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C’est l’été, il fait chaud, si on allait à la piscine ? Pas n’importe laquelle, la Piscine de Roubaix transformée après divers travaux en musée d’Art et d’Industrie André Diligent et inauguré en 2001. Ici pas d’odeur de chlore, pas de maitre-nageurs avec la marque du tee-shirt en bronzage mais aucun doute sur ce que fut le lieu de 1932 à 1985, date à laquelle la piscine ferma pour des raisons de sécurité. Pas besoin de maillot ni de bonnet de bain, vous venez ?

Jeux de lumière à la Piscine de Roubaix

Ce que je connaissais, avant tout, de la Piscine de Roubaix, ce sont les grandes verrières représentant le soleil levant et le soleil couchant. Quand la lumière passe à travers elles et que les couleurs des tympans se reflètent dans le bassin central, les photographes s’en donnent à cœur joie. J’ai tout de suite pensé aux « igers » dont j’ai fait la connaissance à Gand et que je voyais s’agenouiller près des flaques pour immortaliser les plus beaux jeux de réflexion (j’avoue que je me suis demandée ce qu’ils fabriquaient, ils m’ont expliqué et puis j’ai montré le truc à mes enfants et pendant 2 minutes j’ai été, dans leurs yeux, celle qui avait fait une super trouvaille )).

J’imagine qu’ils s’éclateraient ici car on peut varier les angles à l’infini ou « jouer » avec le portique de Sandier restauré en 2002. Ce sont ces soleils que j’ai vus en premier en arrivant au musée.

 

 

 

 

 

 

Un lieu marqué par les traces de son ancienne fonction

C’était la première fois que je mettais les pieds au musée Piscine de Roubaix et je me suis aperçue, à posteriori, que sur le temps de ma visite, j’ai finalement assez peu regardé les œuvres en elles-mêmes. En effet une grande partie de mon attention a été capturée par le lieu et les traces de son ancienne fonction qui ont été préservées et qui font « corps » remarquablement avec son nouvel usage.

Ici la signalétique, là les douches individuelles, là encore l’escalier, plus loin les meubles en bois qui servaient de casiers, je me suis livrée, tout au long de ma visite, à un petit jeu de piste intérieur.  Régulièrement, le bruit des enfants jouant dans la piscine envahit l’espace et on s’attend presque à les voir sauter dans l’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’art est pourtant bien présent et partout avec 196 expositions et accrochages depuis 15 ans, 1461 artistes et 70879 œuvres ! (autant dire qu’on peut y revenir souvent ). Ce que voit l’œil humain, peut être en premier, ce sont les sculptures formant comme une haie d’honneur de part et d’autre du bassin alors que le visiteur peut s’assoir sur des rebords aux mosaïques évoquant l’univers marin.

 

Peintures, céramiques, dessins, vitraux, tissus se découvrent au fil des déambulations : ici un tableau de Raoul Dufy, là une œuvre de Picasso…

Comme je vous l’ai confié, j’ai pas mal papillonné pour cette première visite, trop absorbée par le lieu même mais j’ai été frappée de la façon dont certaines œuvres (comme cette statut ci dessous dite l’Étoile du Berger) apparaissait sous des visages différents selon le moment de la visite et l’angle dans lequel le visiteur se trouvait.

Je ne m’étais jamais posée la question du cadre ou de l’arrière plan car si on écarte la scénographie propre à toute exposition, souvent une œuvre est exposée sur un fond blanc. L’Étoile du Berger est immense et imposante lorsque l’on se place au bord du bassin puis baignée de lumière et de couleurs lorsqu’on est à l’étage.

Dans la série « petites manies », je pourrais passer des heures dans les librairies de musées et celle du musée Piscine de Roubaix installée dans l’ancienne chaufferie ne fait pas exception.

J’ai aimé aussi le jardin et la terrasse qui donne sur celui-ci, terrasse du restaurant salon de thé (où l’on peut déguster des pâtisserie Meert, une autre raison d’y revenir).

Comment se rendre au musée Piscine de Roubaix sans voiture depuis Lille ? Prenez la ligne 2 du métro jusqu’à l’arrêt Gare Jean Lebas puis marchez 50 mètres.

J’espère vous avoir convaincu de vous jeter à l’eau et de vite prendre un billet direction le Nord pour aller visiter la Piscine de Roubaix .

A suivre d’autres raisons de partir un week end à Lille : )

Et vous, vous connaissez ce musée ?

 

Après avoir tenté de vous convaincre du charme de la Sardaigne hors saison, vous avoir montré San Teodoro,  aujourd’hui je vous propose de passer une journée sur l’île de la Maddalena. Avant de traverser le petit bout de mer et de poser pied sur cette île, j’ai découvert la forteresse du Monte Altura construite de 1889 à 1891 et qui a servi aux soldats pendant les deux guerres mondiales. On peut voir, pendant la visite, l’endroit où se « caler » les soldats pour tirer les canons mais aussi les douches et les bains mais j’avoue avoir été surtout impressionnée par le panorama  sur l’archipel de la Maddalena et la Corse.

Se balader dans les ruelles de Maddalena

Après une traversée en ferry d’une trentaine de minutes depuis Palau (passager seul aux alentours de 7 euros aller-retour selon la saison, détails des tarifs avec une des compagnies qui fait la liaison ici ) (pour les anxieux du mal de mer -j’ai tout le temps des requêtes google qui atterrissent sur le blog concernant la traversée avec Corsica Ferries de Toulon à Bastia – c’était très calme et le mieux est de rester dehors sur les ponts pour être à l’air libre si vous craignez), me voilà arrivée à Maddalena qui est à la fois le nom de l’île (ou plutôt des îles) et celui de la ville principale de l’île.

Sur cette île était située une base  de sous-marins américains avec comme conséquence directe 5000 américains dont 3000 militaires et leur famille vivant ici, des logements leur étant destinés et une économie locale qui reposait beaucoup sur leur présence. Il y a 7 ans, sans tambour ni trompette tous les américains sont partis, de nombreux bâtiments sont vides aujourd’hui et trouveront probablement à terme une autre « utilité ».

Les Sardes avaient coutume d’appeler entre eux, la ville de Maddalena, le « Paris » sarde, les prix étant plus élevés qu’ailleurs en Sardaigne car adaptés au pouvoir d’achat des américains.

Comme j’avais quartier libre sur le créneau du déjeuner (oui j’ai abandonné assez vite le groupe )), j’en ai profité pour me perdre sans but véritable dans les petites ruelles de la ville qui, dès qu’elles montent, permettent de nouveaux points de vue sur la mer. J’ai bien aimé aussi le quartier du port (les premiers habitants furent 1700 bergers corses – à l’époque la Corse et la Sardaigne n’étaient pas séparées par la mer- puis la ville fut habitée par des pêcheurs de Naples et de Gènes) et l’ambiance de « dolce vita » qui imprègne les lieux dès lors qu’on s’éloigne des restaurants et des bars les plus touristiques.

 

Si vous voulez manger sur le pouce et pas cher, je vous conseille de vous prendre une part de foccacia à la panetteria focacceria et de la déguster sur le petit banc devant la boutique ou face au port. Je me suis laissée tenter par une glace délicieuse pistache/ bacio (chocolat-noisette) au glacier Bellamia (super rapport qualité prix) ..j’y retournerais bien juste pour goûter les autres parfums.

 

Admirer les eaux cristallines des îles de la Maddalena

Après cette halte en ville, j’ai eu un aperçu trop bref de la beauté des plages de l’île de la Maddalena (en sachant que l’archipel compte une soixantaine d’îlots rocheux de toutes les tailles et 7 grandes îles, la plus habitée étant l’île de la Maddalena et la plus sauvage à visiter à pied étant l’île Cabrera). Entre les eaux turquoises, le granit rose, le sable blanc, les côtes très déchiquetées et les rochers sculptés et érodés par les vents (le petit jeu consistant à deviner à quels animaux ils ressemblent), difficile de planter un décor plus carte postale que celui-ci.

 

ma curiosité m’a poussé à toucher ce qui ressemblent à des petits coquillages
mais qui est, en fait, de la famille des méduses (heureusement cela ne pique pas, ne brûle pas ) #jevisdangereusement

 

Comme vous pouvez le constater sur les photos, l’île de Maddalena, même en étant la plus habitée de l’archipel, est très sauvage. Sur l’île de Budeli, la plage au sable rose (immortalisée par Antonioni) a été fermée au public car les touristes emportaient tous un peu de sable avec eux #lesgens.

Sur l’île des asperges sauvages, la princesse Soraya, première femme du Shah d’Iran (qui l’a répudié car elle ne lui « donnait » pas d’enfant) voulut acheter une plage sur laquelle elle avait ses habitudes et elle reçut des autorités sardes une réponse négative. J’espère réellement que les pouvoirs publics continueront à vouloir préserver ce petit bout de terre face aux projets immobiliers.

en face les falaises de Bonifacio

 

Si j’ai l’occasion d’y retourner un jour, j’aimerais découvrir cet archipel par bateau (beaucoup de compagnies le proposent, idéalement il faudrait pouvoir avoir une visite quasi privée pour ne pas se retrouver en troupeau au même endroit) et voguer de plages en plages (et j’en connais un, qui, va le faire cet été )).

Cette escapade en Sardaigne se termine ainsi. Il me reste encore quelques paquets de fregola et autres pâtes rapportées de là-bas et comme à mon habitude, le voyage se prolongera encore par l’assiette.

Est ce que la Sardaigne est une destination qui vous tente ?

Je n’ai pas un millier de choses à vous raconter et à vous montrer au sujet de la Sardaigne. Ces vacances là ont été surtout synonyme de repos, de pieds sous la table (et oui j’avoue j’ai franchement apprécier) avec quelques balades pas loin de l’endroit où nous logions. Nous sommes ainsi allés deux fois à San Teodoro (ville située à 25km d’Olbia), connue principalement pour ses nombreuses belles plages.

La première fois nous avons marché dans le sable blanc de la longue plage de la Cinta avec vue sur l’île de la Tavolora. En revoyant les photos, je trouve quelques similitudes dans la végétation avec certaines plages de Camargue. D’ailleurs en empruntant un petit chemin (avec des buissons épineux, presque Koh Lanta)), on est tombé sur des marais où on était sensé voir des flamants roses.  Comme nous étions hors saison (en Avril) et qu’il ne faisait pas particulièrement chaud (assez drôle de voir certains français en tee-shirt/short et des italiens avec des doudounes, la vérité doit se trouver au milieu ), personne ne se baignait.

san teodoro

On est retourné à San Teodoro, côté village, un jour de marché avec l’idée d’emporter quelques souvenirs …comestibles (étonnant, non?). Rien à voir avec les grands marchés vus à Rome mais une certaine ambiance, l’accent chantant des marchants apostrophant les passants (et les touristes), des tentatives de dialogue  (sans surprise, les Sardes sont ravis quand on essaie de parler un peu Italien …même si cela se finit souvent avec les mains) et quelques produits locaux (du fromage et de la charcuterie) achetés sur place pour les déguster une fois de retour sur Lyon.

sur une place, un groupe de personnes avait dessiné à la craie des personnes couchées par terre; certaines semblaient blessées.
Ayant vu une banderole « Don’t touch my brain », je suis allée voir de quoi il s’agissait et c’était une façon de dénoncer la violence à travers le monde

 

C’est déjà fini pour aujourd’hui … Prochaine étape la ville et les beaux paysages de la Maddalena.

Il est loin le temps des colliers de nouille (et pour dire vrai, je n’en ai jamais eu et n’en suis pas traumatisée). Hier ils m’ont offert dessins, bons « pour petit déjeuner au lit », petits cadeaux et des wagons de mots doux. Ils avaient même imaginé une pièce de théâtre (qui parlait de gâteau au chocolat, mais où vont-ils chercher tout cela ?) et un tour de magie spécial fête des mamans (j’ai tiré une carte avec le nom de Julien Doré dessus…bon il n’est pas sorti d’un chapeau )).

Le fraisier trop choux de Guillaume Flochon

Dimanche matin j’avais la valise du fiston à boucler pour sa semaine de classe verte (comme je vais l’attendre le petit mot sur la porte de l’école pour dire aux parents que les enfants sont bien arrivés à destination) et je n’avais pas le temps de pâtisser (et puis autant j’adore préparer un dessert pour des personnes à qui j’ai envie de faire plaisir, autant je suis peu emballée à l’idée de préparer mon propre dessert ).

J’avais vu passer la création éphémère de Guillaume Flochon : le fraisier trop choux et j’aimais bien l’idée de ne avoir à choisir entre le fruité d’un fraisier et la gourmandise d’un chou. Ce fraisier trop choux était composé d’une crème mousseline légère, d’un biscuit amande, de fraises gariguettes, et de choux garnis d’un confit de fruits rouges et d’une crème mascarpone à la vanille de Madagascar …un régal ! (le cœur s’est fêlé pendant le trajet).

Week-end à Lille

Si je n’ai pas eu le temps de pâtisser, c’est aussi car nous sommes rentrés très tard samedi soir d’un grand week-end à Lille. A 3h de train de Lyon, Lille est une ville très colorée, avec des jardins et des parcs, un centre historique où il est très agréable de se balader et un grand dynamisme culturel. Nous avons eu la chance, en plus, d’avoir un ciel bleu et un temps estival du début à la fin bref gros coup de cœur pour Lille dont je vous reparlerai bientôt sur le blog quand j’aurais trié mes trop nombreuses photos.

Dans les ruelles si charmantes du Vieux Lille cet après-midi

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Fin du week end Lillois riche en découvertes (ici la place Gilleson )

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Verre avec vue au bar Les Muses

C’était l’été avant l’heure aussi lorsque j’ai pris un verre à la terrasse des Muses, le bar de l’Opéra de Lyon, lors d’une soirée Only Lyon. Vue sur la colline de la Croix Rousse d’un côté, vue sur la colline de Fourvière en face, lumières changeantes sur la ville quand le soleil commence à faiblir, l’endroit vaut le coup de braver votre vertige si vous en souffrez (et puis vous n’êtes pas obligé de vous approcher tout près des Muses).
Ce bar devait n’être ouvert que jusqu’à fin mai et bonne nouvelle, vous pourrez aller y trinquer et admirer le point de vue magique sur Lyon pendant tout l’été.

 

Le coffret de chocolats  Bretagne Henri Le Roux

Enfin le coffret de chocolats Bretagne* d’Henri Le Roux a comme un avant-goût d’été (quoi, tu pars encore en Bretagne ? oui mais jamais au même endroit ) avec ses 6 bonbons de chocolat, invitation en terres bretonnes.

Caramel au beurre salé enrobé de chocolat noir (classique mais qui produit toujours son effet ), sarrasine (avec une ganache infusion au blé noir, mon préféré !), Yannick (gianduja et crêpes dentelles), p’tit déj lait (praliné feuilleté au café et crêpes dentelles), Soizig (praliné et crumblé blé noir, à la fleur de sel de Guérande, mon second préféré…oui j’ai ma période sarrasin ) et Ganaka (ganache au caramel), voici pour la composition de ce coffret Bretagne qui a bien trop vite été fini.

J’ai déjà eu aussi l’occasion de croquer dans les tablettes du chocolatier Henri Le Roux et si vous passez devant une de ses boutiques parisiennes (une à Saint-Germain des prés, une rue des Martyrs et une rue Saint Dominique), je vous conseille vraiment d’y entrer (il fabrique aussi de très bons caramels).

Sur ce, je vous souhaite un bon lundi : ) (une semaine de 5 jours cela va être limite étrange, non ?)

*coffret offert

Fin avril, j’ai traversé une bonne partie de la France, direction la Normandie (et Stone Charden de raisonner dans ma tête, oui j’ai des références très actuelles…c’était ça ou Gérard Blanchard..je crois que je viens de perdre mes lecteurs les plus jeunes )) pour assister et participer aux Rencontres de Cambremer.

Je connais assez peu cette région, mises à part les falaises d’Etretat et Giverny. Je l’admire régulièrement à travers les photos d’Anne-Laure T (qui m’a donné très envie d’aller à Chausey) ou d’ @alice_de_blondinie et sans grande surprise, j’ai repéré aux moins deux pâtisseries (Alban Guilmet et C & Choux) où j’aimerais aller à Caen.

J’ai découvert des paysages normands très bucoliques avec ses étendues vertes, ses champs de pommiers en fleurs, ses vaches et ses moutons, ses maisons à colombages et cette lumière si particulière.

L’Hôtel de charme Au Repos des Chineurs où j’ai posé mes bagages, était parfaitement raccord avec ce décor de carte postale du Pays d’Auge avec son jardin fleuri, ses chats et ses canards. La propriétaire voue une grande passion pour la vaisselle et le mobilier anglais et la particularité du lieu et  que quelque soit la pièce dans laquelle vous vous trouvez, vous pouvez acheter un des objets qui vous entoure. D’ailleurs pendant le week-end, une chaise a « disparu ».

Dans cet ancien relais de poste datant du 17ème siècle, ma pièce préférée est sans hésitation, le salon où l’on peut bouquiner au coin de la cheminée, savourer un thé avec une pâtisserie maison l’après-midi et petit déjeuner le matin. …le tout dans une ambiance très british.

Breakfast en Normandie au repos des chineurs

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Pain frais,  confitures, brioche….tout est fait maison pour le petit déjeuner et on a bien du mal à ne pas s’attarder

 

Les Rencontres de Cambremer, édition 2017

Venons-en à la raison de ma venue, les Rencontres de Cambremer, festival des AOC/AOP en Normandie créé  en 1995. Si le village de Cambremer a été choisi, c’est parce que -au-delà de son incontestable charme- il est situé au début de la route du Cidre et au coeur du Pays d’Auge qui affiche avec fierté la production de 7 des 14 AOC/AOP normandes.

Pour rappel, un AOC/AOP est un produit alimentaire original et de qualité qui tient sa spécificité de son terroir. Les producteurs sont, eux-mêmes, responsables de leur Appelation d’Origine. Ils doivent suivre un cahier des charges très précis et proposent des règles de production, qui sont arrêtés par les pouvoirs publics.
Avec un AOC/AOP, on cherche avant tout la qualité (et pas la surproduction). Le fait de respecter des règles communes n’aboutit pas à une uniformisation du produit, celui-ci variant au contraire selon le terroir auquel il est lié.

Le festival, Les Rencontres de Cambremer, a lieu sur deux jours, il est libre d’accès (il faut juste s’acquitter de 4 euros par voiture à son arrivée et on vous donne alors un verre qui vous permettra de déguster les boissons présentes sur de nombreux stands). Il est un lieu de promotion, de découverte, de pédagogie des AOC/AOP et de rencontres avec les producteurs (vous pouvez bien entendu acheter des produits, il y a même des enfants avec des brouettes qui vous portent le tout jusqu’à votre voiture si vous êtes chargé). Le festival est aussi le cadre de réflexions autour de la notion d’origine de produits alimentaires (avec des conférences).

 

 

C’est un festival qui est à taille humaine, on accède facilement aux différents stands présents et au fil de la journée, on a le temps de connaitre les 14 produits reconnus en AOC ou AOP en Normandie (le Calvados, le Calvados Pays d’Auge, le Calvados Domfrontais, le Pommeau de Normandie, le Cidre Cotentin, le Cidre Pays d’Auge, le Poiré Domfront, les Prés-salés du Mont-Saint-Michel, le Camembert de Normandie, le Livarot, le Pont-l’évêque, le Neufchâtel, le beurre et la crème d’Isigny) ainsi que les produits en AOC et AOP d’autres régions de France.

Si on vous dit Normandie, à part Stone Charden, vous pensez aux fromages ? Ici il est partout : servi au restaurant Au P’tit Normand en entrée dans une tarte feuilletée à l’andouillette, dans les burgers, au cœur d’un concours de créations d’étiquettes pour une boîte de fromage, dans les ateliers enfant (ils peuvent apprendre comment on fabrique du camembert de Normandie, les 5 sens de la dégustation ou les accords du Comté par exemple).

Gérard Petit, fromager MOF passionné et passionnant, animait un atelier du Goût autour des accords entre le Pont-l’évêque (doux et crémeux en début d’affinage, plus intense en fin d’affinage; c’est la couleur de sa croûte qui permet d’en juger : plus il est orangé, plus son goût est prononcé), le cidre et le pommeau.
Après avoir fait macérer le Pont-l’évêque pendant 1h15 dans du pommeau et du cidre doux et l’avoir « roulé » dans des chips de pomme croustillantes, place à la dégustation. Une des choses que j’ai apprises lors de ce week-end est que certains fromages se marient très bien avec le cidre.

Pour qu’on puisse parler d’AOP, il faut que 50% des vaches qui produisent le lait soient de race normande et que 80% de leur alimentation soit produite sur l’exploitation. Les vaches doivent également pâturer au moins 6 mois au sein de la ferme.

Minute conso : attention quand vous faites vos courses en supermarché, de nombreux industriels utilisent pour le camembert l’appellation « fabriqué en normandie » et font passer un produit industriel pour un produit du terroir.

Périco LEGASSE (interview du Figaro datant 21 janvier 2017)– Le camembert «fabriqué en Normandie» est un leurre grossier et sa non-interdiction est en train de virer au scandale alimentaire. Comme le dit la loi, le seul camembert à avoir le droit d’user du terme Normandie est le «camembert de Normandie» dont l’appellation d’origine protégée (AOP) certifie qu’il s’agit d’un fromage normand élaboré avec du lait provenant de Normandie, c’est-à-dire de vaches élevées et nourries sur des pâturages de la région normande. À l’inverse, le camembert «fabriqué en Normandie» n’est soumis à aucune norme, aucune règle, puisque cette mention interdite par la loi signifie seulement que le fromage a été fabriqué dans une usine située dans le département du Calvados ou de la Manche, mais en aucun cas que le lait utilisé provient de ce territoire. Ce subterfuge a pour but de faire croire au consommateur qu’il achète un fromage normand, ce qui est faux car le lait utilisé pour le fabriquer peut provenir de n’importe quelle région du monde. On peut en effet fabriquer du camembert générique avec du lait importé de Pologne, de Roumanie ou du Brésil.

Bref pour faire court, on prend une fois de plus les consommateurs pour des couillons mais vous, en tant que consommateurs, vous avez le pouvoir de choisir un camembert DE Normandie avec l’étiquette AOC/AOP bien visible sur la boîte.

 

Tout le monde dit cheese aux @les_rencontres_de_cambremer

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De tous les fromages AOC/AOP normands, mon préféré est le NeufChâtel (d’ailleurs si vous savez où je peux en trouver du bon à Lyon, je suis preneuse).

Le Portugal, invité 2017 des Rencontres de Cambremer

A chaque édition, les Rencontres de Cambremer accueillent un invité (région ou pays) et cette année, il s’agissait du Portugal et plus particulièrement le centre du Portugal. Ana Soeiro, directrice de Qualifica, qui est une association de producteurs de produits AOP et IGP portugais, a montré lors de son intervention, les richesses de son pays et a présenté les produits IGP en préparation. C’était passionnant et cela donnait vraiment envie de partir en voyage au Portugal.

Étaient donc présents sur plusieurs stands les produits du Portugal suivants :
-le Queijo (fromage) da Beira Baixa AOP, un fromage cylindrique à pâte molle et à croûte fine qui se décline en trois goûts
-le fromage Serrada da Estrela  AOP, un fromage au lait cru de brebis à pâte onctueuse
-l’huile d’olive de Beira AOP à la saveur fruitée et dont il ne restait plus une seule bouteille le samedi soir
-le vin blanc et le vin rouge de la région du Centre Quinta Dos Platanos, appelation de Alenquer
-les Ovos de Aveiro IGP, littéralement les oeufs mous d’Aveiro, une douceur d’origine monastique dont la production remonte à plusieurs siècles.

Un des ateliers de cuisine était d’ailleurs consacré à cette confiserie dont l’extérieur aux motifs marins fait penser à de l’hostie et qui n’est composé que d’oeufs et de sirop de sucre (et de beaucoup de savoir faire).

J’ai aussi eu l’occasion de présenter ces ovos moles de Aveiro dans un dessert imaginé par Rémy Subileau, chef au Café Forges (situé à Beuvron-en-Auge).  Je l’ai assisté lors d’un atelier où nous avons dressé un dessert mariant influences normandes et influences portugaises, à savoir une quenelle de mousse de teurgoule (la teurgoule étant un riz au lait cuit au four et un incontournable normand) servie avec des suprêmes de clémentine et un « topping » mixant noix concassées et biscuits ovos moles de Aveiro. Pas le temps d’être aux fourneaux et derrière l’appareil photo pour vous montrer le résultat mais j’ai pu en goûter une bouchée et c’était délicieux !

Mangez des pommes

Impossible d’aller en Normandie sans boire au moins du cidre mais pas n’importe lequel s’il vous plait : le cidre pays d’Auge AOP ou le cidre Cotentin AOP. J’en ai goûté dès le premier soir à Cambremer ainsi que du Poiré Domfront dont j’ai ramené une bouteille. En Normandie, d’après ce que j’ai saisi, le poiré est servi pour les fêtes comme du champagne.

Lors des visites des Caves Huet, j’en ai appris plus sur le processus de fabrication du cidre : les pommes sont ramassées à la machine (une machine avec balai) une fois au sol, elles sont lavées puis triées à la main, les pommes sont ensuite broyées, elles macèrent avant de passer au pressoir. On obtient alors du moût de pommes qui deviendra soit du jus de pomme, soit du cidre, soit du pommeau, soit du calvados.

Le pommeau est un alcool relativement récent, il est peu alcoolisé et personnellement je préfère cela au calvados. Le vieillissement, dans les deux cas, se fait dans des fûts en bois. C’est ce dernier qui apporte une coloration au calvados. Contrairement à du vin, le vieillissement s’arrête dès que le calvados est mis en bouteille.

 

La distillation du calvados AOC aux caves Huet, s’effectue dans deux alambics (un alambic à simple distillation et un alambic à double distillation). Le processus complet dure 18h …inutile de vous faire un dessin quant à la différence avec un produit industriel.

Autre taille d’exploitation, autres méthodes de travail (j’en retiens tout de même un travail très physique, si le propriétaire est un ancien prof de sport ce n’est pas un hasard !) avec la ferme du bout du chemin de Luc et Nicole Bignon qui produit 20 000 bouteilles de cidre vendues sur place.

 On va voir les vaches ?

Mon week-end normand s’est terminé par la visite du Manoir de Grandouet, propriété de Stéphane et Lucile Grandval. Stéphane Grandval est à la fois producteur cidricole et laitier, il est très impliqué dans les Rencontres de Cambremer et dans la défense de la qualité des produits de la région.

l’instant « mais que c’est mignon ! »

Stéphane Grandval a installé un séchoir en grange de manière à ce que le foin reste humide . Il y ajoute de la luzerne indispensable à la mastication. Dans sa ferme, il n’y a pas d’ensilage de maïs, ce qui permet à la fois une autonomie alimentaire, l’élimination du risque de listeria et une meilleure qualité du lait.

 

une façon fort agréable de se quitter : )

Et vous, les produits AOC/AOP de la Normandie vous les connaissez ?

Un grand merci à Elsa pour l’invitation et pour son énergie, à l’agence Michèle Frêné Conseil, aux producteurs pour leur accueil et un petit coucou à tous mes camarades (Christelle de Cuisine de tous les jours, Muriel de Cooking Mumu, Anne-Laure de Chez Anne-Laure T, Sandra de Cuisine Addict, Létitia de Piment Oiseau, Sylvain de Un peu Gay dans les coings et Virginie de Plus on est de food Plus on rit), lors de ce week-end.

Cette semaine alors que je parlais de mes vacances en Sardaigne en avril avec une amie, elle m’a dit que jamais elle n’aurait pensé à cette destination pour le printemps. C’est vrai que la chaleur n’était pas caniculaire, qu’il fallait être breton ou anglais pour se baigner (je vous aime les bretons et les anglais )) mais le gros avantage de cette période, hormis le peu de monde, est que la nature était en plein réveil.

Je n’ai vu qu’un petit morceau de la Sardaigne du Nord mais ce coin là m’a charmé car il est resté très intact, « sauvage », sans immeubles ni grosses constructions et peu peuplé. Cette région, comme 70% de la Sardaigne, est constituée de collines recouvertes de maquis méditerranéen. Partout où vos yeux se posent, ils croisent des oliviers sauvages, des genévriers, des genets jaunes et des cystes (ces buissons de fleurs blanches qui sont en pleine floraison en mai). Cela donne un tableau très vert avec des touches de couleurs qui, sitôt qu’on aperçoit la mer, peut évoquer la Corse.

 

 

L’endroit où nous logions était en bordure d’une plage, qui n’avait peut être pas le charme des grandes plages de sable blanc qu’on trouve ailleurs en Sardaigne, mais qui n’a pas cessé de m’étonner par la richesse de sa flore partout où nous marchions (pour les légendes, je vous laisse compléter, je suis plutôt mauvaise en botanique).

 

 

 

Non seulement nous étions entourés de végétation mais dès que nous empruntions le moindre chemin, nous finissions par tomber sur des chèvres, des chevaux, des ânes, des cochons, des vaches qui semblaient posés là au milieu de nulle part .

celui là est arrivé en courant et en hennissant alors que je rêvassais pour changer (je sais pourquoi je ne conduis pas, je serai un danger public !)
et j’ai fait une sorte de grand jeté pas maîtrisé …sans témoin heureusement : )

 

 

 

 

vœu compte double étant donné la taille de ces fleurs de pissenlit

 

 

fenouil sauvage ou panais ? je crois qu’il s’agit de la seconde option car un sarde m’a dit que c’était toxique pour les animaux

 

 

 

Pas loin de notre hébergement, se trouvaient des marais comme en Camargue avec des flamants roses (pas très roses). Même si je vois régulièrement ces oiseaux au parc de la tête d’Or à Lyon, l’émotion n’est vraiment pas la même quand on a la chance de pouvoir les observer dans leur milieu naturel alors que le jour commence à faiblir. De loin on dirait presque qu’ils marchent sur l’eau. Et puis on finit par se résoudre à quitter les lieux… pour ne pas finir dévorée par les moustiques.

 

Et vous, la Sardaigne vous connaissez en été, hors saison ?

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