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Il faut que je vous raconte pourquoi je crâne un peu avec le titre de mon billet. Imaginez un dimanche de janvier,  un dimanche froid, humide, gris. Imaginez une rue qui ne paie pas vraiment de mine, une rue que vous n’empruntez jamais. Quand je suis arrivée devant le numéro indiqué sur le sms me confirmant l’atelier Nespresso auquel je devais participer, je me suis demandée si je ne m’étais pas trompée d’adresse. J’avais un peu l’impression d’être devant l’entrée d’une habitation de particulier même si je me souvenais qu’il y a deux ans, j’avais vécu déjà un goûter magique avec Nespresso dans une maison d’hôtes transformée pour l’occasion. Une personne fumait une cigarette sur le trottoir d’en face et m’a demandé, devant mon air probablement circonspect, si je venais pour le café gourmand, avant de m’inviter à entrer.

Après avoir déposé mon manteau, j’ai grimpé les marches d’un escalier en colimaçon, croisé Yann Couvreur tout sourire (si vous ne le connaissez pas, dites vous que c’est un peu comme si vous croisiez l’un de vos chanteurs ou acteurs préférés) et découvert un espace magnifique que je n’aurais jamais soupçonné depuis la rue. Immense comptoir sur lequel des plateaux de pâtisseries étaient posés, poutres en métal, teintes blanche et noire dominantes, l’ensemble donnait l’impression d’un loft industriel (et j’ai appris que le lieu, qui est habituellement un studio photo si j’ai bien suivi, est une ancienne usine) tout en étant très chaleureux, tout en donnant le sentiment d’être invité à une table d’hôtes.

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On nous a ensuite expliqué que cet atelier était participatif pour pouvoir échanger avec le chef pâtissier (Yann Couvreur) et le barrista présent. C’est à ce moment là que j’ai réalisé que j’allais devoir finir le dressage des desserts devant un surdoué de la pâtisserie et j’ai soudain ressenti comme un petit flottement (j’imaginais déjà la méga boulette sous le coup de l’émotion). Dans un premier temps, chaque invité devait préparer le café qui allait accompagnait l’assiette de gourmandises en choisissant parmi trois recettes. J’ai opté pour un café  pistache mais j’avoue que pour qu’il soit vraiment parfait côté mousse de lait, j’ai laissé faire le pro.

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Yann Couvreur était à ce moment là, à quelques pas de moi, en grande discussion avec une des invités (ouf il n’a pas vu mon dressage très approximatif et la petite touche de cassis en plus qu’on était sensé ajouté sur un des trois desserts qui s’est transformée en …Oh secours j’en ai mis trop…forcément la faute de la poche à douille ). Pour ceux et celles qui ne sont pas branchés 24h sur 24 sur le monde de la pâtisserie et qui lisent quand même ce blog, Yann Couvreur, après être passé au Trianon Palace, Carré des Feuillants, au Park Hyatt auprès de Jean-François Foucher, à l’Eden Rock à Saint Barthélémy (premier poste de chef pâtissier), au Burgundy, est aujourd’hui le chef pâtissier du prestigieux hôtel Prince de Galles. Je n’imaginais pas quelqu’un d’aussi abordable car la dégustation finie, j’ai eu l’occasion avec les personnes présentes à ma table, d’aller discuter avec lui. Comme il blaguait et nous a chambré, on s’est même permise de lui demander un autographe et un selfie collectif : ) (elle est sur instagram, je ne la remets pas ici j’ai l’impression d’avoir le visage gonflé à l’hélium ))

Yann Couvreur juste à côté de nous quand on finit de dresser les assiettes le luxe ! #ateliernespresso

Une photo publiée par Virginie (@chocoladdict69) le

N’empêche que sous ses airs décontractés, Yann Couvreur créé des desserts à l’assiette éblouissants dont je ne perdais pas une miette virtuelle jusqu’à présent via les réseaux sociaux ou les blogs (je vous invite à lire à ce sujet l’article de bec sucré parigot). La vanille en cinq feuilles, millefeuille revisité qui met l’eau à la bouche immédiatement avec son feuilletage qui a l’air incroyablement léger est son dessert signature.  Si pour l’atelier Nespresso, le chef pâtissier a imaginé des desserts aux saveurs se mariant particulièrement bien avec le café, il nous a confié qu’au Prince de Galles il proposait des choses plus légères (et là nous nous sommes écriés parce que je vous assure que c’était un bonheur d’équilibre et de légèreté) et qu’il aimait beaucoup travailler autour des fruits.

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 Une fois nos trois desserts finalisés et immortalisés, est venu le moment tant attendu de la dégustation. Dans l’assiette devant nous, une caroline (sorte de pâte à chou, présentée ici de façon rectangulaire) noisette, un carré marron cassis dont nous avons emporté la recette et une tartelette au caramel Grand Cru Volluto. J’ai tout aimé : la gourmandise des propositions et leur côté régressif (ah le caramel qui coule quand la fourchette casse la tartelette !), le jeu des saveurs (hum l’onctuosité du crémeux noisette avec la coque croquante), le parfait équilibre des trois desserts qui fait qu’on racle dans son assiette jusqu’à la dernière miette et trace.

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Comme j’ai emporté la recette du carré marron cassis et malgré mon erreur de débutante lors de la finition, je me laisserais bien tenter par l’idée de le- (j’allais écrire reproduire, ce qui aurait été totalement présomptueux, pour obtenir une telle symétrie il faut avoir déjà une certaine technique) réaliser chez moi car le mariage marron cassis est absolument merveilleux.

S’il fallait élire mon dessert préféré parmi les trois délices dégustés lors de ce café gourmand, j’avouerais un petit faible pour la caroline noisette qui a affolé mes papilles tant par son goût que par sa texture.

 

 

Paradis terrestre #ateliernespresso #foodpics #chocolate #yanncouvreur

 

Une photo publiée par Virginie (@chocoladdict69) le

Un grand merci à Nespresso, Yann Couvreur et l’agence 14 septembre pour cette très belle parenthèse sucrée !

crédit photo en Une : Emmanuel Nguyen

Jamais mon amoureux n’a eu la mauvaise idée jusqu’à présent de m’offrir un appareil d’électro-ménager. On aurait brûlé nos soutiens-gorge en mai 68, revendiqué le droit de travailler, lutter pour l’égalité salariale homme-femme (c’est pas gagné) pour être renvoyée à nos balais et nos fourneaux? Et puis, à la maison, monsieur n’est pas du genre à mettre les pieds sous la table en rentrant. Même s’il est loin d’être un fanatique du ménage, qu’en la matière il a toute une gamme d’excuses très élaborées mais peu crédibles, qu’il a une conception du rangement assez étrange, il aide, il met la main à la pâte, il prend sa part du fardeau ménager.

Admettons tout de même que cette année, pour la fête des mères, il tente le coup sous prétexte que je suis très sexy quand je suis en colère. En profiterait-il pour acquérir ENFIN la machine à pain dont il rêve depuis sa commercialisation, un peu comme lorsqu’on offre le dernier roman de Douglas Kennedy à sa belle-mère en espérant le récupérer très vite par la suite? Il s’amuserait deux ou trois fois avec, achèterait toutes les farines existantes et possibles puis décrèterait que rien ne vaut une baguette pas trop cuite et la machine à pain finirait à côté du robot qui demande une agrég de maths pour la moindre utilisation.

A moins qu’en futur papa prévenant, il m’offre une machine à café nespresso en prévision des nuits blanches de septembre et pour conjurer le sort qu’on lui a lancé concernant les cafetières à dosettes (il a failli finir électrocuté par une tassimo qui, au moment du branchement, a craché une boule de feu et aujourd’hui le numéro de série de sa senseo est rappelé par Philips pour cause de brûlure possible). Sauf que la nespresso sans George et son « what else« ? a peu de chance de susciter beaucoup d’enthousiasme chez moi.


Non s’il voulait voir mon œil briller, ma bouche s’extasier et ma voix partir dans les aigus, il faudrait qu’il m’offre l‘irobot, l’aspirateur roomba 530 qui, parait-il, fonctionne tout seul c’est à dire détecte comme un grand la saleté, la poussière et les miettes (mais malheureusement ne grimpe pas encore sur les canapés), est tout petit et  léger (le mien traîne souvent au milieu du salon vu le nombre de fois où je le passe et le poids qu’il pèse), est mince (il se faufile sous les lits et peut-être sous le canapé sans que mon dos ne morfle) et sans fil…Ne plus avoir à le brancher et à débrancher au fur et à mesure des pièces, ne plus avoir à se pencher, à tirer sur le fil ou à enjamber certains meubles avec la bestiole à bout de bras, quel pied ! je me demande juste s’il est aussi impitoyable que moi ?

Alors qui sait, peut-être que je prendrais goût aux cadeaux du rayon électroménager et que je lui demanderais pour Noël la version « fer à repasser » du irobot )

Ce billet est ma participation au concours d’Electroménagère, un concours pour dire merçi  !

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