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Sardaigne

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Après avoir tenté de vous convaincre du charme de la Sardaigne hors saison, vous avoir montré San Teodoro,  aujourd’hui je vous propose de passer une journée sur l’île de la Maddalena. Avant de traverser le petit bout de mer et de poser pied sur cette île, j’ai découvert la forteresse du Monte Altura construite de 1889 à 1891 et qui a servi aux soldats pendant les deux guerres mondiales. On peut voir, pendant la visite, l’endroit où se « caler » les soldats pour tirer les canons mais aussi les douches et les bains mais j’avoue avoir été surtout impressionnée par le panorama  sur l’archipel de la Maddalena et la Corse.

Se balader dans les ruelles de Maddalena

Après une traversée en ferry d’une trentaine de minutes depuis Palau (passager seul aux alentours de 7 euros aller-retour selon la saison, détails des tarifs avec une des compagnies qui fait la liaison ici ) (pour les anxieux du mal de mer -j’ai tout le temps des requêtes google qui atterrissent sur le blog concernant la traversée avec Corsica Ferries de Toulon à Bastia – c’était très calme et le mieux est de rester dehors sur les ponts pour être à l’air libre si vous craignez), me voilà arrivée à Maddalena qui est à la fois le nom de l’île (ou plutôt des îles) et celui de la ville principale de l’île.

Sur cette île était située une base  de sous-marins américains avec comme conséquence directe 5000 américains dont 3000 militaires et leur famille vivant ici, des logements leur étant destinés et une économie locale qui reposait beaucoup sur leur présence. Il y a 7 ans, sans tambour ni trompette tous les américains sont partis, de nombreux bâtiments sont vides aujourd’hui et trouveront probablement à terme une autre « utilité ».

Les Sardes avaient coutume d’appeler entre eux, la ville de Maddalena, le « Paris » sarde, les prix étant plus élevés qu’ailleurs en Sardaigne car adaptés au pouvoir d’achat des américains.

Comme j’avais quartier libre sur le créneau du déjeuner (oui j’ai abandonné assez vite le groupe )), j’en ai profité pour me perdre sans but véritable dans les petites ruelles de la ville qui, dès qu’elles montent, permettent de nouveaux points de vue sur la mer. J’ai bien aimé aussi le quartier du port (les premiers habitants furent 1700 bergers corses – à l’époque la Corse et la Sardaigne n’étaient pas séparées par la mer- puis la ville fut habitée par des pêcheurs de Naples et de Gènes) et l’ambiance de « dolce vita » qui imprègne les lieux dès lors qu’on s’éloigne des restaurants et des bars les plus touristiques.

 

Si vous voulez manger sur le pouce et pas cher, je vous conseille de vous prendre une part de foccacia à la panetteria focacceria et de la déguster sur le petit banc devant la boutique ou face au port. Je me suis laissée tenter par une glace délicieuse pistache/ bacio (chocolat-noisette) au glacier Bellamia (super rapport qualité prix) ..j’y retournerais bien juste pour goûter les autres parfums.

 

Admirer les eaux cristallines des îles de la Maddalena

Après cette halte en ville, j’ai eu un aperçu trop bref de la beauté des plages de l’île de la Maddalena (en sachant que l’archipel compte une soixantaine d’îlots rocheux de toutes les tailles et 7 grandes îles, la plus habitée étant l’île de la Maddalena et la plus sauvage à visiter à pied étant l’île Cabrera). Entre les eaux turquoises, le granit rose, le sable blanc, les côtes très déchiquetées et les rochers sculptés et érodés par les vents (le petit jeu consistant à deviner à quels animaux ils ressemblent), difficile de planter un décor plus carte postale que celui-ci.

 

ma curiosité m’a poussé à toucher ce qui ressemblent à des petits coquillages
mais qui est, en fait, de la famille des méduses (heureusement cela ne pique pas, ne brûle pas ) #jevisdangereusement

 

Comme vous pouvez le constater sur les photos, l’île de Maddalena, même en étant la plus habitée de l’archipel, est très sauvage. Sur l’île de Budeli, la plage au sable rose (immortalisée par Antonioni) a été fermée au public car les touristes emportaient tous un peu de sable avec eux #lesgens.

Sur l’île des asperges sauvages, la princesse Soraya, première femme du Shah d’Iran (qui l’a répudié car elle ne lui « donnait » pas d’enfant) voulut acheter une plage sur laquelle elle avait ses habitudes et elle reçut des autorités sardes une réponse négative. J’espère réellement que les pouvoirs publics continueront à vouloir préserver ce petit bout de terre face aux projets immobiliers.

en face les falaises de Bonifacio

 

Si j’ai l’occasion d’y retourner un jour, j’aimerais découvrir cet archipel par bateau (beaucoup de compagnies le proposent, idéalement il faudrait pouvoir avoir une visite quasi privée pour ne pas se retrouver en troupeau au même endroit) et voguer de plages en plages (et j’en connais un, qui, va le faire cet été )).

Cette escapade en Sardaigne se termine ainsi. Il me reste encore quelques paquets de fregola et autres pâtes rapportées de là-bas et comme à mon habitude, le voyage se prolongera encore par l’assiette.

Est ce que la Sardaigne est une destination qui vous tente ?

Je n’ai pas un millier de choses à vous raconter et à vous montrer au sujet de la Sardaigne. Ces vacances là ont été surtout synonyme de repos, de pieds sous la table (et oui j’avoue j’ai franchement apprécier) avec quelques balades pas loin de l’endroit où nous logions. Nous sommes ainsi allés deux fois à San Teodoro (ville située à 25km d’Olbia), connue principalement pour ses nombreuses belles plages.

La première fois nous avons marché dans le sable blanc de la longue plage de la Cinta avec vue sur l’île de la Tavolora. En revoyant les photos, je trouve quelques similitudes dans la végétation avec certaines plages de Camargue. D’ailleurs en empruntant un petit chemin (avec des buissons épineux, presque Koh Lanta)), on est tombé sur des marais où on était sensé voir des flamants roses.  Comme nous étions hors saison (en Avril) et qu’il ne faisait pas particulièrement chaud (assez drôle de voir certains français en tee-shirt/short et des italiens avec des doudounes, la vérité doit se trouver au milieu ), personne ne se baignait.

san teodoro

On est retourné à San Teodoro, côté village, un jour de marché avec l’idée d’emporter quelques souvenirs …comestibles (étonnant, non?). Rien à voir avec les grands marchés vus à Rome mais une certaine ambiance, l’accent chantant des marchants apostrophant les passants (et les touristes), des tentatives de dialogue  (sans surprise, les Sardes sont ravis quand on essaie de parler un peu Italien …même si cela se finit souvent avec les mains) et quelques produits locaux (du fromage et de la charcuterie) achetés sur place pour les déguster une fois de retour sur Lyon.

sur une place, un groupe de personnes avait dessiné à la craie des personnes couchées par terre; certaines semblaient blessées.
Ayant vu une banderole « Don’t touch my brain », je suis allée voir de quoi il s’agissait et c’était une façon de dénoncer la violence à travers le monde

 

C’est déjà fini pour aujourd’hui … Prochaine étape la ville et les beaux paysages de la Maddalena.

Cette semaine alors que je parlais de mes vacances en Sardaigne en avril avec une amie, elle m’a dit que jamais elle n’aurait pensé à cette destination pour le printemps. C’est vrai que la chaleur n’était pas caniculaire, qu’il fallait être breton ou anglais pour se baigner (je vous aime les bretons et les anglais )) mais le gros avantage de cette période, hormis le peu de monde, est que la nature était en plein réveil.

Je n’ai vu qu’un petit morceau de la Sardaigne du Nord mais ce coin là m’a charmé car il est resté très intact, « sauvage », sans immeubles ni grosses constructions et peu peuplé. Cette région, comme 70% de la Sardaigne, est constituée de collines recouvertes de maquis méditerranéen. Partout où vos yeux se posent, ils croisent des oliviers sauvages, des genévriers, des genets jaunes et des cystes (ces buissons de fleurs blanches qui sont en pleine floraison en mai). Cela donne un tableau très vert avec des touches de couleurs qui, sitôt qu’on aperçoit la mer, peut évoquer la Corse.

 

 

L’endroit où nous logions était en bordure d’une plage, qui n’avait peut être pas le charme des grandes plages de sable blanc qu’on trouve ailleurs en Sardaigne, mais qui n’a pas cessé de m’étonner par la richesse de sa flore partout où nous marchions (pour les légendes, je vous laisse compléter, je suis plutôt mauvaise en botanique).

 

 

 

Non seulement nous étions entourés de végétation mais dès que nous empruntions le moindre chemin, nous finissions par tomber sur des chèvres, des chevaux, des ânes, des cochons, des vaches qui semblaient posés là au milieu de nulle part .

celui là est arrivé en courant et en hennissant alors que je rêvassais pour changer (je sais pourquoi je ne conduis pas, je serai un danger public !)
et j’ai fait une sorte de grand jeté pas maîtrisé …sans témoin heureusement : )

 

 

 

 

vœu compte double étant donné la taille de ces fleurs de pissenlit

 

 

fenouil sauvage ou panais ? je crois qu’il s’agit de la seconde option car un sarde m’a dit que c’était toxique pour les animaux

 

 

 

Pas loin de notre hébergement, se trouvaient des marais comme en Camargue avec des flamants roses (pas très roses). Même si je vois régulièrement ces oiseaux au parc de la tête d’Or à Lyon, l’émotion n’est vraiment pas la même quand on a la chance de pouvoir les observer dans leur milieu naturel alors que le jour commence à faiblir. De loin on dirait presque qu’ils marchent sur l’eau. Et puis on finit par se résoudre à quitter les lieux… pour ne pas finir dévorée par les moustiques.

 

Et vous, la Sardaigne vous connaissez en été, hors saison ?

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