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Attention le titre est trompeur (et racoleur avouons),  je ne vais pas vous parler de galipettes dans les dunes de la plage nudiste de l’Espiguette (et après je me plains des requêtes google) mais au moment de trouver un titre à cet article j’avais dans la tête la chanson de Niagara (c’était l’amour à la plage, ah ouh tcha tcha tcha et mes yeux dans tes yeux...vous y êtes ? ). C’est de gâteau d’anniversaire dont il s’agit (j’entends quelques soupirs déçus). Je me suis pas mal creusée la tête pour savoir qu’est ce que j’allais préparer pour la fête de la Miss pour ses presque 5 ans (elle ne les aura qu’en septembre) d’autant plus qu’elle avait annoncé à ses copines que j’assurais grave.

L’intéressée n’ayant ni passion définie ni d’intérêt marqué pour l’univers princesse, j’ai erré pas mal de temps sans idée précise sur les sites de Sweet Tables et mamans parfaites qui consacrent des heures (et un budget qui va avec ) à l’anniversaire de leur progéniture avant de tomber sur un gâteau qui m’a plu. Sur le thème de la plage (il y en a deux qui suivent), je l’ai trouvé marrant, dans mes cordes niveau réalisation, deux critères pour qu’il passe l’épreuve de sélection.

Je voulais que le gâteau soit si possible bon et adapté au goût des enfants et des adultes (en sachant que les enfants mangent surtout des bonbons). Je suis donc partie sur une base de moelleux chocolat (recette issue du livre Desserts des jours heureux de Guillemette) que j’ai fait cuire dans un cercle à pâtisserie en choisissant un petit diamètre pour que le gâteau soit suffisamment haut (mais pas trop pour l’effet barrières) et pour le décor, plutôt que d’utiliser de la pâte à sucre, j’ai opté pour un glaçage mascarpone qu’il suffisait de colorer.

Ingrédients

Pour le moelleux au chocolat

200 gr de bon chocolat noir
180 gr de beurre demi-sel
6 oeufs
180 gr de sucre
50 gr de maïzena

Pour le glaçage et la décoration

250g de mascarpone
3 cuillères à soupe de sucre glace
quelques gouttes de colorant bleu
des bonbons
un peu plus d’un paquet de kit kat

Et maintenant qu’est ce qu’on fait ?

J’ai préparé le gâteau la veille pour qu’il se tienne mieux (et il fait partie des gâteaux au chocolat meilleurs le lendemain). Préchauffez votre four th 180° (6). Faites fondre au bain marie le chocolat noir et le beurre en dés. Séparez les blancs et les jaunes d’oeufs.

Fouettez les jaunes avec le sucre jusqu’à blanchiment. Ajoutez le chocolat fondu avec le beurre et la maïzena. Battez les blancs en neige et incorporez les délicatement à votre mélange.

Versez dans un cercle à pâtisserie réglé sur 18cm (je le beurre et pour que la pâte ne coule pas trop, je le serre dans du papier aluminium puis je pose le cercle sur une plaque) et mettez au four environ 30-35 minutes (la pâte ne doit pas être trop sèche mais plus cuite que pour un coulant)

Démoulez une fois que le gâteau est tiède.

Le jour J, préparez le glaçage en battant le mascarpone avec le sucre glace et le colorant (attention de ne pas trop battre, le glaçage ne doit pas être liquide). Étalez le sur le dessus du gâteau et un peu sur les parois (cela facilite la pose des kit kat). Disposez vos kit kat autour en les faisant tenir avec un ruban ou une ficelle. Juste avant de poser sur la table, saupoudrez de sucre de canne pour faire la plage et ajoutez les bonbons pour finir le décor.

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Le gâteau a bien plu, tout le monde en a voulu malgré le kilo de bonbons avalé avant :  )

Idéalement si vous pouvez organiser une fête d’anniversaire dans un parc ou un jardin, c’est mieux je crois : les enfants peuvent courir jusqu’à plus soif et se défouler comme s’ils venaient d’être enfermés des heures dans une petite cage (toujours assez surprise par leur énergie sans fin). On s’en est sorti en prévoyant quelques animations (dont un spectacle de magie par le frère tout content d’avoir un public conquis) et un temps de fête assez court (2h30).

J’aimerais vous dire que c’était formidable, que j’ai passé un super moment mais en toute honnêteté entre les deux garçons qui ont passé leur temps à se taper dessus comme des dingues, celui qui a attrapé la bougie à peine soufflée et qui a failli se brûler, j’ai beaucoup beaucoup regardé ma montre et bien que contente de voir ma fille s’éclater, j’étais ravie quand c’était fini !

Emprunter la file des voitures réservée aux abonnés parce que la personne qui nous accueille en vacances habite à quelques kilomètres de la plage de l’Espiguette à peine. Prendre dans le coffre parasol, bouée, sac avec serviettes, jeux de plages et chargés ainsi gravir une des dunes avec vue sur une immense étendue de sable bordée de bleu…on est bien en Méditerranée ?

Choisir un emplacement près de la mer pour bénéficier de cette petite brise si agréable et parce qu’ici le sable est parfait pour les pâtés, châteaux forts, tortues et autres constructions éphémères. Planter le parasol, dérouler les serviettes, les caler avec claquettes et tongs et tartiner tout le petit monde de crème solaire.

Tremper les pieds dans l’eau, la trouver froide la première fois, beaucoup moins les jours suivants. Chercher des coquillages, trouver des petits crabes et deux Bernard L’hermite, les observer dans un seau d’eau reconverti en aquarium.

Pour entrer vraiment dans l’eau, improviser une mini séance d’aquagym avec l’espoir de ressortir avec des jambes fuselées comme par miracle. S’allonger dans l’eau, un coussin de plage sous la tête et constater qu’on ait quasiment seuls dans une station balnéaire pourtant assimilée à la foule.

Voir des poissons sauter hors de l’eau et d’autres dans une vague..frisonner à l’idée de les effleurer (pas encore prête pour la plongée sous marine à priori).

Entendre les mêmes « chouchous, beignets, glaces, boissons fraîches » que ceux de son enfance...seuls les vendeurs ont changé. Lever la tête vers une des rares banderoles qui passe, tirée par un avion, dans le ciel.

Ne plus observer ses voisins comme avant (quand j’étais nullipare et insouciante) mais toujours garder un œil sur le grand qui ne sait pas nager.

Creuser une mini-piscine à quelques centimètres du bord de mer, remplir des seaux Hello Kitty d’eau, tapoter le dessus des châteaux avant de les retourner pour qu’ils ne s’écroulent pas trop vite.

A midi, alors que les sur-équipés arrivent avec glaciaires, matelas, mini-sièges, baguettes de pain et de quoi tenir plusieurs jours, décider qu’il est l’heure de lever le camp.

Secouer les serviettes, rincer râteaux, pelles et petits moules en forme de voiture. Avoir la peau qui tire à cause de l’eau salée et penser combien la douche sera agréable en rentrant.

Presser le pas pour abréger la sensation du sable maintenant brûlant sur la peau malgré les chaussures, grimper sur la même dune dans l’autre sens.

Taper des pieds, frotter ses mollets et ses vêtements avant de rentrer dans la voiture et trouver du sable partout autour du tube de crème solaire, au fond des sacs, entre les pages des livres de poche ou dans le bac à douche…

La mer sera-t-elle aussi bonne demain?

Et toi, des rituels de plage ?

crédit photo : We heart it

Qui me jettera la première à la tête sa serviette de plage? Pas toi la fille complexée qui a usé et abusé de l’usage de la serviette, s’enroulant dedans pour le trajet vestiaire-gradins de la piscine municipale ou voiture-coin de sable ….le but étant de cacher 1) des jambes trop blanches 2) de la cellulite 3) des kilos en trop (réels ou pas).

L’opération consistant à rejoindre le bassin ou le bord de mer s’avère plus délicat…impossible d’abandonner sa serviette près de l’échelle ou sur le sable mouillé…alors au pas de course (mais sans courir parce que le gras quand on court ça ballote), il s’agit de rejoindre l’eau en oubliant tous les regards (imaginaires ou pas) braqués sur soi….

Jusqu’au jour où j’ai réalisé que l’emploi de la serviette de bain comme dissimule-corps ne faisait que focaliser l’attention sur les personnes qui souhaitaient avant tout passer le plus possible inaperçues….

Alors cette année boubou, tee-shirt, paréo, quelle est ta stratégie? (à moins que tu t’assumes)
 

Madame Kévin a de chouettes idées ( Lizly aussi)..à partir d’une photo,(ci-contre), elle te demande de livrer ton interprétation ou d’écrire ce que cela t’inspire. J’ai vu cette photo sur plusieurs blogs, lu les textes et puis hier soir j’ai pensé au blond (le personnage de Gad Elmaleh dans son avant dernier-spectacle)…et si c’était lui qui était hors cadre ?…..

Le blond, il a un seul sac très bien rangé avec le porte-monnaie et les clefs de la location dans une pochette à part, une mini-glacière pour mettre les boissons fraîches (apparemment le blond aime la bière), les goûters des enfants toujours très équilibrés même à l’extérieur…. Moi j’ai un fourre-tout dans chaque main plus un sac à dos, ça déborde, je perds des affaires en route…la bouteille d’eau est très vite tiède et le chérubin réclame des chouchous….

 Le blond trouve vite l’emplacement idéal : pas trop près du bord pour ne pas se retrouver dans les pâtés de sable des gosses mais pas trop loin pour profiter de la fraîcheur apportée par l’eau.  Moi je cherche, je tourne, je vire et je finis par me poser à côté de la famille la plus bruyante de toute la plage.

Le blond installe les serviettes de toute la famille impeccablement. Il a même prévu un plaid pour le pique-nique. Moi je me bats avec le vent qui se lève juste à ce moment-là…je finis par les caler avec les chaussures, et tongs alors que le blond les pose à côté…

Le blond a acheté LE produit solaire efficace qui ne colle pas, résiste à l’eau, s’étale bien et ne laisse pas de traces. Moi j’en ai plein les doigts et je cours après le chérubin pour lui remettre sa casquette et finir de lui tartiner les bras.

Les enfants du blond ils s’occupent tout seuls pendant des heures. Ils construisent de magnifiques châteaux de sable avec un tunnel d’eau, ils cherchent et trouvent de chouettes coquillages. Mon fils il a envie de faire caca deux minutes après l’arrivée à la plage, il hurle si tu le forces un peu à rentrer dans l’eau et il se prend une vague de plein fouet très rapidement ce qui te condamne au seau et à la pelle pour le reste de l’après-midi.

La femme du blond quand elle se passe de la crème sur le corps, elle est gracieuse et sexy. Elle rentre dans la mer dans un plongeon qui ne provoque aucune éclaboussure et quand elle ressort on dirait Halle Berry dans James Bond. …moi c’est plutôt Josiane Balasko dans les Bronzés…

Mais finalement, quels souvenirs de vacances a-t-il à raconter le blond?

L’homme a une théorie fumeuse concernant les vacances : plus elles sont longues, plus le retour au travail est difficile…il ajoute même que le congé est néfaste au peu de motivation que nous trouvons à nous lever tous les matins pour gagner notre croûte (oui nous sommes des acharnés du travail tous les deux…on pense même à fonder un cercle des accros au taf anonymes)…j’ai toujours haussé les épaules devant l’absurdité de tels propos, considérant au contraire, que sans la perspective de vacances, je serais sous temesta toute l’année mais il faut bien avouer que :

Pas glop : quand pendant quelques jours, la question la plus cruciale est de savoir si on mange le melon en entrée ou en dessert,  l’achat ou non d’un appartement, la mise en disponibilité professionnelle ou le choix d’un mode de garde pour le petit dernier à la rentrée semblent des décisions insurmontables…

Pas glop : quand mes jambes lourdes ont goûté au joie du bain de mer et aux vagues cognant sur mes mollets dodus relançant ,par la même, ma circulation sanguine défaillante, j’ai  du mal à recréer le même effet dans ma baignoire même si l’homme et le voisin sont mis à contribution pour créer le même roulis avec leur petits bras musclés

Pas glop : quand on a connu un chérubin épuisé par des heures de pâtés, de petites foulées dans le sable et de trempage de pieds (ben oui, cette année on n’arrive pas à dépasser le genou à moins de le faire hurler), on supporte très moyennement son trop plein d’énergie non consumée en ville  qui se manifeste, entre autres, par une volonté de jouer au trampoline sur mon ventre…

Pas glop : quand on a pris l’habitude de s’endormir, bercée par le bruit de la mer et caressée par la brise marine qui s’engouffre par la petite fenêtre aux volets bleus, on a beaucoup plus de mal à trouver le sommeil avec le CD « mer et marées » de Nature et découverte et le ventilo arrimé au pied du lit

Pas glop : quand privée d’alcool, on s’est rabattue sur les cocktails de fruits frais du bar de la plage, on a presque envie de pleurer en fouillant les placards de sa cuisine lyonnaise à la recherche du blender qu’on n’a jamais eu (Electroménagère si tu m’entends…)

Pas glop : quand tous les repas sont pris sur une terrasse avec vue sur une eau transparente, on ne voit même plus l’intérêt de mettre un pied sur son petit balcon avec vis à vis de la mort avec les occupants de l’immeuble en face

Finalement il a peut-être pas tort, l’homme, les vacances c’est déprimant à posteriori…faut quand même je fasse gaffe à ses fréquentations, avec des théories pareilles, il va finir membre du facebook de Sarkozy..

Sur ce, je vous souhaite  un excellent week-end ! et de chouettes congés, malgré tout, pour celles et ceux qui partent maintenant…

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