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C’est fatigant d’être fille de blogueuse. Non seulement, je note consciencieusement ses faits et ses gestes, je la prends en photo sous toutes les coutures mais en plus je la mets à contribution. En même temps, qui peut tester mieux qu’elle les produits Natural Touch de Nuby? je ne vais quand même pas me remettre au biberon et à la sucette à 35 ans?

Premier test : le biberon avec des anses pour que l’enfant puisse boire comme un grand..ça tombe à pic depuis quelques semaines, ma fille ne veut plus de mon aide (petit déchirement pour moi, j’adorais ce moment où elle se lovait encore contre moi). Miss Zen a touché la tétine, a pris en main les anses et a bu son biberon sans broncher.

Ce que j’en ai pensé : contrairement à d’autres biberons, il est 100% recyclable, vu qu’il y a peu de chances qu’il ait une seconde vie contrairement aux vêtements, meubles ou jouets, c’est à noter.

Second test : la sucette solt flex +6 mois. Là j’avoue que j’étais très embêtée, connaissant la psychorigidité de Miss Zen concernant cet objet. J’ai donc tenté la méthode : découvre par toi même en laissant la sucette sur une table basse, posée nonchalamment plutôt qu’en lui présentant derechef. Sa curiosité l’a emporté : elle l’a observé dans tous les sens, l’a mise dans sa bouche, l’a enlevé puis l’a gardé à mon grand étonnement. Un comble quand même quand on sait le cirque qu’elle nous avait fait un soir (voir plus haut) !

Ce que j’en ai pensé : c’est une sucette sans bisphénol A et sans phtalate qui a des petits ergots qui massent la genvive délicate. Vu comme chaque poussée dentaire a été accompagnée de douleurs ici, ça peut peut-être la soulager.

Miss Zen a accompli sa mission…à suivre )

Un soir, il y a quelques jours, en arrivant à la maison, je fais les poches de ma fille et m’aperçoit que sa tétine n’y est point. Pas grave, me dis-je, je passerai tout à l’heure à la pharmacie. La nounou m’appelle pour me signaler qu’elle a gardé par mégarde l’objet de son affection et me propose même de passer le déposer à la maison. Je décline son offre et envoie l’homme acheter une sucette de remplacement sans plus de précision.

Il se trouve  fort dépourvu devant le choix pléthorique et ne sachant plus qui du caoutchouc ou du silicone a la préférence de sa progéniture, il lui propose, de retour à la maison, les deux. La siliconée est une spéciale prématurée et bien qu’adorable avec son petit cœur rose pâle, elle est recalée immédiatement. Quand à la caoutchoutée elle daigne la goûter deux secondes avant de la recracher d’un air écœuré et de s’écrier, avec dans l’accent un je ne sais pas de Linda de Suza : « ma toutoute, ma toutoute ».

Sentant la mauvaise nuit se profiler à l’horizon, j’implore l’homme de retourner à la pharmacie (qui se trouve heureusement en bas de l’immeuble mais dans laquelle il est difficile de faire un séjour exprès étant donné qu’elle est un des lieux privilégiés des petits vieux du quartier qui viennent y faire l’inventaire journalier de leurs maladies et malheurs). Cette fois, je l’envoie au front avec une consigne précise : une sucette pour les plus de 4 mois en silicone et qui s’allume la nuit. Le descriptif ressemble mot à mot à celle laissée chez la nourrice, j’y crois encore.

A la pharmacie, c’est le branle-bas de combat, la gérante est appelée en renfort et là le verdict tombe « rupture de stock ». C’est donc une sucette à mille lieux de celle choyée et reconnue que l’homme tend à sa fille. D’entrée de jeu, elle le regarde avec un air méfiant, style  » si tu crois que tu vas m’avoir avec des succédanés de sucette » puis elle saisit l’objet et le soupèse avec mépris (si j’avais pu prendre une photo à ce moment là !). On dirait qu’elle vérifie la couleur et la forme, elle l’inspecte sous toutes les coutures puis finalement la met dans sa bouche….5 secondes.

Epilogue : à force de lui affirmer que cette sucette était formidable, extraordinaire, elle a fini par l’accepter avant d’aller au lit mais le lendemain matin, quand la nounou lui a tendu sa VRAIE sucette, elle s’est dressée dans sa poussette en poussant un cri du cœur « ma toutoute, ma toutoute »!

Et toi, t’arrive-t-il d’être psychorigide? dans quel domaine?

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