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…outre la santé des êtres chers, mon souhait le plus important est d‘avoir du boulot, beaucoup de boulot parce que cette nouvelle voie que j’ai choisi en reprenant mes études me plaît beaucoup, je m’y éclate même mais cela ne me fait pas vivre.  Est-ce que ces cours et ce diplôme ont servi à quelque chose ou pas ? est-ce que j’ai fait des mauvais choix ? (de formation, de stage) je me suis posée beaucoup de questions depuis cet été, je n’ai pas connu beaucoup de nuits sereines ….l’année prochaine l’heure sera aux décisions, même si je n’ai bien évidemment pas envie de baisser les bras, ni de revenir en arrière, il y aussi un moment où l’entêtement devient de la stupidité et n’ayant ni homme suffisamment riche pour m’entretenir ni arbre à billets dans mon salon, certains choix s’imposent ne serait-ce que pour assumer les dépenses les plus incompressibles ( à commencer par le remboursement de mon prêt). J’espère ne pas être obligée de revenir à ce poste si loin de ce que j’aime et qui m’a boosté pour changer de chemin, l’échec serait total.

Dans la série travail (après promis c’est plus léger), j’aimerais qu’après des dizaines (vingtaines?) d’entretiens, IL trouve enfin un poste non réservé d’avance à quelqu’un d’autre et qui lui aille comme un gant (tant qu’à faire) avant Mai prochain.

…ça ressemble plus à une résolution qu’à un souhait mais je voudrais prendre plus soin de moi …de la zumba pour budget serré, une piscine municipale sans mycose, ni eau à 21°, ni bombes atomiques dans le bassin pour me décourager d’y remettre les pieds, une nutritionniste de l’école Zermati si j’ai assez de boulot pour la payer parce que toute seule je n’arrive pas à me délester de mes kilos en trop, des massages parce que c’est bon tout simplement

..des brunchs qui ne coûtent pas le prix d’un déjeuner dans un resto au bon rapport qualité prix, tout ça pour manger des viennoiseries et des oeufs à la coque, c’est possible ?

… des fous rires au moins une fois par semaine

… les pâtisseries de Carl Marletti et celles de Pain de sucre (en vérité ma liste est nettement plus longue mais vu les souhaits précédents, j’essaie, pour une fois, de ne pas être trop contradictoire)

…des séries qui me donnent envie de connaitre absolument la suite (à commencer par Mad Men qui m’attend depuis plusieurs mois) et des livres qui tiennent éveillés

…des rencontres et des retrouvailles

…des soirées Yelp et d’autres où on refait le monde même si on n’a plus 20 ans

…des amitiés qui durent, des amitiés naissantes

…des jeux de séduction pour se sentir plus vivant même si c’est l’espace de quelques minutes

…des gens qui tiennent parole (en passant merci Romain), des projets qui ne soient pas que des mots, du vent

…des chansons d’amour aussi belles que celles de Benjamin Biolay ou Alex Beaupain et d'autres pour danser

…des films qui piquent les yeux

…des cartes écrites à la main, des carnets papier (c'est mon côté vieille France)

…des mots qui font rougir

…des griseries légères pour oublier, s'oublier

…des vacances en Bretagne

…des baisers volés, des baisers sous la pluie, des baisers qui donnent des papillons dans le ventre, des baisers pas du bout des lèvres parce qu'on a passé l'âge (un baiser de Jérémy Elkaïm j'en demande trop ? )) ..bref pour celles qui se demandent quel est le rapport entre mon avatar et le chocolat, aucun si ce n'est celui là )

…un anglais à améliorer (j'ai déjà les supers conseils de Camille…il ne reste plus qu'à les appliquer) et un ordinateur à optimiser pour éviter qu'il plante régulièrement (on m'a conseillé de regarder sur Simplitec).

…des enfants bien dans leurs baskets

…des nouveaux desserts à préparer, rater, recommencer, partager

…des milliers de choses à apprendre

Et vous, des projets, des résolutions, des changements pour 2013 ?

(ça tombe pile poil pour les lundis de Zaza)

Dans deux jours, je suis sensée rendre mon rapport de stage. Je viens de passer une bonne partie du week-end dessus et s’il est en grande partie rédigé, il y a encore bien des points à peaufiner, vérifier. Je me mettrais bien quelques coups de pied aux fesses si j’étais assez souple pour avoir attendu le dernier moment. Impossible de travailler autrement que dans l’urgence, comme si j’avais besoin d’avoir un couteau sous la gorge pour m’y mettre une bonne fois pour toutes, comme si sans cette adrénaline pâtinée de stress j’étais dans l’incapacité totale d’avancer. Il suffit que je sache que j’ai encore du temps devant moi, un délai pour que je remette à plus tard.

Cette sale manie ne date pas d’hier. Je me souviens le bourrage de crâne les quelques jours avant le bac plutôt que de commencer à revoir les cours bien en amont. Je me souviens des exposés à science po que je buchais avec un autre procrastinateur en puissance quasiment la veille nous occasionnant au passage quelques frayeurs et plusieurs nuits quasi blanches. Au final on a eu des résultats plutôt bons.

J’ai beau savoir que travailler ainsi n’est pas confortable, que je vais attraper au passage quelques poussées d’angoisse,  je n’ arrive pas à planifier. Mon manque de motivation pour ce genre de travail scolaire doit y être pour quelque chose mais c’est pas une excuse.

Tiens là tout de suite, je devrais continuer à revoir ma copie, écrire cette transition et cette conclusion qui manquent mais je suis là à bloguer en pensant qu’il me reste encore deux soirées, une fois que les enfants seront couchés….incorrigible )

et toi, victime du même syndrome ou pas ?

Tu en connais beaucoup des hommes qui se mettent en 4 pour leur chère et tendre parce qu’un jour celle-là a eu  l’idée folle de reprendre l’école? moi je vois plutôt autour de moi des femmes qui se plient en 10 parce que leur mari a une carrière, un métier prenant, des horaires de dingue. …et encore rarement l’inverse.

Si l’homme n’est pas au foyer, depuis fin septembre, il prend en charge une grande partie des tâches parentales. Il réveille, habille, fait déjeuner, conduit les enfants jusqu’à l’école quasiment tous les matins et comme mes horaires ne sont clairement pas adaptés aux jeunes parents en reprise d’études, il gère aussi le planning en début de soirée.

Mes week-end, à quelques exceptions près, étant aussi gais et variés qu’un programme d’Arte un samedi soir après 23h30, il est le gentil organisateur désigné du couple, sortant le grand pendant que la petite dort, ou évacuant l’appartement quand cela devient trop bruyant et que j’ai besoin de concentration.

Les repas, les courses, les rendez-vous médicaux pour les enfants, les papiers divers et variés, les coups de fil, il s’occupe de tout.

Et comme si cela ne suffisait pas, c’est aussi mon coach à domicile, celui qui écoute mes insupportables jérémiades au moins un jour sur deux parce que je ne me sens jamais à la hauteur, celui qui me convainct du contraire quand je lui sors pour la énième fois que « je n’y arriverais jamais », celui qui me remotive quand j’ai envie de tout laisser tomber.

Il y a 10 ans jour pour jour, j’entrais dans sa vie et lui dans la mienne…j’ai trouvé que l’occasion de le remercier aujourd’hui était toute trouvée )

Samedi dernier, j’ai reçu un courrier de ma caisse de Sécurité Sociale m’annonçant froidement que mes droits étaient suspendus depuis le 1er octobre 2011. Passons sur le fait d’être avertie trois semaines après..heureusement que ni moi ni mes enfants n’avons eu la mauvaise idée d’être malades ou hospitalisés dans ce laps de temps.

Ce qui est formidable c’est que suite à mon changement de situation professionnelle (une mise en disponibilité d’un travail pour reprendre des études), j’avais bien entendu appelé ma sécurité sociale pour savoir quelles étaient les conséquences, ce que je devais entamer comme démarche. J’étais tombée sur une conseillère qui m’avait expliqué qu’étant donné la durée assez courte de mes études et ayant plus de 26 ans, je ne pouvais pas adhérer à une caisse étudiante. Dans une grandeur d’âme inhabituelle, ma caisse concédait à me garder chez eux l’espace de quelques mois.

J’étais soulagée. J’avais tort, compris-je, en recevant le courrier.

J’ai donc repris mon téléphone et là la version avait totalement changé. Puisque j’étais étudiante (et pas au chômage?), je ne pouvais pas rester chez eux et je devais devenir ayant-droit du conjoint. Ça m’apprendra à envoyer un dossier aussi complet que possible avec un certificat de scolarité )

Rien de grave, me répondras-tu, en définitive puisque je suis couverte désormais par la caisse de sécurité sociale de l’homme sauf que ne plus avoir de carte vitale, c’est peut-être idiot mais ça me donne l’impression d’avoir perdu un peu d’existence sociale.

Et toi, des histoires avec ta sécu ?

source: iobad.com

Je l’ai martelé souvent ici avec conviction : une maman bien dans ses pompes c’est une femme épanouie qui sort, qui a une vie amoureuse en dehors de ses enfants, qui prend des bouffées d’air pur ailleurs histoire qu’un jour de colère elle ne balance pas le couplet sur le sacrifice d’une mère à sa progéniture.

N’empêche que dans la réalité, depuis que j’ai repris mes études, je ne peux pas m’empêcher de penser que mes enfants en paient le prix :

avant la semaine commençait en douceur pour le grand et sans cantine car je ne travaillais pas ce jour là. Maintenant je n’ai pas cours le lundi mais j’ai tellement d’exposés ou de travaux en groupe que je retrouve des élèves pour travailler et je n’arrive pas à être disponible pour la sortie du déjeuner.

avant les enfants pouvaient dormir le mercredi matin et ils en profitaient pour s’offrir régulièrement une grasse matinée. Maintenant ils sont réveillés encore plus tôt que les jours d’école car je quitte la maison avant 7h ce matin là et l’homme doit assurer l’ouverture à son travail.

avant mercredi rimait avec cours d’éveil musical et atelier pâtisserie mère-enfant. Maintenant le chérubin n’a plus d’activité extra-scolaire et je réalise qu’avoir son mercredi quand on est parent est un luxe dans le monde du travail actuel.

avant j’étais disponible pour les enfants au moins la moitié de la semaine. Maintenant en rentrant je cours dans tous les sens pour caser toutes les tâches ménagères et si j’arrive à trouver 10 minutes pour jouer avec eux, c’est déjà pas mal.

– avant je les amenais à l’école tous les matins…maintenant j’y vais le lundi et c’est tout..souvent je pars de la maison alors qu’ils dorment encore sans même les préparer, les embrasser.

Bien-sûr je les câline tant que je peux, j’essaie de jouer avec eux, de les écouter comme avant mais pas de doute, je suis moins disponible et ils le ressentent. Manque plus que j’entende ou que je lise une maman dire « mon bonheur c’est avant tout mes enfants » et mon sentiment de culpabilité parentale  atteint alors des sommets )

Et toi, affranchi(e) de tout sentiment de culpabilité ou pas?

Edit : les gagnantes des paquets Carambar abracarambar sont Miss Cupcake, Pivoine et Bunny Kokeshi ! J’attends vos adresses les filles )

Même pas une semaine que j’ai repris le chemin de la fac et je me plains déjà. Je crois que j’avais mésestimé ce changement dans mon rythme de vie, que je ne m’étais pas préparée psychologiquement à ce basculement total malgré l’avant goût de cet été (des devoirs à réaliser pendant les vacances des enfants et entre deux départs).

Le cerveau est un muscle, (copyright : Philippe Caillet quand j’ai exprimé mon affolement sur twitter) mais ce n’est pas vraiment le fait de me remettre à apprendre, à devoir me concentrer sur la longue durée (quoique) qui m’a effrayé. Je pourrais rester travailler à la bibliothèque après le dernier cours ou rentrer chez moi avec la perspective d’une grande plage horaire libre devant moi, je ne ressentirais pas le même affolement.

Là je saute dans le premier tram pour aller récupérer le plus vite possible les enfants (pour limiter les frais de garde étant donné que je n’ai plus de revenus), 3/4 d’heure plus tard j’entends l’assistante maternelle me dire que ma fille m’a beaucoup réclamé cette semaine et cette culpabilité (féminine ou pas) de parent prend toute la place dans ma tête. J’enchaîne sur le bain, la préparation des repas, le dîner, le coucher mais aussi avec toutes ses bricoles pour lesquelles je n’ai plus le temps comme lorsque je travaillais à 50% seulement. Il est 21h quand je peux me mettre devant l’écran pour répondre éventuellement à des mails et commencer à étudier.

Peut-être que c’est une question d’habitude, de rodage, d’organisation mais chaque cours rime avec un nouvel exposé, travail à rendre, dossier et mon sentiment d’être submergée grandit. Peut-être que je me noie avec une goutte d’eau mais chaque soir de la semaine dernière, l’idée d’abandonner cette formation que j’ai paradoxalement tant désiré m’a traversé l’esprit. Si je trouve un boulot de rédactrice là tout de suite , je crois que je suis prête à tout lâcher.

Bien-sûr je ne suis pas la seule à avoir des enfants dans la promotion. Je pense aussi aux quelques personnes qui enchaînent leur journée à la fac par un petit boulot pour financer leur études….au moins on pourra se serrer les coudes.

Une semaine après la rentrée je me sens paumée, écartelée, un peu comme un animal élevé en captivité et qu’on relâcherait soudain dans la nature, comme si l’organisation mise en place implicitement autour des enfants avait volé en éclats.

Je ne me sens pas à la hauteur (en gros les autres savent tout et je ne sais rien), je n’ai pas l’ambition suggérée par le niveau de cette formation (moi j’aimerais juste avoir l’opportunité de mettre mon goût pour la rédaction au service d’un webzine ou d’un employeur). Si le but est de pouvoir brandir un bac +5 pour justifier le salaire qui va avec, ça motive peut-être un jeune de 25 ans mais avec 10 ans de plus et deux petits enfants, mon objectif est ailleurs.

Vais-je écrire un prochain billet intitulé « Moi, V., droguée au guronsan »? ) …à moins que dans quelques semaines, je sois portée, galvanisée, enthousiasmée.

Il suffit peut-être que je trouve mon rythme.

Et toi, tu concilies les différentes facettes de ta vie en douceur ou pas ?

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