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ourson qui boit

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Lyon, capitale gastronomique, n’est pas avare d’adresses gourmandes mais quand on recherche une table originale, qui s’éloigne un peu des traditionnels bouchons et qui propose un très bon rapport qualité/prix, les noms sortants sont déjà plus rares. Parmi ces derniers, j’entendais parler depuis un petit moment de l’Ourson qui boit tenu par Akiri Nishigaki, restaurant installé sur les pentes de la Croix Rousse.

Une formule à 17 euros avec entrée, plat, dessert ou à 14 euros pour une entrée et un plat ou un plat et un dessert, 3 choix pour les entrées, les plats et les desserts, une carte sans cesse renouvelée, autant te dire qu’il vaut mieux réserver (même pour le midi).

Mardi dernier, ce n’est pas les quelques flocons de neige et le froid qui allaient m’empêcher de tester cette table qui portait le même nom à Kyoto où était installé le chef pendant 7 ans avant de venir à Lyon.

En entrée, j’ai choisi le cappeccino de champignons avec pétoncles et jambon cru …je ne m’attendais pas à ce que les champignons soient des giroles (et qu’elles soient aussi parfumées en plus), que le cappecino soit aussi aérien mais savoureux et que le jambon cru reste croustillant …un sans faute !

En plat principal, j’ai choisi le filet de merlu, velouté de moule et émulsion de son jus sauté de jeune pousse d’épinard et asperge verte…habituellement je n’aime pas les asperges mais quand on mange dans un restaurant comme celui ci où tout est préparé avec délicatesse et équilibre on comprend que n’importe quel légume peut être succulent (révélation du moment : je ne sais pas préparer les légumes de manière à ce que leur goût soit mis en valeur). Le velouté était à tomber, les jeunes pousses d’épinards n’avaient pas un brin d’amertume, les asperges vertes étaient craquantes et la cuisson du poisson parfaite …j’ai adoré !

 

L’homme a opté pour un magret de canard rôti, sauce madère au Yuzu (cédrat), purée de topinambour, haricot plat et champignon…je ne suis pas très canard alors je n’ai pas goûté mais à en croire son assiette, comme sortie du lave-vaisselle, il a aimé )

Le choix a été cornélien au moment du dessert, les trois ne figurant pas sur les cartes des restaurants habituels, j’avais envie de tout tester…j’ai failli prendre un tiramisu aux kiwis et sa mousse de pamplemousse mais je me suis finalement décidée pour une mini-crème caramel au sésame et son financier-crumble aux fraises.

Impossible de ne pas tendre ma cuillère vers l’assiette de dessert de l’homme garnie d’une tartelette aux mirabelles et au thé Earl grey, sa compote et sa glace caramel. Je suis incorrigible mais je pense toujours au tiramisu ..il va donc falloir que j’y déjeune à nouveau.

Pour accompagner le poisson, j’ai bu un verre de Hautes Côtes de Beaunes excellent bref du début à la fin, j’ai passé un très bon moment gourmand. En plus, le service est efficace (un détail qui compte si on choisit ce restaurant sur une pause déjeuner de travail) et souriant. Je crois qu’on peut très vite devenir accro à cette adresse )

J’ai appris le jour même que l’Ourson qui boit a reçu le Bib gourmand décerné par le guide Michelin pour les bonnes tables à moins de 29 euros et c’est amplement mérité. Un autre restaurant dans Lyon a eu cette distinction : il s’agit de L’art et la manière dans lequel je suis allée déjeuner plusieurs fois et que je conseille régulièrement lorsqu’on me demande une table savoureuse sans addition salée (je pensais avoir écrit un billet dessus mais non apparemment..voilà un bon prétexte pour y retourner).

Et toi, des tables avec un excellent rapport qualité prix tu en connais ?

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