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Cette semaine en deux soirs j’ai presque regardé la totalité de la saison 1 et 2 de la série Girls. Si c’est pas de l’addiction, ça je n’y comprends rien. Pourtant quand j’ai mis un pied dedans j’étais loin d’être convaincue. Est-ce que j’allais me retrouver, m’identifier un tant soit peu à ces nanas de 25 ans qui viennent de sortir de la fac et qui expérimentent amour, amitié mis à l’épreuve et premier job ? Ce que j’ai apprécié rapidement c’était quand on était assez loin de l’univers de Sex and the City (même si le pilote y fait clairement référence), ces filles à papa riches et préoccupées principalement par les fringues et leur régime.

La série est produite par Judd Apatow  et son nom est donné partout comme un gage de qualité. J’avoue ne pas être particulièrement fan de sa filmographie ( 40 ans et encore puceau, En cloque mode d’emploi entre autres), je craignais l’humour lourdingue. Heureusement le scénario est signé Lena Dunham qui joue aussi le personnage principal d’Hannah (à la fois attachante et agaçante, généreuse et égocentrique, la plus « banale » physiquement donc peut-être celle à qui on s’identifie le plus facilement). Cela donne une série à la fois drôle, sensible et qui sonne juste.

Le pitch : Girls suit le quotidien de 4 jeunes femmes qui vivent à New York (avec pas mal de scènes en extérieur, ce qui est toujours plaisant). Hannah est une jeune femme de 24 ans, qui veut devenir écrivain et dont les parents lui coupent les vivres. Elle vit une relation assez étrange avec Adam, relation qui évoluera beaucoup au cours des différents épisodes. Comme dans toute bonne série, les personnages ne sont pas manichéens et Adam, pas forcément très sympathique de prime abord, en est l’exemple parfait. Marnie est l’amie avec qui Hannah partage son appartement, c’est sa meilleure amie d’enfance. Si au début, j’ai eu du mal avec son rôle de fille parfaite et gentille, elle gagne en épaisseur dans la seconde saison quand sa vie part en vrille à tous les niveaux. Jessa est l’électron libre, qui apparait et disparait. Physiquement elle a le corps de Rihanna et le visage de Brooke Shields dixit un de ses employés qui fantasme rapidement sur elle.  Soshanna se définit principalement par le fait d’être encore vierge, c’est un peu son obsession. C’est la fille avec qui j’ai le moins accroché, peut-être à cause de sa voix haut perché et sa façon de parler très très vite qui avait le don de me taper sur les nerfs.

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La tonalité de la saison 1 et 2 sont assez différentes : plutôt légère dans les premiers épisodes avec des dialogues assez truculents dès qu’il s’agit de sexe, la série bascule dans un autre registre plus sombre et plus touchant (en tout qu’à c’est comme ça que je l’ai ressenti) dans la saison 2. Il parait d’ailleurs que cette seconde saison a beaucoup moins bien marché aux États Unis.

Autant le savoir la série a un côté brut de décoffrage : pas d’esthétisme dans les scènes de sexe (nombreuses), ni dans la façon de filmer les corps (les bourrelets d’Hannah ne sont pas photoshopés). Les personnages sont tous un peu déjantés, mais pas trop quand même et du coup assez rapidement je n’ai plus eu envie de les lâcher. J’aime aussi beaucoup la bande son et en particulier les musiques de générique de fin (Madmoizelle propose une playlist Spotify qui reprend la bande son de la série…je sais ce que je vais écouter rapidement )) . La série Girls m’a fait rire et m’a ému, maintenant j’attends de savoir si Hannah va sortir la tête de l’eau dans  la saison 3 (qui sera diffusée sur HBO à partir du 12 janvier prochain).

Et vous, Girls vous connaissez ?

(crédits photo : HBO)

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