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Espionnage, drame social et intimiste, histoire d’adultère ou destin de grand homme, voici un petit debriefing sur les 4 dernières séries que j’ai vues récemment :

Le Bureau des Légendes saison 2

Je commence par le gros gros coup de cœur (non ce n’est pas une faute de frappe, c’est mieux qu’un gros coup de cœur )) avec la saison 2 du Bureau des Légendes que j’ai trouvée encore mieux que la saison 1. J’ai suivi tous les épisodes, quasi cramponnée à mon canapé, en me demandant comment Marina Loiseau, Sisteron ou Malotru allaient se sortir de leur situation respective.

Pour rappel, Le Bureau des Légendes est une plongée dans les coulisses du contre-espionnage et s’il faut un petit temps d’adaptation pour comprendre les différentes intrigues et codes du milieu, une fois qu’on est dedans, il est très dur de décrocher. J’aurais pu regarder tous les épisodes les uns à la suite des autres mais pour moi, une partie du plaisir, lorsque je regarde une série, réside dans l’attente et dans le suspense qu’on décide de faire durer un peu plus longtemps en n’enchaînant pas plus de deux épisodes.

Mathieu Kassovtiz est excellent dans cette saison 2, incarnant un homme qui semble jouer sur un jeu d’échecs géant avec toujours au moins un coup d’avance sur ses adversaires ou ses collègues. Si j’ai frissonné plus que dans la saison 1, c’est peut être parce que toutes les scènes sont remarquables de réalisme que l’action se passe en Syrie ou dans les bureaux parisiens de la DGSE, on n’a pas une minute l’impression de voir un décor de studio.

Détail pour la plupart d’entre vous mais Mathieu Demy (que je trouve charmant) s’ajoute à un casting sans fausse note : Florence Loiret-Caille sous son apparence « brut de décoffrage » laisse entrevoir sa sensibilité, Darroussin montre scène après scène les ambiguïtés de son personnage, Céline Delorme en fausse candide permet de dévoiler une nouvelle facette de son collègue Malotru.

Au fil des épisodes de cette saison 2, le doute s’est insinué dans mon esprit quant aux motivations de chacun, faisant écho au doute très présent dans la vie de ces agents secrets qui se méfient de tout et de tout le monde.

Quand à la dernière scène, elle m’a soufflé par son rebondissement inattendu et par son romanesque  (le personnage de Nadia est plus que jamais central) et vous comprendrez mon jeu de mots en découvrant cette saison 2 du Bureau des Légendes.

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Happy Valley

Attention série noire sans humour et sans beaucoup d’espoir bref peut être pas la série dont on a envie pour se détendre pendant l’été. Le titre serait il mensonger ? non Happy Valley désigne une zone du Yorkshire appelée ainsi par la police parce qu’elle est ravagée par le trafic de drogue. Dans cette série, on suit la vie d’une flic, Catherine Catwood, qui se retrouve à enquêter sur un enlèvement lié à son passé (mais bien entendu elle ne le découvre pas tout de suite).

La réussite de la série tient beaucoup à son personnage principal qui incarne non pas une super héroïne (elle a plus de 40 ans, elle n’est pas un top model) mais une femme à la fois battante et faillible, pleine de colère mais bouleversante. Happy Valley est aussi le portrait d’une Angleterre des laissés pour compte sans tomber dans le misérabilisme.

Mon seul bémol tient au personnage du méchant Tommy (James Norton) qui est vraiment très très méchant et manque un peu de nuances pour moi.

Je ne veux pas en dire trop mais au delà de l’intrigue, Happy Valley pose de vrais questions sur le deuil, la parentalité, sur ce qu’on est prêt à faire pour assurer l’avenir de ses enfants.

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Dr Foster

Je me demande si les critiques de série ne sont pas plus indulgents (ou bienveillants) que les critiques ciné (la différence tient peut être tout simplement au fait qu’un tri s’opère entre la production et ce qui arrive en France mais aussi par le fait que les critiques de ciné et les critiques de série ne sont pas les mêmes personnes) car j’ai rarement lu de papiers descendant en flèches une série.

Les articles que j’avais lus sur Dr Foster étaient même plutôt bons et c’est en partie pour cette raison que je me suis laissée tenter par l’histoire de cette femme médecin qui découvre un jour que son mari a une liaison. Sur le thème des relations extraconjugales, j’avais comme modèle la très bonne série The Affair (dont je n’ai pas encore vu la saison 2) et la comparaison n’a pas tenu la route un seul épisode. Plusieurs fois j’ai eu le sentiment de regarder un (mauvais ?) téléfilm avec un personnage de mari que j’ai trouvé vraiment niais et plat (regard d’une huitre) (on se demande rapidement ce que sa femme comme sa maitresse aimaient chez lui).

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Wolf Hall

Malgré les éloges que j’ai pu lire au sujet de cette série qui retrace l’ascension de Thomas Cromwell, malgré la « photographie » très George de la Tour (ou plutôt Caravage parait il)  malgré le jeu de Mark Rylance, je suis passée à côté de Wolf Hall.

Je serais peut être rentrée dans cette intrigue si j’avais eu les connaissances suffisantes sur l’histoire de l’Angleterre des les années 1530 mais là je me suis sentie complètement paumée, noyée, ne comprenant pas les intrigues et les jeux de pouvoir de cet homme que le réalisateur a voulu réhabiliter en en donnant une vision beaucoup plus complexe que dans les livres d’histoire.

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Et vous, une série coup de cœur en ce moment ?

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