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J’aurais pu intituler ce billet « le temps des suites » cela aurait été assez peu parlant (quoique glop/pas glop, pas sûre que cela soit clair comme de l’eau de roche) mais il se trouve que récemment j’ai vu et lu beaucoup de « suites » avec quelques déceptions (pas glop, vous suivez ?) à la clef :

Glop : The Missing saison 2

Après une saison 1 où un couple de jeunes parents anglais affrontait la disparition de leur petit garçon lors de vacances en France un 14 juillet, la saison 2 -sans reprendre les mêmes personnages si ce n’est l’inspecteur joué par Tchéky Karyo (bien plus mal en point) axe son intrigue autour de la disparition de jeunes filles en Allemagne.

Au fur et à mesure des épisodes, on pense forcément au roman Room d’Emma Donughue mais aussi à des histoires réelles comme celles de Natacha  Kampusch et le physique fantomatique et inquiétant de l’actrice Abigail Hardingham ajoute une dose de frissons. Les personnages ne sont pas caricaturaux (la mère mange dort respire en pensant à sa fille disparue mais n’est pas hystérique ça change).

Jusqu’à ce qu’on ait le nez sur celui qui enlève les jeunes filles, on ne le soupçonne pas. C’est très addictif (quasiment impossible de ne regarder qu’un épisode) mais si vous avez des enfants, attention vous allez avoir encore plus de mal à leur lâcher la main après avoir regardé cette saison 2 (j’en ai fait des cauchemars !).

 

(C) New Pictures – Photographer: Sophie Mutevelian

Glop : Bureau des légendes saison 3

Qu’il est mal traité l’agent secret interprété par Mathieu Kassowitz dans la saison 3 du Bureau des légendes. On se doute bien que les scénaristes ne vont pas le faire mourir car Malotru, c’est le personnage central de la série mais prisonnier de Daesh, on souffre avec lui et pas qu’un peu.  Marina Loiseau (joué par Sarah Girardeau), quant à elle, est confrontée à de graves crises d’angoisse et doit faire à de nouvelles situations périlleuses, si bien qu’on se demande un peu pourquoi elle ne retourne pas à une vie plus « normale ».

Par rapport aux saisons précédentes, les scènes sur le terrain sont plus nombreuses, ce qui rend la série encore plus prenante. C’est joué sans fausse note, peut être que certains détails manquent de crédibilité (il y a eu plusieurs articles à ce sujet) mais aux yeux d’un spectateur lambda qui ne bosse pas à la DGSE cela est insoupçonnable. C’est rythmé et si le tableau est noir, il y a parfois aussi ses petits touches d’humour qu’on ne retrouverait pas forcément je pense dans une version adaptée.

Pas glop : The Affair, saison 2

Pas glop c’est un peu sévère parce que je n’ai pas détesté la saison 2 de The Affair, je l’ai même regardé jusqu’au bout sans déplaisir. N’empêche que je l’ai trouvé bien moins réussie que la saison 1 (j’étais assez peu convaincue par la nécessité de faire une suite et je ne comprends pas que les scénaristes, quand une saison 1 marche bien, veuillent absolument pondre une suite au risque de tout saborder).

Le scénario mélange les époques, je me suis sentie perdue …pendant pas mal de temps. Il se recentre sur les époux délaissés s’intéressant à Cole pour en dessiner, au fil des épisodes, un portrait beaucoup plus nuancé (et sympathique) que dans la saison 1. Je suis beaucoup moins convaincue par le personnage d’Helen. Enfin il y a un côté soap qui n’était pas présent au début et qui m’a pas mal gêné.

Une saison 3 et une saison 4 ont été tournées et diffusées depuis ..alors stop ou encore ?

Glop : Celle qui fuit et celle qui reste

Je vous ai déjà parlé du tome 1 et du tome 2 de la saga italienne d’Elena Ferrante, je ne vais donc pas écrire des tartines sur ce troisième volet. Au début de la lecture, il faut un petit temps d’adaptation (même si l’auteur, comme pour une pièce de théâtre, rappelle en marge du texte, qui est qui, quels sont les liens de parenté) pour se remémorer la place des personnages, leur histoire jusqu’à présent mais une fois qu’on est plongé dedans, on est plus dans le métro, dans le train, dans son lit mais dans l’Italie des années 70.

Des 3 tomes, c’est celui qui m’a le plus transporté je crois : peut être parce que le personnage d’Elena ose enfin peu à peu, peut être parce que le roman en dit long sur la place des femmes dans la société, sur leur sexualité, que la Grande et petite histoire se mêlent encore plus que dans les volumes précédents et que l’intrigue n’a jamais été autant romanesque. A peine fermé, on aimerait lire la suite ….Elena Ferrante a vraiment un don !

Pas Glop : Vernon Subutex, tome 3

Je suis embêtée parce que j’aime bien Virginie Despentes, son parcours, ses prises de position, son féminisme, son côté « à prendre ou à laisser » (et peut être le fait qu’elle ait vécu sur les pentes où je passe à la monté ou à la descente au moins une fois par semaine) mais autant dire les choses clairement : j’ai été beaucoup moins emballée par le tome 3 de Vernon Subutex que par les tomes 1 et 2.

Je cerne à peu près ce qui à qui a fait que je ne suis pas rentrée dans le roman : ce qu’elle appelle les convergences, une forme de mysticisme qui m’a laissé dubitative.

Ceci étant dit, elle fait dire à ses personnages des choses sur la maternité ( absolument pas politiquement correct et qui feraient probablement scandale dans la brigade des mamans parfaites), ou sur le libéralisme qui sont saisissantes et elle pose un diagnostic sur la société qui me semble d’une justesse incroyable.

 

Glop : Fabrice Luchini et moi

Je finis ce billet avec un spectacle que j’ai vu mercredi soir à la Comédie Odéon à Lyon, Fabrice Luchini et moi, et qui joue jusqu’au 15 septembre. Olivier Sauthon nous raconte qu’un soir, alors qu’il était jeune et qu’il errait dans Paris, il est tombé sur Fabrice Luchini et, rêvant de devenir comédien comme lui, il lui a demandé de lui donner quelques leçons.

Pendant une heure et demie, un dialogue entre le maître (dont il a repris le phrasé, les tics de langage, les postures, les expressions du visage d’une telle manière qu’à un moment donné on a quasi l’impression de voir Luchini sur scène) et l’élève sont l’occasion de jouer avec les mots, de faire découvrir ou redécouvrir quelques grands auteurs, d’apporter une réflexion sur ce qu’est la culture,  l’art de la séduction, le génie ….toujours avec intelligence et humour.

Les citations sont si savoureuses qu’on aimerait toutes les noter (j’entendais le monsieur à côté de moi dire régulièrement « il faut que je m’en souvienne, faut que je m’en souvienne ») et je ne lirai plus jamais la fable de la Cigale et de la fourmi sans penser à l’interprétation de texte exaltée et drôle que j’ai vue sur scène.

Voilà j’aurais pu ajouter quelques titres de DVD et de livres vus ou lus cet été mais ce billet est déjà trop long. N’hésitez pas à partager vos coups de coeur en commentaire.

Les envies de chocolat sont-elles proportionnelles à la pluviométrie ? Toujours est-il que j’ai remarqué que dès qu’il pleut, la production et la dégustation de gâteaux au chocolat est en nette augmentation sur les réseaux sociaux . Ainsi et étant donné la météo pas folichonne depuis mi-avril, je n’ai pas hésité à employer les grands moyens en partageant avec vous le fondant au chocolat de Marylou, la pâtisserie de la Baule.

Le Baulois

Quand on voit la photo, tout commentaire parait superflu. Le Baulois* ne se contente pas d’être très très fondant, il a une fine couche meringuée et un petit goût de fleur de sel qui le rend particulièrement addictif. Au départ, on essaie d’être raisonnable et on coupe une toute petite part mais à peine en bouche, on trouve cela tellement bon, qu’on pense déjà à se resservir.

Je vous invite à lire cet article de Chartres sans gluten, déclaration d’amour pour le Baulois. Il raconte une véritable histoire aux lecteurs comme j’aime les voir sur les blogs (plutôt que des copier-coller de communiqués de presse).

Les coulisses de l’Opéra de Lyon

C’était le week-end dernier mais j’avais quand même envie de vous glisser deux mots sur l’opération « Tous à l’Opéra » qui avait lieu dans tous les opéras de France et qui se traduisait à Lyon pour une journée portes ouvertes avec des visites et des ateliers. Accompagnée de mes enfants, j’ai découvert le lieu où les artistes sont coiffés et maquillés avant de rentrer sur scène.

Saviez vous que pour chaque spectacle, un cahier de production avec le maquillage très précis de chaque personnage est conçu ? Si le spectacle est joué ailleurs, ce cahier avec les fiches techniques (avec tous les noms des produits car il faut utiliser exactement les mêmes) accompagne la troupe. Pas de place à l’approximation.

Alors qu’un des visiteurs se faisait maquiller (et quelle transformation en à peine 5 minutes ! ), les questions du groupe pleuvaient. Je crois qu’on éprouvait tous la même curiosité envers des métiers assez peu médiatisés et le même plaisir d’avoir le droit de voir les coulisses.

Dix pour cent, saison 2 c’est déjà fini

C’est plutôt rare une série française vraiment bien fichue alors quand cela arrive, il faut le crier fort. Après Le Bureau des Légendes dont j’ai hâte de voir la suite (d’autant plus que la dernière scène laissait présager le pire pour le personnage principal et même si on se doute que sans lui, il n’y a plus de série), j’ai regardé avec délectation chaque épisode (seulement 6, c’est trop court) de Dix pour cent.

La série est ficelée de sorte que les vraies stars ne sont pas forcément les acteurs, actrices (et pourtant quel casting entre Isabelle Adjani, Fabrice Luchini, Juliette Binoche …) mais plutôt leur agent et leur assistant (tous avec une vraie personnalité).

Le plaisir réside aussi, pour moi, dans la part de vérité, qu’on essaie de deviner dans ce qu’on nous montre sur le monde du cinéma. Les dialogues sont percutants, le rythme est enlevé, l’autodérision est toujours présente (Julien Doré et ses loups et renards, mythique !) bref c’est passé trop vite.

Aurore : le film que tous les hommes devraient aller voir ….

…pour comprendre les femmes. Ce sous-tire m’a été soufflé par mon amie Sophie avec qui j’étais au cinéma. J’ai failli écrire « femmes de 50 ans », parce que c’est bien de la cinquantaine dont il s’agit dans ce film : la ménopause et les « désordres » corporelles qui l’accompagnent, les enfants qui quittent le nid, la difficulté grandissante de trouver un travail, la peur de ne plus avoir de vie amoureuse. La grande habilité du film est de traiter ces thèmes assez classiques à la fois avec légèreté et justesse, avec humour et émotion et avec de belles trouvailles scénaristiques.

Faut-il avoir 50 ans pour apprécier Aurore ? Je ne crois pas mais je ne suis pas certaine qu’il fasse écho chez les personnes de 20 ou 30 ans. Peut être qu’il faut déjà avoir éprouvé ce sentiment du temps qui passe et ressentir une certaine nostalgie.

Si Agnès Jaoui est très touchante (cette scène où elle danse seule m’a tellement remué ), Pascale Arbillot est mordante et chacune de ses répliques font mouche. Dans le rôle du premier amour qui refait surface dans la vie d’Aurore, on retrouve Thibaut de Montalembert, vu très récemment dans la série Dix pour Cent. Je ne vais pas vous citer tout le casting mais aucun ne joue de fausse note.

Au delà de la trajectoire de vie d‘Aurore, ce film est une réflexion sur le rôle de la femme dans la société, dans le regard d’autrui quand elle subit ce qu’on appelle vertement le « retour d’âge ».

Et pour rester sur le même thème du temps qui passe, je vous laisse avec la chanson de Benjamin Biolay, Volver, extraite de son dernier album (dont la sortie est prévue dans les prochains jours) :

Bon début de semaine,

*produit offert

Je milite pour les week-ends de 3 jours, surtout ceux où l’on a le droit de croquer des hérissons, des oursons et des poulettes en chocolat, ceux où on peut voir le premier épisode de la saison 2 de Dix pour Cent, ceux où on goûte les premières fraises de la saison dans une pavlova, ceux où on a le temps d’écrire sur ses coups de cœur du moment :

The Missing, la série qui ne me donne pas envie de lâcher la main de ma fille

Après avoir vu la série The Missing, il est fort probable que vous rêviez d’enlèvement et si vous êtes un peu « maman/papa poule », peut être serrerez-vous encore plus fort la main de votre enfant dans la rue.

Le pitch ? Un couple de britanniques et leur fils Oliver sont sur la route des vacances dans le Nord de la France quand une panne de voiture les immobilise à Châlon-du-Bois en 2006 en pleine coupe du monde de football. Un soir de match, Tony lâche son fils du regard quelques secondes alors qu’il se trouve dans un café rempli de supporters…c’est le début d’une longue quête pour le retrouver, Oliver étant très vite porté disparu.

Le casting mêle acteurs anglais (dont l’excellent Ken Scott, qui vient du monde de théâtre et incarne ici un « monstre », je n’en dis pas plus) et acteurs français ( dont Tchéky Karyo, l’inspecteur qui mène l’enquête -quelle voix (oui j’ai toujours un truc avec les voix )) et Émilie Duquenne qui le seconde ) mais la plupart des dialogues sont en anglais.

Je suis la première à dire que les histoires de kidnapping d’enfant, on sature pourtant j’ai trouvé cette série tellement addictive que j’ai regardé les 4 derniers épisodes (elle en compte 8) à la suite. La construction narrative alterne entre deux époques : 2006 et les semaines qui ont suivi la disparition d’Olivier et aujourd’hui (8 ans plus tard) avec de nouveaux éléments qui permettront de résoudre l’enquête dans un dénouement auquel on ne s’attend pas (et pourtant je peux vous dire qu’on en avait des hypothèses sur notre canapé )). A chaque fois, le basculement entre les deux époques s’accompagne de multiples petits indices pour que la confusion ne s’installe pas (la mère change de couleur de cheveux, le père a pas mal vieilli, l’inspecteur a été blessée à une jambe et boite très visiblement…).

Sur un sujet qui pourrait vite tomber dans le pathos, la série reste étonnement sobre tout en dressant, épisode après épisode, le portrait d’un homme dévasté, rongé par la culpabilité, la colère, le désespoir et dont la vie s’est arrêtée 8 ans plus tôt. La résolution de l’intrigue avance de manière assez lente mais le suspense est constant et les rebondissements distillés de manière à ce que les réponses à toutes les questions qu’on se pose ne viennent qu’à la fin.

Il parait que la saison 2 est encore mieux….reste à savoir si elle m’occasionnera, elle aussi, quelques cauchemars.

crédit photos : BBC

Le polar La Daronne : drôlement sombre

Du noir, encore du noir mais cette fois avec une bonne dose d’humour très grinçant. J’avais beaucoup aimé Commis d’Office d’Hannelore Cayre (dans lequel elle passe au scalpel l’univers des avocats, l’étant elle aussi ) et après avoir vu un portrait assez déjanté de l’auteur dans la presse, j’ai eu envie de me plonger dans son dernier roman La daronne.

Tout a une dimension romanesque dans ce livre : l’enfance du personnage principal, Patience Hortefeux, entre palace et contrebande, père mafieux et mère juive rescapée des camps qui n’aime personne en dehors de son chien; l’idée de cette interprète traductrice judiciaire d’écoutes téléphoniques en langue arabe de prendre part au trafic de drogue qu’elle suit via son métier et pourtant la question de la crédibilité ne se pose jamais.

Patience Hortefeux bosse au noir et comme une dingue depuis des années pour joindre les deux bouts, ses deux filles ne sont pas particulièrement proches d’elle, l’état de sa mère après un AVC se dégrade de jour en jour bref le tableau n’est pas gai et pourtant ce livre est rempli d’humanité et est très drôle  !

Avec un sens autant de la formule que du dialogue, Hannelore Cayre égratigne aussi bien le monde de la justice que notre société (et pose au passage quelques questions centrales comme celle du devenir des « vieux »). C’est sombre, c’est intelligent, c’est drôle ….c’est réjouissant !

Je n’avais jamais eu de relations simples avec ma mère. Je ne l’avais par exemple jamais représentée sur mes dessins d’enfant avec une jupe en triangle, de gros yeux rieurs  et un sourire en forme de banane. Non, non..je l’ai toujours dessiné comme une grosse araignée hirsute avec des pattes plus grandes pour faire les jambes. Les mères au sourire banane c’est ce que j’appelais les mamandannes. Elles savaient tout faire les mamandannes : des fleurs en papier crépon, des costumes de théâtre, des gâteaux en glacage rose et aux formes tarabiscotées. Elles accompagnaient les enfants aux sorties scolaires et portaient sans se plaindre une montagne de manteaux dans les queues. Dès que l’on posait une question à propos d’une initiative qui avait du panache, une crèche en boîte d’oeufs, une chasse au trésor, un lustre en pots de yaourts…la réponse était invariablement la même : c’est la maman d’Anne qui l’a fait.

L’accord poiré Sassy/chocolat

Cette année, pour Pâques j’ai croqué quelques fritures (oui quelques )) en les accompagnant d’un verre de Poiré de la Maison Sassy, un cidre fait d’un assemblage de 12 variétés de poires normandes. Ce poiré* est légèrement sucré (naturellement par les poires) mais pas trop et acidulé en fin de bouche, de ce fait il se marie très bien avec le chocolat. C’est un accord auquel je n’aurais pas pensé spontanément mais cela met vraiment en valeur le chocolat ..à tester aussi avec des desserts chocolatés.

 

la touche DIY : les oeufs pinata faits avec ma fille et trouvés sur le blog C by Clemence

Les Rencontres de Cambremer

On reste en Normandie avec Les Rencontres de Cambremer, un festival culinaire qui se tiendra le 29 et 30 avril prochain avec comme invité d’honneur cette année, le Portugal. Cambremer (dont j’ai juste vu quelques photos via google et qui a l’air très mignon) affiche la production de 7 des 14 AOC/AOP normandes d’où l’idée en 1995 de créer les Rencontres de Cambremer, le rendez vous annuel des produits d’Appelation d’Origine.

Au programme : ateliers de cuisine animés par des chefs, atelier pour enfants, ateliers du goût, randonnées gourmandes (j’adore l’alliance de ces deux mots) pour découvrir les paysages qui donnent naissance à de si bons produits, marché avec une cinquantaine d’exposants, concerts et déambulations musicales.

J’ai la chance cette année d’y participer, de rencontrer des producteurs et de préparer un dessert avec un chef (pression). N’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux pour vivre l’événement en direct (sur Twitter, via les stories d’Instagram) avant que je ne partage mon expérience sur ce blog. Et si vous êtes dans le coin,  venez !

Je vous laisse avec ce dialogue entendu hier soir dans le premier épisode de Dix pour Cent

Un couple ça commence à partir de 3 ans
Et avant  qu’est ce que c’est ?
Une comédie romantique !

dans la vitrine de Sébastien Bouillet ce week-end

 

*produit offert

Ce dimanche on avait prévu de suivre l’enquête prévue dans le cadre de Quais du Polar mais la pluie et l’angine (pas moi) se sont invités et ont chamboulé le programme (cela me conforte dans l’idée qu’il ne sert à rien de tout planifier )). Du coup, cela m’a laissé plus de temps pour partager les 5 coups de cœur qui suivent :

La collection de Pâques 2017 de Chokola

Les fêtes de Pâques approchent à grands pas et même si, je n’attends pas cette période pour manger du chocolat, c’est toujours un moment à part en terme d’inventivité et d’imagination de la part des artisans chocolatiers. J’ai commencé ma « tournée chocolatée » à Lyon pour la boutique Chokola qui , en dehors des sujets de Pâques classiques (oeufs, poules, lapins, souris, chouettes…), a créé des petits oiseaux à croquer, des Mac Bouillet, le célèbre Casimir, la fée Clochette, les personnages du dessin animé Zootopie  Judy et Flash en chocolat.

Les livres pop-up toi-même

Si vous avez des enfants qui peuvent rester assis un petit moment sans s’impatienter et qui aiment les activités manuelles alors le livre Quel cirque (collection Pop-up toi-même) aux éditions Nathan sur le thème du cirque pourrait leur plaire. Côté matériel, pas besoin d’aller dévaliser un magasin de loisirs créatifs, il suffit d’avoir à portée de main une paire de ciseaux, de la colle, du scotch, des crayons de couleur ou des feutres et de la ficelle.

La pochette comprend le livre qui va se transformer en livre pop-up page après page et des fiches pour chaque double page avec toutes les étapes à suivre, les modèles à découper. Logiquement on a commencé par le chapiteau qu’il fallait colorier, plier avant de le coller et d’installer des morceaux de ficelle. C’est chouette non ?

Ensuite on a découpé Archibald et on l’a mis en cage. Cela nous a occupé un bon petit moment et il reste plein de pages à remplir. Bref une bonne idée d’activité pour les vacances, les jours de pluie, les week-end.

Himalia pour une pause déjeuner à l’italienne

Pas besoin de cordes et de crampons pour déguster une pizza ou une focaccia à Himalia. Ce nom n’a rien a voir avec l’Himalaya, il fait référence à un personnage mythologique grec, symbole du blé. Himalia, situé rue de la charité, est donc un rappel à l’élément principal de la réussite de la pizza, la farine.

Ici on choisit d’abord dans la grande vitrine près de l’entrée, les parts de pizza ou de focaccia que l’on souhaite (il parait que c’est à la part qu’on sert la pizza dans de nombreux endroits à Rome ), avant d’aller s’installer à une des tables. Les parts de pizza /focaccia, une fois réchauffées, sont servies. Gros coup de cœur pour la focaccia garnie de crème de truffe, speck, mozzarella, tomates cerise, ciboulette fraîche.

Ce que j’ai aimé ? la pâte à la fois croustillante et légère, les ingrédients super frais, l’accueil chaleureux et efficace et en plus le super rapport qualité prix.

Je ne les ai pas goûtées mais il y a aussi des pizzas sucrées et d’autres choix de desserts (panna cotta, tiramisu, fromage blanc avec coulis de fruits).

La mini-série Jour Polaire

Quand j’ai envie de m’évader mais que les vacances sont encore loin, j’ouvre un livre ou je regarde une bonne série. Avec Jour Polaire, direction le nord de la Suède, en pays sami, en plein été nordique (la nuit ne tombe jamais, ce qui crée une ambiance bien particulière et n’est pas sans conséquence sur l’héroïne principale).

Le pitch de cette série produite par Canal + et la chaîne publique suédoise ? Une jeune flic d’origine algérienne est envoyée près du cercle polaire en Suède pour résoudre le meurtre d’un français. Ce sera le premier d’une longue liste.

Ce que j’ai aimé ? Les paysages de vallées qui offrent un vrai dépaysement, le duo Leïla Bekhti (à la fois déboussolée et déterminée, très forte physiquement et fragilisée par un passé qui la rattrape)/Gustaf Hammarsten (qui joue le procureur de Kirina, la ville où se situe l’action), le contexte social et politique jamais traité (en tous cas je n’avais encore jamais rien lu et vu au sujet de la communauté samie), le racisme évoqué mais pas à traits grossiers, l’ambiance qui semble osciller entre rêve et réalité, la psychologie et l’histoire des deux personnages principaux.

Mon seul bémol ? On ne voit pas assez  le charmant Thor : )

Les tweets de Julien Doré

Je ne vais pas vous dire encore une fois combien j’aime les chansons de Julien Doré (plaignez plutôt mes enfants car quand j’aime, je suis du genre à écouter en boucle). De toute façon, je crois qu’il faut l’avoir vu sur scène pour vraiment comprendre l’artiste qu’il est (et l’ambiance qu’il met). Dans cette époque très aseptisée, j’apprécie aussi son grain de folie que ce soit dans ses clips, dans sa reprise de la javanaise en japonais, de ses sketchs à l’occasion de son passage chez Deezer ou quand il répond à certains tweets qui le concernent (et comme Twitter est pas mal fait, il est toujours dans les « temps forts » de ma TL, j’en rate donc rarement).

Coup de coeur bonus : le poisson d’Avril en chocolat de l’Atelier du Chocolat

 

Voilà sur ce, profitez bien de votre dimanche soir  !

Je ne voudrais pas transformer mes billets de dimanche soir en point météo mais qu’est ce que c’est bon quelques degrés en plus après des journées où j’ai eu l’impression de perdre mes orteils, mes doigts, mes oreilles en m’aventurant dehors. En hiver, mes stocks de thé descendent dangereusement (on m’a offert celui en forme de livre sur la photo, il vient de chez Harrods) et j’essaie de privilégier les mélanges thé blanc/thé vert histoire de ne pas finir la journée survoltée : )

En hiver, mes envies de pâtisserie grimpent en flèche et je rêve d’aller goûter la tarte poires pécan de la pâtisserie Mi Cielo en passant un week-end à Bordeaux (j’ai même poussé le vice jusqu’à regarder la liste des hôtels sur expedia). Avec toutes les bonnes adresses sucrées repérées ici et là, je pourrais voyager dans toute la France …il manque plus qu’à trouver le financement : )

tarte poires pécan mi cielo à Bordeaux crédit photo : Mi Cielo pâtisserie

compte instagram mi cielo

A part ça, après avoir fini Borgen (très très bonne série) et renoncé momentanément à la saison 3 de Downton Abbey (je l’avais réservé à la bibliothèque mais il est en mauvais état et il doit être recommandé), je viens de commencer la saison 2 d’Happy Valley qui s’annonce aussi sombre que la saison 1. Je cherche une série drôle mais surtout pas du style chicken lit. Si vous avez un titre en tête, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Je pensais d’ailleurs plus rire avec Tous en scène. Mon moment préféré est celui du casting assez proche de certaines séquences d’émissions de télé crochet mais pour moi, ce dessin animé n’est pas au niveau de Vice-Versa ou de Zootopie plus inventif. Néanmoins cela a bien plus aux enfants et rien que pour entendre ma fille partir dans un grand éclat de rire, cela valait le coup.

tous en scène

Dans ce fourre tout dominical, je voulais aussi vous dire deux mots du fard satin taupe de M.A.C. offert par Marie (qui se reconnaitra )). Il a une tenue impeccable et une teinte à la fois discrète et lumineuse. Il parait que les rouges à lèvres M.A.C. sont top aussi, vous les connaissez ?

Je vous laisse avec la bande annonce de « Nuit flamenco« , un spectacle de Ruben Molina et de sa compagnie mêlant flamenco et danse contemporaine et qui passe au Palais de la Mutualité à Lyon le vendredi 10 février à 20h30…une autre façon de se réchauffer, olé : ) (je vous en reparlerai )

Bonne semaine : )

lien partenaire

Avant que les féministes de tous bords ne me tombent dessus pour oser laisser supposer qu’ils existent des histoires de filles pour les filles, je voudrais me défendre en arguant que j’ai titré ce billet ainsi par commodité, en regroupant des lectures, une série et un film où les filles/femmes sont le personnage principal.

The Girls

Il est en effet question d’une bande de filles dans le roman The girls d’Emma Cline, rendue tristement célèbre pour avoir assassiné plusieurs personnes à la fin des années 60. Si l’histoire n’est pas banale, c’est surtout le style de l’écrivain qui m’a frappé dès les premières pages. Jusqu’à présent, si on m’avait demandé qui parle le mieux de l’adolescence, j’aurais répondu Joyce Maynard et Laura Kashischke. Aujourd’hui, j’ajouterais Emma Cline qui évoque cette période avec des images d’une justesse qui n’appartiennent qu’à elle.

Pour aborder ce fait divers, elle choisit d’adopter le point de vue d’Evie, une jeune fille de 14 ans, qui vit seule avec sa mère. Cette dernière n’est pas affectueuse,  Evie vit loin de son père, son amie Connie lui tourne le dos. Evie ne se sent aimée par personne quand elle croise la route de Suzanne, qui la fascine par sa liberté, par sa vie hors normes et elle atterrit rapidement au ranch. Russel, « le gourou », du groupe, détecte la tristesse en elle et lui fait passer une série de tests dont elle est tout à fait consciente. Je me suis demandée d’ailleurs si cette distance et cet esprit critique qu’elle conserve vis à vis du ranch est le regard de la jeune fille de 14 ans ou celui de la femme qui se replonge dans ses souvenirs après le premier chapitre du livre, le roman jouant avec les flash back.

Est ce parce qu’Evie est plus fascinée par Suzanne que par Russel qu’elle réussit à garder un pied en dehors du ranch et du dénouement macabre ? ou est ce que le destin tient parfois à un fil ?

Si le mystère entourant le ranch et le groupe reste quasi entier (c’est peut être plus le sujet de California Girls de Simon Liberati, que j’ai prévu de lire), The Girls est un  portrait d’adolescente très réussi où toutes les sensations (et en particulier les odeurs sans cesse soulignées) semblent démultipliées.

Ce n’était pas que j’étais incapable de me remémorer ma vie avant Suzanne et les autres mais elle avait été limitée et prévisible, les objets et les gens occupaient leurs espaces restreints. Le gâteau jaune que ma mère confectionnait pour les anniversaires, dense et glacé quand il sortait du freezer. Les filles à l’école qui déjeunaient à même le bitume, assises sur leurs sacs à dos renversés. Depuis que j’avais rencontré Suzanne, ma vie avait pris un relief tranchant et mystérieux, qui dévoilait un monde au delà du monde connu, le passage caché derrière la bibliothèque. Je me surprenais à manger une pomme et une simple bouchée humide pouvait provoquer en moi un sentiment de gratitude.

Filles des oiseaux de Florence Cestac

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Changement total d’ambiance avec Filles des oiseaux, dernière bande dessinée de Florence Cestac qui raconte ses années d’adolescence dans le pensionnat des oiseaux tenu par des soeurs à Honfleur dans les années 60. Fille des oiseaux est l’histoire de la rencontre entre deux jeunes filles venant de deux mondes totalement opposés et de leur amitié. L’une (Florence Cestac) est fille de paysans et vient du coin. L’autre est riche, habite à Neuilly et a déjà beaucoup voyagé.

Ce qui les réunit ? l’ennui et un esprit de rébellion face à un corps enseignant qui leur apprend à être avant tout une bonne épouse et à savoir tenir une maison et qui maintient ses jeunes femmes dans l’ignorance sur tout ce qui concerne leur corps.

50 ans plus tard, l’humour et les personnages à gros nez de Florence Cestac nous rappellent (si besoin était ) que la liberté du corps des femmes est toujours à réaffirmer.

Girls, saison 5

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Pendant mes séances de vélo d’appartement, je regarde des séries et en attendant les saisons 2 de Borgen et de Dowton Abbey commandées à la bibliothèque de mon quartier (et arrivées en même temps )), je suis tombée sur la saison 5 de Girls. La précédente saison m’avait déjà peu convaincu mais là Hannah, personnage que j’arrivais à trouver attachante malgré son nombrilisme récurrent jusqu’à présent, a été trop loin dans la vulgarité, le cynisme. Pour moi, elle n’est même plus drôle. Reste que la bande son est toujours aussi bonne et que le dernier épisode est largement supérieur aux autres réussissant même à émouvoir.

Bridget Jones Baby

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Ce qui m’avait plu chez Hannah c’était son côté « girl next door » comme disent les américains, mais la vraie girl next door, la fille qui a des kilos en trop, des vergetures et des bourrelets. J’ai du vieillir car finalement je me trouve plus proche de Bridget Jones même si dans le dernier opus, Bridjet Jones Baby, celle ci affiche une ligne sans un gramme de trop.

Le souci avec les suites est qu’elles sont rarement au niveau des premiers volets. Le fameux « on prend les mêmes et on recommence » ne suffit pas à créer une bonne histoire. Bref j’avais peur d’être déçue, d’autant plus que des scènes comme celle de la gaine, de la chanson avec la brosse à cheveux ou celle dans laquelle Hugh Grant et Colin Firth se battent, sont « mythiques » pour moi.

En plus, au casting, plus de Hugh Grant remplacé par Patrick Dempsey (pas dans le même rôle mais dans celui d’un des pères potentiels du futur bébé de Bridget Jones à la grossesse « gériatrique »).

Et bien oui j’ai marché, j’ai même couru parce que Bridget Jones est telle qu’on l’avait laissé quelques années plus tôt : drôle, incroyablement gaffeuse, reine de la prise de tête. Mark Darcy est toujours aussi classe (oui j’avoue que je préfère son élégance britannique au charme américain) même s’il est un peu trop rigide, froid et pince sans rire et qu’on aimerait qu’il se décoince un peu parfois.

J’ai ri car les dialogues sont percutants (mention spéciale à la gynécologue jouée par Emma Thompson qui est excellente ), car les situations cocasses ne manquent pas sans que cela soit « déjà vu ». Et puis ce serait malhonnête de ne pas l’évoquer, il y a ce petit côté romantique, peut être un peu gnan-gnan pour certains mais qui ne me déplait pas quand il est mêlé à l’humour comme dans ce troisième volet.

Je vous ai dit en commençant ce billet que je ne croyais pas aux histoires de filles pour les filles, je ne suis néanmoins pas certaines que les hommes soient aussi réceptifs à cette histoire que toutes celles qui se sentent un peu des Bridget Jones ; )

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