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Il est quasiment aussi rapide à préparer qu’un mug cake (vous savez ces gâteaux qu’on prépare en mettant tous les ingrédients dans un mug avant de le passer au micro-ondes) mais il est nettement meilleur. Il demande peu de temps de cuisson et peu d’ingrédients bref le cake au chocolat fondant de Philippe Conticini peut aussi bien faire office de dessert de dernière minute, de goûter préparé vite fait ou de douceur quasi improvisée pour se consoler d’un séjour en Italie annulé (#ceuxquisaventsavent sauf que cela ne me console pas du tout ).

Ingrédients pour le cake au chocolat fondant de Philippe Conticini

100 g de chocolat noir
50 g de chocolat lait
115 g de beurre
120 g d’oeufs (2/3 oeufs)
55 g de sucre semoule
45 g de farine de blé
15 g de farine de châtaigne
1 pincée de sel

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

Faites fondre les deux chocolats avec le beurre au bain-marie.

Pendant ce temps, dans un saladier, fouettez les oeufs avec le sucre. Ajoutez la farine de blé et la farine de châtaigne tamisée. Ajoutez ensuite le mélange chocolat fondu/beurre et la pincée de sel. Mélangez sans trop insister (seulement de manière à obtenir une pâte homogène).

Versez votre pâte dans un moule à cake beurré et fariné. Enfournez le cake au chocolat fondant (dans un four préchauffé) pendant 25 minutes à 160°.

cake au chocolat fondant de Philippe Conticini La seule difficulté potentielle de ce cake est le temps de cuisson : il faut vraiment le sortir à temps pour que la texture reste humide au milieu du cake.

Pour gagner du temps, préparez tous vos ingrédients en les pesant avant de commencer votre recette.cake au chocolat fondant de Philippe ConticiniVerdict ? J’ai été obligée de cacher le cake au chocolat fondant de Philippe Conticini pour qu’il ne soit pas fini trop vite, en général c’est bon signe, non ?

Et vous, est ce que vous avez une recette au chocolat chouchou aussi rapide et savoureuse ?

 

Souviens-toi l’été dernier quand il faisait chaud, tellement chaud même en pleine nuit (j’ai les mains glacées en tapant ces quelques mots sur mon clavier, j’en viendrais presque à regretter la canicule), les idées de desserts sans four étaient les bienvenues. En voilà une (de recette) qui a l’avantage d’être très simple et rapide et qui rappellera aux fans de Dexter un épisode puisqu’il s’agit de crèmes au citron jaune citron vert façon key lime pie.

Ingrédients pour deux grands pots

1 citron vert non traité
2 citrons jaunes non traités
2 jaunes d’oeuf ultra frais
200 g de lait concentré sucré
10 cl de crème fraiche liquide entière
50 g de mascarpone
2 CS de sucre glace

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

Lavez le citron vert à l’eau chaude, séchez le soigneusement et prélevez son zeste dans un grand saladier. Pressez le citron vert et les citrons jaunes. Mélangez les jaunes d’oeuf avec les zestes et fouettez les au batteur électrique pendant 5 minutes. Ils doivent être clairs et mousseux.

Ajoutez le lait concentré sucré et continuez à battre pendant 3 minutes. Versez alors le jus des citrons et battez 1 minute.

Versez la crème obtenue dans vos contenants et mettez au frigo au moins 6h (je les ai laissés toute une nuit). Le jour J préparez la crème chantilly en mettant dans un saladier (laissé au frigo ainsi que les fouets) la crème fraiche liquide, le mascarpone et le sucre glace. Battez jusqu’à obtenir la bonne consistance.

Déposez la chantilly sur vos crèmes au citron et parsemez de zestes de citron vert.

crème citron façon key lime

crème citron façon key lime 3

crème citron façon key lime 2

Verdict ?

C’est bien citronné, frais et très vite préparé. La prochaine fois je les présenterai dans des contenants plus petits et je parsèmerai les crèmes de morceaux émiettés de spéculoos pour apporter un peu de croquant.

source : Desserts sans cuisson aux éditions Solar.

mon mercredi gourmand

Si vous écoutez la radio et que vous vous intéressez à l’actualité de la gastronomie, vous connaissez probablement l’émission « On va déguster »,  dans laquelle, en compagnie d’Elvira Masson et Dominique Hutin, François-Régis Gaudry reçoit chaque semaine des pâtissiers, des chefs, des artisans de bouche, des producteurs autour d’un thème gourmand.

Dans une vie idéale je trouverais le temps d’écouter tous les podcast de toutes les émissions qu’on m’a recommandées un jour mais pour le moment, et même si je regarde très peu la télé, ça passe à la trappe.

Heureusement de l’émission est née l’idée d’un livre du même titre qui combine recettes, portraits, découverte de produits et de terroirs dans un inventaire à la fois utile et futile, décalé et plein d’idées, le tout copieusement illustré.

Comme j’avais bien du mal à choisir quelques pages seulement et étant donné que ce blog rime plus avec desserts et chocolat qu’avec tripaille et cochonailles, j’ai pris le parti de partager quelques découvertes sucrés de cet ouvrage.

Ainsi on apprend tout sur la madeleine (ses origines, l’explication concernant sa bosse et la recette du chef du Blé sucré), on part à la découverte des variétés de citron en compagnie de deux agrumiculteurs, on révise le B.A.ba du baba, on salive devant la recette des cannoli croustillants farcis de brousse aux citrons confits, on rêve de plonger sa cuillère dans la pâte de praliné et ses multiples déclinaisons présentées par Yann Brys, on s’envole en Italie en parcourant le pays de douceur en douceur, on compte les points dans le match des clafoutis opposant le moelleux, le classique, l’exotique, on s’autocensure en lisant les proportions du gâteau au chocolat l’Assassin (mais bientôt on cèdera )), on se demande si le cheesecake est vraiment américain.

on va deguster 1

on va deguster 2

Parmi la liste des 10 pâtisseries parisiennes à goûter avant de mourir, j’ai  coché (et testé) le mont blanc d’Angelina (que je préfère dans sa déclination cassis/marron), la tarte au citron de Jacques Genin, le Paris Brest de Philippe Contecini et l’Ispahan de Pierre Hermé.

Je sais bien que la plupart des auteurs de ce livre sont parisiens mais s’il y a une seconde édition, une sélection en dehors de Paris , étant donné tous les très talentueux pâtissiers qui existent partout en France, ce serait bien (je me porte volontaire pour rédiger cet article )).

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En dehors des desserts, j’apprécie toutes les pages croisant culture et gastronomie qu’il s’agisse des cocktails de légende dans les livres, au cinéma ou dans les séries (à chaque fois, la recette est donnée), des petits plats à l’écran, du rapport de Claude Chabrol et de George Sand à la gastronomie ou des recettes dans la littérature.

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Et puis cet ouvrage  donne aussi envie de voyager avec ses photos de caïpirinha et de feijoada, son tour du monde des sandwich, ses 7 adresses spécial pizza à Naples par exemple.

Bref si le format de On va déguster m’a un peu dérouté au départ (difficile à caser dans une bibliothèque), il se déguste lentement, dans le désordre, selon ses envies et ses goûts, il s’offre ou se partage et on y revient avec appétit !

 

Ça me fait un drôle d’effet de revenir ici avec une recette de dessert. J’ai essayé d’écrire dimanche un peu à chaud, cela a donné un billet que je trouve totalement raté, à côté de la plaque, j’ai même failli l’enlever. Un peu plus de recul aurait été sûrement nécessaire (mais par contre Caro, elle dit tout ce que j’aurais voulu dire, moi non plus je ne sais pas, plus je lis d’articles sur Daesh moins j’ai de certitudes sur les mesures à prendre, moi aussi j’ai pleuré devant mon écran de télé seule pendant la minute de silence, la seule chose où je ne la suis pas c’est pour Gérard Larcher… même en étant complètement désespérée)).

Alors voilà le blog reprend son cours avec sa futilité, sa frivolité, sa légèreté…je l’ai toujours voulu ainsi, c’est juste une face de ma vie que j’ai envie de partager -faut-il le souligner ? C’est peut-être aussi ma façon de tenir : m’accrocher aux petits plaisirs que la vie nous offre, ces mêmes plaisirs pour lesquels certains sont prêts à tuer.

Et parmi ces plaisirs, il y a toujours pour moi le réconfort apporté par une bonne pâtisserie comme une madeleine au chocolat. J’en ai déjà proposé quelques recettes ici, cette fois j’ai suivi celle donnée par Claire Heitzler dans un supplément Styles lors du Salon du Chocolat. Sa particularité par rapport à d’autres recettes testées précédemment est qu’il faut laisser la pâte reposer au frigo toute la nuit.

Ingrédients

2 gros oeufs
100 g de sucre
22 g de miel
45 g de lait
130 g de farine
20 g de cacao en poudre (non sucré)
8 g de levure chimique
150 g de beurre

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

Mélangez les œufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Dans une casserole faites chauffer le miel et le lait. Tamisez la farine, le cacao et la levure. Faites fondre le beurre.

Ajoutez le mélange lait+miel chauds au mélange œufs+sucre puis les poudres tamisées et enfin le beurre fondu. Réservez au frigo pour 24h (ou au moins une nuit) en filmant votre préparation.

Le lendemain, mélangez la préparation pour bien la lisser. Garnissez vos moules à madeleine préalablement graissés. Laissez cuire 10 minutes à 180° th (enfournez dans un four préchauffé).

madeleines chocolat bis

Verdict ?

Vous avez vu ces bosses de compétition ? Non seulement elles sont belles mais en plus, elles sont super moelleuses. J’aime aussi la simplicité de la recette (je l’ai faite avec ma fille de 6 ans) et des ingrédients (ce qui est rarement le cas avec des recettes de chef).

Vous n’arrivez jamais à obtenir une belle bosse ?

  • Ne remplissez pas trop vos moules à madeleine (laissez un tiers sans pâte en les remplissant avec une poche à douille c’est bien plus pratique qu’avec une cuillère je trouve)
  • Utilisez de préférence un moule téfal plutôt qu’un moule à silicone (il suffit juste de beurrer un peu vos moules)
  • Respectez le temps de repos au froid de la pâte et si vous faites plusieurs fournées (ici avec mes moules qui sont assez gros j’ai fait une vingtaine de madeleines et deux fournées), remettez la pâte au frigo entre vos fournées.

mon mercredi gourmand

Modernist cuisine at home est du genre imposant au rayon livre de cuisine (456 p). Pourtant il est la version réduite du livre Modernist Cuisine, la bible de la cuisine moderne, composée de 6 volumes et de 2458 pages, traduit en français, allemand et espagnol, réédité plusieurs fois et ayant généré 20 millions de dollars de vente. Accompagnant ce gros volume, est présent un cahier plus facile à transporter et manier en cuisine qui reprend toutes les recettes mais sans illustration cette fois ci.

Nathan Myhrvold et Maxime Bilet, auteurs de cette somme, ont voulu que ce nouveau livre permette d’appliquer chez soi les techniques présentées dans Modernist Cuisine qui, par l’équipement et les ingrédients demandées, s’adressait plus à un public de professionnels. Cette fois les recettes sont moins complexes et les ingrédients plus simples à se procurer. La première partie de l’ouvrage publié par Tashen est consacrée à l’équipement et aux aliments de base avec le parti pris de montrer des vues de coupe des ustensiles et des appareils électroménagers (fours, micro-ondes, blender, sorbetière, barbecue, cocotte minute…) afin de mieux en expliquer le fonctionnement.

modernist cuisine 9

L’ouvrage revient ensuite sur tous les basiques qu’il s’agisse de préparer un fond de sauce, des bouillons, des pestos classiques et moins classiques, des huiles parfumées ou des marinades ou de hacher de la viande comme un pro, de décortiquer un homard, de confectionner une pizza comme un pizzaiolo par exemple.

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Plutôt gourmande aimant pâtisser que cuisinière éclairée, j’ai plongé dans ce livre avec curiosité découvrant des recettes expliquées étapes par étapes et illustrées par des photos, furetant dans le lexique culinaire et dans les encarts plus scientifiques. Dans la section desserts, j’ai appris qu’il était possible de réaliser une génoise nature ou parfumée avec un syphon, un gobelet en le plaçant ensuite au micro-ondes et je me souviens avoir vu des candidats de l’émission Qui sera le meilleur pâtissier ? utiliser cette technique.

 

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Au delà du livre de cuisine qui permet de préparer des plats bien américains comme le macaroni cheese, les burgers ou les ailerons de poulet grillés mais aussi des soupes, des tartes et bien d’autres mets , j’ai lu Modernist Cuisine at home comme une sorte d’aventure culinaire pour tous les curieux et ceux qui ont envie d’aller plus loin que la simple recette.

 

 

 

 

Pas aussi imposant que la bible Pâtisserie dont j’avais eu l’occasion de parler ici, le livre de cuisine Petits gâteaux de Christophe Felder permet de se perfectionner en pâtisserie en revenant dans une première partie sur toutes les recettes de base. Crème pâtissière, génoise, dacquoise, glaçage, meringue française, macaron, pâte à chou, pâte à feuilletage rapide… le chef pâtissier explique toutes ces techniques de manière détaillée, les principales étapes étant illustrées par des photos. Je n’ai plus de prétexte pour ne pas tenter la confection des choux au craquelin de A à Z .  livre C Felder (2)Si les basiques sont courts à réaliser, il n’en est pas de même par les desserts proposés par la suite et dont le temps de préparation tourne autour de 3h (n’ayant pas le sens de l’organisation d’un chef pâtissier, ni le même matériel, ni de lave vaisselle, je crains de dépasser largement ce temps indiqué). C’est là qu’on comprend, si on en doutait encore, que pâtissier est un métier de précision et de passion.

Le jeu en vaut néanmoins la chandelle si on regarde les photos illustrant la seconde partie du livre, toutes plus appétissantes les unes que les autres. L’éclair caramel, le fleur de sel (en photo ci dessous), le Saint-Barth ou le succès abricot par exemple me mettent vraiment l’eau à la bouche et je serais assez fière si un jour j’arrivais à les reproduire à l’identique (ou presque).

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Bref voici un livre qui me donne envie de passer encore beaucoup de temps en cuisine à tenter, rater et pester parfois, reproduire des gestes, attendre, observer, faire et défaire et sûrement progresser à force d’essais et en suivant tous les conseils de Christophe Felder. Je le conseillerais à toutes ceux et celles qui font déjà de la pâtisserie car on est assez loin du gâteau yaourt et les recettes demandent un équipement qui suppose d’être plutôt passionné par les desserts…en tous cas voilà une belle idée cadeau pour les cakista : )

Christophe Felder : Les petits gâteaux, éditions de La Martinière (prix de vente : 20 €)

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