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J’ai peut être été trop influencée par Stone et Charden mais à la Normandie, jusqu’à présent, j’associais surtout les vaches et les fromages, les champs de pommes et le cidre, les maisons à colombages et les paysages verts que j’avais pu voir autour de Cambremer. Alors quand on m’a proposé de découvrir un autre visage de cette région, celui de la pêche, et une destination bien précise, Granville, je n’ai pas hésité une seconde. Cet été j’étais en vacances à Douarnenez, très marquée par son histoire autour de la sardine et  aujourd’hui encore, par l’univers des pêcheurs. Le coup de foudre est peut être moins facile et immédiat qu’avec une station balnéaire et ses belles villas mais j’ai vraiment aimé l’ambiance et l’identité de cet endroit. J’étais donc très curieuse d’en apprendre plus sur cette activité que je ne connais qu’à travers la fiction (Noir Océan, Le grand marin…)

1-Partir en mer à la rencontre des pêcheurs

La vie est pleine de surprises. J’étais loin de m’imaginer, avant d’être à Granville, me retrouver, assise à bord d’un zodiac, vêtue d’une combinaison jaune de marin et sauter de vague en vague. On avait eu quelques consignes au petit déjeuner : surtout ne pas partir le ventre vide, éviter les laitages et manger une banane. Mince c’est le seul fruit que je n’aime pas, pour le reste j’ai tout bien fait comme on m’a dit… et par précaution, j’ai pris du nausicalm dans mon sac. Au début en sortant du port, je me suis un peu demandée pourquoi on portait toutes cette tenue pas forcément seyante sur nous (on nous repérait de très très loin )). Et puis après une première séance de rodéo sur les vagues, j’ai compris que 1)  je ne sortirai pas mon appareil photo de mon sac par peur de le mouiller et 2 ) que j’aillais d’ailleurs mettre mon sac à l’abri dans un compartiment étanche (adieu nausicalm). Pendant le trajet du retour, en voulant aller plus vite que les vagues, on s’en ai pris une ou deux en pleine face (c’est ce qui s’appelle un soin visage à l’eau de mer) et cette fois je me suis rappelée le sms reçu le jour de mon départ « pense bien à prendre une paire de chaussures de rechange ! « .

Bref cela secouait pas mal mais cela ne tanguait pas, ce qui n’était pas forcément le cas au bord des bateaux de pêche que nous avons « rencontrés  » et suivis en mer. Du coup quand il a été question de monter à bord de l’un d’eux (un spécialisé dans la pêche des bulots, l’autre dans celle des homards), mon intuition m’a dit « tangage + odeur du moteur +odeur du poisson + station debout prolongé »= mal de mer. Comme j’avais très moyennement envie de vomir mon petit déjeuner devant tout le monde (même devant personne d’ailleurs),  je suis restée seule avec le conducteur du zodiac quand même qui me demandait sans cesse si j’allais bien. (Je devais être un peu pâlichonne faut croire). Le ciel n’a jamais été aussi bleu qu’à ce moment là, les oiseaux tournoyaient autour d’un bateau, les rayons du soleil se reflétaient dans la mer, le moment était magique.

Seule sur le zodiac (limite de loin, on aurait pu croire que c’était MON zodiaque et que je le pilotais….ok de très très loin), j’ai pu observer les pêcheurs remonter les casiers à bulots, les trier sur le bateau en les passant dans une machine pour rejeter aussitôt à la mer les bulots trop petits. Une fois que tous les casiers d’une même ligne (on parle de filière repérable en mer grâce à un petit drapeau) étaient vides sur le pont et rangés dans un ordre précis, j’ai regardé ces hommes remettre les casiers, un à un, à l’eau dans une succession de gestes faisant penser à un ballet (c’était pas vraiment le moment de leur demander s’ils avaient déjà vu Philippe Katherine dans les rues de Granville..oui il parait qu’il vient en vacances régulièrement ici ).

 

 

Cerise sur le sel marin, en continuant notre traversée vers Chausey, nous avons eu la chance d’être accompagnés pendant quelques minutes pour un groupe de dauphins. Le dauphin n’étant pas très au fait avec le concept de selfie, il est bien difficile sans mode rafale – et mon appareil photo était toujours dans le compartiment étanche- de le saisir au bon moment mais je vous assure que j’étais émerveillée de les voir d’aussi près.

2-Débarquer aux îles Chausey

Aller à Granville et ne pas faire la traversée jusqu’aux iles Chausey (si les conditions météo le permettent bien-sûr) c’est un peu comme être en vacances à Saint Malo et ne pas se balader sur la digue ou venir à Lyon et ne pas s’offrir une douceur aux pralines. J’y suis restée peu et le ciel était alors gris mais j’ai tout de suite aimé l’atmosphère de « bout du monde » qui s’en dégage. Je n’aurais pas marché comme un manchot  dans ma salopette jaune imperméable légèrement trop grande, j’aurais peut être filer plus loin. Là je me suis contentée de regarder le chapelet de rochers en face de l’endroit où nous avons débarqué, les quelques habitations plantées ici et là, et les chemins montant derrière et promettant d’autres découvertes et panoramas.

10 choses à faire à Granville

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10 choses à faire à Granville .

La compagnie Vedettes Jolie France permet d’effectuer la traversée depuis Granville jusqu’aux îles Chausey avec des horaires qui varient selon les saisons.

3-S’attabler à l’Hôtel du Fort et des îles pour des bulots mayo et un homard rapido

Les îles Chausey ce ne sont pas les Champs Élysées  : pas de vendeur de cartes postales avec des jeux de mots sur le bulot (allez je suis sûre que vous en avez au moins un en tête), pas de commerces pour ceux qui auraient oublié leur pique nique et un seul hôtel restaurant, l’Hôtel du Fort et des îles dont la terrasse  avec vue est à elle seule une raison de s’y arrêter. 

10 choses à faire à Granville A l’intérieur de l’hôtel restaurant, le petit salon où j’imaginais déjà le feu crépiter évoque l’intérieur d’un navire avec sa petite porte lambrissée et quand on grimpe les escaliers de bois, on parvient à des chambres où j’aurais bien pris mes quartiers étant donné la vue offerte à chacune des fenêtres.

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10 choses à faire à Granville Mais je n’étais là ni pour dormir ni pour prendre le petit déjeuner dans cette pièce avec vision panoramique sur la mer. J’étais là pour le déjeuner et au menu, vous avez deviné, les fameux bulots-mayonnaise (aussi traditionnel ici que le pâte en croûte à Lyon) suivi d’un homard rapido ou comment servir du homard de manière totalement décomplexée c’est à dire avec des frites, façon « ici on mange cela souvent ».

Hôtel restaurant du Fort et des îles 
île Chausey
en haut à gauche de la cale, face à la mer

4-Humer l’air iodée sur la promenade du Plat Gousset

Les lyonnais ont leur promenade sur les bords de la Saône ou du Rhône, les granvillais, eux, ont celle du Plat Gousset avec un départ juste au pied de l’hôtel des Bains où je logeais. Avec ses 160 cabines planches (qui peuvent se louer, même si aujourd’hui se changer sur la plage est rentré dans les usages), ses gros rochers surplombés de belles villas d’un côté et la plage avec sa piscine d’eau de mer, de l’autre côté, elle est le rendez-vous des locaux comme des touristes, des baigneurs ou des flâneurs, des rêveurs solo ou des couples de tout âge. Je n’ai pas trafiqué mes photos : je l’ai parcourue une fois avec un ciel gris et une autre fois avec plus de soleil.

Le Plat Gousset est le nom de la plage (en centre ville) de Granville. Elle doit son nom à une petite poche du gilet dans lequel on mettait son porte monnaie. Quand cette poche était plate, cela signifiait que le promeneur n’était plus en mesure d’aller flâner au Casino alors payant d’accès  (celui que vous voyez un peu plus bas sur mes photos)

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville

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10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Contrainte de rebrousser chemin  au moment où la promenade disparaissait sous les flots, j’ai levé la tête vers une volée d’escaliers que j’ai décidé d’emprunter.

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5-Marcher sur les pas de Christian Dior

Parvenue en haut des escaliers, je suis arrivée dans le jardin du Musée de Christian Dior. Je n’ai pas eu le temps de visiter la villa dite « Les rhumbs’, qui fut la maison d’enfance du célèbre couturier. Elle accueille aujourd’hui des expositions temporaires ou présente les collections du musée selon les périodes de l’année.

Aménagé entre 1906 et 1930 avec sa mère Madeleine, le jardin qui surplombe la mer, face aux îles anglo-normandes, fut une source d’inspiration pour lui et en y restant, même un court passage, on comprend pourquoi.

10 choses à faire à Granville

10 choses à faire à Granville 6-Grimper en haut des remparts de Granville

Il faut croire que les pentes de la croix rousse me manquaient (ou qu’elles me donnent un peu d’entrainement ) mais à peine après être redescendue des hauteurs côté promenade du Plat Gousset, j’ai emprunté une nouvelle volée d’escaliers pour aller voir Granville depuis les remparts.

Ceinturant la Haute Ville de Granville (à visiter aussi), le tour des remparts offre au regard de nouvelles perspectives sur les différentes côtes et plages d’un côté, sur le port et encore la mer de l’autre côté.

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville cet effort méritait bien un bulot au chocolat, non ? 10 choses à faire à Granville Échauguette ou porte de garde où les pères de famille assuraient la surveillance de la ville 10 choses à faire à Granville Si vous longez les remparts jusqu’au bout, vos pas vous mèneront à la Pointe du Roc10 choses à faire à Granville

7-Prendre un bain chaud en écoutant le bruit des vagues à l’hôtel des Bains

Oui on dirait une phrase tirée d’un papier du magazine Elle « 48h dans la vie de .. »  où une star essaie de convaincre son lectorat que son quotidien est absolument normal et banal alors que pas du tout. N’empêche que je prends peu de bains chez moi (plus par manque de temps -vous savez la fameuse seconde journée, celle qui se termine par un soupir de soulagement quand les enfants sont enfin au lit- que par conscience écologique, avouons-le) et puis j’avais  la chance d’avoir une chambre avec vue sur mer (et  la mer est vraiment au pied de l’hôtel) alors, en rentrant d’une ballade,  j’ai ouvert grand les fenêtres et j’ai écouté leur roulis dans une baignoire plein de mousse (cliché jusqu’au bout).

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Le gros point fort de l’Hôtel des Bains est bien entendu son emplacement et j’ai essayé d’en profiter autant que j’ai pu, non pas en allant jouer au casino mais en m’asseyant juste derrière les fenêtres de ma chambre pour admirer les milles lumières qu’offre la Normandie.

A noter : au petit déjeuner est proposé un très bon viking …c’est de pain dont il s’agit ) (vous pouvez l’acheter dans la boulangerie juste derrière l’hôtel).

Hôtel des Bains
19 rue Georges Clémenceau
Granville

8-Découvrir le bulot de la Baie de Granville

Le produit star associé à Granville est le bulot, qui répond aussi aux noms de « calicoco » (je suis sûre que Julien Doré pourrait le mettre dans une de ses chansons) ou Buccin. Les 3/4 de la production française sont pêchées en Normandie dont la baie de Granville. C’est à l’occasion de la remise de la certification « pêche durable MSC » du bulot que j’ai été invitée à Granville : ce grand week-end a donc été l’occasion de faire connaissance avec le bulot, d’en savoir plus sur la pêche durable de la « récolte » à l’assiette.

Le bulot : Une pêche raisonnée et la cerfication MSC

L’histoire de la pêche du bulot n’est pas sans rappeler celle de la sardine découverte cet été à Douarnenez. Dans les deux cas, fut un temps où les hommes ne se posaient pas la question de l’épuisement de la ressource jusqu’au jour où la pêcherie a montré des signes d’essoufflement. La profession s’est alors engagée dès 2004 dans une politique volontariste de restauration de la ressource . Les quotas journaliers ont été réduits de 15%, le temps de pêche a été réduit à partir de 2007 avec une fermeture complète en janvier, le nombre de licences de bateaux de pêche a diminué et l’écartement des barrettes de tri a lui augmenté changeant la taille moyenne des bulots capturés.

Concrétisation de ces efforts : la pêcherie de Bulot de la Baie de Granville est entrée officiellement en avril 2014  dans la démarche d’écolabellisation « Pêche Durable MSC » de l’ONG Marine Stewardship Council (MSC), un label que les pêcheurs normands connaissent bien puisqu’il a déjà été attribué en juin 2011 à la pêcherie de Homard du Cotentin et de Jersey.

Pour Didier Leguélinel :

La certification « Pêche Durable MSC » s’inscrit dans une suite de démarches de qualité entreprises depuis de nombreuses années et qui visent toutes à mieux valoriser le travail des pêcheurs. « Pendant longtemps, nos efforts ne se sont pas traduits par une meilleure rémunération. Maintenant, c’est le cas : la qualité supérieure du bulot de la Baie de Granville est reconnue. De plus, la moindre pression de pêche a permis de ne plus avoir de surproduction. Mieux encore, qualité et durabilité riment avec nouveaux marchés : « Le marché asiatique, qui se fournissait auparavant à bas prix chez les anglo-saxons, a découvert
la qualité de notre production. Nous avons su faire la différence. »

En tant que consommateur, sachez que le label « pêche durable » se retrouve aussi bien sur les emballages de poissons surgelés, que sur des conserves ou des poissons emballés au rayon frais.

Parallèlement à cette certification, les professionnels de la pêche se sont lancés dans une démarche d’Indication Géographique Protégée (IGP), qui permettra de protéger la dénomination « Bulot de la Baie de Granville »au sein de l’Union Européenne et qui assurera au consommateur que le produit qu’il a dans son panier a les caractéristiques de son origine géographique.

Le bulot dans l’assiette !

Ici ce n’est pas l’heure de vérité mais j’ai toujours essayé d’écrire les choses avec le plus de sincérité possible alors autant le dire : je n’avais jamais mangé de bulots avant de venir à Granville et juste avec de la mayonnaise, je n’ai pas eu le coup de foudre (si vous aimez les escargots alors vous devriez aimer les bulots). Heureusement Jonathan Datin, chef cuisinier du restaurant l’Edulis, est arrivé et m’a prouvé que les bulots cela pouvait être très bon selon la manière dont on les prépare.

Jonathan Datin nous a conseillé de soigner l’assaisonnement de l’eau dans laquelle vous faites dégorger les bulots (il y met entre autres du laurier, du thym, des carottes ) et d’enlever certains parties du bulot (les parties noires) pas très agréables à la dégustation. Ensuite il a imaginé 3 recettes :

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville des tartelettes aux bulotsdes choux aux bulots en  croquemis

Au restaurant La Citadelle,  je les ai dégustés en maki (donc découpés en dés très fins) et -si les vrais amateurs pourront s’écrier « ça ne sent pas assez le bulot », j’ai beaucoup aimé cette façon de les accommoder et de les servir.

Normandie Fraicheur Mer propose plein d’autres idées de recettes sur leur site :

9-Monter à bord d’une bisquine

On me dit bisquine, j’entends biguine (et je pense à Marc Lavoine). Trêve de plaisanterie, en 1900, les bisquines étaient des bateaux qui servaient, avec leur 18 m de coque, à draguer l’huitre sauvage. Au nombre de 200 à Cancale et 200 à Granville dans le port actuel et l’avant port, les bisquines partaient à Terre Neuve (correctif du 21 nov : un lecteur me signale que les bisquines étaient destinées principalement à la pêche dans la baie alors que les bateaux qui partaient à terre neuve étaient des terre-neuva comme le marité, bateaux à trois mats destinés à la pêche à la morue )

La Granvillaise a été construite sur les plans d’une bisquine de 1900. Lorsque je suis montée à son bord, nous ne sommes restés que dans le port mais elle fait des sorties en mer et nous avons d’ailleurs vu la Cancalaise, l’autre bisquine, reproduction de l’époque, en arrivant à Chausey.

Une fois à bord, chacun est mis à contribution par l’équipage pour hisser la grand voile (après Marc Lavoine, Céline Dion, faites taire ce mange-disques dans ma tête) et s’initier aux manœuvres de base. Soit je me suis contentée de filmer et de prendre des photos mais le coeur y était.

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Jonathan Datin était aussi à bord de la Granvillaise, navire considéré d’utilité collective car il embarque des passagers et il n’était pas venu les mains vides. Pour ce pique-nique 4 étoiles, le chef a prouvé, une nouvelle fois, combien il était talentueux pour cuisiner le poisson et on s’est régalé avec du chou fleur à la grecque/maquereau mariné, un tartare de dorade,  une brandade de merlan pommes de terre olives champignon et une crème mascarpone abricots prunes.

10 choses à faire à Granville

10 choses à faire à Granville 10- Visiter le quartier de la Haute Ville de Granville

Si vous avez l’occasion de suivre une visite guidée de la Haute Ville et d’avoir un guide de l’Office du Tourisme aussi intéressant à écouter que Mélodie, n’hésitez pas une seconde. Vous apprendrez plein d’anecdotes historiques sur ce quartier mais aussi sur l’histoire de la pêche à Granville depuis ses origines, emprunterez les rues les plus typiques et prendrez un peu plus le pouls de la ville.

10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Lorsque vous êtes dans le port, impossible de ne pas remarquer la maison du Guet qui, au départ, avait des colombages des deux côtés. Comme elle est située dans une zone protégée, le propriétaire a du retapisser sa façade sud en ardoise, ce qui lui donne son aspect si atypique.Le Bar La Rafale a l’air plutôt calme mais vu son nom, ça doit tanguer à l’intérieur et il parait que ce bar est un des lieux incontournables de la Haute Ville.Depuis plusieurs années, les artistes et les brocanteurs se sont installés dans ce quartier

Bonus : Y a pas que le bulot dans la vie (et à Granville )

Il y a les poissons oubliés aussi

Contribuer à une pêche durable quand on n’est pas pêcheur cela se traduit pour Jonathan Datin, chef cuisinier, par le fait de mettre à sa carte des poissons oubliés (et donc pas surexploités) comme on a vu revenir sur les étals des marchés des légumes oubliés. Il nous en a donné une belle démonstration lors d’un dîner dans son restaurant.   En tant que consommateur ou cuisinier amateur, on n’a plus qu’à suivre son exemple. 10 choses à faire à Granville ok il y avait quand même un peu de bulot en amuse-bouche dans des mini choux (on est à Granville !) 10 choses à faire à Granville la dorade grise est un des poissons oubliés, servie avec un ragoût de pieds de mouton (dont le goût est assez proche de celui des girolles pour moi) elle était délicieusele Maquereau marine une heure dans le gros sel puis dégorge une heure dans l’eau puis est plongé une heure dans du vinaigre blanc pour obtenir une cuisson parfaite. Il est servi avec une concassée de tomates à l’orange, une émulsion d’orange et une brunoise de tomates rouges, jaunes et vertes.10 choses à faire à Granville peut -être la première fois que je goûtais du  filet de grondin rouge servi avec du chou rave  et une mousseline de carotte 10 choses à faire à Granville 10 choses à faire à Granville Le dessert m’a tellement plu avec son petit chapeau que je l’ai pris en photo sous toutes les coutures sous l’oeil amusé d’une cliente anglaise qui a ensuite détaillé tout le contenu à son mari :  gâteau noisettes/ sorbet fromage blanc citron (chef si votre proposition tient toujours, je veux bien la recette)/ figues au vin rouge.

Restaurant L’édulis
8 rue de l’abreuvoir
Granville

Il y a la coquille Saint Jacques aussi

Le week-end où j’étais à Granville coïncidait avec le début de la saison des coquilles Saint Jacques (une bonne année visiblement, les conditions de reproduction ayant été idéales et les pratiques de pêche  jouant aussi un rôle non négligeable ). J’ai donc vu lors du festival toute la mer dans l’assiette, des coquilles Saint Jacques vendues à 4 euros le kilo ! Je vous assure que j’ai cru avoir mal lu.

Pour info 60 % des coquilles Saint Jacques sont pêchées en Normandie et j’en eu la chance d’en retrouver dans mon assiette au restaurant La Citadelle (chef cuisinier : Cyrille Doraphe), snackées très légèrement puis finissant de cuire dans un bouillon (allumé au dernier moment à table) très parfumé à la citronnelle …un véritable régal (servies avec des tagliatelles à l’encre de seiche )

Restaurant La Citadelle
34 rue du port
Granville

Il y a le homard du Cotentin et de Jersey aussi

Le homard du Cotentin et de Jersey est une autre espèce certifiée pêche durable (et plus précisément re-certifiée depuis décembre 2016). Le homard n’est pêché que par des petits bateaux comme celui vu plus haut (violet) avec des casiers, simplement posés sur le fond, ce qui a peu d’impact sur les habitats. Ces homards certifiés arborent désormais un « bracelet » d’identification. Estampillé du label bleu du MSC, celui-ci atteste que ce homard est issu d’une pêcherie respectueuse des ressources naturelles et de l’environnement.

Je suis repartie de Granville avec deux beaux homards (cuits) dans un sac réfrigéré et de retour à Lyon, je les ai préparés en risotto, une idée recette pour les fêtes de fin d’année (oui c’était un peu Noël avant l’heure ). J’ai préparé un risotto au safran et avec un bouillon dans lequel j’avais mis toutes les carcasses des homards. En toute fin de cuisson, j’ai ajouté la chair de homard avant de dresser.

D’autres raisons de venir (ou revenir à Granville)

  • Le Carnaval en février, Sortie de bain, le festival des arts de la rue, La nuit des soudeurs, Les voiles du travail…le programme des événements qui rythme l’année est riche !
  • Les adresses sucrées que je n’ai pas eu le temps de tester : le chocolatier pâtissier Yver, le salon de thé Picorette et ses -parait-il- très bons scones
  • Dormir dans une des chambres d’hôtes de la Villa St Jean à Granville (et si on peut y aller sans voiture -je n’en ai pas -, la maison de pêcheurs à Saint Pair sur mer )
  • Rapporter des bulots en chocolat !

Voilà ce billet un peu fleuve est fini, merci à ceux et celles qui ont lu jusqu’au bout,  j’espère vous avoir envie donné envie d’aller à Granville !

Un Grand Merci à Elsa de Michèle Frêné Conseil, à l’équipe MSC France et en particulier Stéphanie et Camille,  à Arnaud de Normandie Fraicheur Mer  pour cette invitation iodée et normande (en compagnie de  Sandra, Patrick, Létitia, Annie, Amélie) qui m’a permis d’en savoir plus sur la pêche durable et sur le bulot !

Les habitants d’Oingt sont ils particulièrement fiers de leur village ou estiment-ils qu’il reste trop méconnu étant donné sa beauté ? En tous cas, rarement un des articles de ce blog n’a été autant partagé sur Facebook que celui que j’ai écrit sur Oingt. Je vous propose aujourd’hui de poursuivre la découverte des richesses de cette région qu’est le Beaujolais des Pierres Dorées.

1-Visiter le Géopark du Beaujolais : les carrières de Glay

Vous n’avez jamais entendu le terme de « Géopark » (si vous pensez tout de suite au feu jeu Jéopardy alors on doit avoir quasi le même âge)), rassurez-vous c’était mon cas aussi jusqu’à ce que je découvre les carrières de Glay à Saint-Germain-Nuelles dans le Beaujolais des Pierres Dorées.

Le label « Unesco Global Geopark » est attribué à des territoires au patrimoine géologique remarquable qui s’engagent dans des actions de protection et de valorisation des sites d’intérêt géologique en lien avec les patrimoines naturels et culturels.

Parmi les 27 géosites du Beaujolais, se trouvent les Carrières de Glay, des carrières de pierres dorées, lieu jadis d’une intense activité d’extraction (l’exploitation s’est arrêtée en 1947) et qui abritent aujourd’hui de nombreuses espèces de chauve-souris.

Ce que j’ai préféré sur place n’est pas forcément le site en lieu-même (peut être pas assez branché géologie) mais le panorama sur les paysages du Beaujolais qui vaut le coup d’oeil. Une fois devant les carrières, un panneau vous explique quelles étaient les différentes techniques d’exploitation et vous pouvez emprunter divers chemins pour surplomber les carrières.

Pour en savoir plus sur les différents géosites du Beaujolais, vous pouvez aller voir le site Géopark Beaujolais et suivre leur compte sur Instagram.

2-S’attabler pour un apéritif vigneron au domaine des Pampres d’Or

Hier matin, en entendant à la radio que les vendanges avaient commencé (et qu’elles était de plus en plus précoces), j’ai tout de suite pensé à la famille Perras dont j’ai visité le domaine des Pampres d’Or après avoir découvert les carrières de Glay (toujours à Saint-Germain-Nuelles).

On vous dit Beaujolais, vous pensez à Beaujolais nouveau, un vin pas formidable (voire pire) ? Pourtant le Beaujolais ce n’est pas que cela comme nous l’a expliqué Julien Perras qui cultive un gamay, un chardonnay et du pinot noir sous l’appellation coteaux bourguignon. Le domaine des Pampres d’Or a également prévu de commercialiser dans quelques mois ses premières bouteilles de gamaret en vin de pays.

La famille Perras travaille en agriculture raisonnée et va passer en production bio.

Pour se départir de l’association quasi automatique beaujolais-beaujolais nouveau, quoi de mieux que de goûter les vins du Domaine des Pampres d’Or ? Cela tombe bien la famille Perras propose régulièrement, dans un caveau dont nous avons apprécié la fraîcheur ce jour-là, des apéritifs fermiers et vignerons associant victuailles et vins du Domaine (Beaujolais blanc, Beaujolais rosé, Beaujolais prestige, coteaux bourguignon et crémant).

Sauf à être particulièrement obtus, il y a de fortes chances pour que vous changiez d’avis sur les vins du Beaujolais mais aussi pour que vous repartiez les mains pleines.

 

 

3- Se balader à Ternand, village médiéval du Beaujolais des Pierres Dorées

Peut-être moins « harmonieux » que le village d’Oingt du point de vue de la couleur des façades, le village médiéval de Ternand n’en est pas moins charmant. Quand nous y sommes arrivés, le ciel a viré au gris et il a pleuvioté une grosse partie de la balade. Mes photos ne lui rendent ainsi pas forcément honneur (un jour je serai peut-être faire de supers photos par temps moche et de nuit qui sait ? )).

Situé sur un promontoire rocheux qui domine la vallée d’Azergues, Ternand offre un beau point de vue sur le vignoble et les paysages vallonnés du Beaujolais. Quand au village en lui même, l’église Saint Jean-Baptiste et son porche, les rues fleuries, le Donjon créent peu à peu une atmosphère propre au lieu.

Ainsi s’achève la balade dans le Beaujolais des Pierres Dorées, riche de bien d’autres sites et villages. Merci à Rhône Tourisme pour cette invitation.

Est ce un coin que vous connaissiez ?

 

L’usage voudrait que pour vous parler de mon récent week-end à Bâle je commence par le début et que je suis un ordre chronologique mais en triant mes photos, j’ai isolé celles prises au bord du Rhin et j’ai décidé que la balade commencerait ainsi.

Dimanche dernier, après avoir affronté une mini tempête de neige et m’être réfugiée dans un des 40 musées de la ville (musée dont je vous reparlerai car ses collections sont exceptionnelles et même par grand soleil, il vaut vraiment la visite), je me suis retrouvée à l’heure du déjeuner avec quelques joggers fous (pléonasme), à marcher le long des rives du Rhin, d’abord du côté de Saint Alban puis du côté du petit Bâle. Malgré le gris du ciel, la petite couche de neige qui habillait les toits des cabanes au bord de l’eau ou celles des maisons apportait un certain charme au décor.

Bâle

Bâle

Prendre le bac à Bâle ? La prochaine fois

Une des choses à tester si vous allez à Bâle est d’emprunter une des quatre lignes de bacs à fond plat qui permettent de traverser le Rhin et de passer d’une rive à une autre sans passer par un pont. Ces petits bateaux sont dépourvus de moteur, ils ne sont guidés que par la force du courant (qui, vu du bord, paraissait quasi inexistant et pourtant j’ai vu plusieurs bacs faire le trajet) et par un câble tendu entre les deux rives (pour le côté technique, je ne pourrais vous en dire guère plus). Initialement j’avais prévu de tenter cette traversée mais la perspective de rester immobile près de l’eau par ce temps de janvier ne m’enthousiasmait que très moyennement et j’ai préféré l’option « pont ».

Vous pouvez alors suivre la promenade très agréable le long du fleuve ou tourner dans une des rues perpendiculaires pour découvrir le quartier dit du Petit Bâle où derrière la vitrine de la jolie boulangerie Kult (en lien et place du plus ancien fournil de la ville), s’alignaient croissants, pains au chocolat, brioches et autres viennoiseries.

Bâle

Bâle

Bâle

Bâle

Bâle

Bâle

Bâle

Bâle (étrange mise en scène derrière cette fenêtre de poupée pendue et d’objets suspendus)

Bâle

Cette promenade offre une vue sur la cathédrale et sur les vieux quartiers de Bâle et elle est aussi agréable avec ses belles maisons colorées. Je ne l’ai suivie que jusqu’au pont qui rejoint le quartier historique de Bâle mais elle se poursuit bien plus loin.

Bâle

Bâle

Bâle

Bâle

Bâle

Bâle

Bâle

Pause sucrée à Mitte

Après avoir marché dans la neige, affronté des bourrasques, failli perdre mon nez en raison du froid (quoi j’exagère ?), j’ai apprécié de m’assoir au chaud dans le café Mitte (à quelques pas de l’Hôtel de Ville, le bâtiment à la façade rouge très repérable dans le centre). J’ai choisi une table, dans la première salle, avec vue sur la poste et les trams qui circulaient pour déguster ma part de crumble abricot et mon thé (et l’homme de s’écrier : quoi tu n’as mangé que cela ? je sais que si on avait passé ce week-end ensemble, le rythme des balades aurait été dicté par les repas alors que cela ne me gêne pas de sauter un déjeuner).

Mitte a un second espace beaucoup plus grand où l’on peut boire un verre et manger des pizzas. Le lieu est assez atypique (avant c’était une banque) mais je me souviendrai surtout de la cheminée ouverte devant laquelle quelques clients étaient installés (le rêve !).

 

Pause crumble à Bâle après une matinée sous la neige

Une photo publiée par Virginie (@chocoladdict69) le

 

Mitte
Gerbergasse 30
Bâle (Suisse)

A suivre …

Merci à AccorHotels pour cette invitation blogueur

J’aurais pu titrer ce billet « On va voir les vaches ? » parce que j’ai l’impression d’en avoir vu partout derrière la vitre du train ou autour de Donzenac, en Corrèze du Sud, où j’étais quelques jours et parce que je ne me sens jamais autant « citadine » que lorsque je suis en pleine campagne ; )

J’aurais aimé vous montrer la beauté des couleurs de l’automne sur les paysages vallonnés de la Corrèze, ces dégradés allant du jaune à l’orange en passant par les rouges (le Québec n’a qu’à bien se tenir )), les nuances de l’ardoise des pans de Travassac mais le ciel gris et la pluie se sont invités.

J’aurais aimé que vous sentiez l’odeur des sous bois après la pluie, celle des châtaignes et des pommes cuites au four (on les déguste avec encore plus de plaisir quand on les as ramassées soi même).

J’aurais aimé que vous entendiez les bruits des bogues qui dégringolent des hauts des arbres, celui des feuilles, à peine perceptible, qui tombent comme une fine pluie colorée, celui des rivières longées, les craquements de cette nature sans qu’on sache si le bois travaille ou si une biche vient de passer à quelques mètres et ce silence qui n’est jamais aussi long quand on habite en ville (mais bien vite rompu par les décibels des enfants ..mais pourquoi se sentent ils obligés de crier ?))

J’aurais aimé partager les tourtous, les galettes de pommes de terre et la flognarde, qui sont autant de madeleines de Proust.

A défaut de ce bouquet de sensations, voici quelques photos bien pâlichonnes (petit papa Noël, quand tu descendras du ciel, n’oublie pas de m’apporter un joli appareil photo )) de Donzenac, des pans de Travassac et de Pompadour avec son haras et son château :

 

 

 

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Donzenac village médiéval sous le soleil ce matin

Une photo publiée par Virginie (@chocoladdict69) le

Pas de séjour en Corrèze sans miassou

Une photo publiée par Virginie (@chocoladdict69) le

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J’aurais aimé visiter bien d’autres coins, pousser jusqu’en Dorgogne qui n’est pas très loin, flâner au marché de Brive et tester les chocolatiers, pâtissiers locaux mais j’ai repris le chemin de Lyon, chargée (dans la limite très raisonnable de la valise où j’avais laissé un peu de place) de 2 kg de miel, production familiale. Il faut bien cela pour passer l’hiver, en incorporer dans des pâtisseries, soigner les maux de gorge et pourquoi pas, comme l’explique cet article en poser en masque pour les cheveux secs et abîmés (je n’ai pas encore trouvé le produit miracle ).

J’ai ramené aussi quelques pots de confiture maison à l’abricot (la préférée du fiston) et aux mûres sauvages, de grosses poignées de châtaignes et de noix, constatant que comme à mon habitude les voyages se terminent toujours par des souvenirs gourmands.

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Si j’habitais à Saint Brieuc, ce dimanche j’aurais filé à la plage profiter de l’été indien (je pourrais ajouter « et du peu de monde » mais honnêtement, même en plein été, on n’est rarement serré  sur une plage en Bretagne) et m’offrir une tranche de zénitude car bien plus que le yoga, la respiration, la méditation, ce qui me détend quasiment instantanément c’est de marcher sur ces grandes étendues de sable présentes dans cette belle région.

La plage des rosaires s’étend sur 2km et à marée basse (avec parait-il, tout à droite, derrière les rochers, une plage naturiste), elle est un enchantement pour tous les sens : plaisir de marcher au bord de l’eau transparente (tiède la première fois que j’y suis allée), plaisir de humer non pas l’huile de monoï mais l’air iodée, plaisir d’écouter le doux clapotement des vagues et le cri des mouettes, plaisir de laisser porter son regard loin sans rien pour boucher l’horizon

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Cette plage, peut être banale pour une personne du coin, recèle pour la lyonnaise que je suis mille et un détails à observer : coquillages en veux tu en voilà, petits crabes, mini rivière creusée naturellement dans le sable et un nombre incroyable de bernards l’hermite que j’ai passé un temps fou à regarder.

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Sérénité (plage des rosaires, baie de Saint Brieuc)

Une vidéo publiée par Virginie (@chocoladdict69) le

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bernard l’hermite from virginie on Vimeo.

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J’avais aussi comme idée fixe de photographier en vol quelques unes des nombreuses mouettes présentes sur la plage des rosaires mais l’exercice s’est révélé plus compliqué que je ne le pensais. Je ne réagissais jamais à temps ou le temps que mon appareil photo fasse sa mise au point, c’était trop tard.

J’ai tenté aussi de les approcher discrètement et à chaque fois que je pensais pouvoir franchir quelques centimètres de plus, elles esquivaient quelques pas rapides dont un amusant pas de côté qui m’a fait marrer toute seule (il m’en faut peu).

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pas de chassé façon mouette from virginie on Vimeo.

 

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Et en plus la plage des rosaires est accessible en transport en commun, avec le bus R (en 20 minutes environ du centre de Saint Brieuc). Quand je vous dis que la vie est belle en Bretagne : )

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Pérouges c’est un peu le Provins de Rhone Alpes (la référence parlera aux parisiens) sauf que j’ai un souvenir assez épouvantable de Provins. La seule fois où j’y ai mis les pieds il faisait un froid terrible et le ciel était gris et bas comme s’il allait nous tomber dessus. Côté météo, les vacances scolaires de Pâques à Lyon ont clairement manqué de soleil mais après avoir consulté 30 fois le site de Météo France, on a planifié la balade à Pérouges, un des rares jours de ciel bleu et de beau temps. La lumière était parfaite pour les photos, le fond de l’air assez doux pour déjeuner dehors et l’horaire du train choisi assez tôt pour que le lieu soit relativement calme côté touristes.

La cité médiévale de Pérouges a l’avantage de n’être qu’à 25 minutes en TER de Lyon (si vous débarquez sur ce blog, ici on ne se déplace jamais en voiture). Le train s’arrête à la gare de Meximieux, il suffit ensuite de suivre un des deux itinéraires pédestres indiqués sur le site de l’Office du Tourisme (je vous conseille vivement de préférer le parcours qui passe par le vieux village, l’autre suivant la nationale) et même si cette balade peut paraitre bien modeste/banale par rapport à tous les voyages à New York, Londres, Lisbonne, Tokyo et autres que je vois passer sans cesse sur Instagram (petit rappel Instagram ne reflète nullement la réalité sociale et économique, en vrai seuls 22% des français partent plusieurs fois en vacances dans l’année, ça ne console pas forcément mais personnellement ça me permet de relativiser), elle offre un petit dépaysement pour les désargentés : )

En empruntant le Chemin de l’Aubépin, on est comme à la campagne avec les vaches dans les champs, le ruisseau avec le petit pont à traverser et un joli point de vue sur Pérouges (il est possible en payant et en ayant un permis de pêcher la truite dans le lac).

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Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire sur Pérouges (vous avez toutes les infos ici), juste vous montrer j’espère, combien cette cité est charmante au printemps et peut nourrir l’imaginaire. Elle s’est d’ailleurs prêtée à bien des décors de films (Les Trois mousquetaires et Angélique, marquise des anges de Bernard Borderie, ont été tournés là bas entre autres) et diverses manifestations (Carnaval, fêtes historiques, festival…) y ont lieu durant l’année.

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Pour le déjeuner, les restaurants dont j’ai vu la carte m’ont paru assez « attrape touristes », je vous conseillerais donc plutôt d’emporter votre casse croûte mais de passer soit au kiosque situé à une des entrées du village soit à l’Ostellerie, pour acheter une part de tarte au sucre, spécialité indissociable du lieu (et dont la recette varie beaucoup lorsqu’on commence à en chercher une, crème ou pas crème that’s the question. Je pense que son goût « unique » vient aussi du mode de cuisson dans un grand four et que du coup, une version maison sera forcément décevante).

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Un dernier conseil : prévoyez des chaussures confortables car comme vous pouvez le voir sur certaines photos, le sol ne se prête pas aux talons aiguilles (ni aux poussettes d’ailleurs).

 Et vous, vous connaissez des petits villages près de Lyon aussi charmants que Pérouges ?

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