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J’ai attendu le dernier moment pour découvrir le quartier du Vieux Nice. J’en avais tellement entendu parler, on m’avait dit  » ça ressemble à Bastia », « ça ressemble à l’Italie ». J’avais peur qu’à force de l’imaginer je finisse par être déçue comme lorsqu’on attend énormément d’un film dont la critique est dithyrambique. J’y suis rentrée à petits pas, un peu façon crabe, en gardant un œil sur le bord de mer, en longeant le cours Saleya. J’ai renoncé à suivre un parcours fléché avec les points à voir répertoriés par les guides ou les brochures. Dans beaucoup d’endroits, on s’imprègne des lieux du moment où l’on accepte de s’y perdre.

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J’ai aimé les vieilles devantures de magasins, les couleurs des murs, les petites places et leurs terrasses de café, je pensais qu’il y aurait plus de chats (ok on n’était pas en Grèce). J’ai aimé les ruelles pavées sans voiture, le ciel si bleu au dessus des toits, le linge pendu aux fenêtres « so cliché…j’ai cherché les mémés derrière les rideaux de portes d’entrée qui bruissent avec le vent mais je n’en ai pas vu.

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J’ai pris des rues qui grimpent au hasard, je me suis arrêtée quelques instants devant un concert gipsy, j’ai admiré la façade des églises, je me suis attablée devant une assiette de pâtes au pistou. J’ai raté le glacier dont tout le monde parle, je suis passée devant une file immense de niçois ou touristes (ou les deux) attendant qu’on leur serve la socca, cette galette de pois chiches que j’aurais aimé aussi goûter.

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J’ai trouvé le quartier très calme mais est-ce peut-être une question d’heure, de jour. J’imaginais les fenêtres ouvertes et les éclats de voix ou les sons des postes de télévision qui résonnent jusqu’en bas…je serais bien restée, assise sur une marche, planquée dans un coin, à observer plus longtemps l’atmosphère, les habitants, les habitudes mais la parenthèse tirait déjà à sa fin.

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J’espère avoir l’occasion de retourner à Nice dans quelques années pour voir la coulée verte et le jardin Albert 1er en plein travaux lors de mon séjour, pour tester d’autres adresses gourmandes et me perdre à nouveau mais le soir cette fois dans les ruelles du Vieux Nice.

Et vous, vous connaissez ?

Hier soir, après avoir allumé quelques bougies et déposé des lampions aux fenêtres de l’appartement, je suis ressortie en famille découvrir mon quartier, la Croix Rousse, scintillant pour la fête des lumières 2011.

J’ai croisé une drôle de voiture transformée en aquarium géant avec un poisson rouge derrière la vitre, je suis allée écouter une histoire en ombre chinoise pendant que de grands papillons, souris et autres animaux en papier s’allumaient dans les arbres.

J’ai trouvé le manège de la place de la Croix Rousse un peu irréel à côté des sapins et du marché de Noël. J’ai filé jusqu’à l’esplanade du gros caillou voir l’installation s’embrasait en suivant un rythme bien précis.

J’ai suivi le chemin dallé du jardin d’Ivry pour le redécouvrir …arbres lumineux, feuilles bleutées et bruits de cloches dans les buissons donnaient un sentiment d’ailleurs bien agréable sans que la foule ne soit trop nombreuse pour cacher le plaisir.

En rentrant, j’ai levé la tête pour regarder tous les balcons, toutes les fenêtres où étaient posés les petits lampions du 8 décembre. L’air était plutôt doux, les enfants étaient ravis de la balade et les 3 millions de visiteurs attendus n’étaient montés jusqu’à plateau )

Et toi, tu as déjà eu l’occasion de venir à la fête des lumières?

Quartier classé au patrimoine mondial de l’Unesco, j’aime ses façades, ses rues pavés, ses traboules, ses touristes, ses restos, ses cours cachées et son ambiance, I Love le Vieux Lyon !

A chaque fois que je m’y promène, je découvre de nouveaux détails, je le vois sous une autre facette et voici 5 raisons d’aller s’y balader le week-end ou en semaine en ce moment  :

Raison 1 :  même les arbres nus et sombres ont un certain charme dans ce cadre…le tableau est mélancolique parfois mais pas sinistre

Raison 2 : le musée Gadagne propose actuellement une exposition, Gastronomie, autour de la gastronomie lyonnaise (que je n’ai pas encore visité mais j’espère avoir le temps d’y aller) avec des figures locales, des recettes, des animations…l’occasion aussi de redécouvrir un lieu qui a été rénové entièrement il n’y a pas très longtemps

 

Raison 3 : emprunter la montée d’escalier ci dessous et se forger des fessiers en béton…histoire de compenser les tartiflettes, raclettes, foie gras et bûches à venir

 

Raison 4 : Aller visiter le musée de la miniature et du cinéma et découvrir la maquette qui a servi pour Independance Day par exemple

Raison 5 : Profiter du quartier en basse saison sans foule et s’attarder sur des détails : un rayon de soleil, une plaque de façade, une citation écrite sur une ardoise

Alors convaincu(e) ?

Peut-on vivre dans une ville et passer totalement à côté d’un quartier en plein centre pendant des années? Cela parait improbable et pourtant j’ai découvert l’Ile Saint Louis comme une touriste récemment après avoir passé cinq ans à Paris.

C’était la première fois que je descendais à l’arrêt de métro Sully Morland, que je passais devant la statue de Verlaine, que j’empruntais le petit pont jusqu’à l’hôtel Lambert.

L’endroit a des allures de décor de cinéma, il semble se conformer à l’image un peu cliché qu’ont beaucoup d’étrangers de la Capitale, à son côté « so romantic ». Ce n’est pas un hasard si plusieurs scènes du film Minight in Paris de Woody Allen ont été tournées dans ce quartier.

J’ai aimé découvrir les hôtels particuliers et leurs belles portes, j’ai emprunté des petites rues pavées avec délice, j’ai imaginé des vies derrières les fenêtres, j’ai croisé des mariés japonais qui posaient sur un quai longeant la Seine, j’ai regardé passer les bateaux-mouches, j’ai vu le monde devant le glacier Berthillon, je me suis un peu perdue malgré la petitesse du périmètre de ma promenade.

 

Je me suis accoudée à un muret pour admirer un des ponts enjambant le fleuve, j’ai découvert l’imposante Cathédrale Notre Dame sous un angle inédit puis j’ai repris le chemin du retour, portée par une douce mélancolie.

Et toi, l’Ile Saint Louis tu connais ?

…je suis revenue dans ce quartier où j’ai travaillé quelques années et qui a bien changé. La passerelle Simone de Beauvoir pour rejoindre le parc de Bercy n’existait pas, la piscine Joséphine Baker non plus et derrière la Bibliothèque Nationale de France, on voyait encore des voies ferrées désaffectées.

Les tours qui marquaient le début et la fin de mes journées professionnelles n’ont pas bougé mais dans mon bureau, avec vue sur la Seine, les têtes ont peut-être changé plusieurs fois.

J’ai foulé à nouveau cette esplanade que j’ai parcouru dans tous les sens par tous les temps…elle en a entendu des conversations, regardé des clopes s’écraser entre deux planches, vu des personnes chuter car elle pouvait être une vraie patinoire, accueilli des séances photos, des amoureux, des touristes, des chercheurs de tous pays.

C’est dans cette tour que je l’ai rencontré et que j’ai appris à le connaître. Jamais je n’ai autant ri au boulot avec lui. Jamais les pauses café ou les déjeuners à la cantine n’ont été aussi drôles, stimulants, enrichissants. Il est resté à Paris mais il a rendu aussi son badge, a fermé la porte sur cette époque dont nous ne pouvons parler aujourd’hui sans nostalgie.

Elle, par contre, elle est toujours derrière son ordinateur, dans le même bureau je crois mais voilà plus de 7 ans qu’elle ne m’adresse plus la parole. J’ai toujours l’espoir mince qu’un jour elle oublie sa foutue fierté et qu’elle m’envoie un mail pour  me parler de sa vie, de sa fille comme si de rien n’était. Accepter d’être rayée de la vie de quelqu’un du jour au lendemain c’est pas si facile.

En redécouvrant le quartier, j’ai replongé un moment dans une époque de ma vie qui me semble parfois si lointaine.

Et toi, il t’est arrivé de retourner, des années après, dans un lieu où tu as vécu?

Laisser les enfants à belle-maman, découvrir dans le TGV le programme concocté par l’homme qui a préparé cette escapade surprise, profiter de deux jours en semaine hors vacances scolaires mais avec un temps radieux dans la capitale...éviter les heures de pointe dans le métro et voyager toujours assise…découvrir à pied des rues dans lesquelles je n’étais jamais passée quand j’habitais à Paris…prendre en photo l’Arc de Triomphe comme si j’étais d’un autre pays…tomber sur des petites places charmantes… être à deux doigts de fredonner du Joe Dassin en remontant la plus belle avenue du monde… réaliser que les distances qui paraissent courtes sur un plan ne le sont pas en réalité….sentir la présence de chacun des muscles de mes jambes et m’effondrer sur un lit d’hôtel avec bonheur…

une allée fleurie pour Angelita

Ne pas courir, ne pas être pressée, avoir le temps de rentrer dans une librairie anglaise juste en face du jardin des Tuileries, se perdre dans les rayons, lire les 4ème de couverture, admirer les escabeaux en bois et le fauteuil club, rêver d’avoir un jour à soi un endroit similaire :

 

Se pomponner pour sortir au restaurant et choisir le canapé moelleux, ne pas craindre que le service soit trop long à cause des enfants, pouvoir parler sans être interrompue, ne pas avoir l’habitude de dîner aussi lentement et ne plus avoir faim pour le dessert !

 

Tomber sur un lieu d’une magie digne d’un film (un Relais et Château à deux pas des Champs Élysées), marcher dans la tiédeur de la nuit, avoir envie d’échanger sa paire de chaussures pour une paire de converses……

En quelques mots, j’ai adoré jouer à la touriste à Paris !

Et toi, parisien(ne) ou pas, tu aimes cette ville?

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