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Il parait que lorsque Thomas Pesquet était dans le ventre de sa mère, cette dernière n’arrêtait pas de lui chanter « Aller plus haut, aller plus haut ». Ces paroles se sont tellement gravées dans l’esprit de cet enfant qu’il n’a eu qu’une idée dès qu’il a su marcher : aller dans l’espace. Ne racontez pas cette histoire au prochain réveillon de Noël, je viens de l’inventer. Marion Montaigne qui s’est glissée, le temps d’une bande dessinée, Dans la combi de Thomas Pesquet, raconte juste que ce dernier a toujours été fasciné, obsédé, dès son plus jeune âge, pour les navettes spatiales.

Combien de gamins disent un jour que plus tard ils veulent être astronautes et le deviennent vraiment ? Combien de personnes ont une vue aussi dingue de la terre et grâce à la magie des internets, la partagent avec ceux qui sont  restés « en bas » ? Combien ont marqué l’histoire en flottant là-haut, tout là-haut ?

Peu, une poignée d’humains et ce sont toutes les étapes de la sélection que nous montre d’abord Marion Montaigne dans la première partie de la bande dessinée : problèmes mathématiques, scientifiques et logiques à résoudre puis tests psychologiques puis batterie d’examens médicaux, ils sont 8000 au départ et plus que 6 , tous pays confondus, à l’arrivée.

Et c’est pas fini comme dirait l’autre car Thomas Pesquet a beau avoir des fourmis dans sa future combinaison, la formation est longue, très technique, éprouvante. Il est un peu comme ces acteurs qui attendent près de leur téléphone qu’on leur propose un rôle, il ne sait pas quand on le choisira pour une mission.

Comment Marion Montaigne a-t-elle écrit Dans la combi de Thomas Pesquet ? Est ce qu’elle a rencontré l’astronaute français une fois, plusieurs fois ? est ce qu’elle a lu son journal de bord ? Elle n’hésite pas en tous cas à se moquer gentiment de lui et à révéler les détails les moins glamours de la vie à bord (le vomi, la sueur ou allez je suis sûre que vous vous posez la question -et il y a tout un passage très détaillé sur ce point crucial – comment faire caca lorsqu’on est en impesanteur).

Comme dans ses titres précédents, Marion Montaigne sait, par ses dessins et ses propos, rendre la science drôle et compréhensible même pour une « littéraire » comme moi. J’ai lu, par exemple, cette sortie dans l’espace appelée EVA comme un épisode de série particulièrement haletant, pourtant c’est à la base très technique et scientifique (bon cela est tellement fou que cela reste un peu surréaliste pour moi ). J’ai même envie d’en apprendre davantage avec toutes les sources que l’auteur cite à la fin.

Plus je m’installais Dans la combi de Thomas Pesquet, plus je me disais qu’il faut être un peu/beaucoup maso pour être astronaute. L’attente avant une mission est interminable (6 ans !), les examens médicaux font partie du quotidien et ne ressemblent pas franchement à une partie de plaisir, les entraînements et la formation s’effectuent la plupart du temps loin de la famille et des amis, le retour sur terre est rude physiquement (Marion Montaigne explique entre autres ce que l’impesanteur a comme conséquence sur les os) et pourtant, assez rapidement, Thomas Pesquet espère repartir.

N’empêche que Tina Arena, elle parlait peut être de l’espace :

« Aller plus haut, aller plus haut
où l’on n’oublie ses souvenirs » (ben oui l’effet de l’impesanteur))

 

Peut-on retomber amoureuse à 50 ans bien sonnés ? Oui et cela pourrait être même la plus belle histoire d’amour d’une vie, en tous cas celle de Joyce Maynard. Un jour tu raconteras cette histoire est en effet  le récit  de la dernière histoire d’amour de cette auteure américaine dont je vous conseille Long week-end et L’homme de la montagne (elle a écrit d’autres romans mais je n’ai pas encore tout lu pourtant à chaque fois, sa plume fait mouche).

Joyce Maynard s’était déjà prêtée à l’exercice autobiographique racontant sa correspondance avec Salinger, elle revient avec ce titre qui fait partie de la rentrée littéraire, sur les quelques années qu’elle a vécu avec Jim, après avoir été pendant plus de 25 ans célibataire.

Le récit est construit en deux grandes parties : Avant et Après …avant et après l’annonce de la maladie de Jim.

La première partie d‘Un jour tu raconteras cette histoire raconte ainsi leur rencontre mais revient aussi sur la vie amoureuse de Joyce Maynard (elle pose un regard sur elle sans concession). Au fil des pages, se dessine le visage d’une femme qui a toujours été libre et indépendante, fantasque parfois, blessée souvent. Joyce comme Jim ne sont pas vierges sentimentalement  : il est question des rancœurs suite au divorce (ils ont été tous les deux mariés et ont eu des enfants de leur premier mariage) qui ne s’oublient pas, du rapport aux enfants  impacté par la séparation.

Sous les yeux du lecteur, né un amour à la fois plus sage qu’un amour adolescent car les deux personnes ont un long vécu et savent quelles erreurs ne pas reproduire et très passionné.

« L’humilité devant mes erreurs, l’ouverture d’esprit à l’idée qu’il pouvait y avoir des choix valables autres que les miens, était une attitude nouvelle pour moi »

 

« J’aimais sa façon de m’aimer; il était inébranlable, immanquablement passionné et j’aimais son attitude protectrice. Quelqu’un se mit à poster des commentaires sur ma page Facebook. Il créa un personnage « George l’Épicurien » dont l’unique fonction consistait à réfutait implacablement tout commentaire déplaisant à mon encontre ».

Rita Mitousko avait-t-elle raison quand il chantait Les histoires d’amour finissent mal ….en général ? En tous cas, la parenthèse de rêve que vivent Joyce Maynard et Jim prend fin quand ils apprennent que Jim est atteint d’un cancer du pancréas dont la chance de guérison est de -5%.

« Comment décrire le moment où son univers s’effondre. Je l’ai senti dans mon cœur, aussi réel qu’un coup de poignard. J’ai cru que j’allais vomir ».

Si vous êtes hypocondriaque, la seconde partie d’Un jour tu raconteras cette histoire, qui plonge le lecteur dans l’univers médical, risque d’être très éprouvante pour vous (et si vous avez des dysfonctionnements lacrymaux ou êtes hypersensible, vous afficherez probablement, en refermant le livre, les même yeux rouges que moi).

Est ce qu’on passe par les mêmes étapes que celles d’un deuil après l’annonce de la maladie à savoir le déni, la colère, la tristesse, l’acceptation ? Ces deux là sont prêts à tout pour saisir la moindre chance de guérison, les traitements conventionnels et les médecines douces, les injections à 6000 dollars l’une (cela me parait dément, faute de frappe ?) et les régimes tellement draconiens que manger n’est plus du tout un plaisir (on ne peut s’empêcher de penser qu’il y a un véritable « business » autour du cancer aux États-Unis).

Face à cette épreuve, l’un comme l’autre font preuve d’une force et d’une bravoure que je leur envie. On pourrait s’attendre à un tableau très noir mais Joyce Maynard insiste sur le fait que ces longs mois de maladie les rendent tous les deux meilleurs l’un pour l’autre. Finies les critiques acerbes qui polluent souvent la vie de couple. Joyce Maynard consacre toute son énergie à améliorer le quotidien de Jim, à lui offrir des beaux souvenirs sans jamais tomber dans la niaiserie.

L’auteure brise aussi un tabou en osant dire sur sa page Facebook qu’elle met totalement sa vie entre parenthèses, qu’elle ne travaille plus et est parfois furieuse de ne plus exister. Elle reçoit alors des centaines de réponses de personnes qui ressentent la même chose mais qui, par culpabilité, l’ont toujours tu.

N’en concluez pas en lisant les quelques lignes qui précédent qu’Un jour tu raconteras cette histoire est un livre sur la maladie. Ce roman est avant tout le récit d’une histoire d’amour très forte et bouleversante entre deux personnes qui savourent chaque instant de leur vie jusqu’au dernier souffle, une histoire portée de bout en bout par la puissance d’écriture de Joyce Maynard.

 

 

 

books

Tous les étés, je prévois des listes de romans à lire comme si soudain j’allais partir seule sur une île déserte sans portable ni ordinateur. Tous les étés, certains livres reviennent à bon port sans avoir été même ouverts. J’ai quand même réussi à caser fin août-début septembre quelques lectures assez différentes panachant entre valeur sûre et découvertes. Voici donc les 5 derniers livres de poche que j’ai lus :

un oiseau blanc dans le blizzar

Lu assez peu de temps après l’excellent Esprit d’hiver que je vous conseille plus que vivement, j’avais un peu peur de « lire le même livre » mais si j’ai retrouvé des thèmes communs aux deux livres ( l’ennui d’une femme au foyer dans une banlieue américaine, les rapports mère-fille ), il a son atmosphère et son style propres. Je m’attends toujours à être déçue par un des romans de Laura Kasischke mais ce ne sera pas encore pour cette fois. J’ai suivi pas à pas l’histoire de cette femme qui disparait du jour au lendemain, j’ai eu du mal à la trouver sympathique vu la façon dont elle traite sa fille mais pour autant j’avais envie de connaitre le fin mot de l’histoire. L’écrivain a commencé à laisser des petits cailloux sur le chemin de la lecture, je les ai ramassés un par un et j’ai eu l’impression de participer à l’écriture du dénouement. Bref à lire sans hésitation !

 

cet été là

La grosse déception de mon été c’est Cet été là de William Trévor dont je n’avais lu que du bien depuis sa sortie. Je m’attendais à une histoire d’amour qui me transporte, qui me file des frissons, qui me colle des palpitations mais j’ai trouvé ça tiède, sans grande surprise, pas palpitant voire ennuyeux.

 

les débutantes

Au début j’ai cru que cette histoire de filles sur un campus américain allait être un truc léger, un peu inconsistant façon l’accro du shopping parce qu’il était question de mariage. Heureusement j’ai poursuivi la lecture et j’ai commencé à entrer dans la relation de ces 4 personnages dont le portrait se dessine de plus en plus précisément à coups de flash-backs mais aussi parce que le roman épouse à tour de rôle le point de vue de chacune. Le livre brasse des thèmes aussi divers que les relations amoureuses, l’amitié, l’émancipation féminine ou la maternité ..bref je l’ai lu avec plaisir et j’ai vite oublié mes réticences du début.

un employé modèle

Un été sans thriller serait-il un vrai été ? j’avoue que lorsque je me lance dans la lecture de ce genre de livre, j’ai toujours peur des cauchemars qui vont suivre. L’employé modèle c’est ce jeune homme Joe qui fait le ménage dans un commissariat, parait un peu simplet aux yeux de tout le monde et qui, une fois dehors, torture et tue des jeunes femmes. Il est celui que personne n’aurait idée de soupçonner et au fur et à mesure que la lecture avançait, j’étais limite agacée par la stupidité des flics. L’affaire se corse le jour où on met sur le dos de ce tueur en série un meurtre qu’il n’a pas commis. Joe décide alors de mener sa propre enquête. Le sadisme du personnage principal est contrebalancé par son ironie et son humour et c’est sûrement pour cela que j’ai eu envie de poursuivre cette lecture. Dommage qu’à un moment donné il y ait dans ce thriller le rebondissement de trop (pour moi) qui m’a paru too much tout comme la fin à laquelle j’ai eu du mal à croire.

touriste

Oui il m’arrive de lire des trucs drôles, preuve en est avec Touriste. Pas vraiment récit de voyages, pas non plus roman, j’ai suivi avec beaucoup de plaisir les pérégrinations de l’auteur à travers le monde de l’Inde à Jérusalem, du Maroc à Tahati. C’est intelligent, décalé, pertinent, avec un sens de la formule qui donne envie de tout noter dans un petit carnet (même les choix des titres des chapitres sont savoureux). Au passage j’ai appris plein de choses sur les pays traversés, j’ai eu la confirmation que je n’avais pas l’ombre d’un soupçon d’une aventurière vu les conditions dans lesquelles l’auteur s’est retrouvé plusieurs fois (mais lui le vit sans peur ou presque et avec une exaltation non dissimulée). Et puis j’ai ri et ça autrement qu’à travers une bd et une illustration, c’est pas si facile. Du coup j’ai très très envie de lire Paradis avant liquidation ou les péripéties d’un écrivain voyageur aux îles de Kiribati.

Et vous, un bon livre de poche à conseiller ?

Crédit photo : www.apartmenttherapy.com

Quelques pages avant de s’endormir, un chapitre pendant les trajets en transport en commun, une intrigue qui progresse pendant un voyage en train sans enfant, un livre dans mon sac, un autre sur ma table de chevet, je ne sais pas si j’en ai oublié mais j’ai compté 44 livres lus pour 2011. J’ai attaqué en janvier avec un bon rythme, j’ai noté consciencieusement dans un carnet tous les titres et les auteurs, j’ai participé au prix du roman policier Seuil.

A partir de fin septembre, avec les études, j’ai moins lu mais je me suis quand même inscrite au challenge 1% de la rentrée littéraire. Je n’ai pas chroniqué tous les livres que je cite ci-dessous mais je parle d’un certain nombre dans la rubrique « C’est un beau roman » :

Le fils de Michel Rostand
Le quai de Ouestram de Florence Aubenas
♥♥ Un autre amour de Kate O’Riordan pour vivre une magnifique histoire d’amour entre Rome et Angleterre
Mon père est une femme de ménage et Confidences faites à Allah pour le style vraiment particulier de Saphia Azzedine
La baby-sitter et G229 de Jean-Philippe Blondel pour revenir au lycée
Le dernier mort de Mitterrand de R. Bacqué pour se glisser dans les coulisses du pouvoir
Le roman de l’été et Tu verras de Nicolas Fargues dans lequel il aborde le thème de la paternité avec justesse et émotion
Room d’Emma Donoghue
♥♥ Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan, Les Heures souterraines et Un soir de décembre du même auteur
Ces instants là de Douglas Kennedy pour partir à Berlin et vivre une belle histoire d’amour du temps de la guerre froide
Le pacte des vierges de Vanessa Schneider
♥♥ Les souvenirs mélancoliques de David Foenkinos
Hypothermie d’Arnadur Indridason
La ronde des innocents de Valentin Musso
♥♥ Moonlight Mile de Denis Lehane pour le plaisir de retrouver Patrick et Angie
Les visages de Jonathan Kellerman
Origines de Diane Jabu-Aber
♥♥ Cotton point de Peter Dexter
Zizi the kid de David Abiker
Silex and the City tome 2 de Jul
Une affaire conjugale et Te voilà permise à tout homme d’Eliette Abécassis
♥♥ Joséphine change de camp de Pénélope Bagieu
♥♥ C’est ici qu’on se quitte pour son humour de Jonathan Tropper
Fragments de Marylin Monroe
♥♥ Nos étoiles ont filé d’Anne-Marie Révol
En cuisine de Monica Ali
Du côté de Cap Cod de Richard Russo
Mme Tabard n’est pas une femme d’Elsa Flagel
♥♥ Les leçons du mal de Thomas Cook
♥♥ Sukkwan Island de David Vann
♥♥ Sunset Park de Paul Auster
L’homme qui voulait enterrer son passé de Neil Cross
Une épouse américaine de Mario Soldati
Dessine-moi un parisien d’Olivier Magny
Le chevalier de l’ordre du mérite de Sylvie Testud
♥♥ En un monde parfait de Laura Kasischke
♥♥ Quand souffle le vent du Nord et la 7eme vague de Daniel Glattauer
Péreira prétend d’Antonio Tabucci pour partir à Lisbonne

Et comme une pile de livres n’a pas vocation à s’évanouir, elle s’est reconstituée pour m’offrir encore des heures de lecture :

Les petits derniers from Santa Claus sont sur le dessus…les autres sont dans ma bibliothèque depuis plus ou moins longtemps. Je ne sais pas encore avec qui je vais inaugurer la nouvelle année. Un auteur qui fasse le poids après Laura Kasischke et son dernier roman, Les revenantes, que je viens juste de finir.

Côté poches, je ne vais peut-être pas attaquer janvier avec William Réjault, l’hiver est une période assez déprimante comme ça. Un petit polar bien au chaud sous la couette comme celui de Gillian Flynn me parait parfait.

Et toi, des lectures marquantes en 2011?

Ma bibliothèque est pleine à craquer, mon temps de lecture a plutôt diminué depuis que j’ai des enfants (et un blog soyons honnête), mes carnets fourmillent de références glanées ça et là, de coups de cœur lus ou entendus et pourtant je ne peux pas résister à l’envie de plonger une main dans l’océan de livres que déverse la rentrée littéraire et d’en ramener, au moins, quelques uns sur ma table de chevet.

Les valeurs sûres

… ou auteurs que je lis depuis longtemps et qui m’ont rarement déçu jusqu’à présent et parmi le cru automne 2011 j’ai repéré Sunset Park de Paul Auster, présenté comme le plus noir et le plus désespéré de sa carrière (pas le genre d’argument qui me décourage, bien au contraire ); Laura Kasischke revient avec un thriller, Les revenants qui plonge le lecteur dans les sociétés secrètes de filles populaires sur les campus américains; Muse (l’histoire d’un couple d’amants maudits à Londres dans les années 50 ) de Joseph O’Connor  même si je ne me suis pas encore attaqué au pavé Redemption falls; Douglas Kennedy publie Cet instant là, roman annoncé comme étant dans la lignée de La poursuite du bonheur.

Les auteurs étrangers

David Vann dont j’ai lu le très sombre Sukkwan Island n’a pas l’air de proposer une ambiance bien plus légère avec Désolations mais cette fois c’est le couple qui est dans son viseur…tout comme dans celui de Jonathan Franzem avec Freedoom (800 pages tout de même et j’avoue que je n’ai jamais réussi à lire Les corrections); Room d’Emma Donoghue, huit clos d’une femme avec son fils de 5 ans qui s’inspire d’un fait réel mais visiblement jamais glauque; Les fantômes de Belfast de Stuart Neville, roman noir se déroulant à Belfast et présenté comme une ode à l’Irlande; Persécution d’Alessandro Piperno qui est un écrivain que je n’ai jamais lu mais j’ai été attirée par la couverture et l’histoire (cet homme accusé par une gamine de 12 ans d’avoir tenté de le séduire et qui, au lieu de se défendre, se laisse couler).

Les écrivains français

Delphine de Vigan me bouleversera-t-elle autant avec Rien ne s’oppose à la nuit qu’avec Les heures souterraines? Mettrais-je un peu d’humour dans ma sélection avec Les souvenirs de Foenkinos ? Serais-je émue par Et rester vivant de Jean-Philippe Blondel? Accrocherais-je à Limonov d’Emmanuelle Carrière dont l’intrigue ne m’emballe pas des masses mais que j’ai quand même envie de lire après avoir beaucoup aimé D’autres vies que la mienne? Me retrouverais-je dans la puberté et la sexualité balbutiante décrite dans Clèves de Marie Darrieussecq ? Vais-je lever un voile sur cette histoire incroyable de 17 jeunes femmes enceintes en même temps dans une petite ville des Etats-Unis grâce au Pacte des vierges de Vanessa Schneider?

Bien entendu je ne vais pas acheter tous les livres dont je viens de parler…peut-être qu’on va m’en offrir un ou deux pour mon anniversaire, j’espère trouver les plus rapides à lire en bibliothèque, je participe aussi à masse critique de Babelio et au match littéraire lancé par price minister…aurais-je même le temps de lire un peu, beaucoup avec la reprise de mes études ?…tant pis, excès d’optimisme peut-être mais je me suis inscrite au challenge 1% de la rentrée littéraire

Je réalise que ma sélection est assez sombre alors si tu as des titres un peu plus légers, des auteurs dont l’humour fait mouche et que j’ai raté, j’attends tes conseils !

Et toi, la rentrée littéraire 2011 t’as donné des envies de lecture ?

Lecture, vous avez dit lecture, Angélita?

Je lis dans un fauteuil, sur le canapé, calée contre les oreillers du lit, dans les transports en commun, dans la salle d’attente des docteurs, à l’arrêt de bus, sur ma serviette de plage, à la terrasse d’un café mais jamais dans le bain et surtout pas aux toilettes !

J’emprunte beaucoup en bibliothèque mais que des livres en très bon état, comme s’ils étaient neufs…une tâche suspecte, une page jaunie, une odeur de graillon et je repose le roman le plus envoûtant…

J’en achète de temps en temps, on m’en offre souvent mais j’en garde peu car je ne relis jamais deux fois le même livre (un océan de livres pas encore lus m’attend déjà alors..)…je les prête et j’avoue, oui je les vends …pour en acheter d’autres…


Je flâne avec jubilation dans les librairies, je regarde les coups de cœur, j’écoute les conseils à d’autres clients ..je suis même prête à regarder un film juste si je sais qu’il se passe dans cet univers…

(ma bibliothèque idéale ressemble un peu à ça avec une cheminée)

J’aime les immenses bibliothèques à l’écart des regards car je me méfie du côté « regardez comme je suis quelqu’un de cultivé »…..

Je marque « lecture » dans la rubrique hobbies des CV et je trouve ça un peu banal…


Je lis depuis enfant mais je suis assez mono maniaque : jamais de science fiction, de fantasy, de romans du terroir…rarement du théâtre et de la poésie…très peu de classiques…bien plus de littérature étrangère que de romans français …

J’ai des périodes d’abstinence qui suivent souvent la lecture d’un roman quand il m’a pris dans ses filets..comme s’il fallait que je le digère …


Je suis un brin obsédée : je lis les critiques de livres dans les magazines, dans les blogs spécialisés, j’adore écouter Gérard Collard encenser un livre, ou des gens connus nous parler de leurs lectures (merci encore Sandra), j’ai participé à deux jurys de lectrices de prix littéraires, je rapporte des marques-pages de mes voyages, j’ai trouvé un petit carnet pour noter mes lectures…je suis même capable de lire des livres sur la lecture !

Et toi, tu lis un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout?

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