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Vous ne partez pas pour les vacances de Pâques et vous bavez devant toutes les photos de destinations étrangères que vous voyez défiler sur votre fil Facebook ou Instagram ? (toute ressemblance avec une situation vécue n’est pas purement fortuite) ? Voici deux adresses pour voyager sans quitter Lyon.

Un tea time au Bourbon’s house

Le Bourbon’s house propose depuis peu, sur réservation, une formule tea time comme à Londres. La formule comprend 3 sandwich salés (ce jour là un à l’oeuf curry, un brie chutney d’oignon rouge, un asperge coriandre bressaola), 4 pièces sucrées (mini tarte citron, brownie noisettes, millionnaire shortbread..), une verrine (trifle aux fruits rouges), 2 scones (un nature, un aux raisins secs) servis avec de la confiture d’orange et de la confiture framboise maison (très bonne) et du thé à volonté.

Cette escale outre-manche coûte 20 euros (27 euros avec une coupe de champagne en plus) et est située à seulement 5 minutes à peine de l’Opéra. Il n’y a plus qu’à trouver un(e) ami(e) anglais pour vous accompagner : )

Bourbon’s house
22 rue gentil
69002 Lyon

Une escale au Portugal au Café Lisboa

On quitte le frog, les bus impériaux, la garde royale et la reine Elisabeth pour le soleil, les trams jaunes, les azulejos avec le Café Lisboa qui a ouvert, en lieu et place du polo club (qui était branché english food d’ailleurs).

Avec sa devanture verte, sa petite terrasse dans une rue peu fréquentée par les voitures, ses nappes et ses coussins colorés, son patron avec un accent charmant et sa carte avec des plats qui se partagent, le Café Lisboa est une adresse où on a envie de revenir. Je ne suis pas une spécialiste de cuisine portugaise mais je me suis régalée avec la Bacalhau à Bràs (une spécialité à base de morue).

Les pastéis de nata peuvent être dégustés sur place en dessert mais aussi un peu plus tard dans l’après midi. Vous pouvez également les emporter (dans ce cas là faites les très brièvement réchauffer, cela se déguste tiède) et légèrement saupoudrés de cannelle, ils m’ont transporté à Lisbonne !

Café Lisboa
9 rue des Quatre Chapeaux
69002 Lyon

Une série de billets « Le monde à Lyon  » ça vous intéresserait ?

C’est, plongée dans le noir, (le conseil selon lequel il suffirait de laisser les volets fermés pour avoir une pièce fraiche est, en passant, plutôt bidon ou ne doit fonctionner que dans les maisons avec des murs épais en pierre, hier après midi il faisait 30° dans mon salon) que je tente d’écrire ce billet plein de lyonnaiseries. Je précise bien « tente » car chaleur + obscurité = risque de somnolence (#lavieillesse). Allez c’est parti avec …

La semaine du Risotto

La semaine du risotto qui se tient, cette semaine, à Lyon du 26 juin au 2 juillet 2017 avec comme principe, 7 recettes de risotto imaginées par les chefs lyonnais et mises à la carte de leur restaurant à savoir :

  • Basserie Le Sud – Gérard Lasne / 11 place Antonin Poncet 69002 Lyon
  • Café Terroir – Florent Poulard / 14 rue d’Amboise 69002 Lyon
  • Le Jeu de Quille – Guillaume Besson / 1 place Meissonnier, 69001 Lyon
  • Le Tire-Bouchon – Florent Gilibert / 16 rue du Boeuf, 69005 Lyon
  • Lyon’s GastroPub – Jeremy Lemaître / 7 Rue Neuve, 69001 Lyon
  • M Restaurant – Julien Gautier / 47 avenue Maréchal Foch 69006 Lyon
  • Marguerite – Francesco Santin / 57 Avenue des Frères Lumière, 69008 Lyon

Si en France, le riz est essentiellement dégusté en accompagnement, il est un plat en soi en Italie.  Pour réaliser un risotto à l’italienne, oubliez la crème, seuls le beurre et l’huile d’olive sont autorisés. Son goût repose ensuite  sur l’adjonction de bouillon chaud de légumes ou de viande.

Il existe plusieurs types de riz à risotto : le riso carnaroli, reconnaissable à son grain long et  souvent considéré comme le roi des riz à risotto; le riso arborio est la variété la plus connue dans le monde, son grain a des proportions généreuses et son taux d’amidon élevé permet de réaliser des risotti très crémeux;  le vialone nano, cultivé principalement dans la région de Vérone, en Vénitie, a obtenu le label IGP en 1990 et a un grain trapu qui permet une excellente absorption des condiments avec lesquels on le prépare.

C’est ce dernier risotto que j’ai choisi pour préparer un risotto aux petits pois en mettant un peu de vin de blanc en plus du bouillon de poule. Mis à part le fait de bien rester devant sa casserole et de ne pas ajouter de liquide, tant que la quantité précédemment versée n’a pas été absorbée, il n’y a pas difficulté majeure. Il faut compter environ 18 min du cuisson tout compris et servir dès que c’est prêt. Et c’est très bon !

En amont, j’avais été invitée à la présentation de la semaine du Risotto à l’école de cuisine de l’institut Paul Bocuse et à cette occasion, j’ai essayé de suivre tous les gestes du chef  Francesco Santini (aux commandes du restaurant Marguerite ) alors qu’il préparait un risotto au basilic, tartare de tomate et burrata « pugliese. C’était très frais, estival, parfumé, un  vrai régal !

crédit photo : Aline Perrier photographe

Voici la recette pour 4 personnes :

Ingrédients :

  • 240g de Riz Carnaroli
  • 60g d’Oignons Paille Ciselés
  • 50g de Vin Blanc Sec
  • Bouillon de Légumes ou de Volaille P.M
  • 100g de Feuilles de Basilic ou 1 Pot
  • 1 Grosse Tomate Cœur de Bœuf 300g env.
  • 2g d’Origan Sec
  • 3g d’Origan Frais
  • 2 Burrata de 125g chacune
  • 60g de Beurre Froid Coupé en Petits Dès
  • 60g de Parmesan Râpé
  • 15g de Copeaux de Parmesan
  • 25g d’Huile Olive Extra Vierge

 Préparation :

  • Laver les feuilles de basilic, réserver les plus petites pour la décoration du plat.
  • Blanchir le reste rapidement dans une chauffante bien assaisonnée, les débarrasser dans une eau glacée puis mettre à égoutter.
  • Monder la tomate puis la couper en deux à l’équateur et l’épépiner avec une cuillère à pomme parisienne.
  • Hacher finement la chair au couteau puis mettre à égoutter et réserver au frais au moins 30mn.
  • Presser légèrement les feuilles de Basilic et conserver l’eau de cuisson qui en sort.
  • Mixer au « Blender » les feuilles de Basilic en ajoutant petit à petit de l’eau de cuisson afin d’obtenir un mélange lisse et brillant. Réserver au frais.
  • Suer les oignons au beurre avec une pincée de sel.
  • Ajouter le riz et le faire nacrer. Déglacer au vin blanc, puis le réduire à sec.
  • Mouiller le riz en 4 ou 5 fois à l’aide du bouillon tout en remuant entre les mouillements et en maintenant une ébullition moyenne constante.
  • Une fois le riz à consistance (environ une quinzaine de minutes), ajouter la purée de basilic et lier le risotto avec le parmesan râpé, le beurre et l’huile d’olive.
  • Rectifier l’assaisonnement et laisser le riz reposer quelques minutes.
  • Récupérer le tartare de tomate, l’assaisonner avec les origans, l’huile d’olive, le poivre et ajouter de la fleur de sel.
  • Découper les Burrata en 2.
  • Passer au dressage sur assiette plate. Disposer 4 cuillerées de risotto au centre de l’assiette, tapoter légèrement le dessous de celle-ci afin d’étaler le risotto de façon homogène.
  • Prendre un emporte-pièce et le disposer au milieu.
  • Dresser le tartare de tomate en demi-lune sur le côté droit et disposer la demi Burrata sur le côté gauche.
  • Retirer l’emporte-pièce et répartir harmonieusement les copeaux de parmesan, les feuilles de basilic et finir avec un trait d’huile d’olive extra vierge et un tour de moulin à poivre

Casa Nobile

On reste en Italie avec une adresse de restaurant que je vous conseille si vous aimez autant la pasta que moi (il y a aussi quelques risotti à la carte), Casa Nobile. J’y suis retournée samedi pour un déjeuner avec ma fille pour qui, côté culinaire, il n’y a rien au dessus d’un bon plat de pâtes.

Lorsque nous sommes partis en Sardaigne, à Pâques, elle a mangé des pâtes (mais jamais les mêmes) midi et soir pendant une semaine alors pour faire plaisir à la Miss,  je savais que Casa Nobile était le bon endroit.

Les serveuses à l’accent italien si chantant sont charmantes et souriantes et il est aussi difficile de choisir un plat dans la carte de ce restaurant qu’une pâtisserie dans une vitrine appétissante quand on est bec sucré. Ma fille s’est laissée tenter par le très classique lasagnes à la bolognaise (et en toute honnêteté, elles battent celle que je prépare à plates coutures) et j’ai pris des linguine (mes préférés je crois) aux fruits de mer et petites courgettes rôties. Nous étions installées à une table au frais pas loin des cuisines (et dans une partie moins bruyante que la salle principale) et nous n’avons cessé de nous dire combien c’était délicieux.

 

 

Ce n’est pas forcément très bon marché (surtout si on compare avec les prix à Turin par exemple) mais à chaque fois que je m’y suis attablée, j’ai passé un très bon moment.

Machine de cirque aux Nuits de Fourvière

C’est aussi avec ma fille (qui envisage carrément d’épouser un italien -je lui ai dit qu’elle épouserait aussi la mama -) que je suis allée voir aux Nuits de Fourvière le spectacle de Machine de cirque. C’était la première fois qu’elle prenait un petit coussin qui s’envolerait quelques heures plus tard dans les airs, c’était la première fois qu’elle s’asseyait dans les gradins pas très confortables surtout quand on veut mettre à tout prix une robe mais cette première fois, on s’en souviendra aussi pour l’originalité et la qualité du spectacle vu ce soir là.

Le cirque traditionnel, j’y ai emmené les enfants quelques fois quand ils étaient tout jeunes mais les numéros avec des animaux me mettent toujours mal à l’aise (non, vous n’arriverez pas à me faire croire qu’ils sont « heureux » de faire cela et de vivre le reste du temps dans des cages minuscules même s’ils sont nés en captivité) et j’ai toujours trouvé les clowns plus flippants que drôles.

Si les 5 garçons de Machine de cirque empruntent bien des codes au cirque, ils s’en éloignent aussi beaucoup réussissant le pari de rendre leur spectacle à la fois drôle, moderne et poétique. Sur scène, pas de piste aux étoiles mais une sorte d’échafaudage, prétexte à de multiples acrobaties, une énorme batterie et d’autres instruments qui accompagnent en direct les différents numéros.

Et eux surtout, incroyables de force et de souplesse, d’énergie et de grâce. Avec eux, les vélos semblent légers comme des plumes et se conduisent debout, couché, à l’envers, ils forment des cercles sur scène quasi hypnotiques. Avec eux, une simple serviette de bain devient prétexte à toutes les contorsions dans un numéro qui a fait rire l’arène entière du début à la fin. Avec eux, on a l’impression qu’il suffit de prendre son élan pour s’envoler dans les airs, exécuter une ou deux figures une fois en haut et atterrir comme si de rien n’était (même si à chaque fois, on a le cœur qui se serre de peur, à part quelques tapis sur scène, il n’y a rien pour les protéger).

Assises tout en bas des gradins, on a vu leur torse se soulever, leurs vêtements trempés de transpiration, leur visage concentré quand il le fallait, leur complicité et cette générosité à donner tant au public le temps d’un spectacle que cela en est émouvant (en tous cas, moi cela m’émeut). Que serait le monde sans artistes et leur folie qu’on leur reproche parfois parce qu’ils ne sont pas assez dans les clous, pas assez conformes et dans les normes, pas assez « rentables »? Voilà à quoi je pensais en regardant ma fille qui n’a pas raté une seconde de ce spectacle inventif, rythmé, amusant et qui a, absolument tenu, à ce qui nous mettions quelques mots sur le livre d’or prévu à cette occasion.

Voilà c’est tout pour ce dimanche. Je ne me suis pas endormie en route (et j’espère que vous non plus) et je vous souhaite une belle semaine à venir !

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