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Je ne relis jamais les mêmes livres, je revois rarement les mêmes films, je n’aime pas trop préparer plusieurs fois le même dessert mais je n’ai aucune hésitation à repartir depuis plusieurs années dans la même région : la Bretagne ! Jean Ferrat chantait pourtant que la montagne est belle, pour moi il s’est trompé dans les paroles, il voulait dire que la Bretagne est belle, si belle si je devrais choisir un week-end en amoureux Smartbox, je choisirais le coffret 3 jours romantiques en Bretagne.

Mais comment expliquer ce coup de foudre pour cette région dont je ne suis pas originaire ?

1-Les couchers de soleil sont déments

C’est peut être ce qui me manque le plus quand je suis à Lyon même si on a parfois de beaux ciels rosés. Là bas l’horizon est infini et les couchers de soleil ne se ressemblent jamais


2-Un sentiment de plénitude


Je me souviens d’un slogan, « La montagne ça vous gagne ». Je crois que comme Ferrat, il y a erreur sur la destination. La Bretagne ça vous gagne avec ce fond d’air vivifiant, ces marées qui changent le décor radicalement, le roulis des vagues qui vous berce

3-Un paradis pour les amateurs de photographie


Je me demande s’il est possible de faire des photos pourries en Bretagne tellement cette région est photogénique


4-Un même nom mais mille et une destinations


Si je pars depuis plusieurs étés en Bretagne sans me lasser, c’est probablement parce qu’entre Vannes et St Malo, St Brieuc et Brest, Quiberon et Douarnenez, l’ambiance, les paysages, la couleur de la mer, la météo même changent.

5-Se déplacer là-bas sans voiture est un jeu d’enfant


Voyager sans voiture quand on n’est pas adepte des hôtels club ou des vacances « transat-plage-piscine » n’est pas toujours évident …sauf en Bretagne. Partout où nous sommes allés, le réseau de bus est très bien pensé, riche, facile d’accès, fréquent en été (mais pas tout le temps très fréquenté). La région propose aussi l’été des tarifs très avantageux pour se déplacer en TER. Pour moi, c’est un des gros +.

10 choses à faire à Saint Malo

6-Des randonnées à foison


L’un doit rarement aller sans l’autre : nous vivons sans voiture mais nous marchons beaucoup. Et quand la marche a lieu en bord de mer, sur les sentiers côtiers avec vues splendides, le bonheur n’est pas loin.

7-Lumière et couleurs


Le cliché le plus courant concernant la Bretagne ? Il pleut tout le temps. Je soupçonne les Bretons d’entretenir cette idée pour éviter d’être envahi par les touristes. D’abord il ne pleut jamais très longtemps et puis grâce à la pluie c’est une explosion de couleurs côté flore.
Et puis on aurait vite fait d’associer la pluie à la grisaille (comme en ville) mais en bord de mer, la lumière est incroyable et jamais la même.

8-Les phares


Je n’en ai pas vu énormément jusqu’à présent mais il exerce sur moi une fascination inexpliquée. Même s’ils sont maintenant (tous ?) automatisés, j’aime m’inventer d’autres histoires à leur sujet.

9-Les fars (bis)


Il n’y a pas que les phares dans la vie, il y a les fars bretons aussi : ceux nature ou avec des pruneaux. Et puis il y a le caramel au beurré le salé, les pommés, le beurre salé (je ne comprends pas comment on peut mettre autre chose que du beurre salé sur des tartines de pain), les galettes de sarrasin, le cidre, le poisson qui ne coûte pas un rein, le millefeuille de Grain de Vanille, les chocolats à la crêpe dentelle de Johann Dubois, les babas de St Malo

10-Tout ce qu’il reste à découvrir


Lors d’un récent déjeuner de presse organisé par le comité du Tourisme de Bretagne, j’ai appris qu’il était possible d’aller à Lorient en avion depuis Lyon et qu’il y avait plein de choses à faire dans ce coin (depuis que j’ai vu Le mystère Henri Pick au cinéma, j’ai très envie d’aller sur la presqu’île de Crozon).

Voici un minuscule aperçu de choses à faire Bretagne :

-Se balader dans DéDale, le nouveau lieu de street art qui a ouvert ses portes le 29 septembre dernier sur la rive gauche du port de Vannes.
-Se faire bichonner à l’eco-Hôtel spa Yves rocher à La Gacilly au milieu de lande bretonne et de la forêt
-Se glisser dans la peau d’un pêcheur en embarquant au départ de Quiberon, dès 4h du matin à bord du Miyabi, un ligneur de 9m, le temps d’une marée qui vous mènera au large de Belle-Île.
-Se laisser guider dans un jardin comestible à Ploërmel pour une visite gustative singulière.
-Dormir dans une maison flottante à Larmor Plage
-Expérimenter un stage à l’atelier de la crêpe avec Bertrand Larcher, créateur de Breizh Café
-Vivre à l’anglaise lors du festival de films de Dinard
– Embarquez à la découverte des dauphins au départ de Cancale

Devinez où je pars cet été ?

Avignon est une des destinations proches de Lyon, faisable le temps d’un week-end. Quand le ciel est bleu, la température si douce en février que l’on peut déjeuner en terrasse et que le mistral n’est pas de la partie, l’effet vacances s’installe quasi immédiatement. Et pour vous convaincre de franchir les remparts de cette ville, voici 10 choses à faire à Avignon !

1-Flâner dans les ruelles

Lorsque vous arrivez à Avignon par le train, en sortant de la gare, vous voyez d’abord les remparts puis une grande avenue, la rue de la République qui mène jusqu’à la place de l’horloge.

Je vous conseille dès que vous le pouvez, de quitter cette grande artère pour emprunter une rue perpendiculaire puis des petites ruelles. C’est comme ça que vous découvrirez les beaux hôtels particuliers, les façades pleine de charme, les arrondis de certaines rues comme la rue Vernet, les majestueuses portes en bois.

Pour découvrir une ville, rien de mieux que de la parcourir à pied. L’Office du Tourisme d’Avignon (situé rue de la république) propose une brochure gratuite  » Avignon, loisirs & patrimoine » avec un plan et 3 balades de 3 couleurs différentes :

-la balade des « Papes »
– la balade « musées et hôtels particuliers »
-la balade « au fil des rues d’antan »

2-Profiter des musées gratuits

C’est une nouveauté par rapport à mon dernier séjour à Avignon : l’entrée libre pour tous dans les 5 musées municipaux de la ville à savoir le musée du petit palais, le musée Calvet, le palais du Roure, le musée requiem (ou musée d’histoire naturelle) et le musée du Mont-de-Piété et de la condition des soies.

Comme le temps est magnifique, sans mistral, nous n’avions pas vraiment envie de passer la journée à l’intérieur mais nous avons quand même jeté un oeil dans ce bel hôtel particulier qu’est le musée Calvet. A voir autant pour les lieux que pour les collections qu’il abrite.

Musée Calvet
65, rue Joseph Vernet

3-Repérer le street art avignonnais

Avant que les spécialistes du street art ne me tombent dessus, il s’agit plutôt de fenêtres ou portes peintes évoquant des acteurs/actrices et le monde du théâtre.

4-Danser sur le pont d’Avignon

Je suis venue plusieurs fois à Avignon mais je n’étais encore jamais montée sur le fameux pont d’Avignon, de son vrai nom Pont Saint-Bénézet (minute vérité : ce n’est pas lorsqu’on est dessus, qu’on le voit le mieux )).

Un audioguide (compris dans le prix de la visite) à la main, je suis donc allée danser à mon tour sur cette construction qui n’enjambe pas jusqu’au bout le Rhône. A l’époque de sa construction, il comptait 22 arches, il n’en reste plus que 4.

Si vous avez prévu de visiter le pont d’Avignon ET le Palais des Papes, sachez qu’il existe des billets groupés.

5-Emprunter la rue des teinturiers

Minute vérité : lorsque nous nous sommes engagés dans la rue des teinturiers, le ciel ne s’était pas encore totalement dégagé. 1h plus tard, il faisait grand bleu et si j’avais pu, je serais revenue reprendre des photos plus ensoleillées.

Bref parmi ces 10 choses à faire à Avignon, ne loupez pas cette rue pittoresque pavée avec les galets de la Durance, avec ses grandes roues hydrauliques, ses passerelles sur le canal et ses maisons historiques.

Quant aux blocs de pierre gravés et posés au sol, ils datent de 2003.

6-Compter le nombre de théâtres

Du 5 au 28 juillet prochain, le Festival d’Avignon envahira les rues de la ville. En off, plus de 1000 compagnies venues de toute la France présenteront toutes les disciplines du spectacle vivant dans une centaine de lieux de la Ville.

Si vous vous baladez vers la rue des teinturiers et que vous ne regardez pas trop vos pieds, vous ne pourrez qu’être surpris par le nombre de théâtres croisés sur votre route.

Peut-être que gamin, sur le trajet des vacances, quand vous harceliez vos parents de « on est bientôt arrivé ? », ces derniers pour vous occuper, vous demandaient de compter les voitures bleus ou les voitures rouges.

A Avignon, si vous venez en famille, demandez à vos enfants de compter les théâtres : )

J’ai cherché le nombre de théâtres et j’ai trouvé que sur l’édition 2016 du festival d’Avignon, il n’y avait pas moins de 208 théâtres partenaires du Off…impressionnant, non ?

7-Visiter le Palais des Papes

Non seulement je n’étais pas montée sur le pont d’Avignon jusqu’à présent mais je n’avais pas encore visité le Palais des Papes où neuf papes ont vécu au XIV°siècle. Cette imposante forteresse aussi bien vue depuis la place que lorsqu’on pénètre dans ses cours a été édifiée en moins de 20 ans (1335-1352).

L’Histopad est une nouvelle tablette tactique multimédia qui permet de vivre une expérience de visite immersive, ludique et interactive. Elle est distribuée à l’entrée, il n’y a pas besoin de la porter (sinon gare aux escaliers), il suffit de la scanner sur différentes bornes présentes dans les salles (sans avoir besoin de choisir des numéros, d’appuyer sur stop, etc).

Grâce à la réalité augmentée, les salles visitées apparaissent alors sur l’écran de la tablette avec leurs décors et leurs mobiliers telles qu’elles étaient à l’époque des Papes. Ces « vidéos » sont accompagnées de courts commentaires audio.

Ce que j’ai préféré ? Parmi les 25 salles ouvertes au public, je me souviendrai de ce puits inversé qui s’élance vers le ciel dans la cuisine, des superbes décors peints dans les appartements privés du pape et des chapelles et des couleurs toujours vivaces des carreaux au sol de la chambre du Pape.

Ne ratez surtout pas le chemin de ronde qui vous emmène à une terrasse avec vue panoramique sur le petit Palais, la cathédrale des Doms, les toits d’Avignon et les bords du Rhône de part et d’autre.

Ce que mes enfants ont aimé ? la chasse aux trésors qui est proposée avec la tablette tactile, le but étant de trouver dans chaque salle, des pièces d’or; le « selfie » en tenue de « Pape », autre fonctionnalité de la tablette, à envoyer sur sa boîte mail comme un souvenir de la visite.

oui elle est floue mais je l’aime bien ainsi : )

8-Se poser au salon de thé /pâtisserie Vernet

Vous avez peut-être scroller tout le début de cet article, en attente de la bonne adresse sucrée. Comme je l’expliquais récemment dans un article rassemblant mes meilleures adresses sucrées en France, impossible pour moi de me déplacer sans tester une pâtisserie.

Cette fois, j’avais repéré la pâtisserie Vernet située dans la rue éponyme, qui a la bonne idée d’être aussi un endroit où déjeuner ou goûter. Je vous en reparlerai dans un article dédié mais en attendant voici une des créations goûtés, un chou citron yuzu et chantilly au chocolat blanc aussi gourmand qu’équilibré.

Pâtisserie Vernet
 79-83 Rue Joseph Vernet



Côté salé, je vous conseille le Potard, un restaurant où les burgers sont délicieux et où le lieu fait partie du menu, puisque vous dinez dans une petite ancienne chapelle (réservation fortement conseillée).

9-Lever les yeux vers …

A Avignon, levez les yeux vers le haut pour admirer les nombreuses niches avec des statues, le Palais des Papes qui s’invite en horizon des étroites ruelles, l’horloge au dessus de l’hôtel de ville et les parois rocheuses dans un étroit passage à deux pas du Palais des Papes.

10-ou baisser les yeux vers…

Un autre incontournable parmi ces 10 choses à faire à Avignon est de monter au jardin dit Espace Jeanne Laurent qui offre un panorama magnifique sur le pont d’Avignon et sur les environs (d’ailleurs est ce que vous savez quel est le château que l’on voit sur la colline en face ?)

Et aussi

J’aurais aimé aussi :
-emprunter la navette fluviale gratuite qui permet d’aller sur l’île de la Barthelasse.
-aller à Villeneuve-les-Avignon de l’autre côté du Rhône
-visiter le musée Angladon qui expose des chefs d’oeuvre du 18°, 19° et 20° siècles (Van Gogh, Cézanne, Degas, Manet, Sisley, Picasso, Modigliani…)
-goûter les créations chocolatées d’Aline Géhant

Ce sera pour une prochaine fois !

Voilà j’espère que ces suggestions de 10 choses à faire à Avignon vous donneront envie d’aller y faire un tour.

Vous connaissez cette ville ?

Je ne sais pas trop pourquoi (mais faut-il chercher une explication à tout absolument ?) mais ma fille est fascinée par les loups. Cela doit être son côté Julien Doré. Pour Noël, elle a reçu une enveloppe, pass pour une journée au parc de Courzieu. Entre Noël et le jour de l’an, on était un peu occupés /malades /fatigués et puis on s’est dit que c’était plus sympa de garder cette sortie juste avant la reprise de l’école. Juste avant que le parc ne ferme pour l’hiver, on s’est donc rendus dans les Monts du lyonnais à la rencontre des loups.

La visite du parc de Courzieu

La visite a commencé par la découverte des loups gris.  Bon en vrai, ils ne sont pas vraiment gris, ils ont aussi du marron dans leur pelage et sont appelés loups d’Europe. Cette découverte s’est faite avec la rencontre avec leur soigneuse quand elle leur donne à manger.
Avant de voir la puissance de leur mâchoire attrapant en plein vol des morceaux énormes de viande (pour quasiment les gober ! en sachant que la capacité stomacale du loup est énorme , il peut contenir jusqu’à 7 kg), la soigneuse est revenue sur toutes les raisons historiques qui expliquent la mauvaise réputation du loup, mangeur d’hommes.

En réalité s’il y a bien un animal qui a peur des hommes -autant que les enfants ont eu peur de lui après des décennies d’histoire de petit chaperon rouge et de grand mère- c’est le loup.

On a poursuivi la visite en empruntant un chemin au milieu de la forêt. Le temps était vraiment hivernal avec de la brume mais le cadre est très naturel avec une vue sur le paysage vallonné des alentours. On est passé devant l’emplacement des marmottes en pleine hibernation (il faudra revenir au printemps) puis devant les caracaras (oiseaux emblème du Mexique) dont la moumoute nous a amusé (il nous en faut peu !).

D’autres oiseaux sont présents au parc de Courzieu : des buses, des vautours, des chouettes dont une partie était visible. La chouette lapone est surprenante du fait qu’elle peut faire pivoter sa tête jusqu’à 270° degrés Alors qu’on l’observait, elle n’arrêtait pas de tourner son cou comme pour regarder droit dans les yeux l’autre chouette.

Si ce sentier s’appelle celui des loups blancs, c’est parce qu’il permet d’observer des loups blancs depuis un promontoire d’où on les surplombe (de bien plus près que les loups gris) ou derrière une vitre à leur hauteur.
Là on a vécu un instant suspendu quand un loup blanc s’est approché de la clôture comme s’il venait vers ma fille et a planté ses yeux dans les nôtres ..jusqu’à ce que quelqu’un arrive en hurlant derrière nous #lesgens #pourtantilnyavaitpasgrandmonde.

Ce qu’on a aimé

  • Le cadre très « nature »
  • Le chalet avec plein de jeux gratuits pour les enfants
  • Le poêle à bois dans le chalet auprès duquel on a trouvé des places assises. Après s’être méchamment caillés dehors, cette chaleur était merveilleuse. J’aurais eu un bouquin j’y serais restée volontiers
  • Les tarifs d’entrée réduits pour les vacances de Noël (par contre le tarif plein me parait important par rapport à la taille du parc, on en a quand même très vite fait le tour)
  • La proximité avec les loups blancs

Parc de Courzieu : Infos pratiques

Si vous me lisez depuis quelque temps, vous savez que nous sommes des extraterrestres (nous on l’assume mais on se sent très souvent « jugés ») qui vivons et nous déplaçons sans voiture. Or se rendre au parc de Courzieu sans voiture est impossible (en arrivant les « urbains » que nous sommes avions un peu l’impression d’être au bout du monde…sûrement à cause du brouillard : ) ).

La gare la plus proche est celle de l’Arbresle. En 30 minutes ensuite vous rejoignez la gare St Paul mais pour le trajet Arbresle-parc de Courzieu, il faut forcément une voiture.

Je termine avec cette photo prise à travers la vitre. Elle a un côté hologramme qui me plait bien.

J’allais oublier l’essentiel : est ce que la principale intéressée était contente ? Oui, 3 fois oui mais pas qu’elle. Cela nous a donné envie de revenir nous balader dans le coin…si tenté que cela soit accessible en train : )

Parc de Courzieu
Montmain la Côte
69690 Courzieu
Téléphone : 04 74 70 96 10

Quand les jours de grisaille s’enchaînent, il y a plusieurs options pour ne pas se laisser plomber le moral et l’une d’elles consiste à se replonger dans ses photos de vacances. Nous sommes partis à Turin juste avant le 1er novembre, juste avant qu’il fasse très moche partout. Il faisait doux, le ciel était bleu, on ne supportait pas les manteaux mais l’automne était présent à travers les couleurs orangées-dorées-cuivrées qui habillaient la ville ici et là. Et c’était particulièrement vrai aux alentours de la « Villa della Regina«  bâtie sur une colline à vignobles.

Résidence piémontaise de la Maison Royale de Savoie ( résidence des duchesses, princesses et reines des Savoie jusqu’au XIXe siècle ), elle a été restaurée et ré-ouverte au public il n’y a pas très longtemps. Comme cela grimpe un peu (pas mal diraient les enfants), que le quartier est moins touristique que d’autres, nous y étions quasiment seuls. Avoir un palais et des jardins rien que pour nous, un point de vue sur la ville magnifique, une ambiance très sereine (le clapotis des fontaines, l’absence de bruit de voitures ou de scooter, les vignes), font que je garde un très bon souvenir de ces quelques heures passées à la Villa della Regina (option cache cache géant dans les jardins pour les enfants qui ne voulaient plus partir).

Un petit aperçu ci dessous mais l’endroit est 100 fois plus beau en vrai :

 

Je vous conseille si vous êtes dans le coin d’en profiter pour flâner dans le quartier car il a une identité bien à lui. Peut être que j’ai été charmée aussi par le côté colline et rues qui montent (les croix-roussiens et croix-roussiennes comprendront ).

Avant de retraverser le Pô et de revenir sur la grande place Vittorio Veneto, je vous conseille de vous arrêter à la Pasticceria Sabauda, juste au début du Corso Casale et à droite (à la descente ) de l’église Gran Madre di Dio. Elle propose une gamme de biscuits tous petits que je n’ai vus nulle part ailleurs (et des croissants fourrés aussi). Cette pâtisserie a un côté suranné typique de pas mal de boutiques turinoises. 

Informations pratiques

Villa de la Regina 
gratuit pour les enfants
5 euros par les adultes
accessible avec les bus 53-55-56

Pasticceria Sabauda
Corso Casale 2 C

Je me balade peu du côté du quartier des Gratte Ciel à Villeurbanne. J’y allais de temps en temps quand ma sœur habitait dans le coin mais depuis je n’y ai aucune habitude, lieu chouchou (même si les viennoiseries de Bettant me font souvent saliver), ou spécialiste médical à consulter. Quand Fabien du blog Happycurio, villeurbannais et Emilie du blog Cinnamon And Cake, villeurbannnaise aussi (comme tous les gens qui ont suivi la visite d’ailleurs), m’ont proposé de suivre ensemble la balade historique et gourmande dans le quartier des Gratte Ciel, je me suis dit que c’était l’occasion d’en savoir un peu plus sur ce quartier.

Rendez vous était donné sur l’esplanade Geneviève De Gaulle, au pied de la grande cheminée, trace du passé industriel de Villeurbanne, nous a expliqué notre guide Véronique Bonfils. En 1810, Villeurbanne ne comptait que 1900 habitants (150 000 habitants aujourd’hui) et on y trouvait des champs avec des moutons. A la fin du 19° siècle, les champs ont laissé place aux usines et beaucoup d’ouvriers se sont installés à Villeurbanne (en 1921 la ville comptait 56 000 habitants, en 1931 elle en comptait 80 000). A l’époque, 7 habitants sur 10 travaillaient dans les usines. Ils logeaient dans des habitats ouvriers sans électricité, sans eau et sans toilettes. La seule pièce chauffée était la cuisine avec la présence du poêle à charbon.

Lazar Goujon (qui a donné son nom à la place entre l’Hôtel de Ville et le TNP et qu’on appelle aujourd’hui la place des jets d’eau) est maire de Villeurbanne à partir de 1924. C’est un ancien médecin qui constate que beaucoup de villeurbannais sont malades à cause des mauvaises conditions de vie. 1500 logements sont alors construits pour les ouvriers en plein centre ville.

Dans les années 80, beaucoup d’usines sont fermées ou déplacées mais par volonté de conserver les traces du passé industriel de la ville, la grande cheminée de l’ancienne teinturerie Boissier est conservée et transformée en oeuvre d’art par Felice Varini et l’architecte Giorgio Tognola.

Après cette introduction historique, la première étape de notre balade a été la boulangerie pâtisserie Louis pour une explication de la fabrication du pain, de la fermentation, des différentes farines biologiques utilisées par la maison suivie d’une dégustation bien-sûr.

Vous vous demandez comment reconnaître du pain artisanal ? La présence de bulles dans la mie (due à la fermentation) est un bon indice ainsi que la couleur du pain (le pain est cuit à 260°, on incise le dessus du pâton pour qu’il s’ouvre; c’est la buée injectée dans le pain qui fait la couleur) et l’aspect du dessous du pain.

Saviez-vous qu’en France, le poids réglementaire de la baguette est de 200 gr ? (la moitié c’est une ficelle, le double c’est une flûte).

Avant de rejoindre la prochaine étape, Véronique Bonfils nous a parlé du projet de l’extension du quartier des Gratte Ciel prévue sur 10 ans (le centre ville actuel a été construit sur 5 ans mais à l’époque l’espace était beaucoup plus « vierge »).  Le lycée actuel est reconstruit plus à l’ouest, les nouveaux bâtiments (dont 900 nouveaux logements et des bureaux) s’inspireront de l’architecture des bâtiments existants en améliorant certaines choses (moins de vis à vis par exemple). La tour Signal aura une hauteur du 38 m et accueillera l’enseigne Monoprix. Une nouvelle école Rosa Park (maternelle et primaire) est prévue ainsi qu’un complexe sportif municipal.

Pour moi partout où la voiture recule et où les espaces verts avancent, on gagne en qualité de vie, j’espère donc que dans ce projet le végétal aura une place importante.

C’est à ce moment de la balade que tout le monde s’est mis à chanter du Tina Arena (+1 pour ceux ou celles qui trouvent le titre auquel je fais allusion). Aviez-vous remarqué que les 2 L dans le logo Villeurbanne correspondent à ces deux gratte-ciel de 19 étages dont l’architecture est Môrice Leroux ?

La seconde étape de la balade gourmande était la cave des Gratte-Ciel où le caviste nous a expliqué qu’il propose aussi bien des vins à petits prix que des grandes bouteilles, reflétant aussi la mixité du quartier. Nous avons dégusté un chardonnay dont je n’ai pas entendu la provenance (trop timide pour reposer la question devant tout le monde).

En sortant, nous nous sommes arrêtés devant le TNP qui fut le Palais du travail et remplissait diverses fonctions à son ouverture : dispensaire, dentiste, piscine, lieu de réunion, brasserie, salle de spectacle (avec plus de places assises qu’aujourd’hui, les balcons n’existant plus).

J’avoue que je n’avais jamais réellement prêté attention à l’architecture si typique des immeubles qui bordent l’avenue Henri Barbuse, des immeubles à gradins avec une structure en fer (Môrice Leroux s’est inspiré des constructions présentes à Chicago) et un remplissage de briques. 

La surprise de cette balade est que notre guide nous a emmené visiter l’appartement témoin repris par la société villeurbannaise d’urbanisme (SVU) il y a 10 ans. Il a été reconstitué tel qu’il était dans les années 30 avec le confort de l’époque (il est possible de le visiter lors des Journées du Patrimoine).

Nous avec nos yeux actuels, on voit un petit appartement (42m2…cela dit pour ceux qui ont habité à Paris ce n’est pas si petit) mais à l’époque ces appartements du quartier des Gratte Ciel sont à la pointe du confort. L’eau, le gaz, l’électricité, le chauffage urbain sont fournis par une centrale thermique, les ascenseurs desservent tous les étages. Le carrelage deux tons à motifs orne les entrées et les vitraux Art Déco les cages d’escalier.

 

Quand je suis rentrée dans la chambre, entre l’armoire avec le miroir, la tapisserie « chargée » et l’édredon sur le lit, j’avais l’impression d’être dans la chambre où je dormais quand j’allais chez ma grand-mère maternelle.

Cette balade historique et gourmande du quartier des Gratte Ciel (mise en place par un management de centre ville Destination Gratte-Ciel , porté par la SVU, propriétaire des Gratte Ciel) était proposée dans le cadre du Festival Sur Place ou à emporter. Pendant tout le week-end, des foodtrucks avaient investi l’avenue Henri Barbuse pour régaler habitants du quartier (ou lyonnais osant s’aventurer jusqu’ici )).

Parmi les nombreuses animations, avaient lieu des apéros et des petits déjeuners au dernier étage d’un des gratte ciel avec une vue inédite sur le quartier mais aussi sur tout Lyon avec des ciels au lever ou au coucher du soleil qui me donnent très envie de réserver ma place l’année prochaine.

Si vous suivez mon blog depuis quelques années, vous savez que j’aime ce que j’appelle le tourisme urbain et j’ai beaucoup apprécié le côté historique de cette balade dans le quartier des Gratte Ciel. Cela m’a donné envie d’en suivre dans d’autres quartiers de la ville. A suivre : )

Des villeurbannais parmi vous ?

J’ai hésité à écrire un billet sur Dinan, ayant cassé mon appareil photo au début de mes vacances en Bretagne (c’est ballot hein ?) et du coup n’ayant que des photos faites au téléphone. Je sais qu’on est à une époque où l’image prime, preuve en est le succès d’Instagram mais j’espère quand même vous convaincre, si vous êtes du côté de Saint Malo, d’aller passer au moins un jour à Dinan.

1-La gare

Nous sommes arrivés par le train (avec les prix ronds mis en place l’été par la région Bretagne, cela est vraiment intéressant). Bien entendu il ne faut pas être pressé (mais on est en vacances ) et la gare de Dinan est pour le moins singulière aussi extérieurement qu’intérieurement. A côté de la salle des départs et arrivées, se trouve un musée des chemins fers que nous n’avons pas visité mais qui parait assez typique.

Dinan

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2-Un petit air british

Je crois que, parmi les nombreuses choses qui me plaisent en Bretagne, il y a -pas partout mais dans certains endroits, – la touche anglaise. A Dinan cela a pris la forme d’une boutique écossaise aussi charmante par sa façade que par sa sélection d’objets.

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3-L’empreinte de l’histoire

Dinan est une cité médiévale classée ville d’Art et d’Histoire et ce n’est pas pour rien. Ancien couvent transformé en lieu d’exposition, ancien tribunal de justice, maisons à pans de bois, tour de l’horloge, château …nous n’avons pas eu assez d’une journée pour en faire le tour.

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4-La rue du Jerzual

La rue du Jerzual qui relie le port à la ville haute (ou inversement) est une raison à elle seule de visiter Dinan. Elle est bordée de galeries, de boutiques (mais pas de souvenirs ) et de quelques restaurants mais elle a été préservée. Fleurie, pentue, présentant de vives couleurs en façades, pas étonnant qu’elle soit autant photographiée.

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5-Le port

C’est très subjectif mais pour moi une ville traversé par une rivière, un fleuve ou près de l’eau a tout de suite plus de charme. Si je reviens, je me baladerai plus longtemps du côté du port de Dinan.

Quand nous avons fini de descendre la rue Jerzual, les estomacs criaient famille et nous sommes partis à la recherche d’un endroit où nous poser.

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6-Les remparts

2.7km de courtines, 10 tours, 4 portes, côté remparts, Dinan ne fait pas les choses à moitié et en plus ils offrent de magnifiques points de vue sur la ville et sur le port de Dinan. Chaque année en juillet a lieu la fête des remparts et j’imagine que l’ambiance dans pareil décor doit être à part.

 

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7-Les alentours du jardin anglais

En suivant un panneau dans la ville, nous avons découvert une cathédrale où un homme chantait à cappella avec une voix de femme (aidez moi on parle de ténor ? de haute contre ?). L’acoustique était magnifique et le moment magique. Juste derrière la cathédrale se trouve le jardin anglais. Si je n’ai pas trouvé sa végétation extraordinaire, il vaut le détour pour le panorama qui se dessine à vos pieds en contrebas avec le port de Dinan.

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8-Les bonnes adresses sucrées de Dinan

Pas de crêperie à vous conseiller. Il est coutume de dire qu’elles sont toutes bonnes et pour en avoir tester un bon panel lors de mes différents séjours en Bretagne, je peux vous dire qu’elles sont loin de se valoir toutes. A Dinan, nous n’avons pas fait l’effort de quitter une rue très touristique et le résultat était des galettes pas mauvaises mais qui ne resteront pas dans nos souvenirs.

Si vous passez à Dinan et que vous aimez le très bon chocolat, ne manquez pas par contre la boutique de Johann Dubois dont je vous ai parlé plusieurs fois sur le blog.

J’avais aussi repéré la pâtisserie de Gaël Redouté mais ce sera pour une autre fois.

Bon à savoir : Dinan est à seulement 30 minutes de St Malo en voiture, un peu plus en train. Pour moi, c’est une visite incontournable si vous êtes en vacances dans la belle cité corsaire.

Et vous, Dinan, vous connaissez ? 

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