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Déjeuner au Palégrié

La semaine dernière j’ai déjeuné avec mon cher et tendre au Palégrié, restaurant qui a décroché un Bib gourmand il y a peu et dont j’avais eu l’occasion, avec délice, de tester la cuisine de son chef Guillaume Monjuré (élu meilleur cuisinier de l’année par le Fooding) lors du goûter secret Nespresso. J’ai mis en Une la photo du dessert parce que je suis très pénible de ce côté là. Souvent mes appréciations sur les restaurants se basent en grande partie sur la touche sucrée finale (je devrais d’ailleurs le signaler à ceux qui m’ont déjà demandé des conseils de restaurant, ça éviterait quelques déconvenues). Si je lis sur une carte « fondant au chocolat » j’entends métro, si ce sont des desserts classiques que je sais préparer moi-même, ça ne m’emballe pas …les sorties au restaurant restent rares, souvent pour fêter un événement alors je veux être surprise, par terre, conquise )

Mais avant d’arriver au dessert, peut-être faut-il commencer par le début à savoir l’entrée servie ce jour là (chaque jour le menu change et un choix de deux entrées, deux plats et deux desserts sont proposés). Je n’ai pas noté les intitulés exacts mais il s’agissait d’un risotto aux épinards et au chèvre à la cuisson et à la texture parfaite. Je crois que même ceux qui n’aiment pas les épinards aimeraient cette entrée.

En plat, j’ai opté pour du lapin servi grillé et posée sur une purée moutardée...autant le préciser impossible de ne pas saucer ce plat …la purée m’a ramené des années en arrière quand ma grand mère préparait la sienne avec les pommes de terre du jardin ….

Venons-en au principal : le dessert ! ce crémeux jivara servi avec une crème glacée à la fève tonka et parsemé d’éclats de meringues…plutôt simple à priori mais d’une efficacité incroyable ….tout se répondait, parfums, textures, couleurs …si bien que je n’ai pas pu m’empêcher d’aller voir le chef qu’on peut observer s’affairer dans sa cuisine depuis la salle pour le féliciter, discuter chocolat et idée de desserts avec du Dulcey (oui c’est un peu mon obsession en ce moment mais ça va passer )). Pour moi c’est vraiment un dessert de restaurant, impossible à emporter, quelque chose qui se dresse dans l’assiette au dernier moment et qu’il faut déguster en fermant les yeux tellement c’est bon !

L’accueil est souriant, très agréable, ce qui ne gâche rien, pensez à réserver !

♥ Adresse gourmande ♥
Le Palégrié
8 rue Palais Grillet
69002 Lyon

Une année entre les Bras

Se glisser pendant une année dans les cuisines du restaurant de Michel Bras et assister à la passation entre père et fils c’est à quoi nous invite le film Entre les bras dont j’avais loupé la sortie sur grand écran en mars 2012 et que j’ai pu découvrir en DVD avec quelques bonus dont une interview du réalisateur Paul Lacoste et un grand nombre de scènes coupées.

Les deux hommes ont été filmés 150 heures, réduites à 6 heures au bout de quatre mois de montage puis à 1h30 de film. La première surprise est l’absence, dans un tel contexte source inévitable de tensions, de crises. Parfois l’un et l’autre s’asticotent (comme dans cette scène de marché nocturne), parfois les regards et les silences laissent filtrer un mécontentement mais s’ils ne sont pas d’accord sur tout, le ton ne monte jamais, les portes ne claquent pas. Le fait que Sébastien Bras est en cuisine avec son père depuis 15 ans déjà est peut-être un début d’explication.

Le fils Bras a-t-il vraiment choisi cette voie? sa femme Véronique interrogée à ce sujet, balaie rapidement la question et affirme que cela s’est imposé à lui comme une évidence. Les choses n’en sont pas forcément plus simples : le père est à la fois allié et obstacle comme le rappelle Paul Lacoste, il continue à être très présent aux jardins du restaurant ou dans les cuisines et on a du mal à l’imaginer réellement à la retraite tant il est passionné.

Entre les Bras nous emmène sur le plateau de l’Aubrac où le restaurant est planté au milieu de nulle part. Ce paysage très atypique de l’Aveyron que j’ai découvert pour la première fois est filmé avec une poésie que l’on retrouve dans toutes les séquences de cuisine, quand la caméra quitte les visages pour se concentrer sur les assiettes et les gestes si précis, techniques. C’est tellement beau qu’on en redemanderait encore.

Les Bras ont aussi un restaurant au Japon où se joue l’une des scènes les plus symboliques du film quand les deux hommes se retrouvent seuls en cuisine et que le père goûte un plat créé par le fils. L’attention de l’un, les conseils de l’autre, soudain les frontières entre disciple et maître se brouillent…

Lors de la fête des vendanges, Michel Troisgros, interrogé sur la passation, répond que Sébastien ne pourra s’épanouir qu’une fois qu’il sera vraiment seul aux commandes. Dans la dernière séquence du film, ce dernier présente ses nouveaux plats (à la presse? ), on a le sentiment qu’il a réussi à s’exprimer malgré tout ce poids qui pèse sur ses épaules.

Est-ce cette habitude des voix off qui surlignent ce que l’on voit déjà à l’écran dans certaines émissions depuis de nombreuses années mais j’aurais aimé parfois un peu plus de légendes, d’explications.

Entre les Bras est un documentaire sur la passation et entraîne forcément des questionnements personnelles sur nos choix professionnels par rapport à l’héritage familial mais c’est aussi un beau portrait d’artistes à l’incroyable créativité qui dressent leur  assiette par touches de couleur comme s’ils peignaient un tableau sous les yeux du spectateur.

 

Crédits photos : cinema guild

Edit : si vous avez un moment, jetez un oeil aux photos panoramiques du plateau de l’Aubrac prises par Arnaud Millot ..attention le visionnage de ces photos peut avoir comme conséquence une forte envie  d’aller se balader là-bas.

Déjeuner au café des Anges

Il y a des endroits que l’on n’aurait jamais connu si quelqu’un ne nous y avait pas amené un jour, des rues dans lesquelles on ne passe jamais car elles ne sont pas sur nos chemins, pas dans le quartier où l’on habite. Ce jour là, je suis arrivée un peu à l’avance au café des Anges (fait assez rare pour être souligné ) alors j’ai demandé au patron si je pouvais prendre quelques photos de la salle. J’ai évoqué mon blog pour me justifier (non ce n’est pas une lubie qui consiste à prendre en photo tous les endroits que je visite mais ça y ressemble sauf que je ne suis pas soignée pour..), il m’a demandé si j’aimais le chocolat…un ange est passé …

Ce n’est pas à l’intérieur que j’ai déjeuné mais dans une petit cour à l’arrière de la salle avec lumignons et parasols, un coin à l’abri du bruit de la ville avec l’impression plaisante d’être ailleurs en quelques secondes. Un kir à la mûre offert par la maison dans une main et je me plongeais dans la carte (bon d’accord je l’avais déjà un peu examiné sur internet, histoire de me mettre en appétit). La chaleur était tout à fait supportable par rapport à ces dernières semaines à Lyon, est-ce un prétexte pour choisir le gratin de ravioles de la maison Tacca (3 sortes de ravioles farcies, arômes truffes, noix, cèpes et fromage de chèvre frais ). A la première bouchée je ne regrettais pas mon choix : la texture des ravioles était parfaite et les saveurs au rendez vous.

Une personne normalement constituée aurait demandé le café et l’addition pour ne pas s’endormir sur son bureau l’après-midi. Malheureusement j’avais lu sur la carte Tiramisu au caramel et aux cookies, j’étais comme piégée. Je consultais du regard la personne (Anne-Laure pour ne pas la citer) qui était assise en face de moi..ouf elle prenait elle aussi un dessert )

Quand il arriva présenté dans son bocal, il avait déjà fait le premier pas…je n’avais plus qu’à plonger ma cuillère dans la mousse onctueuse qui jouait avec le croquant façon crumble des cookies. Je ne vais pas demander la recette à chaque fois que je prends un dessert hors de chez moi  mais n’empêche qu’il est divin (et sans boudoir ce qui n’est pas plus mal) et qu’on a envie d’en goûter une seconde fois au moins )

♥♥  Adresse gourmande :
Le café des Anges
81 rue Vauban
69006 Lyon

Déjeuner aux Flocons village

Il y a des heureux hasards ou des hasards heureux…peu de temps avant que mon week-end pour Cordon se profile (le village balcon sur le Mont Blanc dont j’ai déjà parlé), j’ai lu un portrait dans Libération d’Emmanuel Renault, chef cuisinier qui a eu en mars dernier 3 étoiles pour son restaurant Les flocons de sel. Sa cuisine telle qu’elle est décrite me plait, l’homme a l’air sympathique, pas bégueule et en surfant un peu je découvre qu’il a aussi un bistrot dans Megève bien plus dans mon budget.

Voilà un des arguments qui m’a convaincu d’aller jusqu’à cette station réputée pour être le paradis des nouveaux riches…

Je dois d’ailleurs avouer que côté clientèle on a été bien gâté ce jour là : ton employé pour s’adresser au serveur ou complainte de deux mamies qui lui ont demandé de changer la table de place seulement 3 fois de suite,  le client est roi c’est connu, mais il faut croire que quand il roule sur l’or il l’est d’autant plus.

Heureusement que je suis installée à une table dehors, je me serais vite sentie comme un chien dans n jeu de quilles.

Juste à côté du restaurant, se trouve une cave dont vient peut-être le Moscato d’Asti servi très frais pour l’apéritif (avec de délicieuses croquettes de poisson et une mayonnaise maison que je n’ai malheureusement pas pris en photo), un vin italien doux, sucré, légèrement pétillant, un vrai coup de cœur.  J’ai vu depuis que Nicolas en proposait à 8 euros la bouteille et je suis curieuse de savoir s’il est aussi bon.

L’homme opte pour une entrecôte beurre aux herbes et frites maison…très classique mais la viande est incroyablement fondante et les frites me rappellent celles que faisait ma mère et je peux te dire que dans mes souvenirs gustatifs la barre est très haute.

De mon côté, je choisis le plat du jour : un parmentier de joue de bœuf qui s’avère être un véritable délice..oublie tout ce que tu penses savoir sur le hachis parmentier, cela n’a strictement rien à voir ! (et en premier lieu, la viande n’est pas hachée).

Je continue sur ma lancée en prenant le dessert du jour (léger tu noteras), une glace pomme/caramel. C’est moi ou la présentation est un peu tendancieuse? on va dire que c’est moi ) J’aurais aimé un peu plus de fantaisie visuelle mais le parfum est très équilibré, aucune des saveurs ne l’emporte sur l’autre, le mariage est très réussi.

 L’homme se décide pour une tarte fine tiède aux pommes avec une glace caramel au beurré salé (qui commençait à fondre sérieusement car forcément je voulais la prendre une photo). Aussi classique que son plat mais excellente (enfin de ce que j’ai pu goûter, c’est à dire pas grand chose).

Verdict ? un très bon moment gourmand pour une note qui ne s’envole pas malgré les 3 étoiles du chef cuisinier. Peut-être qu’un jour j’aurais la chance de tester la maison mère, Les Flocons de Sel.

♥♥ Adresse gourmande :

Bistrot Flocons village
75 rue Saint François
74120 Megève

 

Au restaurant, je regarde d’abord les desserts

Question restaurant, je suis un brin psychorigide. J’inspecte scrupuleusement la carte des desserts et s’il faut choisir entre tarte aux pommes et crème au caramel, tu peux être sûre que tout de suite je suis très moyennement emballée. Non parce que la tarte aux pommes, tout le monde sait la cuisiner ou presque, je peux en manger tous les jours à la maison (si je veux) et la crème au caramel ça ne déclenche pas non plus une hypersalivation chez moi.

Bref quand l’homme m’a dit » j‘ai réservé à La Table« , je lui ai tout de suite demandé « ils sont bien les desserts ?« …non seulement il s’en souvenait plus et pire il avait réservé l’après midi même non pas à La Table mais à La tâche, autre adresse dans mon coin et plus précisément bar à vins. Au téléphone, ils ont trouvé bizarre ce énergumène qui voulait absolument réserver pour venir déguster une assiette de charcuterie avec un verre de bourgogne )

Mini-psychodrame à la maison devant belle-maman venue garder les enfants quand l’homme réalise son erreur …heureusement il rattrape le coup et nous partons pour La Table.

Non seulement je suis un peu psychorigide mais en plus question restaurant je ne suis pas très sortable. A peine assise, je dégaine mon appareil photo, je mitraille mes plats, je prends en note le menu…si tu souhaites passer inaperçue, ne m’invite pas )

Cela dit, ça me permet de te livrer le menu ce soir là à commencer par un velouté de cèpes à la texture et au parfum parfaits, accompagnés d’un toast de cèpes poëllés. Ça m’a rappelé la Corrèze, la cueillette des champignons et ma grand mère qui, le soir même, les préparait en omelette.

L’homme a choisi une salade de lentilles vertes du Puy (préparée avec une sauce moutardée excellente)  et une terrine de foie gras de canard :

 

J’ai opté ensuite pour le risotto de pâtes de Cecco aux pétoncles façon Seychelles (bisque de tourteaux)…rien à redire je me suis régalée !

L’homme, plus amateur de viande que moi, a goûté le pavé de herdshire (boeuf), accompagné de son jus au foie gras et de gratin dauphinois..aux bruits qu’il a produit avec sa bouche j’en déduis qu’il a apprécié )

 Venons-en à l’essentiel : le dessert ! A croire que j’étais partie pour une soirée cèpes puisque j’ai choisi le cèpe au chocolat, interpelée par le nom et rassurée par la présence du chocolat. Au final, j’ai aimé le croquant des macarons contrastant avec l’appareil (entre mousse et glace aux chocolat)  et la bugne servie avec.

 L’homme n’a pas été sensible à mes arguments (le fondant je t’en prépare un quand tu veux!) et a dit oui au fondant au chocolat accompagné d’une boule de glace au caramel au beurre salé que j’ai failli finir avant qu’il ne proteste.

 

Verdict ? j’ai aimé l’espace entre les tables, tu n’es pas obligée d’écouter la vie et l’œuvre de tes voisins les plus proches…selon où tu es assis, tu peux admirer le travail dans les cuisines. L’accueil et le décor sont chaleureux. Visiblement le restaurant a son lot d’habitués, ce qui est plutôt bon signe.

Côté assiette, le menu change au gré des saisons et des arrivages. Pas de mauvaise surprise au moment de l’addition puisque la formule entrée + plat + dessert coûte 24 euros (avec des suppléments pour certains plats). Le vin au pot pour les petits budgets est tout à fait correct.

Bref j’ai passé un très bon moment en tête à tête et j’espère avoir l’occasion de retourner à La Table pour tester d’autres plats et d’autres desserts.

Et toi, pour un restaurant quel est ton critère de choix?

La Table
8 place Tabareau
69004 Lyon

Crock’n’roll

Comment dire non à une invitation à venir déguster des croques, salés ou sucrés, à composer soi-même, selon tes envies et tes goûts, dans un endroit sympathique pour une soirée entre yelpeurs? impossible !

Voilà comment j’ai délaissé mon ordinateur, mes cours de html et de css qui me passionnent autant que la chaîne spécial foot sur le câble. L’accueil était chaleureux, les tables garnies, les convives avaient déjà leur petit plateau en bois, il ne restait plus qu’à choisir la composition du croque sucré (pour moi) parfait :

Avant de me lancer, petit tour des ingrédients et découverte des produits bio Rigoni di Asiago (une gamme impressionnante de miels, des confitures et une pâte à tartiner au chocolat avec un sérieux goût de reviens-y) :

Pour mon croque, j’ai choisi la simplicité avec un mariage pâte à tartiner au chocolat/ chantilly…hum je me suis retenue pour ne pas en reprendre un )

Au bar, l’un des deux frères qui tient le crock’n’roll, proposait des bières bio ou à un chocolat chaud…

Le temps de regarder l’exposition sur les petites culottes accrochée aux murs, de tchatcher avec Cranemou et Cyl et la petite ampoule de la culpabilité s’est allumée dans ma tête …il était temps que je retourne bosser )

Si tu es lyonnais ou lyonnaise, que tu as envie de partager tes bonnes adresses, n’hésite pas à poster tes avis sur le site Yelp Lyon , c’est toujours sympa de se constituer un petit carnet virtuel de restos, salons de thé, bars ou boutiques qui valent le détour.

Et toi, ton croque idéal il serait à quoi?

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