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histoire d’amour

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Ouvrir un livre et s’envoler à des kilomètres de son quotidien, embarquer dans une aventure pleine de romanesque, de suspense, de passion, ne pas avoir envie que son trajet soit déjà fini, qu’il soit l’heure d’éteindre la lumière, jurer que c’est le dernier chapitre qu’on lit même si on s’était promis la même chose une dizaine de pages avant…Douglas Kennedy, vous n’avez pas votre pareil pour me faire veiller tard !

Cette fois, je vous ai suivi les yeux fermés à Berlin dans les années 80 quand le mur existait encore. J’ai eu l’impression de partager mon appartement avec cet écrivain américain, Thomas Nesbitt, venu en Allemagne, pour écrire un récit de voyage. J’ai eu le cœur aussi palpitant que ce jeune homme quand il rencontre Petra, sa traductrice, pour laquelle il a un véritable coup de foudre. J’ai vibré aux débuts et à l’embrasement de votre histoire d’amour.

Je me suis attachée à tous les personnages et j’ai lutté pour ne pas verser ma larmichette au dénouement. J’ai admiré cette façon de dérouler l’intrigue tout en la mêlant à des considérations plus philosophiques, cet art consistant à mêler petite et grande histoire sans jamais avoir l’impression qu’on me donne un cours.

Pour d’autres nuits blanches avec vous, Douglas, c’est quand vous voulez )…en attendant je vais vous suivre sur votre page facebook !

Et toi, y a -t-il un auteur dont tu as le plus grand mal à refermer les livres une fois commencés?

( Merci à Pauline qui m’a envoyé en avant-première Cet instant là.)

Je participe avec ce livre au challenge 1% de la rentrée littéraire organisée par Délivrer des livres.

Été et vacances rythment-ils avec lectures faciles, légères, chick lit ? Honnêtement on ne lit pas forcément Kant et sa critique de la raison pure le reste de l’année, si?

Toujours est-il que lorsque tu vois la couverture de la septième vague, tu te dis tout de suite que c’est assorti au transat, à la serviette de plage et au bruit de l’Océan. Suite de Quand souffle le vent du Nord qui avait laissé l’histoire entre les deux protagonistes avec 3 petits points de suspension, le roman reprend le même procédé à savoir un échange de mails entre Léo et Emma qu’on retrouve forcément avec plaisir comme deux amis qu’on irait quittés trop longtemps. Redondant, facile, à court d’imagination diront les mauvaises langues à propos de Daniel Glattauer (le même reproche existe pour les séries télé et les sempiternels voisins suspects de Desperate Housewife par exemple qu’on regarde pourtant avec plaisir) alors pourquoi le livre se dévore d’une traite sans envie de s’interrompre ? Comme dans le premier volet, j’ai adoré ce jeu du chat et de la souris, j’ai aimé les découvrir les personnages un peu plus au fil des pages, j’ai pesté à tour de rôle contre l’un et l’autre et même si l’intrigue s’essouffle un peu en court de route, je n’ai pas boudé mon plaisir devant les échanges de la fin.

Le thriller est parait-il un classique en ce qui concerne les lectures de l’été…si tu cherches encore un livre à emporter dans ta valise, je ne pourrais que te conseiller le dernier opus de Denis Lehane dans lequel on retrouve l’humour de l’écrivain, son sens du rythme et de la narration. Même si ce livre se comprend sans avoir lu Gone, baby gone, les références à ce dernier sont assez nombreuses et j’ai regretté de n’avoir pas pris le temps de commencer par le tome 1. Dans Moonlight Mile, les héros sont fatigués et désabusés et sont d’autant plus humains. Encore un livre qui m’a fait veiller tard !

Pas du gai, gai pour terminer, pas du genre à te mettre dans l’ambiance cocktail et barbecue, Un soir de décembre est l’histoire d’un homme la quarantaine, mariée, deux enfants, une vie normale qui a écrit un livre et reçu un prix littéraire. La trajectoire de son existence va être déviée par le courrier d’une de ses lectrices, Sara, une femme qu’il a aimé avec passion plus jeune. Matthieu plonge alors dans son passé, plonge dans une douleur qu’il croyait enfouie, s’isole, se renferme, n’aspire plus qu’à se retrouver seul pour puiser dans ces lettres qu’elle lui envoie la source de l’inspiration de son prochain livre quelqu’en soit le prix. Un soir de décembre n’est pas aussi abouti, marquant que les heures souterraines mais le regard sur la paternité est plein d’émotion et Matthieu s’il m’a agacé par son immobilisme ne m’a jamais laissé indifférent.

Et toi, des lectures de plage?

Lundi soir, profitant de la présence de belle-maman, nous avons couru voir le dernier film de Claude Lelouch, Ces amours-là et bien entendu c’est Mister Choco qui se colle au billet (fais péter les commentaires sinon, fier comme il est, il ne voudra pas reprendre sa plume) alors je lui laisse le clavier :

Claude Lelouch fait partie de ces rares réalisateurs (comme peut
être Claude Chabrol qui vient de disparaitre) qui ont inventé un style de film identifiable
dès les 5 premières minutes de pellicule.
Pourquoi Ces amours la, le
dernier opus du metteur en scène, vu en
avant première lundi soir, porte si bien la griffe Lelouch qu’il se peut se
voir comme une œuvre bilan de 50 ans de
carrière ?

La réponse en 5 points
(on aurait pu le faire en 50, mais certains auraient peut être décroché) :


  1. Pour ses aphorismes métaphysiques qui ne peuvent que provenir de la bouche d’un de ses personnages: «« l’amour est un long voyage dont le retour vaut parfois plus cher que l’aller » ; «  je crois que l’on porte tous en nous deux vies, une pour apprendre, l’autre pour la vivre.). Vous imaginez dans une soirée sortir une phrase comme cela sans passer pour un fou ? Et pourtant, chez Lelouch, c’est quand elles manquent qu’on est déçu…

  1. pour cette tendance à assumer sans complexe une vraie naïveté qui pourrait passer pour de la mièvrerie, mais qui fait du bien comparé au cynisme de certains (Blier par exemple) ;

  1. pour son ambition démesurée : Ces amours la est une fresque d’une ampleur considérable, narrant les aventures sentimentales sur 20 ans, de l’occupation aux années 60, des plages du débarquement aux camps de déportation, d’une femme qui est visiblement inspirée de la propre mère de Lelouch…on est loin de la plupart des films français qui très souvent ne sortent pas des 4 murs d’un appartement de St Germain des Près !

  1. pour sa mise en scène lyrique et foisonnante : ah ces envolées musicales de Francis Lai, son auteur fétiche, dont Lelouch est si fier qu’il en réemprunte des thèmes de ses anciens films, ah ces scènes qui flirtent avec le grotesque pour finalement tomber dans le sublime ( une marseillaise jouée à l’ocarina par un officier nazi en
    pleine occupation ; une chorale improvisée où tous les personnages présents entonnent ensemble une chanson totalement inconnue de tous….), ah ces moments de cinéma vérité si confondants de naturels qu’on a
    l’impression que les acteurs ignoraient que la caméra tournait ;

  1. pour son amour immodéré des acteurs et actrices (on se rappelle que dans Hommes, Femmes, mode d’emploi, même
    Bernard Tapie et Ophélie Winter jouaient –presque- juste sous sa direction); ici Raphaël et Liane Foly ne sont pas ridicules dans des rôles qui pourraient facilement l’être chez d’autres réalisateurs ; de même les images finales du film sonne comme un fort émouvant hommage aux visages des comédiens qui ont habité son cinéma depuis 50 ans…

Bref,
vous l’aurez compris, si vous faites une allergie cutanée à la simple évocation
du nom de Lelouch, passez votre chemin, pour les fans, courrez y, le maestro a
souvent été moins inspiré que pour le
film de son cinquantenaire !!!

En sortant de la salle, une journaliste de radio nous a tendu son micro pour recueillir nos premières impressions…entre deux « euh » on a réussi à ânonner quelques commentaires mais je ne suis pas sûre qu’on ait été très convaincant )

et toi, convaincu(e) par Mister Choco?

(désolée pour la mise en forme, impossible de la changer malgré de nombreux essais )

Edit : mes envies du jour sont ici !

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