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Pagford

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Ouf je suis venue à bout de ce pavé de près de 700 pages commencé le 21 octobre et fini à 1h du matin le 1er novembre. Contrairement aux fans de l’auteur de la célèbre saga, je n’avais pas d’attente particulière ni d’exigence car la seule fois où j’ai tenté de lire Harry Potter, j’ai décroché très rapidement.

On ne peut pas dire que la couverture m’ait particulièrement attiré, je la trouve même plutôt moche ( la police de caractère, couleurs de la couverture), n’empêche que, lorsque, dans le cadre de l’opération des matchs de la rentrée littéraire 2012 proposée par Price Minister, j’ai du opérer un choix, je me suis tournée vers ce titre. J’avais enfin une occasion de lire J.K. Rowling !

J’ai même profité de cette occasion pour inaugurer un nouveau carnet, spécialement dédié à mes lectures pour noter les personnages, leurs liens, quelques remarques et les dates de lecture.

L’histoire se déroule dans une ville paisible nommée Pagford, fruit de l’imagination de l’auteur et théâtre dans le premier chapitre de la mort du conseiller Barry Farryhouse qui va bouleverser bien des vies qui semblaient jusque là parfaitement tranquilles. Tout le roman est construit sur l’opposition entre Pagford, où les parterres sont fleuris et les pavillons proprets et les champs, quartier défavorisé et seulement peuplé de logements sociaux sinistres.

Ce qui m’a assez vite déplu c’est le style de l’auteur fourmillant de détails (et assez pompeux ) :

«  la bourgade de Pagford dans son écrin de verdure, enserrée entre trois collines, et au sommet de l’une d’entre elles, les ruines de l’abbaye du XIIè siècle. Un bras de rivière étranglé serpentait autour de cette colline et traversait le village, enjambé par un pont en pierre tout droit sorti d’un jeu de construction » (p31)…des phrases comme celles-là j’aurais pu en noter des dizaines.

Je me suis tout de même accrochée à ce roman choral avec l’intérêt de découvrir chaque foyer, les liens entre eux et de connaitre un peu plus les différents protagonistes dans leur complexité au fur et à mesure de la lecture. J’ai d’ailleurs trouvé que les portraits des adolescents étaient réussis et moins chargés (au moins jusqu’à un certain point du livre) que les autres personnages cachant tous des rancœurs, secrets, haines ou mensonges. Amour, gloire et beauté à côté c’est de la gnognotte.

Si le tableau quand il concerne Pagford est plutôt cohérent et s’il y a une certaine jubilation à voir comment l’écrivain a imaginé chaque lien entre différentes histoires, familles, j’ai été nettement moins convaincue par la peinture des classes défavorisées. Encore une fois, J.K. Rowling n’y va pas avec le dos de la cuillère : les pauvres sont sales, ils vivent dans des conditions d’hygiène effroyables, la mère est junkie, la fille se fait violer par un dealer et finit par …non je ne vais tout de même pas raconter la fin mais je l’ai vraiment trouvé too much !

L’intention initiale était probablement de dénoncer les inégalités sociales et les fractures au sein de la société britannique mais l’écueil du misérabilisme n’a pas été évité et je préfère sur le même sujet de fond un film de Ken Loach.

Une place à prendre caracole malgré tout en ce moment dans le top des ventes, les critiques ne sont pas assassines il me semble et pour ma part je l’ai lu malgré tout jusqu’au bout sans avoir envie de le jeter ou de l’abandonner.

Bref lisez-le et revenez partager votre avis !

(Note attribuée au roman dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire 11/ 20)

Edit : un livre de plus lu dans le challenge 1% de la rentrée littéraire

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