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Un soir Louis, le fils d’Anne , ne rentre pas à la maison. Il a 16 ans et commence pour sa mère une très longue attente. A-t-il fugué suite à l’annonce du pensionnat par son beau père Etienne ? S’est-il senti de trop une fois de plus depuis sa mère s’est remariée ? Ainsi commence Une longue impatience.

Depuis ce sont des jours blancs. Des jours d’attente et de peur, des jours de vie suspendue, de respiration suspendue, à aller et venir, à faire cent fois les mêmes pas, les mêmes gestes, à essayer de reconstituer les derniers moments de la présence de Louis à la maison, à tenter de me souvenir des derniers mots échangés, de les interpréter, d’y trouver un sens caché, d’y déceler un message, une intention. A penser à ce qui m’avait échappé, à ce que je n’avais pas su voir, pas su deviner, pas du dire.

Elle, elle l’attend dans l’incertitude puis quand elle découvre qu’il s’est embarqué sur un cargo pour des contrées lointaines, elle compte les jours jusqu’à son retour, sûre qu’il reviendra.

Pour supporter cette attente qui la dévore, Anne imagine la fête qu’elle donnera au retour de lui et dans une lettre, elle lui en décrit tous les détails, tous les plats.

Pourquoi j’ai aimé une longue impatience ?

♦La première chose qui m’a plu et très vite, sans attendre la fameuse page 66, est la façon dont Gaëlle Josse construit ses phrases, son rythme, sa musicalité.

Une longue impatience est la douleur abyssale d’une mère face à l’absence de son fils mais aussi une réflexion sur l’école (Anne aime lire et apprendre mais elle déteste l’école car elle ne se sent pas dans son milieu), sur la condition sociale, sur les choix et la culpabilité, sur la fin de l’insouciance le jour où l’on devient parent.

Car toujours les mères courent, courent, courent et s’inquiètent, de tout, d’un front chaud, d’un toussotement, d’une pâleur, d’une chute, d’un sommeil agité, d’une fatigue, d’un pleur, d’une plainte, d’un chagrin. Elles s’inquiètent dans leur coeur pendant qu’elle accomplissent tout ce que le quotidien réclame, exige, et ne cède jamais. Elles se hâtent et se démultiplient, présentes à tout, à tous, tandis qu’une voix intérieure qu’elles tentent de tenir à distance, de museler, leur souffle que jamais elles ne cesseront de se tourmenter pour l’enfant un jour sorti de leur flanc.

♦L’histoire se déroule après la seconde guerre mondiale et les passages consacrés aux années de guerre sont aussi particulièrement réussis.

Une longue impatience est le portrait d’une femme dont la fuite de son fils fait écho à son propre désir de fuite lorsqu’elle était enfant; une femme qui ne se sent pas à sa place depuis qu’elle a épousé un notable à qui on donne du « Monsieur » :

« Dans la grande maison, personne ne peut deviner que je me sens comme une invitée ».

Anne est aussi une femme coincée entre la haine et l’amour qu’elle éprouve pour son mari, coincée dans un espace temps qui semble suspendu alors que les années défilent, une femme qui cajole, console, écoute ceux qui restent mais qui n’est jamais vraiment là entièrement.

Peut-être que ce qui m’a plus le plus bouleversé dans Une longue impatience, en dehors de la fin, ce sont ces êtres qui s’aiment très fort mais qui se rendent quand même malheureux.

De la même auteure, je vous conseille aussi Le dernier gardien d’Ellis Island

Est ce que vous connaissez cette auteure ? avez-vous lu ce livre ?

C’est l’histoire d’un livre, Rien ne s’oppose à la nuit, que l’auteur écrit parce qu’elle n’a pas le choix, parce que cela lui est dicté comme une chose impérieuse. Est-ce un moyen de survie, une sorte de psychanalyse comme on le lit souvent ? peu importe, l’essentiel est que pour Delphine de Vigan ce roman s’est imposée comme une nécessité quasi vitale, incontournable lorsque sa mère, Lucille, s’est suicidée.

Se plonger dans l’histoire familiale, dans les souvenirs des frères et soeurs de sa mère, dans les archives, dans les photos…écouter des cassettes enregistrées par son grand-père, recouper les différentes versions d’un même épisode et écrire la sienne, transformer tout ce matériau qu’elle accumule au fil des temps, voilà comment l’écrivain procède pour reconstituer l’enfance, l’adolescence, le parcours de sa mère. Tel un inspecteur, elle cherche la trace de la fragilité de celle qui l’a porté, la source de ses failles comme un archéologue. Face à la maladie, à la folie, à une mère maniaco-dépressive, elle s’efforce de trouver des débuts d’explication mais à la différence d’une enquête policière, elle n’est pas une observatrice neutre qui déterrerait les preuves sans que cela ne la touche. Les témoins sont sa famille, les indices ressemblent parfois à des secrets bien gardés.

On tremble avec elle de vivre à côté d’une mère pourtant si belle qu’elle attire longtemps tous les regards, on tremble sur le destin tragique de plusieurs membres de la famille, on tremble de découvrir Lucille allongée à son tour par terre sans vie en tournant une page comme l’a craint tant de fois l’écrivain.

Les rapports mère-filles sont souvent complexes : certaines sont fusionnelles, d’autres sont en rivalité permanente, d’autres encore se comportent comme si elles étaient des copines plus qu’autre chose…mais comment trouver sa place quand celle qui devrait guider, protéger, transmettre, déraille, ne tient pas sur ses jambes, est absente à elle-même et aux autres, souffre tellement que la vie lui est le plus souvent insupportable ?

A lire les lignes qui précèdent, on pourrait croire que Rien ne s’oppose à la nuit est un livre d’une noirceur désespérante mais il n’est pas que ça. Il est aussi question de fêtes, de rires, de joies, d’amour, d’amitié, de relations fraternelles, de grande famille, de déménagement, de voyages et tout ça donne des bouffées d’air qui permettent d’avancer dans l’histoire. Un jour Lucille rencontre le bon docteur, prend le bon traitement et remonte la pente peu à peu pour une vie « normale » de mère, de femme et de grand-mère. Est-ce à dire qu’elle est totalement sauvée?

Il y a entre Delphine de Vigan et Lucille, une barrière invisible qui empêche tout contact physique, tout mot doux même dans les moments les plus difficiles. Loin d’une vision idéalisée de sa mère, l’auteur écrit avec Rien ne s’oppose à la nuit une des plus belles déclarations d’amour.

(ce livre lu pour le challenge 1% rentrée littéraire 2011 et dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire initié par Price Minister)

Le jour de la fête des mères, j’ai mis une robe décolleté …bon ok je ne ressemblais pas vraiment à Monica Cruz, même de dos dans le noir mais mon fils l’a tout de suite remarqué et m’a complimenté « maman, tu es belle » et l’homme de renchérir.

Sauf que je ne les ai pas cru…ou plutôt  j’avais envie de leur dire : « oui mais vous c’est pas pareil ! …même en jogging, le cheveux gras et la peau terne, vous ne me trouveriez pas moche..Ou vous oseriez pas le dire « . Oui, je sais je suis pénible.

Je n’ai jamais été une tombeuse, une bombe. Dans la rue, on n’a jamais parlé de moi, les hommes n’ont jamais été nus, ne se sont jamais jetés sur moi pour m’arracher ma vertu (copyright Balavoine).

Pourtant avant que je devienne maman, j’avais quelques prétendants, les mots doux et la cour qui avec, quelques admirateurs même si je n’étais pas célibataire et ma foi, cela était loin d’être désagréable.

Depuis 5 ans, je suis devenue totalement transparente, je ne croise pas l’once d’un regard charmeur, je n’ai droit à aucun plan drague même totalement ringard, personne ne veut mon numéro de téléphone si ce n’est les cuisine Vogica.

Je ne me balade pas tout le temps une poussette greffée dans les mains, je ne parle pas de ma progéniture après 2 minutes de conversation en dégainant les photos, je me maquille et mets des bijoux, j’essaie de rester féminine.

C’est vrai que j’ai un peu oublié mon corps, que je n’en prends pas soin comme il faudrait. Je le camoufle souvent car je le trouve trop rond et trop mou de partout. Mon budget fringue n’existe plus depuis que leurs armoires sont à remplir régulièrement.

J’ai abandonné la danse faute de temps…il y a quelques jours j’ai testé l’Urban dance avec Coachclub et j’espère persévérer, je continue de lire Zermati sans brûler les étapes. Peut-être qu’il faut que je me réapproprie un peu plus tout ce qui est en dessous de ma tête et que le jour où je me trouverais jolie… mais la route est longue.

J’ai toujours envie de séduire, de rire pour des bêtises entre copines à la terrasse d’un café, d’écouter les histoires de cœur de mes amies célibataires….derrière la mère, la femme est toujours là mais faut croire qu’elle est totalement planquée.

et toi, tu arrives à être femme et maman?

Le jour où je me montrerai sur toutes les coutures sur mon blog, le jour où je ponctuerai mes billets de photos de ma tronche, soit je serais devenue blogueuse mode, soit je me trouverai très belle…rassure-toi on a de la marge…alors ce tee-shirt ci-dessous je me contente de te le montrer sur cintre :

 

 

celui-là, même si je fais le régime Dunkan je ne rentre pas dedans vu que c’est du 24 mois :

Toute ressemblance avec une compagne publicitaire n’est pas purement fortuite…

Merci à l’homme qui a gâté les femmes de sa vie sans occasion particulière avec deux petits hauts de la collection la cerise sur le gâteau présentée en ce moment à Monoprix.

Et vous, des petits cadeaux surprises on vous en offre, vous en offrez?

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