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Isn’t it ironic… don’t you think, comme le chantait Alanis Morissette, à chaque fois que je parle de vacances en Bretagne (si vous passez par là par hasard, sachez que je suis totalement sous le charme de cette région) à quelqu’un, on me répond « pluie » et c’est de retour à Lyon, que des pluies diluviennes tombent tout l’après-midi. Alors je n’ai pas résisté longtemps à me shooter aux couleurs et à la lumière de ce coin de Bretagne découvert cette année en regardant les xxx photos prises ces deux dernières semaines. J’en ai trié quelques unes pour partager avec vous notre premier soir sur la côte de granit rose.

Traverser toute la France en quelques heures de train et se retrouver dans ce décor à la fois irréel, celtique, végétal et marin, c’est ce qui s’appelle « faire une bonne première impression ». Il se trouve que ce soir là (oui c’était le soir, là bas le soleil ne se couchait pas avant 22h et à 21h il faisait encore bien jour), le ciel était sans nuage, la lumière magnifiait les landes environnantes et faisait scintiller les roches de granit rose. It’s a kind of magic, aurait pu être la bande-son.

côte de granit rose
côte de granit rose
le phare de Mean Ruz
côte de granit rose
côte de granit rose

Quand j’ai vu de la bruyère, j’ai commencé à chercher les hommes en kilt #passionkilt.

côte de granit rose
côte de granit rose

Depuis quelques années, je m’amuse à prendre les enfants en photo alors qu’ils sautent en l’air. Il y a pas mal de loupés mais sur mon téléphone, j’ai le « sauté » le plus réussi depuis longtemps, on dirait qu’ils volent devant le phare.

côte de granit rose

Aller sur la côte de granit rose sans voiture depuis Lyon ?

TGV Rennes-Lyon (4h), attention il ne circule pas tous les jours et pas les samedis (bizarrement) à cette période de l’année.
TER Rennes-Lannion (1h30) puis bus jusqu’à Perros Guirrec/Ploumanach/Trégastel .

J’espère que cela vous a donné envie de voir d’autres photos car j’en ai pas mal en stock : )

Connaissez-vous la côte de granit rose ?

Mon court séjour à Toulouse s’éloigne de plus en plus et je me rends compte, qu’à part, quelques photos, je n’ai pas partagé grand chose de cette première fois dans la ville dite rose. Alors commençons par ce qui est une source de ravissement (ça fait un peu idiot du village )) pour moi, partout où je déplace : découvrir les spécialités du coin et de nouvelles adresses où m’attabler. Elles sont bien entendu très subjectives, restreintes (je n’ai qu’un estomac ) et très orientées sucrées. Je réalise que très souvent je me sens obligée de me justifier quant au fait que je ne prépare que des desserts sur ce blog, que je ne parle que d’adresses sucrées comme si cela était suspect. Pourtant je suis réellement passionnée par le travail de pâtissiers et je n’ai pas cédé à un effet de mode. Bref voici mon Toulouse gourmand à travers 5 adresses testées et approuvées lors de mon voyage :

1-Toulouse gourmand : Acheter pour le petit déjeuner une pomponette

Jusqu’à présent, le mot pomponette était associé dans mon esprit à un passage de La Femme du Boulanger de Marcel Pagnol. Ce passage, mon père le répétait souvent car il l’apprenait pour le théâtre et j’ai souvent entendu :

A Toulouse, la pomponette est une grosse brioche très moelleuse et aérée, parfumée à la fleur d’oranger et saupoudrer de sucre glace. Je l’ai trouvée à la pâtisserie La bonbonnière. Je vous conseille aussi les beignets au sucre qui sont délicieux.

Toulouse gourmand

La bonbonnière
41 Rue des Tourneurs
Toulouse

2-….ou une briochette à la violette et aux marrons

Après avoir lu plusieurs fois que la Maison Pillon est une institution à Toulouse comme la Maison Bernachon à Lyon et être passée devant une vitrine fort bien garnie, j’ai craqué pour une briochette fourrée à la crème de marrons et parsemée d’éclats de violettes. D’autres viennoiseries étaient très appétissantes et je me serais bien laisser tentée si j’étais restée plus longtemps.

Toulouse gourmand

Maison Pillon
2 rue Ozenne ; 2 rue d’Austerlitz ; 23 rue du Languedoc
Toulouse

3-Déguster sur place ou à emporter les pâtisseries de chez Sandyan

Je « suis » beaucoup de comptes de pâtisseries via les réseaux sociaux aux 4 coins de la France. J’avais repéré plusieurs adresses sucrées alléchantes à Toulouse avant d’y mettre les pieds.
Impossible de tout tester sur un tel laps de temps mais comme les pâtisseries du chef étoilé Yannick Delpech me plaisaient beaucoup visuellement, j’ai eu envie de vérifier si elles étaient aussi bonnes que belles.

La réponse est oui avec un gros coup de coeur pour la tarte tatin bien caramélisée et fondante (sans être trop sucrée) et pour l’éclair chocolat caramel et noix de pécan (association de saveurs très gourmande et réussie).

Toutes les pâtisseries présentées dans la boutique me faisaient de l’oeil, les viennoiseries aussi, cela a été très compliqué de choisir ! Rien que pour cette pâtisserie, j’aimerais revenir à Toulouse et enrichir ce Toulouse gourmand.

Toulouse gourmand

Sandyan
54 bis rue Alsace Lorraine
Toulouse

4-Se réfugier lorsqu’il pleut dans le salon de thé Le petit Magre

Vous savez une des choses qui m’a le plus plu à Toulouse ? Il y a des salons de thé partout (et pas de coffee shop comme à Lyon, des salons de thé plus à l’anglaise).

La météo, lors de notre venue, a été aussi changeante que si nous étions en Bretagne. Après avoir été trempés jusqu’aux os, nous nous sommes réfugiés dans le salon de thé Le petit Magre qui a tout pour me plaire. Non seulement les livres sont très présents dans le décor, l’accueil est très souriant mais en plus niveau desserts, on n’a que l’embarras du choix. On y trouve en effet aussi bien des pâtisseries fines (comme dans une boutique de pâtisserie) et des gâteaux de type cakes.

Comme si cela ne suffisait pas, la spécialité de la maison ce sont des gaufres énormes servies avec de la chantilly. Si vous êtes gourmand(e) et littéraire, c’est THE place to be.

Toulouse gourmand

Le Petit Magre
4 Rue Baronie
Toulouse

5-Toulouse gourmand : Partager des tapas au petit San Seb

Avant que vous n’appeliez les services sociaux pour leur signaler une mère qui nourrit ses enfants exclusivement de produits sucrés, je voulais vous rassurer..nous avons aussi mangé salé.

Pas de cassoulet ou d’aligot pour cette fois (il faisait plus chaud qu’en Mai ou Juin à Lyon ) mais les tapas étaient très présents dans la ville et raccords avec notre budget. Nous avons atterri Au Petit San Seb car il était très près du lieu où nous logions (et quand on a marché toute la journée, c’est un facteur de choix non négligeable)..et qu’il y avait de la place sans avoir réservé.

Nous avons pioché dans la carte proposée et nous nous sommes tout partagés. C’est plus varié que nos assiettes charcuterie fromage à la lyonnaise et cela a plu à tout le monde.

Toulouse gourmand
Toulouse gourmand
Toulouse gourmand
Toulouse gourmand

Le Petit San Seb
6 Rue du Rempart Villeneuve
Toulouse

Je suis certaine que vous avez plein d’adresses à ajouter à ce Toulouse gourmand. Merci à Madimado qui m’a soufflé celles-ci !

A deux pas du Sacré Coeur

Lundi j’ai quitté ma colline de la Croix Rousse pour celle de Montmartre. Arrêt au métro Lamarck pour grimper deux volées de marches (histoire de ne pas être trop dépaysée)) et me voilà arrivée devant la rue du Lapin Agile (un cabaret qui accueille jusqu’en 1914 de nombreux artistes Montmartrois). J’ai longé les vignes montmartroises et quelques pas plus loin, je suis arrivée devant Odalys City Montmartre où j’étais invitée pour une nuit. Avouez que mieux placé c’est difficile ?

Grands fauteuils où l’on s’installerait volontiers pour bouquiner dans la salle de réception mais aussi au niveau des étages (avec vue sur le Sacré Coeur), ambiance cosy, spa, tablette dans chaque appartement pour écouter de la musique, voir des films, commander à manger, réserver un taxi, se renseigner sur les choses à voir ….je n’aurai pas été à Montmartre, j’aurais eu bien du mal à ressortir de mon appartement.

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D’autant plus que les fenêtres des appartements donnent sur un jardin (accessible aux clients) et que l’endroit -pourtant si touristique – est particulièrement calme.

Et pas loin non plus de nombreuses adresses sucrées

Très bien situé veut dire aussi pour moi près de pâtissiers (oui mon cas est grave). A quelques minutes de cette résidence hôtelière, se trouvent la pâtisserie de Gilles Marchal (fermée le lundi mais je vous conseille vivement d’y faire un tour si vous êtes dans le coin, je garde un souvenir merveilleux de son baba) et Pain Pain.

En quelques arrêts de métro (sur la même ligne, ligne 12) ou à pieds, Odalys City Montmartre est proche de la rue des Martyrs. Cette dernière concentre plusieurs adresses sucrées : une boutique Fou de pâtisserie (avec une sélection de pâtisseries de chefs pâtissiers parisiens), Farineo (dont les viennoiseries me tentaient bien) et une boutique Sébastien Gaudard.

C’est là que j’ai craqué pour un chou garni de crème légère (texture parfaite car onctueuse mais pas trop « collée ») et délicieusement caramélisé.

J’ai omis de vous dire qu’en arrivant dans mon appartement, j’ai découvert sur la table du salon près du nécessaire à thé/café, une magnifique boîte de chocolats Patrick Roger. Je l’ai ramenée à Lyon et je n’ai pas pu attendre très longtemps avant de piocher dedans …les orangettes et les pralinés que j’ai goûtés sont fabuleux !

Autre point positif : La salle du petit déjeuner est située sous une grande verrière, ce qui signifie commencer sa journée avec un shoot de lumière et une vue sur le jardin.

Côté buffet, orange pressée, fruits frais, boissons chaudes, pains, cookies, cake citron pavot, pancakes, viennoiseries, yaourts, lait végétal, salade de fruits, fruits secs mais aussi oeufs brouillés, bacon grillé, jambon, fromages, il y a de quoi satisfaire tous les appétits.

Du vert au coeur de la ville

Enfin si vous suivez mes stories sur Instagram, vous avez peut-être remarqué que bien qu’urbaine, je suis très sensible à la verdure. J’ai ainsi bien apprécié que les environs proches d’Odalys City Montmartre soient verts avec un grand square à quelques pas de l’entrée et beaucoup d’arbres dans la rue de la résidence.

Pour une touche de « nature dans la ville » en plus, je vous conseille de laisser vos pas vous guider jusque dans la rue de la Villa Léandre bordée de belles maisons et à l’atmosphère paisible.

Côté budget, Odalys City Montmatre propose des offres de réservation en ligne, à retrouver sur leur site internet. Cet appart’hôtel 4 étoiles offre un emplacement de rêve, tout le confort et le calme (nuit sans aucun bruit). Tarif d’une nuitée variable selon les dates, studio à partir de 134 €.

Merci à l’équipe d’Odalys City Montmartre pour leur accueil chaleureux.

On veut des trains qui aillent plus vite, des trottinettes électriques parce que les autres avancent trop lentement, on commande des livres en ligne parce qu’à la librairie du coin il faut attendre et que nous on le veut là maintenant tout de suite …et moi je viens vous parler de Slow train, des trajets avec plein d’arrêts, des wagons sans wifi ni prises, des voyages où le « pendant » compte autant que la destination.

« Le but n’est pas seulement le but mais le chemin qui y conduit » Lao Tseu

Slow Train c’est quoi ?

L’idée de Slow Train, qui propose 30 échappées ferroviaires en France, est venue à son auteure, Juliette Labaronne (qui n’a pas de voiture !) suite à une collaboration avec un journal interne de la SNCF. Elle a alors découvert l’univers ferroviaire, elle a rencontré des cheminots passionnés et passionnants. Cela lui a inspiré ce livre. 

Slow Train fait référence bien entendu au slow life, slow food ou l’idée de prendre son temps dans un monde où tout est fait pour être éphémère mais aussi à Jack Kerouac dont les héros passent leur temps à sauter d’un train de marchandises à un autre.

Hormis les points économiques (les ter sont beaucoup plus accessibles en terme de prix que les TGV) et écologiques, ces échappées ferroviaires permettent de découvrir un patrimoine inattendu. Là des viaducs vertigineux, ici des tracés à flan de montagne ou de mer, là encore les traversées des plus beaux terroirs. 

Slow Train

Ce que j’ai aimé dans ce guide

♦Pour chaque échappée, le trajet est dessiné sur un carte, le temps de trajet est donné ainsi que la distance, la fréquence, le tarif, la possibilité de prendre ou pas son vélo (l’auteure suggérant souvent de poursuivre la balade à vélo) et les correspondances. 

♦Les petits détails qui font le côté singulier de certains trajets (confort ou pas du train, correspondance hasardeuse, public qui emprunte le plus la ligne ..) ; Les randonnées possibles indiquées dans les gares d’arrivée ou les appli à consulter pour les trouver 

♦La minute cheminot qui revient sur l’histoire de telle ou telle ligne 

♦La rubrique buffet de la gare avec les spécialités du coin à goûter (je ne conçois pas un voyage sans son volet gastronomie ) 

Slow Train

Les échappées ferroviaires déjà testées

Non je n’ai pas eu le temps de tester aussi rapidement (ce serait le comble) quelques unes des échappées proposées mais en feuilletant ce guide, j’ai repéré deux trajets que j’ai déjà eu l’occasion d’emprunter dans le passé :

-Guingamp Paimpol lorsque j’étais en vacances dans la baie de St Brieuc. Le train traverse des forêts, il surplombe la rivière du Trieux dans sa dernière partie. Il est lent, il n’y a que deux wagons (on était quasiment seuls dedans ) mais on peut observer à loisir les paysages par la fenêtre, voire même les gens à certains croisements. Un trajet que je garde en mémoire !

Nîmes Grau du Roi emprunté une fois seule pour rejoindre mes enfants en vacances chez mon père. Le train traverse la petite Camargue et entre la végétation, les flamants roses et les chevaux blancs, j’ai passé mon nez collé à la vitre (en plus le trajet ne coûte qu’1 euro !)

Slow Train

Les échappées ferroviaires qui me font le plus envie

Parmi les 30 escapades proposées, certaines me donnent envie de prendre un billet plus que d’autres :

la Baie de somme au départ de Paris me tente beaucoup (mais bon faut aller à Paris ))
l’échappée Dole -St Claude qui traverse le jura de part en part (c’est une région que je ne connais pas du tout car difficile d’accès sans voiture me semblait-il) avec pas moins de 36 tunnels, 18 viaducs. Du fait de son parcours et d’après les voyageurs, on a l’impression d’être sur un train volant. Cette ligne est d’ailleurs appelée ligne des hirondelles.
l’échappée Nice Vintimille pour voir la Riviera autrement (et sans les embouteillages) avec des arrêts de charme (Eze, Menton…), des points de vue magiques et le tout pour 8 € l’aller
l’échappée Ajaccio-Corte-Bastia (avec la ligne Trinichellu) parce que je rêve de retourner en Corse mais qu’à priori sans voiture c’est compliqué

Slow Train : Pour qui ?

Pour ceux qui n’ont pas de voiture et qui voyagent déjà en train le plus souvent, ceux qui ont envie de sillonner l’Hexagone à leur rythme, de voyager autrement, de prendre l’air en limitant l’impact sur l’environnement. 

Dommage qu’il ait peu d’escapades au départ de Lyon (si ce n’est celle pour aller à Paris Bercy en passant par la Bourgogne) mais ce guide est vraiment bien fait et donne envie de partir. J’espère que ces lignes ne seront pas fermées ou plus entretenues dans une logique de rentabilité.

Dans la série « quelle drôle d’idée », ce qui m’a donné envie, d’aller à Toulouse, en regardant l’émission Échappées Belles, est le passage consacré au jardin japonais : ) J’avais en mémoire le jardin d’Albert Kahn visité pendant mes années parisiennes et si j’ai un fort intérêt pour le tourisme urbain, paradoxalement je finis toujours par rechercher un de leurs poumons verts.

Le jardin japonais de Toulouse est sans doute moins incontournable qu’un de ses musées, églises ou hôtels particuliers mais si vous cherchez un endroit apaisant où vous posez sur un banc pour bouquiner et admirer les merveilles de la nature, je vous conseille vivement de vous y rendre. Le coin autour n’a rien de charmant (grand boulevard, grands hôtels) mais il reste proche du vieux Toulouse même à pied (et si vous préférez prendre le métro, il est juste à côté de l’arrêt Compans Cappareli ).

Quand nous sommes arrivés à sa porte (toute récente, elle existe depuis le mois d’avril 2019), un jardinier ramassait les feuilles mortes avec une sorte d’aspirateur à main au niveau sonore élevé. Niveau de zénitude : difficile à atteindre (heureusement cela a été de courte durée).

Je ne vais pas vous la jouer spécialiste des jardins japonais : j’ai lu les panneaux informatifs présents dans le pavillon de thé. Ils expliquent tous les éléments de ce jardin qui a le label « jardin remarquable » : un jardin sec, une île Grue, une île tortue, neuf rochers, un lac, un pavillon de thé, une cascade sèche, un pont rouge, une lanterne, une île du Paradis, un mont Fuji, les pierres de trois saints.

Le monde minéral, le monde aquatique et le monde végétal sont mis en scène comme dans les jardins japonais existants à Kyoto entre le 14ème et 16ème siècle.

Ce qui est assez fascinant est que chaque chose présente dans ce jardin a une signification. Les arbres, par exemple, marquent le passage des saisons :
-les cerisiers et les pruniers sont cultivés pour la beauté de leurs fleurs au printemps (il y a d’ailleurs une fête des cerisiers dans ce jardin)
-pour que la coloration automnale des érables soit parfaite, leur ramure est éclaircie par la taille

Nous y étions assez tôt le matin. L’inconvénient est que le ciel ne s’était pas encore levé et qu’il aurait été sans doute encore plus beau avec du soleil et du ciel bleu. L’avantage est qu’il y avait peu de monde dans ses allées et donc une atmosphère très paisible (une fois que l’aspirateur à feuilles s’est tu)).

jardin japonais de Toulouse

J’ai été fascinée par le travail de taille sur les arbres. Ces tailles en nuage (il n’existe pas de réelle traduction française) sont regroupées en Tamazukuri, Danzukuri, Kaizukuri, Takanshitate…

Bien entendu le pont rouge n’est pas là par hasard. Il symbolise un espace de transition à l’élévation spirituelle et rend accessible l’île, symbole du Paradis. Sa courbure en demi-cercle suggère, par son reflet dans l’eau, le disque lunaire.

En flânant dans ce jardin qui n’est pas très grand, chaque pause offre un nouveau point de vue sur le lac (où il y a de gros poissons), le pont, le pavillon, de nouveaux reflets dans l’eau, une nouvelle palette de couleurs….et au bout de quelques minutes, on oublie qu’on est à Toulouse.

jardin japonais de Toulouse
jardin japonais de Toulouse
jardin japonais de Toulouse

Si j’habitais à Toulouse, voilà une endroit où je viendrais lire et observer le rythme du temps, les lumières changeantes.

Cela m’a donné envie de découvrir d’autres jardins remarquables en France. Si vous en avez à me conseiller, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Je n’ai jamais mis les pieds à New York mais j’ai l’impression de connaitre un peu les rues, Central Park, les fameux escaliers derrière les immeubles, certains quartiers à travers tous les romans lus et qui se passent dans cette ville mais aussi à travers les images des séries. Alors l’idée de croiser balade dans une grande ville et découverte des endroits de tournage m’a donné envie d’ouvrir deux guides de voyage de Huginn & Munnin, même sans projet de voyage dans ces deux villes.

L’auteure, Marion Miclet, travaille actuellement à Londres pour Sky TV et a bossé plusieurs années à New York pour le Museum of the Movin Image (après avoir fait science po Lyon). Elle connait aussi bien ces 2 villes que les séries.

Découvrir Londres en séries

Partez à la découverte de Londres à travers les séries tournées des années 90 à nos jours (des séries toutes filmées à Londres). En neuf chapitres, tous les genres sont explorés mais tous mettent en scène le charme intemporel de la ville.

Le guide, à travers des parcours, permet de se retrouver dans les décors où les séries ont été tournées. Il dévoile aussi des adresses inédites inspirées par les personnages de séries à Kensington, Chelsea, Westminster…

Ce que j’ai aimé ?
Bien plus qu’un guide de voyage, c’est un éclairage sur la société britannique. Par le biais des séries qui s’intéressent aux têtes couronnées par exemple, le livre montre la place de la monarchie dans le coeur des britanniques, quel rôle a joué la télé pour elle.

C’est aussi bien plus qu’un simple guide de voyage car l’auteur donne plein d’informations sur l’histoire des séries. Elle explique par exemple pourquoi Mr Selfridge est une série costumée avant-gardiste ou étudie avec précision le personnage de Sherlock dans la série du même nom.

Cela m’a donné envie de regarder :

♦The Windsors, qui a été diffusée uniquement au Royaume Uni et qui est une série satirique irrévérente et hilarante sur les têtes couronnées selon l’auteure
♦Catastrophe
♦Fleabag
♦Motherland

Découvrir New York en séries

Même principe avec Découvrir New York en séries mais cette fois l’auteure nous propose de redécouvrir la Grosse Pomme via ses séries emblématiques de Seinfield à Master of None.

Dans chaque chapitre, Marion Miclet répond à la question : « Qu’est ce qu’une série new-yorkaise ? » sous un angle différent avant de proposer un parcours.

Je ne suis pas sûre de mettre les pieds un jour à New York (et si j’ai cette chance, pas sûre que ma priorité soit d’aller voir les décors de séries) mais ce guide est pour moi une façon de découvrir de nouvelles séries à regarder.

Ce que j’ai aimé ?

Le chapitre consacré à la romance (surprenant non ?) ou comment la série a révolutionné aussi bien la forme des romcoms qui est plus flexible (raconter une histoire en commençant par la fin comme dans How I met your mother ?; juxtaposer les monologues intérieurs des personnages masculins et féminins comme dans Manhattan Love Story; glisser des clins d’oeil aux fans comme dans New Girl; changer la forme narrative à l’intérieur même d’une série comme dans Master of None...) que le fond (plus de place à l’usure des sentiments, aux regrets, aux frustrations et une évolution des mœurs plus réactive qu’au cinéma).

Cela m’a donné envie de regarder :
♦The Mindy Project
♦How I met your mother
♦Louie
♦Friends from college

Bon à savoir : Il n’est pas forcément pratique de se balader avec un gros guide à la main (et d’ailleurs avec un guide tout court, passer le temps le nez sur la carte m’agace très vite et je préfère me perdre même si c’est moins efficace).
Bonne nouvelle, il existe une version interactive des cartes proposées maps.marionmiclet.com

Pour qui ? Pour les accros aux séries, pour ceux et celles qui ont envie de découvrir Londres ou New York sous un angle inédit.

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