée haute, la mer est quasi vierge, son ressac plus intense. Je me sens bercée, hypnotisée par ses balancements et ses sons.

A marée haute, je m’imagine dans une des belles villas bordant la digue jusqu’à la plage de Rochebonne, je me souviens de cette vue magique qui s’offrait à moi lorsque j’ai séjourné aux Thermes de St Malo il y a 9 ans.

L’idée que la mer pourrait en un instant tout engloutir est tapi dans un coin de mon cerveau, elle ne repose sur rien de rationnel mais elle rend le moment excitant et unique.

A marée basse, la plage du Sillon de St Malo s’anime de milles activités : ici on ne lutte pas pour trouver un coin où étaler sa serviette, ici pas d’océan de parasols, de vendeurs de chouchous et de boissons fraîches, pas de queue devant la douche pour se débarrasser du sel marin qui tire la peau.

Ici le matin, à marée basse, les joggeurs et les marcheurs foulent le sable sans se bousculer, les rêveurs vont d’un bout à l’autre emplissant leurs poumons, vidant leur esprit. Les familles et les groupes débarquent plutôt l’après midi. Côté sable, on construit des châteaux avec toujours plus de tours (il faut aller loin pour remplir les petits seaux d’eau), des trous piscines que les goélands viennent parfois « inspecter », on joue au ballon, aux raquettes, au molki, on tend un filet pour jouer au volley, des cerf volants serpentent dans le ciel, des chars à vent glissent sur le sable…

Côté mer, on cherche des coquillages, on fait corps avec les vagues couché sur une planche ou debout sur un surf, on s’initie à la navigation, on oublie les 19° degrés en affirmant qu’elle est super bonne, on rame, on cherche des crabes avec une épuisette, on observe les bernard l’ermites…

C’est un spectacle permanent et gratuit et la mer efface bientôt toutes les traces humaines (au moins les éphémères, cet été à St Malo il y avait pas mal de pancartes « plages sans mégots » comme si on pensait qu’il était normal de jeter ses mégots dans le sable et qu’ils allaient disparaitre tous seuls) avant une autre représentation le lendemain.

 

Vous comprenez pourquoi elle me manque, la plage du Sillon, à Lyon, non ? 

Lors de mon dernier séjour parisien, j’ai cherché un hôtel près de Portes de Versailles car j’avais prévu d’aller à un salon au parc des expositions. Je pourrais vous raconter que j’ai tilté sur le nom Madrigal car c’est le titre d’un des volumes de Chroniques de San Franscisco d’Armistead Maupin mais la réalité est, qu’après avoir passé pas mal de temps sur internet, j’ai choisi l’Hôtel Madrigal pour son prix, parce que la déco me plaisait et qu’il répondait à mon critère principal, l’emplacement. Comme en le découvrant, j’ai trouvé qu’il avait plein d’atouts pour lui, j’ai eu envie de vous en montrer plus.

L’Hôtel Madrigal : Un resto juste à côté et une bibliothèque

Je ne voulais pas traîner mon sac toute la journée avec moi alors en arrivant gare de Lyon j’ai pris le métro (jusqu’à Bercy puis ligne 6 jusqu’à l’arrêt Pasteur, cela parait long sur le plan mais ça va vite et une partie du trajet est aérien ce qui est toujours plus agréable) et je suis allée déposer mon bagage à la réception. J’en ai profité pour jeter un œil aux parties communes de l’Hôtel Madrigal. J’ai découvert le restaurant Mangeaver juste à côté de la salle de réception où sont servis les petits déjeuners mais où on peut aussi dîner le soir si après une journée à arpenter le pavé parisien, on n’a plus les jambes pour ressortir. Quant à la bibliothèque, située derrière la salle de réception, elle permet d’être tranquille pour bouquiner, pour prévoir son planning de visite de la journée  ou pour se poser tout simplement avec ses canapés et fauteuils confortables. 
L’hôtel Madrigal n’est pas une boutique hôtel comme le Vice Versa ou l’ORiginal mais ce que j’ai apprécié, au premier coup d’oeil, c’est son côté chaleureux, pas « grande chaîne impersonnelle », avec une salle de réception à la fois coloré et cosy. En rejoignant l’étage où était ma chambre, j’ai découvert les portraits de grands scientifiques et médecins français sur les portes alors qu’un livre me tentait les bras posé sur une petite table. 

 

L’hôtel Madrigal : Une chambre cosy au design industriel

Je ne dors pas assez souvent à l’hôtel pour être blasée. Au contraire, j’adore pousser la porte, me laisser tomber sur le lit, marcher pieds nus sur la moquette, aller jusqu’à la fenêtre pour voir quelle est la vue puis observer les détails. Dans cette chambre de l’hôtel Madrigal, j’ai apprécié :

-le style design industriel sans que cela soit froid
-le côté cosy apporté pour les couleurs, les coussins, la petite bibliothèque avec des livres
-la théière avec deux thés Palais des thés (ça change du lipton !)
-le gel douche Fragonard à l’huile d’olive bio (il sent divinement bon, je voulais même m’en acheter en rentrant à Lyon )
-l ‘agencement qui permet de circuler autour du lit sans marcher façon crabe
-le vrai bureau où l’on peut s’installer avec un ordinateur si besoin
-le Wifi qui marche bien ! (ce n’est pas tout le temps le cas )

 

L’hôtel Madrigal donne sur un carrefour avec de grandes avenues mais une fois les vitres fermées, je n’ai pas entendu les voitures circuler. Chose plutôt très rare, j’ai même dormi d’une traite. L’hôtel n’étant vraiment pas loin du quartier de Montparnasse, je voyais depuis la fenêtre de ma chambre, la tour Montparnasse qui s’allume et clignote la nuit venue (et si vous avez gardé un peu de votre âme d’enfant, il y a des chances pour que vous trouviez cela chouette). 

L’hôtel Madrigal : un emplacement idéal pour les becs sucrés

Atout de taille pour tous les fous de pâtisserie, l’hôtel Madrigal est dans une sorte de triangle paradisiaque pour becs sucrés. A quelques mètres de l’hôtel, se trouve en effet une pâtisserie Pierre Hermé qui vend des macarons et des pâtisseries. En marchant à peine un peu plus, vous tombez sur une boutique de Cyril Lignac et une des adresses de Claire Damon, Des gâteaux et du pain.

 

En discutant avec une des personnes de l’équipe et en confiant mon attrait déraisonnable pour la pâtisserie, j’ai appris aussi qu’une boutique Sadahuri AOKI n’était pas très loin.

Pour résumer, les gros + de l’hôtel Madrigal :

-au pied du métro Pasteur (non ce n’est pas une expression, impossible de se perdre même si vous ne connaissez pas Paris) et sur la ligne 12 qui est très pratique (elle va à Concorde, Madeleine, Saint Lazare)

-avec plein de pâtisseries autour

– un accueil très souriant et chaleureux (j’ai failli leur demander s’ils étaient de VRAIS parisiens, je plaisante, je plaisante)

-une déco cosy mais pas passe-partout

-un resto juste à côté (il faut que j’y retourne pour tester le petit déjeuner )

♥ Hôtel Madrigal ♥
32, Boulevard Pasteur – 75015 Paris
T. +33 (0)1 47 34 70 47

Le Vieux Panier, quartier historique de Marseille, est un incontournable de toute visite dans la cité phocéenne. C’est en début de soirée que nous l’avons rejoint ayant repéré une adresse pour dîner. On avait dans l’idée de se balader un peu avant le repas mais comme  à la Pizzaria (c’est écrit comme cela sur la devanture et visiblement ils tiennent à garder la faute) Etienne, la réservation n’est pas possible (et ils ne prennent ni cb ni chèque), nous nous sommes attablés un peu plus tôt que prévu. Entourés de photos de stars (locales ? ou trop anciennes pour qu’on les reconnaisse ? )), on a dégusté grillades, gnocchi et raviolis (les pizza ce sera pour une autre fois) et c’est repus, que nous sommes ensuite allés marcher. On n’avait aucun plan, pas de programme particulier et si la balade a tourné à la découverte du street art dans le vieux panier c’est un pur hasard (mais cela a bien motivé les enfants qui avaient déjà pas mal crapahuté dans la journée).

La découverte d’une première fresque puis d’une seconde s’est transformé en jeu de pistes même si nous sommes loin d’avoir tout vu. Je ne me souviens pas lors de ma dernière visite à Marseille que le vieux panier accueillait autant de graffitis et de fresques sur ses murs.

street art dans le vieux panier Gamo – Difuz – Stom500street art dans le vieux panier Nhobistreet art dans le vieux panier Nhobistreet art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panier Gamo – Eazy – Difuz – street art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panier

 

 

A un moment de ce parcours improvisé « street art dans le vieux panier », et alors que je photographiais cette oeuvre d’Acet ci-dessous, un jeune garçon assis sur des marches m’a apostrophé m’affirmant que la fresque était de lui. J’ai répondu étonnée (cela aurait été quand même un sacré hasard) et alors que je m’éloignais de quelques pas, un autre garçon s’est adressé à lui et moi  » c’est un mytho Madame (ces Madame qui me rappellent que je fais vieille désormais), il est même pas capable de dessiner avec un papier calque« .  Le sens de la répartie : ) street art dans le vieux panierGamo et Joke street art dans le vieux panierRoneonestreet art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panierLoin de ma Croix-Rousse, je me retrouve dans un quartier avec des grandes montées d’escaliers : ) street art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panierstreet art dans le vieux panierIl me manque pas mal de noms sous les graffitis et les dessins (j’ai cherché sur internet mais je n’ai pas trouvé plus que les noms précisés dans l’article) alors si vous savez qui est l’auteur de quoi, n’hésitez pas à laisser un commentaire, que je puisse compléter.

Visiblement le street art ne se limite pas au quartier du Vieux Panier , une raison de retourner dans cette belle ville de Marseille en choisissant un hôtel avec Trivago (outil bien pratique pour comparer les prix).

fresque en Une : Nhobi et Seek 313

 

 

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