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séjour à la ferme

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Avant d’entrer dans le vif du sujet, toi qui me lis régulièrement en ce moment, tu as le droit d’être énervé(e). La Corse, la Haute Savoie et maintenant l’Auvergne et pourquoi pas l’île Maurice (tiens oui pourquoi pas?). Hasard du calendrier ou coup de bol, je comprendrais que tu nourrisses une certaine hargne à mon égard mais un séjour à la ferme en Auvergne, ça ne se refuse pas.

Surtout pour une famille 100% citadine qui n’éprouve même pas le besoin tous les week-end d’aller se ressourcer au vert (oui je sais ça fait peur) et qui s’éclate dans sa ville entre balades urbaines, parcs et vie culturelle. Même si j’ai passé quelques semaines à la campagne chez mes grands parents avec poulailler (mais sans échelle je t’assure Miss Brownie), lapins, ruches, potager, mes enfants sont nés trop tard pour connaitre cela. Le moindre canard dans une mare provoquant la liesse de ma fille, quand on m’a proposé de passer 3 jours dans une ferme dans les Combrailles, je n’ai donc pas réfléchi longtemps avant de dire oui.

Enfin en toute honnêteté j’ai quand même posé la question du transport car j’avais des souvenirs de Lyon /Clermont-Ferrand  en plus de 4h de train (je rappelle pour ceux et celles qui ne sont pas ENCORE au courant que nous n’avons pas de voiture), du temps où ma soeur y habitait. Bonne surprise le trajet s’est considérablement réduit : on ne met plus que 2h30.

Ensuite on a tenté de me mettre à l’épreuve en glissant dans le programme la phrase suivante « dimanche matin vous pourrez poser toutes les questions que vous souhaiterez aux éleveurs de moutons« . Là j’ai pensé un moment me renseigner de manière détaillée sur internet, histoire de ne pas avoir l’air trop..urbaine et puis je me suis dit que je laisserai parler les enfants, ça passerait mieux (et les poissons ils naissent carrés alors ? )

Vendredi dernier, j’ai donc embarqué toute la famille pour un week-end prolongé en Auvergne et en fin d’après-midi je découvrais les gîtes du berger où nous allions passer deux nuits avec une autre famille, celle de Galliane (le chérubin en apprenant qu’elle avait deux filles, a passé un temps fou à se coiffer avant le départ !).

Après m’être extasiée sur la beauté des gîtes (je te les montrerai dans un autre article), j’ai posé ma valise et j’ai oublié peu à peu la ville.

Le lendemain matin, nous avions rendez vous avec Élodie, qui élève des ânes et utilise leur lait pour fabriquer des savons. J’ai rencontré une jeune agricultrice très impliquée et attachée à ses animaux. Ce n’est pas un hasard si les ânes n’avaient pas cet air triste auquel je les associais systématiquement jusqu’à présent. J’ai même découvert des animaux (Coca, Bounty, Bourriquet, Papouille.. ) pas farouches du tout et réclamant des caresses.

 

 

Les enfants, pourtant pas habitués à cotoyer des ânes, n’ont pas mis longtemps à aller vers eux, à les promener ou les câliner. Puis Elodie leur a proposé de toiletter deux d’entre eux avec tout le matériel adéquat et tout le monde s’y est mis, même la petite qui visait plus les jambes qu’autre chose vu sa taille )

regarde par terre c’est comme chez le coiffeur

A ce stade de la journée, j’étais prête à repartir avec l’âne Papouille, la biquette noire qui, ne me demande pas d’explication rationnelle, me faisait trop craquer et un lapin pour ma fille.

Heureusement Élodie a détourné mon attention en me parlant de la fabrication de ses savons et en les faisant sentir à tout le monde. Eucalyptus, Calendula, agrumes, le choix a été difficile. Dans peu de temps Élodie devrait ouvrir sa boutique en ligne et je t’invite déjà à aller voir son site internet Les ânesses d’Élodie où elle présente la gamme qu’elle fabrique. Contrairement à pas mal de savons au lait d’ânesse qu’on trouve sur des marchés ou dans des boutiques, ici le pourcentage est important dans la composition et ces produits sont vraiment de bonne qualité.

Si j’ajoute que la maison d’Élodie, malgré son emploi du temps plus que chargé, était d’une propreté immaculée, tu vas penser que l’air des Combrailles commençait à me monter au cerveau )

Le temps que je retrouve mes esprits (que ferait un âne sur mon canapé? ) et nous voilà à la ferme Randanne à Aurières au cœur des volcans d’Auvergne, à 1000 mètres d’altitude. Cette ferme est spécialisée dans la fabrication du Saint Nectaire et nous avons commencé par aller voir une partie du troupeau  composé de 30 vaches laitières. J’avoue que le contraste avec l’élevage vu le matin était assez frappant : ici des machines pour traire les vaches, un distributeur automatique de granules (sorte de complément alimentaire pour arriver à un lait de très bonne qualité) qui se règle selon la vache qui se présente (et son collier), une énorme brosse à massage (parce qu’une vache détendue est en de meilleurs conditions pour donner du lait) et des animaux derrières des barrières qu’il ne vaut mieux pas titiller.

Heureusement nous sommes allés ensuite dans l’étable réservée aux veaux (dont certains étaient nés il y a à peine 15 jours) et les enfants ont pu les approcher. Il parait que la taille de leur enclos est réglementaire…n’empêche que je trouve ça minuscule et que même si je suis loin d’être une Brigitte Bardot, naitre pour ne jamais quitter ce petit espace c’est une vie de bête non ? )

Ma fille , elle, n’a jamais voulu tendre la main vers les veaux, trop captivée par un chat qui passait par là ….ça vaut le coup d’aller en Auvergne choupette )

Bien entendu il m’a été absolument impossible de repartir sans avoir acheté la moitié d’un Saint Nectaire. J’aurais bien goûté la brioche à la tomme, qui est, parait-il, sucré mais il n’y avait plus.

Veaux, vaches, cochons ? perdu ! Le lendemain, après avoir profité une dernière matinée de notre hébergement et de son cadre verdoyant, nous avons changé le programme initialement prévu à cause de la pluie direction la ruche des Puys. Nous avons suivi les explications d’une guide passionnante et énergique…les enfants n’en perdaient pas une miette. Je me suis demandée -en tant qu’abeille – s’il fallait mieux être ouvrière et trimer comme une dingue pendant 6 semaines pour mourir après ou reine et s’envoyer en l’air avec tous les faux bourdons qui passent aux alentours pendant un jour puis pondre tout le reste de sa vie (sans anesthésie).

la guide a enfumé une ruche pour nous montrer un cadre et des alvéoles (et tu sais ce que font les abeilles quand on leur balance de la fumée…elles mangent ! elles, au moins, elles répondent à la question d’Obispo « si on devait mourir demain » ))

J’ai trouvé la visite très interactive, très bien faite et si tu es dans le coin avec des enfants (ou pas), je te conseille vivement d’aller jusqu’à la ruche des Puys. La visite se conclut par une dégustation fort sympathique entre miel d’acacia, miel toutes fleurs, miel de sapin (qui a un goût très prononcé de lait concentré c’est assez incroyable), miel de châtaignier et miel de bourdaine. Personnellement j’ai craqué pour un miel avec des fruits secs à l’intérieur (non je ne l’ai pas encore ouvert).

D’habitude (ou en tous cas depuis un certain temps), je ne montre pas mes enfants en photos ..petite exception pour ce séjour à la ferme en Auvergne car c’est avec leurs yeux que j’ai vécu chaque instant et quand je leur ai demandé ce qu’ils avaient préféré, la liste a été longue.

Ce week-end a aussi été le cadre d’un grand événement, en tous cas à l’échelle de ma famille mais je te raconterai de quoi il s’agit une autre fois )

Un grand merci au Comité du tourisme d’Auvergne qui nous a permis de goûter les joies de la vie à la campagne et à la ferme et en particulier à Cécile pour sa gentillesse et sa disponibilité !

Si je t’ai donné envie de partir en week-end à la ferme en Auvergne, sache qu’il y a un séjour à gagner sur la page Facebook d’un Séjour à la ferme en Auvergne.

Et toi, la vie à la ferme tu connais un peu, beaucoup, pas du tout ?

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